Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Jun 2, 2022 • 2min

Louis XIV a-t-il vraiment dit: “L'Etat c'est moi” ?

Certains mots historiques sont aussi célèbres que faux. Ainsi, Louis XIV n'aurait jamais prononcé la phrase fameuse : "L'État c'est moi".Une phrase probablement apocrypheLe Roi aurait prononcé cette phrase, le 13 avril 1655, devant les membres du Parlement de Paris. En employant cette formule frappante, il aurait voulu réaffirmer son autorité face à des parlementaires qui contestaient des édits adoptés, quelques semaines plus tôt, en lit de justice.Il s'agissait d'une séance solennelle, au cours de laquelle le monarque en personne ordonnait au Parlement d'enregistrer des ordonnances ou des édits.On retrouve la mention de cette phrase dans des ouvrages publiés à la fin du XVIIIe siècle, dont l'un est dû à Louis-Sébastien Mercier, l'auteur du "Tableau de Paris". La formule figure également dans un livre de l'historien Pierre-Édouard Lemontey, paru en 1818.Or, cette petite phrase n'apparaît pas dans les registres du Parlement de Paris. Par ailleurs, elle est en contradiction avec d'autres propos, avérés cette fois, tenus par Louis XIV sur son lit de mort. Il y rappelle que si le Roi meurt, l'État, lui, "demeurera toujours".Rétablir l'autorité royaleCette formule, "l'État c'est moi", est censée montrer la détermination de Louis XIV de redresser l'autorité monarchique. Et ces mots auraient d'autant plus de poids que le monarque s'est présenté devant le Parlement en tenue de chasse et le fouet à la main.Il est vrai qu'en 1655, le pays sortait d'une période très agitée. En effet, la Fronde, de 1648 à 1652, avait pris les allures d'une véritable guerre civile, au cours de laquelle les grands seigneurs et les parlementaires, profitant de la minorité du souverain, avaient contesté l'autorité royale.Même si la formule est apocryphe, la volonté de Louis XIV d'imposer une autorité sans partage est authentique. En 1661, à la mort du cardinal Mazarin, le Roi annone qu'il se passera désormais de "principal ministre".Et il transformera peu à peu ces nobles indisciplinés et batailleurs, qui ne ne voient dans le monarque que le "primus inter pares", le "premier des leurs", en des courtisans empressés et avides de la faveur du Roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 1, 2022 • 2min

Pourquoi tant de villes s’appellent Villefranche ?

Le nom de nos villes est souvent lié à leur histoire propre et aux origines de leur fondation. C'est notamment le cas de celles qui ont pris le nom de Villefranche.Des villes libresDe nombreuses villes, surtout dans le sud de la France, portent le nom de Villefranche. Pour les distinguer, on a souvent accolé à ce premier terme le nom d'une région ou d'un département.On pourrait ainsi citer, entre bien d'autres exemples, Villefranche-de-Rouergue ou Villefranche-d'Allier. On trouve parfois la forme "Franque" et Villefranche peut également devenir Francheville.Une ville franche c'est, en quelque sorte, une ville "libre", ce qui est bien le sens du mot "franc". Elle l'est dans la mesure où, aux XIIe et XIIIe siècles, les habitants de ces villes, les "bourgeois", se sont soustraits en partie au pouvoir du seigneur local.Ils n'ont donc plus à leur payer des redevances spécifiques. Dans certains cas, ils ont même conclu avec lui une charte, qui reconnaît leurs "franchises", leur donnant le droit, en particulier, de s'administrer eux-mêmes.Parfois, les seigneurs accordaient d'eux-mêmes ces franchises, dans l'espoir d'attirer des habitants, qui peuplaient alors, surtout dans le sud-ouest, des villes appelées "bastides".Des villes formées autour d'une maison ou d'un domaineLe nom d'autres villes, très nombreuses aussi, est formé à partir du terme "mesnil". En principe, le "s" ne se prononce pas. On trouve aussi les formes "ménil" ou même "maisnil". On pourrait citer, par exemple, Le Blanc-Mesnil, Vieux-Mesnil ou encore Le Mesnil-Jourdain.Le terme "mesnil" vient d'un mot gallo-romain, tiré lui-même du latin "mansio", qui signifie "maison". Il s'agit donc de villes, ou de hameaux, construits autour d'une maison ou d'un domaine agricoles.Les villes portant ce nom sont plus nombreuses dans le nord de la France et en Belgique. Elles sont particulièrement fréquentes en Normandie.Dans le sud du pays, les villes s'étant formées dans des conditions comparables portent d'autres noms, composés à partir du mot "casa", qui signifie chaumière ou cabane. On trouve ainsi des villes se nommant Caseneuve, dans le Vaucluse notamment, ou encore Lacaze, dans le Lot. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 31, 2022 • 2min

