Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Oct 11, 2022 • 3min

Qu'est-ce que “l'effet Ikea” ?

Pour écouter le podcast Faits Divers:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D--------------------------------------------Des chercheurs américains ont demandé à un groupe de volontaires d'estimer la valeur de deux meubles servant à ranger des disques. L'un d'eux était prêt à être utilisé tandis que l'autre devait être monté à partir de pièces détachées.La plupart des personnes ayant pris part à l'expérience ont estimé que le meuble à monter avait, à leurs yeux du moins, beaucoup plus de valeur que l'autre. Et pourtant, dans leur conception, c'étaient les mêmes meubles.Comment expliquer un tel phénomène ? En premier lieu, la personne qui vient de monter un meuble lui attache un plus grand prix en raison même de la peine qu'elle a prise à l'assembler.Par ailleurs, les talents que démontre le montage du meuble tend à valoriser celui qui l'a accompli. Là encore, cette réussite confère au meuble monté une plus grande valeur.Cette réaction psychologique est appelée "effet Ikea" par les chercheurs, du nom de cette enseigne spécialisée dans la vente de meubles en kit.Et ce meuble prend d'autant plus d'importance qu'il devient, pour les autres, la preuve même de l'habileté du bricoleur qui a mené cette tâche à bien. Ainsi flatté, il aura tendance à attribuer à son œuvre une valeur quelque peu exagérée.Un effet présent dans la vie quotidienneCet "effet Ikea" se retrouve dans d'autres circonstances de la vie quotidienne ou professionnelle. Il explique ainsi qu'un entrepreneur ou un commerçant, par exemple, attribuent à telle ou telle idée une plus grande valeur, pour la simple raison que c'est la leur.Ils ont donc du mal à y renoncer, même si on leur démontre son caractère erroné ou inefficace. De même, un propriétaire aura tendance à vendre une maison qui lui appartient plus cher qu'elle ne vaut.Il lui donne une telle valeur parce que c'est son bien ou qu'il y a passé plusieurs années de sa vie. Il s'agit donc là d'une appréciation subjective, qui n'a rien à voir avec une appréhension rationnelle des choses.Des chercheurs ont constaté qu'un tel processus mental existait aussi dans le monde animal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 10, 2022 • 2min

Quelle est l'une des plus grandes escroqueries du XXe siècle ?

Certains malfaiteurs font montre d'une imagination fertile, et de beaucoup d'audace, dans le montage d'escroqueries dont le récit laisse pantois.C'est le cas de l'arnaque mise au point par un Nigérian, Emmanuel Nwude. C'est un cadre bancaire, qui a même dirigé une banque. Grâce à ces antécédents professionnels, il a une bonne connaissance de ce secteur et de nombreuses relations dans ce milieu.Il était donc bien placé pour imaginer ce qui est sans doute l'une des plus grandes escroqueries du XXe siècle. En effet, en 1995, il n'hésite pas à proposer au directeur d'une banque brésilienne de financer un aéroport imaginaire, situé dans son pays, le Nigéria.Le banquier brésilien se laisse prendre au piège, appâté, au surplus, par la perspective d'une généreuse commission. Il se rend sur place, où Emmanuel Nwude, entouré de ses complices, se fait passer pour le dirigeant de la banque centrale nigériane. La banque brésilienne débourse alors, au total, près de 250 millions de dollars, dont plus de 190 en liquide, empochés par l'escroc nigérian.L'escroquerie progressivement découverteLa fraude est découverte deux ans plus tard, en 1997, à l'occasion du rachat de la banque brésilienne par une banque espagnole. Dans un premier temps, les nouveaux gérants de la filiale brésilienne s'aperçoivent que des fonds considérables ont été versés sur un compte situé sur l'une des îles Caïman.Interrogés, les cadres de l'ex banque brésilienne ne sont pas en mesure d'en justifier l'ouverture. Des investigations sont alors menées, au Nigéria, mais aussi à l'étranger. À la demande du président nigérian, une commission d'enquête se met également au travail.Le directeur de la banque brésilienne, qui fait faillite en 2001, est alors arrêté. De leur côté Emmanuel Nwude et ses complices sont appréhendés en 2004. Malgré les nombreux chefs d'accusation qui pèsent sur eux, ils plaident non coupables.Puis ils changent d'avis et Emmanuel Nwude est finalement condamné à une peine d'emprisonnement et à la confiscation de ses biens. Mais, à la surprise générale, il est libéré dès 2006 et entreprend dès lors de récupérer ses avoirs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 9, 2022 • 2min

Quelle est l'origine du salut militaire ?

