

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Mar 21, 2022 • 2min
Qui a inventé un pays pour le vendre ?
L'Écossais Gregor MacGregor imagina l'une des supercheries les plus audacieuses de l'Histoire. En effet, il n'hésita pas à inventer de toutes pièces un pays dont il vendit les richesses à des gens crédules.Du militaire...Né en 1786, Gregor MacGregor s'enrôle d'abord dans l'armée britannique. Puis il part pour l'Amérique du Sud, où les colonies espagnoles s'émancipent les unes après les autres.Il participe ainsi, en tant qu'officier, à la guerre d'indépendance du Venezuela, qui oppose ce pays à l'Espagne entre 1810 et 1823. Il épouse une parente de Simon Bolivar, le libérateur du Venezuela et d'autres pays d'Amérique latine.En 1817, MacGregor parvient à s'emparer d'une île possédée par les Espagnols. Mais ces faits d'armes finissent par le lasser. Il est d'ailleurs tenu pour un couard, peu courageux face au feu....Au "prince de Poyais"Gregor MacGregor imagine alors une activité plus lucrative. En 1820, il arrive au Honduras et se fait octroyer, par un potentat local, 32.000 hectares de terrain. Il s'agit d'une terre ingrate, impropre à la culture.Mac Gregor baptise son domaine "Poyais", d'après le nom d'une tribu voisine. L'année suivante, il se rend en Angleterre, paré d'un nouveau titre. En effet, il se fait appeler "Cazique de Poyais", autrement dit le "chef" ou le "prince" de ce nouveau territoire.D'après ses dires, le "Poyais" est un véritable État, avec son système de gouvernement, plutôt démocratique, et même un service militaire, auquel sont assujettis les habitants.Pour donner plus de vraisemblance à son histoire, MacGregor invente une monnaie et un drapeau pour ce nouveau pays. Et il parvient à susciter l'intérêt autour de lui. Des Anglais vendent leurs biens pour faire fortune dans le nouvel État, d'autres signent des contrats de travail.Pas moins de trois navires transportent ces immigrants vers le Poyais. À l'arrivée, la désillusion est rude. À la place des villes annoncées, les nouveaux venus ne trouvent que des terres incultes et quelques masures.Dans ce climat inhospitalier, une centaine de colons succombent à la malaria ou meurent d'inanition. Pourtant, aucune de ces victimes ne s'est plainte de la supercherie imaginée par Gregor MacGregor. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le biais des survivants ?
Le biais des survivants, ou du survivant, est une manière particulière d'appréhender la réalité. Elle consiste à évaluer une situation donnée en se concentrant sur les seuls réussites qu'elle a engendrées.Tenir compte aussi des échecsD'une certaine manière, le biais du survivant, spontanément adopté par l'esprit humain, tend à déformer la réalité. C'est durant la Seconde Guerre mondiale que ce terme a été utilisé pour la première fois.Un scientifique remarque alors que les études menées pur améliorer la résistance des avions aux tirs de l'ennemi ne tenaient compte que des appareils revenus à la base. Pour déterminer les endroits où il convenait de renforcer les blindages, il fallait aussi considérer les avions qui avaient été abattus.En d'autres termes, il ne fallait pas se concentrer sur les seuls succès mais intégrer également les échecs aux calculs effectués.Un biais qui se rencontre souventDepuis sa découverte, on s'est aperçu que le biais du survivant pouvait s'appliquer à de nombreux domaines et s'étendait à bien des aspects de notre vie quotidienne.Ainsi, on a tendance à surestimer la qualité des œuvres littéraires de telle ou telle époque parce qu'on ne tient compte que des livres qui sont arrivés jusqu'à nous. Mais si on recensait une partie des ouvrages qui ont sombré dans l'oubli, on serait sans doute obligé de nuancer cette opinion positive.Dans le domaine économique, la mesure des performances de l'industrie, dans tel ou tel secteur, peut être faussée par la seule prise en compte des entreprises affichant des résultats positifs.De même, l'orientation professionnelle se fonde souvent sur l'étude des avantages d'un métier, et des réussites de certains de ceux qui l'ont choisi. Mais, pour se faire une idée plus objective de cette profession, il ne faudrait pas négliger le témoignage des personnes qui ne se sont pas épanouies dans ce métier.Le biais du survivant joue aussi dans le domaine médical. Ainsi, pour évaluer le taux de survie des patients touchés par une maladie, on ne prend pas toujours en compte les décès précoces; ce qui tend à fausser l'évaluation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 2022 • 2min
Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il fait partie du KGB ?