Qu'y a-t-il dans les bosses d'un chameau ?

Le chameau a, comme on sait, deux bosses sur le dos, alors que le dromadaire n'en a qu'une. Mais à quoi peuvent servir ces protubérances ?Une réserve de nourritureChacun sait que les chameaux et les dromadaires peuvent survivre longtemps sans boire. D'où la croyance populaire selon laquelle les bosses de ces camélidés contiendraient de l'eau.Or, ce n'est pas le cas. En fait, ces bosses contiennent de la graisse. On peut trouver jusqu'à 15 kilos de graisse dans la bosse du dromadaire et de 11 à 12 kilos dans chacune de celles du chameau. Même s'il n'a qu'une bosse, le dromadaire peut y stocker autant de graisse que le chameau dans ses deux bosses.Les bosses du chameau contiendraient environ le tiers de la graisse présente dans l'organisme de l'animal, le reste se trouvant dans d'autres parties du corps, comme le ventre.Cette graisse représente en quelque sorte une réserve d'énergie pour ces animaux. Chameaux et dromadaires vivent souvent dans un milieu aride, où la nourriture est rare.Ainsi, quand ils n'en trouvent pas en quantité suffisante, ils peuvent puiser dans la réserve de graisse que contiennent leurs bosses.Des bosses qui s'amollissentGrâce à leurs bosses, et à ce qu'elles contiennent, chameaux et dromadaires peuvent se passer de nourriture durant une très longue période. Le jeûne peut ainsi durer plusieurs mois !Au fur et à mesure que le chameau puise dans ses réserves de graisse, ses bosses, qui ne contiennent pas d'os, s'amollissent. Au bout d'un certain temps, elles sont en quelque sorte "vidées" et finissent par pencher sur le côté.La bosse du dromadaire ne s'incline pas mais, après 15 jours de privation de nourriture, elle peut perdre jusqu'à la moitié de son volume initial. Pour reconstituer leur réserve de graisse, les animaux doivent trouver de la nourriture.Mais ces bosses pourraient avoir une autre fonction. En effet, la graisse protégerait ces animaux des ardeurs du soleil. En conduisant la chaleur moins vite que l'eau, la graisse contenue dans ces bosses serait donc, pour les chameaux et les dromadaires, un moyen de réguler leur température. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 30, 2022 • 2min

Quel est le mythe d'Osiris ?

