

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Dec 16, 2025 • 2min
Pourquoi certains sportifs ressentent un “coregasme” ?
Le corps humain réserve parfois des surprises inattendues, et le phénomène du coregasme en fait partie. Ce terme, formé à partir de “core” (le tronc) et “orgasme”, désigne un phénomène particulier : l’apparition d’un orgasme déclenché non pas par une stimulation sexuelle, mais par un effort musculaire intense, en particulier lors du travail des muscles abdominaux et du plancher pelvien. Longtemps considéré comme un simple mythe de salle de sport, le coregasme est aujourd’hui un sujet étudié par la recherche scientifique.Le concept a été popularisé dans les années 2010 grâce aux travaux de la psychologue américaine Debby Herbenick, de l’Université de l’Indiana, qui a mené l’une des premières enquêtes d’ampleur sur ce sujet. Elle a démontré que ce phénomène était bien réel et relativement fréquent : certaines participantes rapportaient des sensations de plaisir intenses, voire d’orgasme complet, au cours d’exercices comme les tractions, les crunchs, les élévations de jambes, mais aussi lors d’activités comme le vélo, la course à pied ou l’escalade.Mais comment l’expliquer ? Le coregasme résulte d’un ensemble de mécanismes physiologiques. D’abord, les exercices qui sollicitent fortement la sangle abdominale activent également les nerfs pelviens, essentiels dans la transmission des sensations sexuelles. Ensuite, l’effort physique déclenche une montée d’endorphines et d’adrénaline, deux hormones qui amplifient le plaisir et modifient la perception corporelle. Enfin, la concentration, la respiration et la tension musculaire créent un terrain favorable à une réaction involontaire du système nerveux autonome.Il est important de préciser que le coregasme n’a rien de pathologique. Il n’est pas non plus lié à une quelconque excitation sexuelle préalable. Il s’agit simplement d’une réaction physiologique naturelle, rencontrée aussi bien chez les femmes que chez les hommes — même si les études montrent qu’il est davantage rapporté par les femmes, probablement en raison d’une plus grande sensibilité du plancher pelvien.Le phénomène peut surprendre, parfois gêner, mais il n’a aucune conséquence négative sur la santé. Certains sportifs disent même qu’il les motive à poursuivre leur entraînement, tandis que d’autres préfèrent adapter leurs exercices pour éviter ces sensations inattendues.En somme, le coregasme rappelle que le corps humain est traversé de connexions étonnantes. Les émotions, l’effort, les hormones et les nerfs interagissent parfois d’une manière que la logique ne prévoit pas. Un orgasme à la salle de sport ? Cela peut arriver — et la science le confirme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 2025 • 2min
Pourquoi parle-t-on d’écuries pour désigner les équipes en Formule 1 ?
Le terme peut surprendre à l’ère des moteurs hybrides, des simulateurs et des millions de données analysées en temps réel. Pourtant, son origine est profondément liée à l’histoire du sport automobile.À l’origine, une écurie est tout simplement un lieu où l’on abrite, nourrit et entretient des chevaux. Or, lorsque l’automobile fait ses premiers pas à la fin du XIXᵉ siècle, elle ne remplace pas brutalement le cheval : elle s’inscrit dans sa continuité. Les premières courses automobiles sont organisées par des passionnés issus du monde équestre, et le vocabulaire suit naturellement.Au début du XXᵉ siècle, les voitures de course sont souvent financées, entretenues et engagées par de riches industriels ou aristocrates, à la manière des propriétaires de chevaux de course. Ces mécènes disposent d’ateliers, de mécaniciens et de pilotes, exactement comme un propriétaire possède des chevaux, des palefreniers et des jockeys. On parle alors d’écuries automobiles, par analogie directe avec les écuries hippiques.Le parallèle va encore plus loin. Dans les courses de chevaux, une écurie peut aligner plusieurs chevaux dans une même compétition, tout en poursuivant une stratégie