Innovation et lutte contre la pauvreté en Afrique |G. Castella, F. Faye, B. Graz et T. Grünig
Oct 26, 2021
01:46:13
La recherche scientifique et l’innovation sont souvent citées comme des moyens de venir à bout des grands défis globaux auxquels le monde fait face. S’il est clair que l’innovation technologique ne pourra répondre seule à ces défis, il n’en demeure pas moins qu’elle peut jouer un rôle important dans la réduction des inégalités Nord-Sud. Les principaux acteurs de la coopération internationale travaillent d’ailleurs sur des programmes qui intègrent le monde académique et scientifique. La question qui se pose dès lors est quelle innovation pour quel développement ? Dans les années 1990, on parlait de technologies appropriables pour parler de techniques adaptées aux contextes des pays en développement. Depuis quelques années, l’anglicisme « low-tech » tend à remplacer cette locution. Loin de ne constituer qu’un changement sémantique, ce virage démontre une volonté affichée par certains de s’opposer aux technologies dites « high-tech » qui seraient, par définition, moins adaptées aux pays en développement.
Cette opposition a-t-elle un sens, à l’heure où les smartphones et les antennes 3G sont présents jusque dans les brousses les plus reculées du Sénégal ? Doit-on continuer à réfléchir l’innovation différemment en fonction des besoins des populations cibles. Le low-tech constitue-t-il une solution durable et globale et une réponse à l’hyper technologisation de nos sociétés ? Quelle place des savoirs-faires locaux et traditionnels dans ce débat ? Autant de questions qui agitent tant le monde académique que celui des spécialistes de la coopération au développement.
En partenariat avec le Centre Ecologique Albert Schweitzer Suisse (CEAS). Dans le cadre des festivités des 40 ans du CEAS.
Enregistrée au Club 44 le 26 octobre 2021.