La religion des anciens Égyptiens, et leur conception du monde, s'appuient sur de grands mythes fondateurs. Le mythe d'Osiris est l'un des plus importants.Un dieu mort et ressuscitéDans la mythologie égyptienne, Osiris était le fils de Geb, le dieu de la Terre, et de Nout, la déesse du Ciel. Il épouse sa sœur, Isis, et règne avec elle sur la fertile Égypte. Dieu bienfaisant, il invente l'agriculture.Un tel héritage provoque la jalousie de Seth, le frère cadet d'Osiris, qui n'a reçu que le désert en partage. Il s'arrange donc, au cours d'un banquet, pour enfermer Osiris dans un sarcophage, qu'il fait jeter dans le Nil.Isis sort de l'eau le corps de son frère et époux, et le dissimule dans une cachette que Seth découvre bientôt. Il découpe alors le corps d'Osiris en 14 morceaux, qu'il disperse aux quatre coins du pays.Mais Isis réussit à les retrouver et reconstitue le corps d'Osiris. Après avoir, pour la première fois, momifié le corps de son frère, elle parvient à le ramener à la vie. Ils s'unissent alors et donnent naissance à Horus, le dieu à tête de faucon.Une croyance en l'au-delàOsiris est l'un des dieux les plus importants du panthéon égyptien. D'abord parce qu'il est le dieu des morts. C'est vers lui qu'Anubis, le dieu à tête de chien, mène l'âme du mort.Elle est alors jugée par un tribunal présidé par Osiris, qui passe au crible les actions du défunt. L'âme ne peut réintégrer son corps que si les techniques d'embaumement l'ont parfaitement conservé.Si les anciens Égyptiens vénèrent autant Osiris, c'est aussi parce que son histoire, ou son mythe, leur a montré que la mort n'était pas une fin. Elle n'est en effet qu'un passage.Tout comme le dieu, revenu à la vie, les hommes pourront revivre dans l'au-delà. La mort et la résurrection d'Osiris symbolisent aussi la terre d'Égypte qui, grâce à la crue du Nil, porte chaque année de nouvelles récoltes. Le mythe évoque donc autant l'immortalité de l'âme humaine que la reviviscence de la nature. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 29, 2022 • 2min

Pourquoi King Kong s'appelle-t-il ainsi ?

King Kong est le héros du film éponyme, tourné en 1933 par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Il conte les aventures d'un grand singe vivant dans une île peuplée d'animaux préhistoriques. Mais pourquoi porte-t-il ce nom ?Le roi de la jungle"King Kong" est devenu un classique du cinéma et la scène dans laquelle le gorille géant affronte des avions sur le toit d'un gratte-ciel est dans toutes les mémoires.Mais d'où lui vient ce nom de "King Kong" ? On nous apprend, dans le film, qu'il lui est donné par les habitants de "Skull island", l'"île du Crâne", dans laquelle il vit.Impressionnés par sa taille gigantesque et sa force herculéenne, les indigènes en font le roi de l'île. D'où son nom de "king".Un nom à l'origine incertaineMais pourquoi ce "roi" s'appelle-t-il "Kong" ? Au départ, les auteurs du film ne souhaitaient pas lui donner un nom spécifique. Ils pensaient baptiser ce grand singe "la bête" ("the beast" en anglais). Et le film se serait simplement appelé "La bête de la jungle".Puis Merian C. Cooper décide de l'appeler "Kong". Il est possible que le gorille ait repris le nom de montagnes mythiques, les monts de Kong, situés en Afrique occidentale. Ils figuraient sur les cartes du XVIIIe siècle, mais un explorateur français, visitant la région à la fin du XIXe siècle, n'en trouva pas trace.Le nom est aussi celui d'une puissante cité, capitale d'un royaume, l'Empire de Kong, qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, s'étendait au nord-est de la Côte-d'Ivoire actuelle.Cependant, rien ne prouve que Merian C. Cooper se soit inspiré du nom de ces montagnes. Il se peut que ce nom de "Kong" soit simplement sorti de son imagination. L'euphonie qu'il produit quand on l'associe au mot "king", et qui peut évoquer le battement d'un tambour, l'a peut-être séduit.Quoi qu'il en soit, le nom de "King Kong" est associé, dans la mémoire des spectateurs, à ce grand singe qui, malgré son apparente sauvagerie, est ému par la détresse de la jeune femme qu'il a kidnappée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 26, 2022 • 2min

Pourquoi parle-t-on de “frères siamois” ?

