Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Feb 1, 2023 • 2min

Peut-on habiter une cave ?

L'inflation actuelle n'épargne pas les loyers, dont le prix augmente fortement. Par ailleurs, le marché immobilier demeure très tendu dans certaines villes.Dans ces conditions, certaines personnes peuvent être tentées de transformer leur cave en un local habitable, qu'ils pourront habiter ou louer. Mais une telle démarche est-elle possible ? En principe non.En effet, la loi est formelle. Elle ne considère pas une cave, dès lors qu'elle est privée d'ouverture vers l'extérieur, comme un local propre à l'habitation. Il est donc interdit de vendre ou de louer un sous-sol à des fins d'habitation.Cependant, rien ne vous interdit d'aménager votre cave en vue de l'habiter. À condition, toutefois, d'entreprendre certaines démarches.La première chose à faire, c'est d'obtenir l'autorisation de la ville pour entreprendre les travaux nécessaires à l'aménagement d'une ou plusieurs pièces dans le sous-sol.Certaines municipalités donnent volontiers cet accord, surtout si la cave est petite. D'autres la refusent de manière systématique. Cette attitude se justifie notamment par la peur d'une inondation ou par une communication de la cave avec les égouts.La Mairie peut aussi craindre que le sous-sol aménagé ne soit transformé en un appartement loué, qui ne réponde pas aux normes requises d'habitabilité. Il est à noter qu'une éventuelle autorisation ne sera donnée que pour un "souplex", autrement dit un logement comprenant un rez-de-chaussée et un niveau en sous-sol.L'accord de la ville obtenu, il vous faudra solliciter celui des copropriétaires, surtout si les travaux prévus touchent aux structures de l'immeuble.Il faut ensuite prévoir certains aménagements. Il convient notamment d'isoler parfaitement le sol et de traiter les murs contre l'humidité. La mise en place d'un système de ventilation adapté est tout aussi indispensable.Il faut aussi s'efforcer d'apporter de la lumière à ce logis souterrain, en l'ouvrant par exemple sur le rez-de-chaussée. Si vous parvenez à transformer votre cave en une ou plusieurs pièces à vivre, vous ne paierez pas plus d'impôts locaux. En effet, le sous-sol n'est pas compté comme une partie à part entière du logement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 31, 2023 • 2min

Pourquoi la mer Morte porte-t-elle ce nom ?

La mer Morte se trouve au Proche-Orient, partagée entre Israël, la Jordanie et la Palestine. En fait, elle n'a de mer que le nom. Enclavée dans les terres, elle a en effet tout l'aspect d'un lac.La première particularité de cette étendue d'eau est sa situation. En effet, elle se trouve à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer. Ce qui en fait l'une des zones les plus basses sur terre.Mais ce qui fait surtout la singularité de la mer Morte, c'est le taux de salinité de ses eaux. Elles comportent en effet environ 300 grammes de sel par litre, soit à peu près dix fois plus que dans les autres mers et océans du monde.C'est portés par cette masse de sel que les baigneurs peuvent flotter sans aucun effort sur les eaux de la mer Morte. Mais s'ils peuvent y faire la planche, ils doivent se garder d'en avaler le sel qui, à ceMais pourquoi appelle-t-on ce grand lac la "mer Morte" ? Il faut d'abord préciser que ce nom n'est pas récent. Dans l'Antiquité, les Grecs la nommaient ainsi et on retrouve ce nom dans la Bible.Si elle a été baptisée de ce nom lugubre, c'est que ces eaux semblent inhabitées. Et, de fait, à part quelques micro-organismes et des champignons très résistants, aucune espèce ne peut survivre dans ces eaux gorgées de sel.Très tôt, les pêcheurs se sont donc aperçus qu'il ne servait à rien de tendre ses filets sur les eaux de ce vaste lac. En effet, ils ne pourraient que rentrer bredouilles.Aucune plante ne poussait non plus sur les rives ou le fond de cette mer. Cet endroit aride, dépourvu de végétation, a également contribué à associer cette mer à un lieu désert et sans vie.Et c'est cette concentration excessive de sel qui empêche le développement d'espèces animales et végétales sur les rives et dans les eaux de la mer Morte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 30, 2023 • 2min

Pourquoi le drapeau LGBT est-il arc-en-ciel ?