globale. En Formule 1, une écurie engage plusieurs voitures, gère ses pilotes, définit des tactiques de course et cherche à maximiser ses chances de victoire. Le terme s’impose donc naturellement pour désigner une structure organisée, bien plus qu’un simple véhicule.Lorsque la Formule 1 est officiellement créée en 1950, le vocabulaire est déjà bien installé. Des noms mythiques apparaissent : Ferrari, Maserati, Alfa Romeo. Ferrari, d’ailleurs, adopte comme emblème le cheval cabré, directement hérité de l’aviation militaire italienne, mais parfaitement cohérent avec cet imaginaire équestre déjà omniprésent.Avec le temps, les écuries deviennent de véritables entreprises industrielles et technologiques. Elles emploient des centaines, parfois des milliers de personnes, développent leurs propres moteurs, châssis et logiciels. Pourtant, le mot écurie reste. Pourquoi ? Parce qu’il ne désigne plus un lieu physique, mais une identité sportive, un collectif uni autour d’un objectif commun : gagner.Aujourd’hui encore, parler d’écurie permet de rappeler que la Formule 1 n’est pas qu’une affaire de pilotes stars. C’est un sport d’équipe, où la coordination, la stratégie et la préparation sont essentielles — comme dans une écurie de course hippique.En somme, si l’on parle d’écuries en Formule 1, c’est parce que ce sport moderne garde, dans ses mots, la mémoire de ses origines. Une preuve que même à 300 km/h, l’histoire n’est jamais bien loin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 2025 • 2min
Pourquoi un glaçon dans un whisky bouleversa la science ?
Parfois, une découverte fondamentale naît d’un simple geste du quotidien. En 1965, au cœur de l’Antarctique, le glaciologue français Claude Lorius se réchauffe dans sa tente après une longue journée de carottage. Pour célébrer, il verse un peu de whisky dans un verre et y plonge un glaçon taillé dans un bloc de glace prélevé sous ses pieds. C’est alors qu’il remarque un détail à première vue anodin : de minuscules bulles d’air s’échappent de la glace fondante. Ce geste presque banal va pourtant bouleverser notre compréhension du climat.Lorius réalise que ces petites bulles ne sont pas quelconques : elles sont de l’air piégé depuis des milliers d’années dans les couches de glace. Chaque flocon tombé sur l’Antarctique emprisonne un peu de l’atmosphère de son époque. En se compactant, la neige devient glace et capture des bulles intactes comme des capsules temporelles. À cet instant, Lorius comprend que si l’on parvient à analyser cet air ancien, on pourrait reconstituer la composition de l’atmosphère du passé, gaz à effet de serre compris.Cette intuition géniale va donner naissance à une véritable révolution scientifique. Dans les années suivantes, Lorius et ses collègues perfectionnent les techniques de forage profond. Plus on descend dans la glace, plus on remonte dans le temps. Certaines carottes glaciaires atteignent plus de 3 000 mètres de profondeur, révélant une histoire climatique qui s’étend sur plus de 800 000 ans.Les analyses montrent un lien frappant : à chaque augmentation du dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère correspond une hausse claire des températures globales. Inversement, les périodes glaciaires coïncident avec des niveaux de CO₂ plus faibles. Les carottes glaciaires deviennent ainsi l’une des preuves les plus solides de l’influence des gaz à effet de serre sur le climat.Dans les années 1980, les travaux de Lorius contribueront directement à faire émerger la conscience moderne du réchauffement climatique d’origine anthropique. Son fameux glaçon dans le whisky n’a pas seulement rafraîchi une soirée au pôle Sud : il a ouvert une fenêtre unique sur l’histoire du climat et permis d’alerter la planète sur les risques futurs.Une simple bulle d’air, vieille de plusieurs millénaires, a suffi à changer la science — et à nous rappeler que les grandes découvertes commencent parfois dans un verre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 2025 • 2min
Pourquoi le “pied du roi” a-t-il servi à mesurer ?