Pour écouter le podcast "Pourquoi le 18ème siecle est-il le siècle des Lumières ?":Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486?l=en&mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/58035Autre:https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/-------------------------------Les "frères siamois" sont des jumeaux attachés l'un à l'autre par une partie du corps. On parle aussi de jumeaux "fusionnés". Mais pourquoi leur a-t-on donné le nom de "siamois" ?De curieux jumeauxSi l'on donne le nom de "frères siamois" à des jumeaux soudés l'un à l'autre, c'est que les premiers dont on entendit vraiment parler sont nés, au début du XIXe siècle, dans la Thaïlande actuelle.Or, la Thaïlande s'appelait le Siam à cette époque. Et ses habitants se nommaient des Siamois. Il était donc logique d'appeler ces deux jumeaux des "frères siamois".Ils étaient nés en 1811 et s'appelaient Chang et Eng. Ils se distinguaient des autres jumeaux par une étrange particularité : ils étaient reliés par le foie et le sternum.Aujourd'hui, comme à l'époque, il s'agit d'un phénomène très rare. On estime qu'il concerne environ une naissance pour 100.000. Si l'interruption de grossesse n'est pas demandée, une séparation des deux enfants est parfois tentée. Mais elle demande une opération très longue et très délicate.Bêtes de foire puis fermiersChang et Eng vont essayer de tirer parti de leur aspect. Ils sont en effet repérés par le célèbre entrepreneur de spectacles Phineas Barnum. Les jumeaux prennent alors le nom de Bunker et s'installent aux États-Unis en 1839.Ils gagnent alors leur vie en s'exhibant, à côté des femmes à barbe et des nains, comme "monstres" de foire. Un tel spectacle ne choquait pas grand monde à l'époque et des hommes d'affaires comme Barnum exploitaient sans vergogne le voyeurisme du public.Mais les "frères siamois" changent bientôt de vie. Ils deviennent fermiers et, en 1843, décident même de se marier. Ils épousent alors deux sœurs. La vie à quatre devenant difficile, les jumeaux vivent tantôt dans une maison, avec la femme de l'un des deux frères, puis dans une autre, avec la seconde épouse.Les deux unions sont très fécondes. En effet, chacune des deux femmes met au monde pas moins de onze enfants. Les deux frères meurent en 1874, à quelques heures d'intervalle.Chang et Eng, qui arrivaient à se déplacer côte à côte, éprouvaient souvent une envie simultanée de manger ou de boire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 25, 2022 • 2min

De quelle pyramide celle du Louvre est-elle la copie ?

Voulue par François Mitterrand et inaugurée en 1989, la pyramide du Louvre est devenue l'une des principales curiosités touristiques de la capitale. Pour concevoir son ouvrage, l'architecte Ieoh Ming Pei s'est inspiré de l'une des plus célèbres pyramides de l'Égypte antique.Une imposante pyramide de verreImpulsé par le Président socialiste, le projet du "Grand Louvre" doit offrir au musée l'immense espace laissé vacant par le Ministère des finances, qui déménageait à Bercy.L'affluence des touristes, toujours plus nombreux, oblige alors à prévoir une entrée centrale, pour fluidifier les visites. On pense alors à l'aménager sous la cour centrale du musée réaménagé.Et c'est pour la surmonter que le projet de pyramide de l'architecte américain d'origine chinoise Ieoh Ming Pei est accepté. Composée de 673 panneaux d'un verre spécial, insérés dans une armature en acier, cette pyramide est un ouvrage imposant, qu'on a pu qualifier de "pharaonique".Un modèle prestigieuxMais, dans la bouche de certains connaisseurs, ce terme a une autre signification. En effet, la construction de la pyramide du Louvre se serait inspirée de celle de l'une des pyramides égyptiennes les plus connues, la pyramide de Khéops.Située à Gizeh et bâtie voilà plus de 4.500 ans, sous la IVe dynastie, cette pyramide, comme son nom l'indique, servit de tombeau au pharaon Khéops. Cet ouvrage est connu pour avoir une base carrée.Or c'est aussi le cas de la pyramide construite au Louvre. Elle n'a pas, bien sûr, les mêmes dimensions que sa devancière égyptienne. Comme la pyramide de Khéops est la plus grande de toutes les pyramides édifiées à Gizeh, il eût été difficile de bâtir un monument aussi imposant.En effet, la pyramide mesurait à l'origine plus de 146 mètres et sa base était de 230 mètres. Les proportions de la pyramide du Louvre sont donc bien plus modestes : 21,64 mètres pour la hauteur et une base carrée de 35,24 mètres de côté. Si bien que 280 de ces pyramides pourraient loger dans celle de Khéops.Ceci étant, la pyramide du Louvre est l'exacte réduction de la pyramide égyptienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 24, 2022 • 2min