Destinée à mettre en avant les personnes LGBT, la "marche des fiertés" est devenue, dans de nombreux pays du monde, un événement majeur. Et les participants à ces cortèges arborent volontiers le drapeau arc-en-ciel, emblème reconnu des communautés gays et lesbiennes.Mais pourquoi ce drapeau affiche-t-il ces couleurs ? On le doit à un jeune soldat américain, qui en conçoit le prototype en 1978, à l'occasion de la huitième Gay Pride de San Francisco.Il choisit alors, pour cet emblème, la plupart des couleurs de l'arc-en-ciel, à savoir le rose, le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le bleu, l'indigo et le pourpre. À part le rose, on a là, de fait, toutes les teintes de l'arc-en-ciel.Mais pourquoi avoir choisi de telles couleurs ? Pour Gilbert Baker, elles représentent bien la diversité des orientations sexuelles qui caractérise le mouvement LGBT. Pour lui, elles sont aussi symboles de tolérance et d'inclusion.Souvent vives, ces couleurs ont parfois servi de signe de ralliement, à des époques où l'homosexualité était considérée comme un délit. Ainsi, l'œillet vert qu'il arborait à sa boutonnière était, pour Oscar Wilde, un clin d'œil adressé aux initiés.De même, le rose était la couleur du triangle cousu sur la tenue des homosexuels déportés dans les camps de concentration de l'Allemagne nazie.Le choix de ces couleurs fait aussi référence à la célèbre chanson "Over the rainbow", que Judy Garland interprète, en 1939, dans le film "Le magicien d'Oz", réalisé par Victor Fleming. Or on sait que l'actrice était devenue, au fil des années, une véritable icône gay.Dans le langage des couleurs, enfin, ces teintes ont des significations auxquelles peut être sensible la communauté homosexuelle. Ainsi, le rouge symbolise la vie, l'orange la guérison et le vert la nature.Le drapeau LGBT a cependant subi une petite transformation. Il a rapidement perdu deux de ses couleurs, le rose et l'indigo. Le but de cette modification était purement pratique. Réduit à ces six couleurs, un nombre pair, l'étendard était plus facile à plier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 29, 2023 • 2min

Quelle expression est née lors de la Grande Peste de Londres ?

Il n'est pas rare que, dans la vie courante, nous utilisions des expressions dont nous ne connaissons pas l'origine. C'est le cas de l'expression "six pieds sous terre".Quand on précise qu'une personne est enterrée "six pieds sous terre", on veut dire par là que le cercueil où elle repose est profondément enfouie dans le sol. Comme cette expression utilise le terme "pied", on se doute qu'elle provient d'outre-Manche, où cette unité de mesure était utilisée.En effet, "six pieds sous terre" nous vient bien d'Angleterre. L'expression aurait été forgée à l'occasion de la grande épidémie de peste qui frappe le pays, et notamment sa capitale, Londres, en 1665.Si c'est la dernière manifestation de la peste dans le pays, du moins à cette échelle, c'est aussi la plus meurtrière. En effet, elle aurait fait entre 75.000 et 100.000 morts, soit environ 20 % de la population de Londres.On le sait, la médecine du temps était très démunie face à des maladies comme la peste. De leur côté, les autorités s'efforçaient surtout d'éviter tout ce qui pouvait favoriser la contagion.C'est ainsi que les malades étaient quasiment abandonnés dans leurs maisons, marquées d'une croix. On croyait que la maladie se transmettait non seulement par les vivants mais aussi par les morts.D'où la nécessité d'enterrer les cadavres aussi profondément que possible dans la terre. De telle sorte que les miasmes de la peste ne puissent s'échapper des tombeaux et que les chiens ne puissent déterrer les cadavres.Les édiles londoniens prennent alors leurs dispositions : les fossoyeurs devront enfouir les dépouilles à une certaine profondeur. Ils devront en effet creuser jusqu'à 6 pieds avant de déposer le cercueil.Le pied anglais valant 32,4 cm, 6 pieds correspondent à 1m80, ce qui paraissait suffisant pour écarter tout danger de contagion. En France, on creuse des fosses moins profondes. En effet, depuis la Révolution, celles-ci doivent avoir 1m50 de profondeur. Il est vrai que, dans certains cas, le Conseil municipal peut décider de déroger à cette mesure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 26, 2023 • 2min

Qui est le vrai Tintin ?

