Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Jan 18, 2023 • 2min

Pourquoi la torche olympique a-t-elle une origine nazie ?

Célébrés tous les quatre ans, depuis la renaissance de cette manifestation, en 1896, les jeux olympiques ont leurs traditions. L'allumage et le parcours de la flamme olympique sont l'une des plus connues. En effet, la flamme est embrasée à Athènes, le berceau antique des Jeux, et des athlètes se relaient ensuite pour l'acheminer jusqu'au lieu de la compétition. On entend souvent dire que cette cérémonie s'inspire des usages de l'Antiquité. Et il est vrai que, dans la Grèce antique, un feu sacré était allumé en permanence dans les grands sanctuaires, et notamment celui d'Olympie. Par ailleurs, les costumes portés lors de la cérémonie d'allumage de la flamme olympique s'inspirent des tenues portées, en cette occasion, par les anciens Grecs. L'esprit de l'Antiquité grecque est donc bien présent dans les Jeux modernes.Le cérémonial de la torche olympique, en revanche, ne doit rien à l'Antiquité. On en doit l'idée à Carl Diem, un dignitaire nazi chargé d'organiser les Jeux de Berlin, en 1936. Il s'était d'abord joint à Goebbels pour convaincre Hitler d'accepter la tenue en Allemagne d'une manifestation où le dictateur nazi voyait la main des juifs et des francs-maçons. Les deux hommes surent trouver les arguments susceptibles de persuader le Führer. Faire allumer la flamme à Olympie, puis, de là, la faire venir en Allemagne, c'était rattacher le IIIe Reich à la Grèce, berceau de la civilisation occidentale. Et c'était aussi en souligner l'ascendance aryenne. Par ailleurs, le parcours même de la flamme pouvait être assimilé au mouvement historique qui partait de la Grèce, puis des Empires romain et germanique, pour culminer dans le "Reich de mille ans" annoncé par Hitler. La torche s'inspirait d'une autre flamme qui avait flambé, celle-là, durant les Jeux olympiques de 1928, qui s'étaient tenus à Amsterdam. La fabrication de la torche fut confiée à la firme Krupp, mieux connue pour ses armes. Et c'est d'ailleurs un canon qui fut allumé avec le premier exemplaire de la torche. Un fâcheux symbole pour des olympiades censées représenter la paix entre les peuples. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 17, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'une école démocratique ?

Les écoles dites "démocratiques" sont fondées sur la liberté de choix de son enseignement par l'enfant et sur des valeurs d'égalité, notamment entre l'enseignant et l'élève. De telles théories, associées parfois à des expériences concrètes, ne sont pas nouvelles. À la fin du XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke conseillait déjà de ne rien imposer à l'enfant. Un siècle plus tard, l'"Émile" de Rousseau devait choisir, de lui-même, ce qu'il lui paraissait utile d'apprendre. De leur côté, les enfants fréquentant l'école fondée par Tolstoï sur son domaine étaient libres de venir ou de rester chez eux. Quant à la gestion de la célèbre école de Summerhill, fondée en 1921 en Angleterre, elle était fondée sur de véritables principes démocratiques. Citons encore l'exemple de la "Sudbury Valley School", fondée en 1968, aux États-Unis, où l'on ne proposait aux élèves aucun programme d'enseignement préconçu. L'un des principes directeurs de cet enseignement démocratique est de laisser l'enfant libre de ses choix éducatifs. C'est lui qui décide de ses activités, sans qu'aucun cours, ni aucun programme, lui soient imposés. Il choisit, parmi les activités prévues, celles qui lui plaisent, et peut même en proposer d'autres. Ainsi, les élèves de ces écoles peuvent concevoir et mener à bien, du début à la fin, de véritables projets éducatifs. Il s'agit donc de faire confiance en la curiosité naturelle de l'enfant. Même si rien n'est imposé, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont encadrés par des adultes qualifiés, qui les aident à donner vie à leurs idées. Pour leur permettre d'éclore, et de se matérialiser, des ressources pédagogiques variées sont mises à la disposition des enfants. Un autre principe de ces écoles démocratiques, nous l'avons vu, c'est l'égale importance, dans le choix des activités ou la gestion de l'établissement, entre l'adulte et l'enfant. Le dialogue et la médiation jouent également un grand rôle dans la résolution des conflits. De tels principes démocratiques n'excluent pas la présence de règles, mais celles-ci, la plupart du temps, ne prévoient pas de punitions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 16, 2023 • 2min

Pourquoi dit-on “tous les chemins mènent à Rome” et “mettre les points sur les i” ?