Avant le mètre, avant les règles graduées identiques partout dans le monde, mesurer était une affaire… de corps humain. Parmi ces anciennes unités, l’une des plus célèbres en France est le « pied du roi ». Mais à quoi servait-il exactement ?Le pied du roi était une unité de longueur officielle, utilisée en France jusqu’à la Révolution. Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, il ne correspondait pas au pied d’un roi en particulier, mais à une valeur standardisée par le pouvoir royal. Sa longueur était fixée à 32,48 centimètres.Ce pied servait de base à tout un système de mesures. Un pied était divisé en 12 pouces, chaque pouce en 12 lignes. Ce découpage en multiples de 12 pouvait sembler complexe, mais il avait un avantage pratique : il facilitait les divisions, bien plus que notre système décimal dans certaines situations concrètes.Le pied du roi était utilisé dans de nombreux domaines. En architecture, il permettait de concevoir bâtiments, ponts et cathédrales avec des proportions cohérentes. En artisanat, il servait aux menuisiers, tailleurs de pierre ou charpentiers pour fabriquer des pièces compatibles entre elles. En arpentage, il aidait à mesurer les terrains, même si d’autres unités, comme la toise, étaient aussi employées.Pourquoi “du roi” ? Parce que la mesure était garantie par l’autorité royale. À une époque où chaque région pouvait avoir ses propres unités, le pied du roi incarnait une tentative de centralisation et d’unification. Des étalons officiels — des règles en métal ou en pierre — étaient conservés dans des lieux de référence afin d’éviter les fraudes et les erreurs.Malgré cela, les confusions restaient nombreuses. Le pied variait selon les pays, parfois même selon les villes. Le pied anglais, par exemple, n’avait pas exactement la même longueur que le pied du roi français. Résultat : le commerce international devenait un véritable casse-tête.C’est précisément pour mettre fin à ce chaos que la Révolution française introduit le système métrique à la fin du XVIIIᵉ siècle. Le mètre, défini à partir de la Terre elle-même, devait être universel, rationnel et égal pour tous. En 1799, le pied du roi est officiellement abandonné.Pourtant, son héritage demeure. Les notions de pied et de pouce existent encore dans certains pays, et de nombreux bâtiments anciens portent la trace de ces mesures anciennes.Le pied du roi nous rappelle une chose essentielle : mesurer, ce n’est pas seulement une affaire de chiffres. C’est aussi une question de pouvoir, d’organisation sociale et de vision du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 14, 2025 • 2min
Qu’est-ce que le zeugma, cette figure de style qui surprend l’esprit ?
Plongez dans l'univers fascinant du zeugma, cette figure de style qui marie habilement deux significations disparates. Découvrez comment des phrases comme « Il a pris le train et ses jambes à son cou » créent des effets surprenants. Apprenez à distinguer les deux formes de zeugma, sémantique et syntaxique, avec des exemples percutants. Explorez ses origines remontant à l'Antiquité grecque et son utilisation par des auteurs célèbres comme Hugo et Queneau. Une exploration poétique et drôle à ne pas manquer!

Dec 13, 2025 • 2min
Pourquoi le roman 1984 a-t-il été écrit très rapidement ?
George Orwell écrit 1984 dans une course contre la montre, rongé par la tuberculose. Isolé sur l'île de Jura, il compose douze heures par jour, capturant une urgence d'écriture liée à sa santé et à la menace des totalitarismes. Ses brouillons reflètent ce désespoir créatif, le poussant à publier rapidement pour alerter sur la perte de liberté. Malgré son épuisement, il achève son chef-d'œuvre en 1948, laissant un héritage incroyable juste avant sa mort en 1950.

Dec 12, 2025 • 2min
Pourquoi Les demoiselles d'Avignon de Picasso ne sont-elles pas d'Avignon ?
Le tableau de Picasso, souvent mal étiqueté, n'a aucun lien avec Avignon. En réalité, il fait référence à la rue d’Avinyó à Barcelone, où le jeune artiste a côtoyé des prostituées. L'usage de « demoiselles » sert d'euphémisme pour adoucir le sujet, transformant Avinyó en Avignon pour plaire au public. Ce malentendu a donné un nouveau nom qui a perduré. Au-delà de cela, cette œuvre marque une rupture majeure, ouvrant la voie au cubisme et redéfinissant les normes artistiques.

