Club 44 | notre monde en tête-à-têtes
Club 44
Le Club 44 est un centre de débats et de conférences à la pointe de l'actualité.
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Nov 24, 2021 • 1h 41min
La danse : une activité libératrice ou maladive ? | Aude Fauvel
La danse : une activité libératrice ou maladive ? Panorama des regards médicaux sur les corps en mouvement.
Conférence de Aude Fauvel
Toutes sortes de vertus sont aujourd’hui attribuées à la danse.
« Relaxante » et « détoxifiante », la danse est censée bénéficier autant à la santé physique que mentale. En un mot, danser serait thérapeutique et ce, quels que soient la musique ou les mouvements choisis.
Or ce discours unanime sur les qualités sanitaires de la danse exprime un changement majeur dans les représentations occidentales. Car pendant presque deux millénaires la danse a au contraire été soupçonnée d’être une gesticulation dangereuse, qui pouvait nuire à la santé des individus mais aussi à celle des sociétés lors des épidémies de danse dite pathologique.
Quand et pourquoi la danse est-elle devenue une question médicale ? Quelles danses ont été qualifiées de maladives ? Et comment expliquer le revirement actuel en faveur de la danse ? Cette conférence explorera ces questions en s’intéressant particulièrement aux variations des regards médicaux du XIXe siècle au temps présent.
Aude Fauvel est historienne, maître d’enseignement et de recherche à la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne. Elle s’intéresse aux oubliés de l’histoire médicale : les « fous », les femmes, les animaux, les morts.
En collaboration avec l’Association Danse Neuchâtel (ADN)
Enregistrée au Club 44 le 18.11.2021

Nov 11, 2021 • 1h 43min
Le mystère musical, un doute vivant comme ligne de crête
Jean Rondeau et Julian Sykes, avec la participation de Philippe Humeau.
« Sachez ne pas me savoir » écrit Jean Rondeau dans le livret de son dernier album Melancholy Grace, donnant la parole à la Musique qui, pourtant, comme il le décrit, ne se lie peut-être à notre vocable que par le biais du silence.
Il s’agira ici de tourner autour de différents thèmes tels que l’interprétation, le rapport au texte musical, le mystère musical, le concert et ses codes, les différents gestes musicaux, le mouvement, la pédagogie et, si le temps nous le permet, bien d’autres sujets encore, le tout sous la forme d’un échange improvisé.
Jean Rondeau nous dit que la musique n’est pas son moyen d’expression, mais bien l’expression de la musique elle-même. Il reste très attaché au verbe et à l’échange avec son public. Cette conversation permettra un autre contact, qu’il affectionne, et qui complétera le portrait de cette saison musicale qui s’annonce, on l’espère, joyeuse !
Enregistrée au Club 44 le 10 novembre 2021

Nov 2, 2021 • 1h 52min
Savoir-faire horloger | C. von Kaenel, P. Landwerlin, H.Munz, R. Pagès, K. Voutilainen et A. Steiner
À l’initiative de la Suisse et de Besançon, les savoir-faire horlogers et la mécanique d’art viennent d’être inscrits par l’Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Le Club 44 souhaite marquer cette reconnaissance avec une table ronde réunissant différents spécialistes. Ils partageront leurs points de vue sur les enjeux aujourd’hui liés à la restauration : la transmission de ce savoir et son avenir.
Peu connue du grand public, la formation en restauration horlogère existe dans nos montagnes neuchâteloises depuis 1974. Cette filière unique en Suisse engage six horlogers par année. Elle requiert des compétences spécifiques en horlogerie, en micromécanique et dans le domaine de la recherche historique. Un restaurateur redonne vie aux garde-temps tout en respectant l’objet dans son aspect intrinsèque.
L’anthropologue Hervé Munz spécialiste de la question proposera une courte conférence introductive. Pour le citer, « il n’a jamais autant été question de transmission du savoir-faire et de patrimoine aujourd’hui. Pourtant, nombreux sont les horlogers qui s’inquiètent pour la passation de leur métier ».
Dans le cadre d’un partenariat avec la Biennale du patrimoine horloger.
Enregistrée au Club 44 le 2 novembre 2021.