Qui ne connaît les aventures de Tintin, le célèbre reporter imaginé par Hergé ? Il semblerait que, pour créer son personnage, l'auteur belge se soit inspiré d'un modèle.Tintin ressemblerait en effet à un certain Palle Huld. C'est en voyant une photographie de ce jeune Danois, né en 1912, et mort en 2010, presque centenaire, qu'Hergé aurait eu l'idée du personnage qui allait faire sa renommée.En regardant ce cliché, pris sur la place Rouge de Moscou, en 1928, on aperçoit tout de suite des similitudes entre cet adolescent de 15 ans et le futur Tintin. Il porte en effet des pantalons de golf, un veston boutonné, recouvert d'un ample manteau. Et il est coiffé d'une large casquette.Bref, la tenue même de Tintin, qu'on croirait sorti de ses albums pour venir poser devant l'objectif du photographe. Peu de temps s'est écoulé entre cette photo, qu'elle ait ou non inspiré la création de Tintin, et la première apparition du fameux reporter, le 10 janvier 1929, dans les pages d'un journal belge.Cette photo de Palle Huld a été prise au cours d'un tour du monde qu'effectuait alors le jeune homme. Le périple était organisé par un journal danois, à l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Verne.Palle Huld avait été choisi parmi de très nombreux candidats. Interrogé à la fin de sa vie, il pensait que son allure juvénile et ses cheveux roux, peu fréquents au Danemark, lui avaient valu d'être désigné.Apprenti à cette époque, l'adolescent se lance alors, au grand effroi de sa mère, dans une odyssée de plus de 32.000 kilomètres, accomplie en un mois et demi. Il pouvait voyager de la manière qui lui convenait le mieux, sans avoir le droit de prendre l'avion.Ce périple, qui n'était pas sans danger, l'a porté aux quatre coins du monde, de l'Amérique du Nord à la Russie, en passant par le Japon. Au retour, le jeune homme est accueilli en héros. Plus tard, il devient acteur, au théâtre comme au cinéma. Il écrit aussi un livre sur son voyage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 25, 2023 • 2min

Que sont les prêtres-ouvriers ?

Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s'engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.Il leur semble que c'est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l'esprit de leur mission sacerdotale.Ce travail en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d'autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.L'expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.L'Église a autorisé le mouvement, mais du bout des lèvres. En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.En effet, elle leur paraît incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l'ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l'exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s'engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Aussi, en 1954, Pie XII encadre-t-il de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII mettra même fin à l'expérience en 1959.Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la Mission ouvrière, qui regroupe les acteurs de l'évangélisation en milieu ouvrier.L'expérience est d'abord un succès, puisqu'on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n'en resterait qu'une quinzaine encore en activité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2023 • 2min

L'année a-t-elle toujours commencé le 1er janvier ?