On le sait, avant d'entamer une carrière politique, à partir de 1991, Vladimir Poutine est entré au KGB. D'après ses propres dires, il y serait entré par vocation. Sa fréquentation des services secrets aurait influencé sa vision des choses et sa façon d'aborder ses interlocuteurs.Une vocationVladimir Poutine ne serait pas entré au KGB par hasard. Le monde des services secrets l'aurait fasciné, comme beaucoup d'adolescents. Ce serait donc une sorte de vocation. C'est du moins ainsi qu'il présente lui-même les choses.Un an environ avant la fin de ses études secondaires, il aurait décidé de s'orienter dans cette voie. Il serait même entré au siège du KGB pour proposer ses services. On l'aurait alors éconduit, en lui conseillant de terminer ses études.Il aurait donc entamé des études de droit et c'est durant cette période qu'il aurait été contacté par un membre du KGB. Après avoir obtenu son diplôme, en 1975, le futur dirigeant russe intègre le KGB, où il reste jusqu'en 1991.Même s'il en est sorti avec le grade de lieutenant-colonel, il semble que Poutine ait fait une carrière assez terne au sein des services secrets russes. Il a d'abord travaillé au secrétariat, avant d'être affecté au contre-espionnage et de servir durant 5 ans à l'étranger. Il sera en effet opérateur en Allemagne de l'Est.Une carrière qui a façonné Vladimir PoutineIntégrer le KGB, c'était un peu faire partie du sérail. Ainsi, la carrière de Vladimir Poutine au sein des services secrets lui a permis de nouer des contacts très utiles et de maîtriser, plus ou moins bien, des langues étrangères, comme l'allemand ou l'anglais.La carrière au KGB du futur maître du Kremlin l'a également familiarisé avec l'exercice autoritaire du pouvoir et la manière de tenir la population en lisière.Il a aussi conservé les réflexes d'un agent des services secrets. Ainsi, il se renseigne sur les éventuelles failles de ses interlocuteurs, pour avoir un moyen de les déstabiliser. Connaissant la peur des chiens manifestée par Angela Merkel, il la reçoit ainsi flanqué de deux dogues. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 2022 • 2min
D'où vient la fortune de Vladimir Poutine ?