Date de publication : 9 novembre 2021
Oct 30, 2021 • 22min
Nuit de la Photo | Arrêts sur Images
Arrêts sur Images
Pour fêter son 10e anniversaire la Nuit de la Photo a souhaité élargir
son champ de présentation : en collaboration avec les institutions
et les musées qui l’ont accueillie jusqu’ici et grâce aux liens tissés
avec les photographes, elle a initié des expositions de photographies
durant toute l’année 2021. Dans ce cadre, et avant la 10e Nuit « traditionnelle
» qui se tiendra le 19 février 2022, « Arrêts sur Images »
est un événement nocturne qui aura lieu dans plusieurs lieux de la
ville. L’occasion d’y voir des projections et des expositions dont, au
Club 44, les travaux des photographes qui ont été primés lors des
neuf Nuits précédentes et de découvrir l’exposition d’Alexandra
Baumgartner sur nos cimaises.
L’ouverture de la manifestation se tiendra au Club 44 à 17h30 en
présence d’une partie des photographes dont le travail sera à
découvrir toute la soirée sur les différents sites (Musée d’horlogerie,
Musée d’histoire, Musée des Beaux-Arts, Musée paysan et Club 44)
En partenariat avec la Nuit de La Photo.
Programme complet sur nuitdelaphoto.ch.
Enregistrée au Club 44 le 30 octobre 2022.
Oct 30, 2021 • 1h 48min
Manières d'être vivant | Baptiste Morizot
Imaginez cette fable : une espèce fait sécession. Elle déclare que les dix millions d’autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C’est pourquoi nous avons une bataille culturelle à mener quant à l'importance à restituer au vivant. En partant pister les animaux sur le terrain, et les idées que nous nous faisons d’eux dans la forêt des savoir, Baptise Morizot s’interroge : peut-on apprendre à se sentir vivants, à s’aimer comme vivants ? Comment imaginer une politique des interdépendances, qui allie la cohabitation avec des altérités, à la lutte contre ce qui détruit le tissu du vivant ? Il s’agit de refaire connaissance : approcher les habitants de la Terre, humains compris, comme dix millions de manières d’être vivant.
Baptiste Morizot est écrivain et maire de conférences en philosophie à l'université d'Aix-Marseile, et membre de l'IUF. Il est l'auteur des Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (Ed. Wildproject, 2016) et, chez Actes Sud, dans la collection "Mondes sauvages", de Sur la piste animale (2018) et Manières d'être vivant (2020).
En partenariat avec le Lycée Blaise Cendrars et le Rotary Club de La Chaux-de-Fonds. En collaboration avec la librairie La Méridienne.
Enregistrée le 30 septembre 2021.
Oct 26, 2021 • 1h 46min
Innovation et lutte contre la pauvreté en Afrique |G. Castella, F. Faye, B. Graz et T. Grünig
La recherche scientifique et l’innovation sont souvent citées comme des moyens de venir à bout des grands défis globaux auxquels le monde fait face. S’il est clair que l’innovation technologique ne pourra répondre seule à ces défis, il n’en demeure pas moins qu’elle peut jouer un rôle important dans la réduction des inégalités Nord-Sud. Les principaux acteurs de la coopération internationale travaillent d’ailleurs sur des programmes qui intègrent le monde académique et scientifique. La question qui se pose dès lors est quelle innovation pour quel développement ? Dans les années 1990, on parlait de technologies appropriables pour parler de techniques adaptées aux contextes des pays en développement. Depuis quelques années, l’anglicisme « low-tech » tend à remplacer cette locution. Loin de ne constituer qu’un changement sémantique, ce virage démontre une volonté affichée par certains de s’opposer aux technologies dites « high-tech » qui seraient, par définition, moins adaptées aux pays en développement.
Cette opposition a-t-elle un sens, à l’heure où les smartphones et les antennes 3G sont présents jusque dans les brousses les plus reculées du Sénégal ? Doit-on continuer à réfléchir l’innovation différemment en fonction des besoins des populations cibles. Le low-tech constitue-t-il une solution durable et globale et une réponse à l’hyper technologisation de nos sociétés ? Quelle place des savoirs-faires locaux et traditionnels dans ce débat ? Autant de questions qui agitent tant le monde académique que celui des spécialistes de la coopération au développement.
En partenariat avec le Centre Ecologique Albert Schweitzer Suisse (CEAS). Dans le cadre des festivités des 40 ans du CEAS.
Enregistrée au Club 44 le 26 octobre 2021.
Oct 20, 2021 • 1h 48min
BiG BOUNCE | Georges Didi-Huberman
Bras ouverts jusque dans le feu | Conférence
« Aimer ne consiste qu’à désirer une chose pour elle-même ». Ces paroles de Saint-Augustin ont incité Hannah Arendt à écrire son premier livre (sa thèse de philosophie) sur Le Concept d’amour. Décision frappante par contraste avec l’absence remarquable du thème de l’amour chez Heidegger. On interrogera la dimension existentielle et poétique de ce geste, ouvrir les bras à l’autre, en relisant la correspondance entre Marina Tsvétaïeva et Rainer Maria Rilke.
Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art, enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a enseigné dans de nombreuses universités étrangères et a reçu de nombreuses distinctions. Il a dirigé plusieurs expositions internationales et a publié une soixantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images. Parmi les plus récents : Désirer désobéir (Ed. Minuit, 2019), Pour commencer encore (Ed. Argol, 2019) et Éparses (Ed. Minuit, 2020).
En partenariat avec le Centre de culture ABC et le TPR dans le cadre de BIG BOUNCE : des rebonds pour penser et pour se réapproprier le présent.
Enregistrée au Club 44 le 20 octobre 2021
Oct 14, 2021 • 1h 45min
Smartphone et Mémoire
Recourir à son smartphone pour se souvenir d’une date d’anniversaire ou d’une course à faire, pour retrouver une information, prendre des notes, pour reconnaître une plante ou un morceau de musique. Voilà toutes sortes d’usages qui amènent les usagers à parler de « second cerveau », de « prothèse cérébrale », ou plus largement d’extension de sa mémoire ou de sa perception. En quoi le smartphone peut-il être une extension de soi ? Comment les usages du smartphone réactivent-ils les débats sur la délégation de fonctions cognitives aux objets techniques ? Et plus globalement, que penser d’une telle situation ? Cette conférence abordera ces différentes questions en décrivant les usages actuels du smartphone dans une perspective anthropologique.
Nicolas Nova est professeur à la Haute école d'art et de design (HEAD) à Genève, où il enseigne l'anthropologie des cultures numériques, l’ethnographie et la recherche en design. Il est aussi co-fondateur de Near Future Laboratory, une agence de prospective.
En partenariat avec la Galerie C et la Bibliothèque publique et universitaire (BPUN) dans le cadre de l’exposition Mémoire(s) qui aura lieu du 23 septembre au 31 décembre 2021. Dans ce cadre interviendra également à la BPUN (salle de lecture) le Prof. Octave Debary, anthropologue spécialiste des questions mémorielles, lors d’une table ronde le 6 décembre à 18h30 aux côtés de Jérémie Bennequin et Christian Egger.
Sep 23, 2021 • 17min
Vernissage How Like a Leaf I am | Alexandra Baumgartner
Alexandra Baumgartner examine dans son projet «How like a leaf I am» les enchevêtrements des vies humaines et végétales ainsi que notre responsabilité collective dans le déclin rapide des écosystèmes. Portant son regard sur le monde des semences, elle s’intéresse à la gestion de l’agro-biodiversité : des initiatives agricoles aux efforts dynamiques et communautaires de conservation des semences en passant par les programmes de sélection participative. Ce faisant, la photographe recherche des pratiques et des outils aptes à relever les défis gigantesques de la sécurité alimentaire mondiale, des changements climatiques et des monopoles des semences. A la fois poétiques et guidées par sa recherche, ses images sont imprégnées d’un sentiment de tristesse troublant face à la perte de la biodiversité. Elles se relient étroitement à un plaidoyer convaincant en faveur d’un changement dans notre comportement et nos relations à l’environnement.
Sep 23, 2021 • 1h 27min
Art et Vivant | Jens Hauser
Face au défi que représente la notion de ‘vivant’, sorte de mouton à cinq pattes discursif, l’art s’est toujours frotté aux nouvelles techniques de chaque époque. Aujourd’hui, avec la convergence du hard, soft et du wetware, comment peut-on composer avec des systèmes ou organismes vivants, entre imagination, représentation, simulation et manipulation matérielle ? On se retrouve typiquement avec une sorte de « paragone » tant esthétique qu’épistémique, oscillant entre l'animation du technologique (la mise en place de processus ou entités dans des médias autres que biologiques) et la technologisation de l'animé (l’instrumentation ou la manipulation des systèmes organiques existants, des êtres ou de leurs parties constitutives). Dans la ‘vie artificielle’ d’aujourd’hui, l’attirail du laboratoire moite est même de retour, avec un vif intérêt de l’art pour les systèmes hybrides, aux frontières entre le vivant et le non-vivant, la vie synthétique et la vie organique.
Commissaire d’exposition, auteur et théoricien de l’art, Jens Hauser vit et travaille à Paris et Copenhague où il est chercheur au Medical Museion de l’Université de Copenhague. Il interroge les interactions entre art, technologie et vivant, et a été le commissaire d’une trentaine d’expositions et festivals internationales.
En partenariat avec Total Cod.Act, la rétrospective.
Enregistré au Club 44 le 23 septembre 2021.