L'usage de faire commencer l'année le 1er janvier n'est pas nouveau. Il est même très ancien, puisqu'il remonte au premier siècle avant notre ère. En effet, en 45 avant J.-C., Jules César décide d'adopter un nouveau calendrier, fondé sur le soleil, ou plutôt sur les mouvements de la terre par rapport à cet astre.Ce calendrier, composé de 365 jours, commence le 1er janvier et prend le nom de son inventeur. Ce calendrier julien est promis à un bel avenir.En effet, dès le milieu du IVe siècle, l'Église l'adopte. Le 1er janvier correspond, en effet, à une date importante pour elle, la circoncision de Jésus, célébrée huit jours après sa naissance.Même si l'Église, par la voix du Pape, a fixé le début de l'année au 1er janvier, cette date n'est pas toujours acceptée. Au IXe siècle, Charlemagne décide que l'année commencera le 25 décembre, date qui, en l'an 800, marque son couronnement comme Empereur.Par ailleurs, l'année débute le 1er mars dans certaines provinces françaises. En France, cependant, un usage assez général voulait que l'année commence plutôt le jour de Pâques.Il faut attendre 1564 pour que le Roi Charles IX, par l'édit de Roussillon, impose le 1er janvier comme date du début de l'année, et ce sur l'ensemble du territoire français.Dix ans plus tard, en 1584, le Pape Grégoire XIII met en place un nouveau calendrier solaire, le calendrier grégorien qui, pour l'essentiel, reprend la structure du calendrier julien.Ce nouveau calendrier reprend, comme date du début de l'année, le 1er janvier qui, en 1622, est étendu par Rome à l'ensemble des pays catholiques.On sait, par ailleurs, que, dans de nombreux pays, marqués par une culture et une religion différentes, l'année ne commence pas le 1er janvier. Ainsi, le nouvel an islamique, lié aux variations d'un calendrier lunaire, débute souvent en été, alors que dans des pays bouddhistes, comme le Laos ou Sri Lanka, l'année commence entre le 12 et le 15 avril. Et le nouvel an chinois est encore placé à une date différente. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 23, 2023 • 2min

Shakespeare a-t-il vraiment écrit ses pièces ?

L'un des plus grands écrivains de tous les temps, William Shakespeare, est-il vraiment l'auteur de ses pièces ? Pour certains, la question n'est pas aussi incongrue qu'elle peut le paraître.Elle se pose en tous cas depuis près de deux siècles. Ceux qui réfutent à Shakespeare la paternité de ses œuvres mettent en avant un certain nombre d'arguments. Le premier d'entre eux est la quasi absence de documents attestant la rédaction de ces pièces par Shakespeare.Ainsi, il n'existe pas de manuscrits ou de brouillons de ces pièces, ni de notes prises par cet écrivain. Par ailleurs, les sceptiques doutent qu'un homme d'une aussi modeste origine ait pu acquérir les connaissances nécessaires à la rédaction de ses œuvres.Ils se demandent où ce fils de gantier, né en 1564, dans la petite ville de Stratford-upon-Avon, aurait été chercher les informations qui lui ont permis de décrire, avec une grande précision parfois, les règnes de Richard III ou d'Henry V ou comment il aurait acquis les notions juridiques qui apparaissent dans ses pièces.Mais pour nombre de spécialistes et d'universitaires, il n'existe aucune preuve sérieuse d'une telle supercherie littéraire. On a plutôt des raisons de croire que Shakespeare fut bien l'auteur de ses pièces et de ses sonnets.On possède en effet des copies imprimées de certaines pièces de Shakespeare, sur lesquelles figure son nom. Il existe également, au sein de la compagnie théâtrale dont il faisait partie, des traces de son activité d'acteur.Par ailleurs, les détracteurs de Shakespeare n'ont pu se mettre d'accord pour attribuer ses écrits à un autre écrivain. Le très grand nombre d'auteurs auxquels on a pu attribuer l'écriture des pièces de Shakespeare, dont Francis Bacon ou le dramaturge Christopher Marlowe, montre bien, pour ses partisans, la légèreté d'une hypothèse étayée par aucun élément solide.Ils rappellent enfin que le candidat jugé le plus sérieux, Edward de Vere, comte d'Oxford, est mort en 1604, soit des années avant la publication de certains chefs-d'œuvre de Shakespeare, comme "Le Roi Lear" ou "Macbeth". À l'heure actuelle, le débat reste donc ouvert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 22, 2023 • 2min

Pourquoi le Memorandum de Budapest a-t-il désarmé l'Ukraine ?