Alors qu'Européens et Américains envisagent, après l'invasion de l'Ukraine, de s'en prendre à certains des avoirs de Vladimir Poutine, le montant et l'origine de sa fortune font toujours débat.Un patrimoine modeste...Si l'on en croit la version officielle, fondée sur les allégations du dirigeant risse lui-même, les revenus de Vladimir Poutine seraient relativement modestes. En effet, ils s'élèveraient, pour l'année 2020, à environ 140.000 dollars par an.La partie essentielle serait composée de son salaire de Président, de l'ordre de 12.000 euros par mois. S'y ajouteraient un appartement d'un peu plus de 70 m2 à Moscou, trois voitures, un garage et une remorque.Si l'on s'en tient à ces déclarations, il ne s'agit pas là du patrimoine d'un milliardaire....Ou une richesse fabuleuse ?Mais, selon d'autres observateurs, Vladimir Poutine aurait amassé une fortune colossale. Il posséderait ainsi entre 40 et 200 milliards de dollars, ce qui ferait de lui l'un des hommes les plus riches du monde.Les origines de cette fortune seraient, pour l'essentiel, assez douteuses. Selon certains, elle viendrait en grande partie d'un système de corruption organisée. En effet, le dirigeant russe ferait attribuer des marchés publics et des avantages divers à certaines personnes, en échange de pots-de-vin substantiels.Pour s'enrichir, Vladimir Poutine ferait également pression sur certains oligarques russes. Il n'hésiterait pas à les jeter en prison, comme il l'aurait fait pour l'homme d'affaires Mikhaïl Khodorkovski.Il se serait ensuite livré à un véritable chantage, n'acceptant de le libérer qu'en échange d'une partie de sa fortune. Poutine se serait comporté de la même façon avec d'autres oligarques.Par ailleurs, selon certains observateurs, le dirigeant russe posséderait une vingtaine de maisons, 15 hélicoptères et de nombreuses montres de grand luxe, dont la plus chère coûterait 400.000 euros.Les opposants à Vladimir Poutine évoquent aussi le somptueux palais qu'il posséderait sur les rivages de la mer Noire. Cette immense bâtisse, avec ses 10 chambres d'hôtes, s'étendrait sur 17.700 m2 et sa construction aurait coûté plus d'un milliard de dollars. Interrogé sur ce palace, le président russe a toujours nié en être le propriétaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 2022 • 2min
Pourquoi Vladimir Poutine est-il obsédé par l'Ukraine ?
Le 24 février 2022, la Russie débute son invasion de l'Ukraine. Longtemps redoutée, cette opération militaire semblait planifiée depuis longtemps par Vladimir Poutine. Le maître du Kremlin la justifie par des considérations historiques et géopolitiques.Des raisons historiquesDans sa vision des choses, une Ukraine indépendante et démocratique, qui plus est tournée vers l'Europe, ne peut être tolérée par Vladimir Poutine. Et d'abord pour des raisons historiques.Pour le dirigeant russe, en effet, l'Ukraine, en tant que nation séparée de la Russie, n'est qu'une vue de l'esprit. Il rappelle que c'est l'Ukraine qui, au IXe siècle, fut le berceau de la Russie. Son histoire commence en effet avec celle de l'État de Kiev.Vladimir Poutine soutient aussi que, durant toute son histoire, et jusqu'à une période récente, l'Ukraine fut rarement indépendante. Elle le fut ainsi durant une partie des XVIIe et XVIIIe siècles, sous la férule des Cosaques et, de 1917 à 1922, avant de devenir une république soviétique, au sein de l'URSS.Refus d'une Ukraine démocratique et ancrée à l'OuestMais Vladimir Poutine a d'autres raisons en tête. En effet, il ne saurait tolérer une Ukraine intégrée à l'OTAN. Dans son esprit, une telle éventualité représenterait, à plus ou moins long terme, une menace pour la sécurité de la Russie.Au contraire, une Ukraine annexée ou tenue sous sa coupe et démilitarisée, constituerait une sorte de glacis de protection envers l'OTAN. Toutes proportions gardées, elle jouerait un peu le même rôle que les pays d'Europe de l'Est au temps de l'URSS.Cet ancrage à l'Ouest, que permettrait une adhésion à l'OTAN, serait encore renforcé par une intégration à l'Union européenne, réclamée par l'Ukraine. C'est une perspective que le dirigeant russe ne peut pas davantage accepter.Le maître du Kremlin ne peut pas plus tolérer une Ukraine démocratique, qu'il ne peut pas contrôler. Par contre, il ne s'opposerait sans doute pas à la présence d'un pays au régime autoritaire, dirigé par un dictateur à sa botte.C'est pourquoi il ne songe nullement à attaquer la Biélorussie d'Alexandre Loukachenko, qui occupe pourtant, sur la frontière occidentale de la Russie, une position comparable à celle de l'Ukraine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 2022 • 2min
Pourquoi Vladimir Poutine marche-t-il sans bouger le bras droit ?