De nos jours, les militaires de la plupart des armées occidentales font un salut spécifique. Ce salut militaire est dû au drapeau et aux officiers. Il obéit à une gestuelle bien précise.En effet, la main, paume ouverte, et maintenue dans le prolongement de l'avant-bras, est placée à côté du képi ou du casque. Le pouce et les autres doigts doivent rester joints, le coude un peu maintenu en arrière, à la hauteur des épaules.Un tel salut n'est exécuté que si le militaire n'est pas en armes. Dans le cas contraire, il salue d'un coup de menton sec tout en tenant son arme....Et les origines du salut militaireMais d'où vient ce salut militaire ? Pour les historiens, ses origines sont diverses et remontent très loin dans l'histoire du monde occidental. En effet, ce geste puiserait dans les habitudes des guerriers de l'Antiquité, mais aussi des voyageurs.Dans certaines circonstances, ils levaient la main droite, tenue largement ouverte, et la montraient aux autres combattants ou aux gens rencontrés. Ce geste signifiait qu'ils n'étaient pas armés et que leurs intentions étaient pacifiques.Les coutumes de la chevalerie médiévale auraient plus encore contribué à fixer le salut militaire, tel qu'il est encore pratiqué aujourd'hui. En effet, les chevaliers avaient coutume de se saluer, avant le début d'une joute, en portant le bras droit à la hauteur de la visière du heaume.Ils la relevaient alors pour découvrir leur visage. Cet usage aurait eu pour but de dévoiler leur identité, même si celle-ci était déjà indiquée par leurs armoiries. Quoi qu'il en soit, il s'agissait surtout d'un geste de courtoisie et de respect mutuel.Plus tard, à partir du XVIIe siècle, le geste prend plutôt une signification religieuse. Deux doigts pointés vers le ciel désignent, avec le pouce, la Trinité catholique.Puis le salut militaire a progressivement pris la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. En France, il continue de se faire la paume ouverte. Dans d'autres pays, comme les Etats-Unis, il s'effectue la paume couverte, cet usage étant surtout celui de la marine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 6, 2022 • 2min

Pourquoi Louis XVI a t-il écrit “Rien” le 14 juillet 1789 ?

A posteriori, les historiens ont critiqué, de manière plus ou moins explicite, l'attitude de Louis XVI durant la période révolutionnaire.On lui a notamment reproché son comportement timoré et hésitant, qui l'aurait empêché de prendre l'exacte mesure des événements capitaux qui se déroulaient à Paris et dans toute la France.Certains déplorent aussi le double jeu qu'il aurait joué, feignant de soutenir la Révolution, tout en préparant sa fuite en sous-main et en correspondant avec des ennemis de la France comme l'Empereur d'Autriche.D'une manière générale, Louis XVI est vu comme un homme dépassé par le cours de l'Histoire. Cette perception est notamment renforcée par une mention dans son journal, qui fit couler beaucoup d'encre.Un journal de chasseEn effet, le Roi n'écrit qu'un seul mot dans son journal, à la date du 14 juillet 1789. Et ce petit mot est, pour beaucoup, le symbole même de l'aveuglement du monarque.En effet, pendant que les Parisiens en colère prennent la Bastille, le Roi trace les quatre lettres qui composent le mot "rien". Le Roi n'aurait rien perçu d'important dans un événement qui devait pourtant marquer le début d'une nouvelle ère.En fait, la question est mal posée. Le carnet dans lequel Louis XVI a inscrit ce petit mot n'est pas un journal intime. De fait, le Roi n'aimait guère s'épancher ou raconter sa vie.Il s'agissait plutôt d'un journal de chasse. Passionné par cet exercice, comme tous les Bourbons, Louis XVI y notait son tableau de chasse. Et si, le 14 juillet 1789, il a inscrit "rien", comme d'ailleurs la veille ou le surlendemain, c'est que, ce jour-là, le Roi était rentré bredouille.Il est vrai que Louis XVI mentionnait parfois quelques faits dans ce journal. Mais il s'agissait, pour l'essentiel, d'événements auxquels il avait participé. Ainsi, le 15 juillet, il fait allusion à une séance des États-Généraux, qu'il avait présidée.A priori, et compte tenu de ses habitudes, il n'avait guère de raisons de mentionner un événement qui, bien entendu, n'avait pas requis sa présence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 5, 2022 • 2min

Qu'est-ce que “L'Orphan Train Movement” ?