Dec 11, 2025 • 2min
Pourquoi le “dernier repas du condamné” n'existe plus au Texas ?
Au Texas, la tradition du dernier repas des condamnés à mort a pris fin en 2011 à cause d'un incident mémorable. Lawrence Russell Brewer a demandé un repas extravagant, totalisant des milliers de calories, mais a refusé de le manger. Ce geste a suscité un tollé, qualifié de manque de respect par de nombreux citoyens. En réponse, un sénateur a demandé la suppression de cette pratique, conduisant à ce que les condamnés reçoivent désormais le même repas que les autres détenus. Une histoire fascinante sur les traditions et leurs conséquences.

Dec 11, 2025 • 2min
Pourquoi Batman rend-il plus altruiste ?
Une étude à Milan révèle que la présence d’un homme déguisé en Batman dans le métro double la probabilité des passagers de céder leur siège à une femme simili-grossesse. Les chiffres passent de 37,7 % à 67,2 %. Fait surprenant : 44 % de ceux qui aident n'ont même pas remarqué Batman ! Les chercheurs expliquent cela par une rupture cognitive due à l'inattendu et l'activation symbolique du costume. Cela soulève des questions sur l'impact des interventions dans les espaces publics pour encourager la bienveillance.

Dec 10, 2025 • 3min
Pourquoi un atoll de Polynésie a sombré dans la folie en 1987 ?
En 1987, un drame aussi absurde qu’effroyable secoue l’atoll de Faaite, dans l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française. Ce qui restera dans l’histoire comme « l’Affaire des bûchers de Faaite » est l’un des épisodes les plus sombres de la Polynésie contemporaine : une véritable flambée de fanatisme religieux, ayant conduit des habitants ordinaires à torturer et brûler vives plusieurs personnes accusées… de sorcellerie.L’affaire commence lorsque deux prédicatrices évangéliques venues de Tahiti arrivent sur l’île. Leur discours passionné, mêlant visions apocalyptiques, exorcismes improvisés et dénonciations des “forces démoniaques”, trouve un écho dans une partie de la population. Sur cet atoll isolé, marqué par une forte tradition orale et une vie communautaire très soudée, leurs propos déclenchent une spirale incontrôlée. Les habitants, déjà influencés par des croyances ancestrales autour des esprits, se laissent convaincre de la présence d’un mal invisible parmi eux.Rapidement, un climat d’hystérie collective s’installe. Des habitants sont accusés d’être “possédés”, de jeter des sorts ou d’être à l’origine de malheurs supposés. Les suspects, souvent choisis au hasard ou dénoncés pour des comportements jugés étranges, sont séquestrés, frappés, torturés. Le phénomène prend l’ampleur d’une véritable chasse aux sorcières. Les prédicatrices encouragent les exorcismes, et une partie de la population croit sincèrement agir pour “sauver” l’île du mal.Le 2 septembre 1987, la situation atteint son paroxysme. Six personnes, parmi lesquelles un adolescent, sont enfermées, battues, puis jetées dans des bûchers allumés pour “purifier” le village. Certaines meurent brûlées vives sous les yeux de leurs proches, convaincus d’assister à la libération de leur âme. Ce passage à l’acte marque l’un des rares cas contemporains de sacrifices humains motivés par un délire mystico-religieux dans un territoire français.Lorsque les gendarmes arrivent enfin sur l’île, ils découvrent une communauté sous le choc, incapable d’expliquer rationnellement ce qu’elle vient de vivre. L’affaire fait immédiatement la une des journaux, sidérant l’opinion publique. Les procès qui s’ensuivent mettent en avant un phénomène de psychose collective, influencée par des croyances syncrétiques mêlant christianisme évangélique et traditions polynésiennes.L’Affaire des bûchers de Faaite reste aujourd’hui un exemple tragique de la manière dont l’isolement, la peur et le fanatisme peuvent transformer une communauté paisible en groupe meurtrier. Un rappel brutal du pouvoir destructeur des croyances lorsqu’elles échappent à toute raison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