Les événements d'Ukraine focalisent l'attention du monde sur les faits et gestes de Vladimir Poutine. Or, parmi les éléments qui retiennent l'attention des observateurs, figure la singulière démarche du dirigeant russe.Un homme malade ?Vladimir Poutine a une curieuse façon de marcher. En effet, quand il se déplace, il ne balance pas ses bras de la même façon. Le bras gauche bouge, avec une assez grande amplitude, alors que le bras droit reste collé le long du corps.Des médecins en ont conclu que le maître du Kremlin était peut-être atteint de la maladie de Parkinson. En effet, le balancement inégal des bras, durant la marche, est un des signes avant-coureurs de cette grave affection.D'autres hypothèses médicales ont été envisagées. Cette démarche particulière pourrait être due à une poliomyélite contractée dans l'enfance, aux conséquences d'une naissance aux forceps ou encore à une attaque cérébrale.La "démarche du flingueur"Dans un article récent, des chercheurs britanniques écartent pourtant l'hypothèse de la maladie de Parkinson. En effet, ils ne constatent, chez Vladimir Poutine, aucun des autres symptômes de cette pathologie.En effet, ses mains ne tremblent pas et la coordination de ses mouvements ne semble pas altérée. Par ailleurs, l'étude de sa démarche témoigne d'une grande agilité physique, liée en partie à l'entraînement sportif du dirigeant russe.Les chercheurs ont alors avancé une autre explication. La façon de marcher de Vladimir Poutine ressemblerait beaucoup à la "démarche du flingueur". Il l'aurait adoptée lors de son long passage au KGB, où il a sans doute subi un entraînement intensif.De quoi s'agit-il ? Si les agents des services secrets russes adoptent une telle posture, c'est pour leur permettre, en cas de besoin, de dégainer leur arme le plus rapidement possible.C'est en tous cas l'hypothèse émise par les chercheurs britanniques. Selon eux, elle serait corroborée par l'attitude des acteurs de western, qui adopteraient, sans doute sur les conseils du metteur en scène, une démarche similaire.Quoi qu'il en soit, la "démarche du flingueur" devrait être considérée, à l'avenir, comme l'une des causes possibles de ce balancement unilatéral des bras. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 2022 • 2min
Pourquoi Vladimir Poutine sourit très rarement ?
Chacun peut le constater en regardant les images d'actualités, Vladimir Poutine semble un homme impassible. Mais cette apparente taciturnité, le dirigeant russe la partagerait avec la plupart de ses compatriotes.Le sourire des Occidentaux n'est pas le même...En tant que Russe, Vladimir Poutine respecte des codes culturels qui diffèrent de ceux des Occidentaux. En effet, en Europe ou aux États-Unis, on commence souvent une conversation en arborant un large sourire, même si son interlocuteur est un inconnu.Et il ne s'agit pas d'un simple mouvement des lèvres, puisque ce sourire découvre aussi les dents. Le sourire s'entend donc comme un signe de bienvenue, qui marque le début, et aussi la fin, d'un entretien.Et, en échange, on attend la même chose de son interlocuteur. Aborder quelqu'un le visage fermé serait interprété en Occident comme un signe de discourtoisie, à moins que ce ne fût volontaire....Que celui des RussesMais les Russes ne voient pas les choses ainsi. Le sourire ne fait pas partie de leurs expressions familières. Il ne s'agit pas, pour eux, d'une sorte de réflexe automatique, entendu comme une marque de politesse.Ce sourire systématique leur paraît suspect, car, à leurs yeux, il exprime surtout de l'hypocrisie, en tous cas des sentiments peu sincères. Or, pour les Russes, le sourire est l'expression d'un sentiment profond. Ainsi, il manifeste la sympathie ou l'affection qu'on éprouve pour quelqu'un.Aussi un Russe sourit-il rarement à un inconnu ou à une personne peu familière. Ce serait pour lui un comportement déplacé. En revanche, il sourit volontiers à ses proches, heureux de leur témoigner cette marque de sympathie. Du moins si la situation s'y prête et qu'un sourire ne paraît pas déplacé.Mais, même dans ce cas, il est rare qu'un Russe sourie de toutes ses dents, si l'on peut dire. Il aurait l'impression de faire preuve de vulgarité. Et, dans le cadre de son activité professionnelle, un Russe reste impassible.En résumé, le sourire, chez les Russes, n'a rien d'un automatisme. Ils ne sourient que s'ils en éprouvent vraiment l'envie. Ils ont donc toujours une bonne raison de le faire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 2022 • 2min
Pourquoi les mois de juillet et d'août comptent-ils 31 jours ?