L'"Orphan Train Movement" est une œuvre de charité initiée, en 1853, par un philanthrope américain, Charles Loring Brace. Son but était de sauver de la misère et de la délinquance les milliers d'enfants abandonnés qui, à cette époque, n'avaient d'autre choix que de vivre dans la rue.À la fin du XIXe siècle, il y en aurait eu plus de 30.000 rien qu'à New York, dont certains étaient fort jeunes. Brace s'émeut du sort de ces enfants laissés à eux-mêmes.Privés d'abri, mal nourris et n'ayant aucun accès à l'éducation, ils sont soumis à toutes les tentations et nombre d'entre eux tombent dans la délinquance. Leur unique horizon est donc bien souvent la prison.Or les orphelinats, déjà surpeuplés, ne peuvent accueillir ces enfants des rues. D'ailleurs, Charles Loring Brace ne pense pas qu'ils soient à même de résoudre le problème posé par ces enfants abandonnés.Des convois d'orphelinsLe philanthrope imagine alors de transférer ces enfants vers des États du Nord-Ouest des États-Unis. Il se met en quête de personnes y habitant, qui souhaitent adopter des enfants ou ont besoin d'une aide pour les travaux des champs.Charles Loring Brace rassemble donc un certain nombre de ces enfants, les divise en groupes, placés sous la surveillance de quelques adultes, et les envoie dans l'Ouest à bord de trains spécialement affrétés.Au début, les conditions de voyage sont assez spartiates, mais elles s'améliorent avec le temps. À leur descente du train, les enfants sont parfois adoptés séance tenante par leurs nouveaux parents.Mais ils sont souvent consduits dans un endroit spécialement conçu à cet effet. Là, ils donnent parfois un petit spectacle, pour se mettre en valeur. Certaines personnes les examinent de près, un peu comme des maquignons désireux d'acheter un cheval.Certains assimilient même cette scène doutzeuse à un marché aux esclaves. Même si certains enfants sont exploités ou tombent sous la coupe de proxénètes, la plupart sont adoptés par des gens en mal d'enfant, qui leur offrent une vie meilleure. L'"Orphan Train Movement", qui a déplacé plus de 250.000 enfants, prend fin en 1929. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 4, 2022 • 2min

Comment Gillette a inventé le “freebie marketing” ?

L'homme d'affaires King Camp Gillette crée sa compagnie en 1901 et, trois ans plus tard, fait breveter un nouveau modèle de rasoir fonctionnant avec un nouveau type de lames jetables.Dans un premier temps, les rasoirs sont vendus à un prix élevé, correspondant à peu près à la moitié du salaire hebdomadaire moyen d'un ouvrier. Ces nouveaux rasoirs séduisent pourtant de très nombreux clients.Il s'en vend en effet des millions. Mais, au début des années 20, la concurrence se fait plus active. Gillette est donc obligé de faire breveter un autre modèle de rasoir. Mais pour mieux le vendre, il aurait eu une idée qui donnera naissance à une forme de marketing encore très pratiquée de nos jours.Un nouveau concept de marketingGillette aurait résumé ce nouveau concept par la formule suivante :" donnez-leur le rasoir, vendez-leur les lames". Et, de fait, le prix du rasoir baisse de manière notable, tandis que celui des lames augmente.Le produit principal, moins cher, se vendra donc mieux. Mais, comme il ne peut fonctionner qu'avec des lames jetables, leur vente, à un prix plus élevé, devrait compenser, et même au-delà, le manque à gagner occasionné par la vente des rasoirs.Gillette aurait donc élaboré un nouveau concept, le "freebie marketing", appelé parfois "lame et rasoir" en l'honneur de son inventeur. Il consiste donc à abaisser le prix d'un produit principal, afin de pouvoir augmenter le prix, et les ventes, d'un produit complémentaire, l'un ne pouvant fonctionner sans l'autre.Dans certains cas, le produit complémentaire n'est pas bradé, il est donné, du moins au début, sous forme d'échantillons gratuits. On en attend un effet d'attraction, propre à stimuler la vente du produit principal.De nombreux produits, comme des machines à café, des téléphones portables ou des consoles de jeux, sont vendus selon ce principe.Cependant, il semblerait que King Camp Gillette n'ait pas été l'inventeur du "freebie marketing". D'après certaines sources, ses concurrents sur le marché du rasage l'auraient mis au point avant lui. Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui encore la paternité de ce procédé lui est toujours attribuée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 3, 2022 • 2min

Pourquoi l'esclave Tom Fuller est-il célèbre ?