Pourquoi les cornets à glace sont-ils en gaufrette ?

La dégustation d'une glace est l'un des plaisirs gustatifs de l'été. Et cette friandise ne va pas sans gaufrette croustillante. Mais à qui doit-on son invention ?Des gaufrettes décrites dès le XVIIIe siècleLes glaces et crèmes glacées se dégustent depuis le XVIIe siècle. À cette époque, elles sont présentées dans des récipients, le plus souvent en verre. Mais, dès le siècle suivant, les glaces sont parfois placées sur de petits cônes en gaufrette.La célèbre Encyclopédie est la première à les décrire. Ils sont alors faits de sucre et de farine. Puis, après la cuisson, la pâte est pressée entre deux plaques de fer gravées. On obtient ainsi, par ce procédé, le motif quadrillé devenu inséparable du cornet à glace.Dès lors, circulent de nombreuses recettes de gaufrettes, dans lesquelles on introduit parfois de la glace. Mais personne, avant le début du XXe siècle, ne revendique vraiment la paternité du cône en gaufrette servant de support aux glaces.Une invention très disputéeSi le cône en gaufrette s'est finalement imposé, c'est qu'il remplaçait avantageusement les coupelles en verre dans lesquelles on servait les glaces. En effet, comme de nombreux clients les cassaient ou ne les rapportaient pas, les glaciers finissaient par en manquer.L'invention du cône est revendiquée par plusieurs personnes. Ainsi, en 1903, un certain Italo Marchioni obtient un brevet pour un moule lui permettant de confectionner un cornet comestible pour ses glaces. Il prétend en faire usage depuis 1896.Il réclamera l'exclusivité de cette invention, mais, comme le brevet n'était valable que pour un seul type de moule, il perdra le procès intenté à ses concurrents.En effet, d'autres Américains prétendent avoir inventé le fameux cône. C'est le cas d'Ernest Hamwi, un pâtissier d'origine syrienne, qui l'aurait obtenu en roulant l'une de ses pâtisseries orientales.Mais c'est Antonio Valvona qui sera reconnu par la justice comme l'inventeur du cornet à glace. En 1902, en effet, il dépose le brevet d'une machine capable de le fabriquer. Et, en 1913, il attaque en justice Italo Marchioni, qui se trouve être son cousin, et gagne le procès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 23, 2022 • 2min

Pourquoi le 18ème siècle est-il le siècle des Lumières ?