En ce début d'année 2023, la guerre entre la Russie et l'Ukraine entre dans son onzième mois. Si les Occidentaux affichent un soutien sans faille à l'Ukraine, notamment en lui livrant de grandes quantités d'armes, les autorités de ce pays ont pu déplorer que ses alliés ne s'engagent pas de manière encore plus active à ses côtés.Pour justifier un tel soutien, elles évoquent parfois un document signé, entre autres, par la Russie, l'Ukraine et certains pays occidentaux. Il s'agit du Mémorandum de Budapest, qui date de 1994.Paraphé par la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, auxquels s'ajouteront la Chine et la France, ce mémorandum se présente en fait sous la forme de trois accords, conclus respectivement avec l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan.L'objet principal de ce Mémorandum est de prévoir la dénucléarisation de ces trois pays qui, après la disparition de l'URSS, en décembre 1991, ont accédé à l'indépendance.Or il se trouve que l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan possédaient des armes nucléaires sur leur territoire. Les puissances nucléaires, et notamment les États-Unis, voulaient éviter que d'autres pays accèdent à ce type d'armement.Au terme d'une longue période de négociations, ces trois anciennes Républiques soviétiques ont donc accepté de démanteler leurs installations nucléaires offensives et de signer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, entré en vigueur en 1970.Mais ils ne l'ont pas fait sans contreparties. En échange de la renonciation de ces trois pays aux armes nucléaires, les signataires, et donc la Russie, se sont engagés à respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, de la Biélorussie et du Kazakhstan.En envahissant l'Ukraine, le 24 février 2022, la Russie a donc violé ce Mémorandum de Budapest, dont elle était signataire. Mais le Président ukrainien a aussi accusé les autres signataires de cet accord de ne pas le respecter, en refusant à son pays le soutien militaire que, d'après lui, ce document diplomatique impliquait.En fait, le texte de l'accord ne prévoit pas expressément d'intervention militaire des pays signataires en cas d'agression contre l'Ukraine, surtout si le pays agresseur n'utilise pas l'arme atomique contre elle.. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 19, 2023 • 2min

Pourquoi Jules César est-il surnommé “la femme de tous les maris” ?

Dans l'Antiquité, les mœurs étaient, à certains égards, plus libres qu'elles ne le sont aujourd'hui. Ainsi, aucun jugement moral n'était porté, du moins en principe, contre un citoyen romain attiré par un autre homme ou un jeune adolescent. Cette forme de sexualité était si bien acceptée qu'aucun mot spécifique ne désignait ce que nous appelons aujourd'hui l'"hétérosexualité" et l'"homosexualité". Aussi l'aventure homosexuelle prêtée à Jules César, notamment par Suétone, ne suscita-t-elle que les railleries de ses soldats. Mais, dans ces plaisanteries de caserne, ils prenaient tout aussi bien pour cibles les exploits amoureux plus "classiques" de leurs chefs. Et on sait qu'à cet égard aussi, l'amant de Cléopâtre, et, d'après la rumeur, de bien d'autres femmes, avait une réputation bien établie. Si l'on en croit ce qu'écrit Suétone, dans sa "Vie des douze Césars", Jules César aurait donc eu, dans sa jeunesse, une liaison masculine. Apparemment, on ne lui en connaît pas d'autres. À supposer même que l'aventure attribuée au futur dictateur soit avérée. Cette relation homosexuelle, César l'aurait eu avec Nicomède IV, Roi de Bithynie, une région du nord de l'Anatolie, dans la Turquie actuelle. Vers 80 avant J.-C., le jeune homme, au début de sa carrière, y est envoyé par Rome, qui exerce une sorte de tutelle sur le royaume. Il doit notamment lever une flotte, au bénéfice de l'Empire. Une fois sur place, les relations entre le souverain et le jeune ambassadeur seraient devenues intimes. Aux dires de Cicéron, Nicomède aurait fait conduire César dans sa chambre et l'aurait fait coucher sur son lit. Pour les méchantes langues, il serait même devenu le "prostitué" du Roi. Pourtant, Suétone lui-même reconnaît que rien, dans la vie de César, n'autorise à penser qu'il eut une seule autre liaison du même genre. Ce qui n'empêchera pas les ragots d'aller bon train. Ainsi, rapporte Suétone, on disait que César était "le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris", une claire allusion à sa prétendue bisexualité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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