En dehors de l'exception représentée par le mois de février, nous sommes habitués, dans notre calendrier, à l'alternance régulière de mois de 30 et 31 jours. Mais, dans ce cas, pourquoi les deux mois d'été, qui se suivent, ont-ils chacun 31 jours ?Un nouveau calendrierPour comprendre cette anomalie, il faut remonter dans le temps. Jusqu'à l'Empire romain. En 46 avant J.-C., Jules César décide de réformer le calendrier. Cette mesure relève de son autorité, en tant que "pontifex maximus", ou "grand pontife".Jusque là, le temps était découpé en dix mois, selon un cycle lunaire qui obligeait à de constants réajustements. César décide donc de changer de calendrier. Il choisit de l'aligner sur le soleil.Ainsi, la nouvelle année comprendra 365 jours, regroupés en douze mois de 30 et 31 jours. Tous les quatre ans, un jour est ajouté au mois de février, qui ne comprend d'ordinaire que 28 jours. Au XVIe siècle, le calendrier grégorien reprendra les mêmes principes.Une question d'égoLes Romains choisissent également des noms pour les nouveaux mois du calendrier, qui sont surtout empruntés à des divinités. Après l'assassinat de César, en 44 avant J.-C., Marc-Antoine, qui gouverne en tant que consul, propose d'honorer César en donnant son nom au mois de "Quintilis". C'était en effet son mois de naissance.Ce mois sera désormais nommé "Julius". C'est notre mois de juillet. Pour respecter l'alternance, ce mois, qui est le septième de l'année, doit avoir 31 jours.Octave, qui prend le nom d'Auguste, et sera le premier Empereur romain, arrive au pouvoir en 27 avant notre ère. Il apporte quelques modifications au calendrier julien, notamment dans le décompte des années bissextiles.En l'an 8 avant J.-C., le Sénat décide d'honorer l'Empereur au même titre que César. Il ne peut faire moins que de donner son nom à un autre mois. Ce sera le mois de "Sextilis", le huitième de l'année, qui devient le mois d'"Augustus", autrement dit notre mois d'août.Pour ménager la susceptibilité de l'Empereur, on donna au mois d'"Augustus" autant de jours, c'est-à-dire 31, qu'au mois précédent de "Julius". Auguste ne pouvait être moins honoré que César. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 2022 • 2min
Pourquoi la Seine ne coule pas à Paris ?