Les Lumières sont le nom donné à un mouvement intellectuel qui, au XVIIIe siècle, met en avant l'usage de la raison et revendique, pour les individus, une large liberté.Une société fondée sur la liberté et la raisonCes "Lumières" sont donc supposées éclairer un monde plongé, jusque là, dans les ténèbres d'un despotisme sans partage. En effet, les philosophes et les écrivains qui illustrent ce mouvement n'ont de cesse de dénoncer le caractère arbitraire d'un pouvoir monarchique qui ne laisse aucune liberté au peuple.Or, des philosophes des Lumières comme Rousseau considèrent que la société doit être fondée sur une sorte de contrat passé entre des citoyens auxquels est reconnue une véritable liberté individuelle.L'homme doit donc être libre de ses convictions, même en matière religieuse. Pour les Lumières, l'action de cet homme libre doit aussi être fondée sur la raison. Elle doit lui permettre, avec le secours de la science, de comprendre les secrets d'un monde créé par Dieu, mais dont la compréhension lui est accessible.Le rôle essentiel de l'EncyclopédieAucun ouvrage ne représente mieux la philosophie des Lumières que la célèbre Encyclopédie, publiée, entre 1751 et 1772, par les soins de Diderot et d'Alembert.Ses 21 volumes de texte font le point sur les principales avancées de la science du temps. Les idées essentielles des Lumières, sur l'organisation du pouvoir et de la société et sur les droits naturels de tout homme, y sont affirmées avec force.C'est bien pourquoi l'ouvrage sera interdit à deux reprises par la Monarchie. Ce qui fait aussi l'intérêt de l'Encyclopédie, c'est la présence de 11 volumes de planches illustrées.Se voulant pédagogique et utilitaire, le livre veut en effet donner à chaque citoyen les moyens d'accéder à une connaissance sans laquelle la raison ne peut que s'exercer à vide.Ce mouvement des Lumières, qui s'est épanoui au XVIIIe siècle, n'est pas propre à la France. Sous le nom d'"Aufklärung", qui signifie "illumination", un mouvement comparable à celui des Lumières se développera en Allemagne durant une partie du XVIIIe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 22, 2022 • 2min

Comment un miracle est-il reconnu à Lourdes ?

Depuis les apparitions supposées de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, jusqu'à nos jours, seulement 70 cas de guérison miraculeuse ont été reconnues. Ce nombre infime, qui tend à diminuer encore, s'explique en partie par le caractère très strict de la procédure suivie.Des critères très strictsLes deux premières étapes de la procédure aboutissant à l'éventuelle reconnaissance d'une guérison miraculeuse sont d'ordre scientifique. En effet, la personne concernée doit d'abord soumettre son cas au bureau médical de Lourdes, créé dès 1883 par l'Église catholique.Il est à noter que les médecins présents ne sont pas seulement catholiques. S'ils estiment le cas suffisamment sérieux, ils adressent le dossier au comité médical international de Lourdes, fondé en 1947.Pour que la guérison soit considérée comme inexpliquée, dans l'état actuel de la science, par les médecins, il faut d'abord que le diagnostic soit parfaitement clair. Par ailleurs, la guérison doit être immédiate, complète et définitive.Enfin, la personne guérie ne doit pas avoir besoin de convalescence et aucune rechute ne doit être constatée. Le caractère très exigeant de ces critères explique que, depuis 1858, seulement 70 guérisons miraculeuses ont été reconnues, ce qui représente à peine 1 % des dossiers déposés au bureau médical.Une dernière étape d'ordre religieuxLa dernière étape de la procédure ne relève pas de la médecine. Une fois que les instances médicales ont reconnu le caractère inexplicable de la guérison, c'est à l'évêque du diocèse où réside la personne guérie d'entrer en scène.Aidé d'une commission diocésaine, le prélat doit interpréter la guérison comme un "signe de Dieu". C'est donc à lui qu'il revient d'en déclarer le caractère miraculeux. Il peut être amené, pour ce faire, à enquêter sur les mœurs et les convictions religieuses de la personne concernée.Il ne faut donc pas s'étonner qu'avec une sélection aussi rigoureuse, le nombre de guérisons jugées miraculeuses soit aussi faible. Et il a encore tendance à se réduire. Ainsi, seulement 5 cas de guérison miraculeuse ont été reconnues entre 1990 et 2018, alors qu'on en compte 25 entre 1946 et 1989. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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