Thomas, ou Tom, Fuller naît en 1710, en Afrique occidentale. À l'âge de 14 ans, il est enlevé par des marchands d'esclaves et emmené aux États-Unis. Là, il est vendu au propriétaire d'une plantation, en Virginie.Bien entendu, Thomas Fuller, qui est voué aux travaux des champs, n'a reçu aucune instruction. C'est donc un analphabète, incapable de lire l'anglais. Et pourtant, il a d'étonnantes facultés.En effet, ses prouesses en calcul mental sont surprenantes. Sa réputation commence à se répandre et des visiteurs, parfois connus, viennent le rencontrer. Ils veulent se rendre compte par eux-mêmes et voir si les capacités qu'on lui attribue sont bien réelles.Un talent non reconnu à sa juste valeurThomas Fuller ne déçoit pas ses visiteurs. Il exécute devant eux, en un temps record, des calculs qui les laissent pantois. À la requête de personnes venues le voir, il indique combien il y a de secondes en 18 mois. Et il ne lui faut que deux minutes pour parvenir à ce résultat.Plus surprenant encore, il donne à l'un de ses interlocuteurs le nombre de secondes qui se sont écoulées en 70 ans, plus quelques jours et heures. Mais là, le visiteur, qui a lui-même fait le calcul, croit avoir décelé une erreur dans celui effectué par l'esclave, en moins de deux minutes.Thomas Fuller s'est-il enfin trompé ? Nullement. Il répond que son "examinateur" a oublié de compter les années bissextiles dans son calcul. Mais lui ne les a pas négligées !Ses dons pour le calcul, qui font de lui une véritable calculatrice vivante, seront utilisés par ses maîtres. Il les aidera en effet dans la gestion de leur exploitation agricole.Quand il meurt, en 1790, Thomas Fuller, surnommé le "calculateur de Virginie", ne reçoit pas les hommages qu'il mérite. Son cas, cependant, apporte de l'eau au moulin de tous ceux qui, notamment durant la Révolution française, réclament l'abolition de l'esclavage.L'exemple de cet esclave arithméticien montre bien, à leurs yeux, qu'un Noir n'est pas inférieur à un Blanc. Convenablement instruit, il peut montrer autant de talent que lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 2, 2022 • 2min

Pourquoi faut-il travailler en continu ?

Le travail en continu serait plus bénéfique. C'est du moins le constat fait par l'économiste suédois Sune Carlson, dans un ouvrage paru en 1951. En effet, il aurait constaté qu'un cadre était interrompu dans son travail toutes les 20 minutes.Cette plus grande efficacité du travail continu est, de ce fait, connu sous le nom de "loi de Carlson".En effet, un travail sans cesse interrompu par des sollicitations extérieures ou la lecture de ses mails serait moins productif. Cette hypothèse, formulée par Carlson, a été confirmée par des études menées en milieu professionnel.Ainsi, dans un entretien accordé à un journal américain, une chercheuse indique qu'il faudrait plus de 20 minutes pour se remettre vraiment au travail après une interruption.Par ailleurs, les personnes interrompues dans leur travail essaieraient de travailler plus vite, afin de rattraper le temps perdu. Ce qui augmenterait leur niveau de stress, entraînant ainsi un certain mal-être au travail.Éviter un trop grand morcellement du travailCarlson avait déjà imaginé des remèdes pour lutter contre ce fractionnement du travail. Ainsi, il avait suggéré de regrouper les tâches similaires. Même après une interruption, la reprise du travail en est facilité. Carlson parlait, dans ce cas, d'un travail en "séquences homogènes".Dans le même ordre d'idées, il est plus facile de se concentrer, même après avoir été interrompu, si on se consacre à la même tache durant un laps de temps donné.De même, la journée de travail serait moins morcelée si les salariés ne consultaient pas leur portable à la moindre notification. À cet égard, la consultation de sa boîte mail deux fois par jour paraît suffisante.Enfin, on peut faire comprendre à ses collègues que, durant un certain temps, toute distraction serait préjudiciable à la qualité de son travail.Ceci dit, certains préfèrent varier les tâches, pour être plus créatifs ou ne pas tomber dans la routine. Et il faut se garder de confondre les interruptions et les pauses. Si les premières perturbent le travail, les secondes, qui assurent un repos nécessaire, sont indispensables à son efficacité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 29, 2022 • 2min

Pourquoi la Suisse est-elle devenue le pays des montres ?