On ne saurait imaginer Paris sans la Seine. Ses quais sont un haut lieu de la capitale et les bouquinistes qui s'y sont installés une de ses curiosités les plus appréciées. Sans oublier toutes les chansons que le fleuve a inspirées. Et pourtant, ce n'est pas la Seine à proprement parler qui coule à Paris !Une question de débitNon, ce ne sont pas les eaux de la Seine, mais celles de l'Yonne, qui portent les bateaux-mouches. Pour le comprendre, il faut rappeler que quand deux rivières se rejoignent, c'est celle qui a le plus important débit à l'endroit de la confluence qui devient le cours d'eau principal.Voyons un peu ce qui se passe dans le cas de la Seine et de l'Yonne. Les deux rivières unissent leurs eaux en arrivant dans un village de Seine-et-Marne, Montereau-Fault-Yonne.Or, pour les spécialistes, il n'y a pas de doute. Lé débit de l'Yonne, à ce point de confluence, est plus élevé que celui de la Seine. Il serait de près de 95 m3/s, contre à peine 80 m3/s pour la Seine. Et, en période de fortes eaux, la différence serait encore plus nette, toujours en faveur de l'Yonne.Par conséquent, ce n'est pas l'Yonne qui se jette dans la Seine, mais bien l'inverse.Un endroit sacréSi c'est bien l'Yonne qui coule à Paris, pourquoi lui a-t-on préféré la Seine ? Pour l'expliquer, on doit remonter loin dans le temps. Jusqu'à l'époque des Gaulois.En effet, pour ce peuple, les sources de la Seine, qui se situent sur le plateau de Langres, entre la Côte d'Or et la Haute-Marne, étaient un endroit sacré. Un important sanctuaire y avait été édifié, où officiaient des prêtres et des druides conscients du prestige que ce lieu conférait à leurs fonctions sacerdotales.Les Gaulois venaient de loin pour se rendre au sanctuaire et se plonger dans une eau censée les guérir. C'est sans doute la présence de ce temple et la réputation de cette eau "miraculeuse" qui auraient donné à la Seine, au détriment de l'Yonne, une importance toute particulière. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 2022 • 2min
Pourquoi Clermond Ferrand a été la capitale de la France ?
Au lendemain de l'armistice, signé le 22 juin 1940 avec les Allemands, et de leur occupation d'une partie du pays, les autorités doivent trouver une nouvelle capitale. Avant de se fixer à Vichy, le gouvernement posera brièvement ses valises à Clermont-Ferrand, capitale d'un jour.À la recherche d'une nouvelle capitaleÀ l'issue de l'armistice, conclu le 22 juin 1940 avec les Allemands, la France est divisée en deux zones, séparées par une ligne de démarcation. Or, Paris, qui se trouve au cœur de la zone occupée, ne peut plus être la capitale de la France.Il faut donc d'urgence lui en trouver une autre. Bordeaux où, une fois encore, le gouvernement s'était réfugié après la débandade militaire du mois de juin, ne pouvait convenir. En effet, elle était incluse dans la zone occupée, qui s'étendait sur les côtes atlantiques.D'autres villes, riches en installations hôtelières, sont envisagées, comme Marseille ou Toulouse, qui paraissent finalement trop excentrées. De leur côté, Nice ou Cannes, auxquelles on songe aussi, semblent trop proches de la zone d'occupation italienne créée par l'armistice du 24 juin, signée avec l'Italie.Vichy préférée à Clermont-FerrandLes autorités pensent alors à la ville de Clermont-Ferrand. Sa position paraît plus centrale, et elle est bien reliée, par la route et le chemin de fer, au reste du pays. Mais elle ne reste la capitale de la France qu'un seul jour, le 29 juin 1940.En effet, c'est Vichy, dans l'Allier, qui finit par l'emporter, malgré les réticences du maréchal Pétain, qui craint qu'on assimile la nouvelle capitale à la "ville des casinos".Célèbre pour ses cures thermales, la ville a de notables avantages. Ses nombreux hôtels pourront accueillir les ministères et les services administratifs. En outre, elle est équipée d'un central téléphonique moderne.Mais l'influence de Pierre Laval, qui possède un château dans la commune voisine de Châteldon, où il est né, a été tout aussi déterminante dans ce choix. Sans devenir capitale, Clermont-Ferrand continuera pourtant d'abriter, jusqu'en 1944, d'importants services étatiques, comme le Ministère de la Guerre, le Conseil d'État ou encore la Banque de France. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