La Suisse est bien connue pour son chocolat et pour ses montres. La précision des mécanismes et l'élégance des modèles fait depuis des siècles la réputation des horlogers helvétiques.Mais à quand remonte cette tradition horlogère ? On la doit à Jean Calvin qui, avec Luther, est l'un des principaux artisans de la Réforme protestante.Chassé de France pour ses idées, Calvin s'installe à Genève en 1536. Il a, dès le début de son séjour, une grande influence sur les institutions et les habitants de la ville, déjà gagnée à la Réforme.En effet, Calvin joue un grand rôle dans la réforme de l'Église genevoise et fait régner une véritable terreur sur la ville.Des montres à la place des bijouxCalvin est un puritain dans l'âme. Il a une vision très rigoriste des mœurs que, selon lui, doivent adopter ses concitoyens. De ce fait, il ne s'occupe pas que du dogme et de l'organisation de l'Église, il régente aussi la vie quotidienne.Ainsi, il bannit les fêtes et les réjouissances et prescrit aux Genevois de porter un costume modeste, où le noir domine. Bien entendu, les bijoux et autres colifichets sont interdits, car ils peuvent induire des tentations coupables.Les habitants se plient d'autant plus à ces ukases qu'ils font l'objet d'une surveillance constante. Mais, bien entendu, toutes ces restrictions provoqyuent la consternation parmi certains corps de métier.C'est le cas des cafetiers, mais aussi des orfèvres et des joailliers. Vont-ils devoir meettre la clef sous la porte ? Pour éviter la ruine, une idée leur vient : pour remplacer les bijoux, pourquoi ne fabriqueraient-ils pas des montres et des horloges ?Aussitôt dit aussitôt fait. Les orfèvres genevois se reconvertissent dans l'horlogrie dès le début des années 1540. Et ils se mettent si bien au travail que leur réputation grandit rapidement et franchit même les frontières un demi-siècle plus tard.Et, à la fin du XVIIe siècle, de nombreux horlogers français, chassés par la Révocation de l'édit de Nantes, s'établissent en Suisse et apportent leur savoir-faire à une industrie horlogère qui, décidément, doit beaucoup à la France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 28, 2022 • 3min

Pourquoi les bus anglais sont-ils rouges et ont deux étages ?

Pour écouter mon podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D-------------------------------------------------------Si l'on ne va pas à Londres uniquement pour les voir, les bus rouges à impériale font tout de même partie des curiosités qui attirent les touristes dans la capitale anglaise.Des bus écarlates...Pour savoir pourquoi les bus anglais sont rouges, il faut remonter au tout début du XXe siècle. C'est en effet à ce moment que des bus ont commencé à circuler dans la ville de Londres, notamment.Mais, à cette époque, il existait plusieurs compagnies. Elles ont décidé d'adopter des couleurs différentes pour leurs bus, afin de les distinguer. En 1907, l'une d'elles, la London General Omnibus Company, choisit le rouge.Et lorsque, en 1933, ces compagnies se sont réunies pour n'en former qu'une seule, la couleur rouge a été conservée. Peut-être par référence à l'une des couleurs du drapeau britannique, mais surtout parce que cette couleur vive permettait de mieux repérer les bus....Et à deux étagesSi les bus sont devenus un véritable emblème de capitale britannique, ce n'est pas seulement en raison de leur couleur. Ils présentent en effet une autre particularité : leur niveau supérieur.On appelle bus à impériale ces véhicules à deux étages. En référence à certains carrosses, dont la partie supérieure avait reçu ce nom.Ils ont commencé à circuler à Londres dès 1910. Les bus à impériale les plus connus, très prisés des visiteurs, étaient du modèle Routemaster. Mis en service dès 1956, ils ont cessé de circuler en 2005, pour être remplacés par des véhicules plus modernes.Dans ces bus à impériale, les tickets étaient vérifiés par un contrôleur. Les passagers pressés pouvaient sauter sur la plateforme arrière alors que le véhicule circulait. Ce qui, bien sûr, n'allait pas sans risques.Par ailleurs, un ingénieux système de périscope permettait au conducteur de surveiller les évolutions des passagers installés à l'étage.L'Angleterre n'a pas l'exclusivité de ce type de bus. On en trouve aussi à Berlin à Bruxelles, à Hong Kong et dans d'autres villes de par le monde. À Paris, quelques bus à impériale ont circulé à certaines périodes, jusqu'à la fin des années 70. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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