Quand on prétend que "tous les chemins mènent à Rome", on veut généralement dire par là qu'il existe plusieurs moyens pour parvenir à ses fins. Ce dicton se réfère à la centralité de la ville de Rome, et d'abord dans l'Antiquité où, elle était, comme on sait, la capitale de l'immense Empire romain. C'est d'ailleurs du cœur de cet immense ensemble que partaient les voies qui irriguaient tout l'Empire. Puis Rome est devenue une autre capitale, celle de tous les chrétiens. Et c'est là que, pour prier devant le tombeau de saint Pierre et se faire bénir par son successeur, le Pape, des pèlerins de toute la chrétienté prenaient "tous les chemins qui mènent à Rome".Quand votre interlocuteur "met les points sur les i", c'est qu'il tient à vous dire les choses franchement. Il veut clarifier la situation, de sorte qu'il n'y ait plus aucune confusion possible. Mais, là encore, d'où vient cette expression ? Pour le savoir, il faut remonter au Moyen-Âge. À cette époque, des moines étaient chargés de copier les manuscrits. Avant l'invention de l'imprimerie, c'était la seule manière de mettre ces écrits à la disposition de ceux, encore peu nombreux, qui pouvaient les lire. À cette fin, les copistes utilisaient une écriture spécifique, appelée "gothique". C'était une écriture dense, faite de caractères serrés. Elle n'avait pas été choisie pour son aspect esthétique, mais pour son caractère pratique. Avec ses caractères ramassés et ses abréviations, elle permettait d'écrire vite. Mais elle n'était pas toujours lisible. En effet, certaines lettres, comme le "i", étaient difficiles à déchiffrer. À cette époque, en effet, il n'était pas surmonté d'un point et s'écrivait comme un simple trait vertical. On pouvait donc facilement confondre un "i" avec un "l". Et quand deux "i" se côtoyaient, ce qui arrivait, ils pouvaient prendre l'apparence d'un "u". C'est pour éviter de telles confusions que les copistes décident finalement de surmonter le "i", et aussi le "j", tant qu'ils y étaient, d'un point. Ils venaient de "mettre les points sur les i".  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 15, 2023 • 2min

Qu'est-ce que l'opération Popeye ?

On le voit avec les conflits récents, l'imagination des militaires ne connaît pas de bornes quand il s'agit de concevoir de nouvelles armes ou techniques visant à détruire l'adversaire ou entraver sa progression. C'est le cas de ce qu'on appelle l'ensemencement des nuages. Il est vrai que son inventeur, l'Américain Vincent Schaefer, ne pensait sans doute pas que son procédé de pluie artificielle puisse être exploité à des fins militaires. Il l'a découvert par hasard, en 1946, en constatant qu'un glaçon, tombé dans l'atmosphère d'une chambre froide, transformait son haleine en un nuage chargé de gouttes d'eau. En déversant sur un nuage certaines substances, comme de fines particules de glace, on devait pouvoir activer la condensation des gouttelettes en de véritables gouttes de pluie, prêtes à tomber sur le sol. L'armée ne tarde pas à s'emparer de cette technique. Entre 1947 et 1952, plus de 250 vols expérimentaux sont entrepris, au cours desquels on verse sur les nuages de la glace pilée et de la mousse carbonique. Mais c'est l'iodure d'argent qui est le plus efficace. Certains scientifiques sont alors convaincus qu'il est possible de faire pleuvoir à volonté. D'autres pensent qu'il est inutile de provoquer des pluies qui auraient fini par tomber. Et c'est bien comme une arme que cet ensemencement des nuages est utilisé durant la guerre du Vietnam. En effet, pendant cinq ans, de 1967 à 1972, des avions larguent des tonnes d'iodure d'argent au-dessus des nuages qui surplombent la piste Hô Chi Minh. C'est par cet itinéraire que le Vietnam du Nord ravitaille, en armes et en vivres, les combattants du Sud. Cette opération "Popeye", dont le but est de prolonger la saison des pluies, est conduite dans le plus grand secret. Et pourtant, plus de 2.300 missions sont menées à bien. Mais ces pratiques finissent par être connues, provoquant un scandale aux États-Unis. C'est pour éviter, à l'avenir, de telles manipulations, que, en 1974, une convention internationale interdisant les modifications du climat à des fins militaires est adoptée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 12, 2023 • 2min

Quel pays européen est le plus gros consommateur mondial d'alcool ?

D'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, le plus gros consommateur mondial d'alcool est la Moldavie. On consommerait en effet, dans ce petit pays européen, coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, un peu plus de 18 litres d'alcool par personne et par an.Soit trois fois plus que la moyenne mondiale, qui s'établit à un peu plus de 6 litres par personne et par an. Il est vrai que le rapport des Moldaves au vin remonte à la plus haute Antiquité.Les premières vignes auraient été plantées près de 3.000 ans avant notre ère. Les Grecs et les Romains appréciaient beaucoup le vin moldave. Après des siècles de domination ottomane, où l'alcool est prohibé, la Moldavie, qui fait partie de l'Empire des tsars depuis 1812, fournit en vin la Russie, puis l'URSS.Aujourd'hui, le vin moldave, qui fournit 20% du PIB et représente environ un tiers des exportations, est surtout vendu à l'étranger.Une telle consommation d'alcool ne peut qu'avoir de graves conséquences sur la santé des Moldaves. D'autant que, comme la quasi-totalité du vin est exportée, ils boivent surtout une eau-de-vie locale, fabriquée par les très nombreux bouilleurs de cru.Il s'agit d'un alcool très fort et d'une qualité parfois douteuse. Ainsi, en Moldavie une personne sur 1.000 meurt d'une cirrhose du foie, soit 6 fois plus qu'en France. Et les accidents de la route liés à une consommation excessive d'alcool sont aussi très nombreux.De ce fait, on estime que, dans le pays, un homme sur 5 mourrait à cause de l'alcool. En effet, les hommes boivent plus que les femmes; ce qui explique que leur espérance de vie moyenne est de 66 ans, contre 75 ans pour leurs compagnes.Dans les années 1980, les autorités soviétiques avaient tenté de prohiber l'alcool. Les seuls résultats avaient été une baisse des revenus de l'État et une plus grande circulation de l'alcool artisanal.Depuis une dizaine d'années, les autorités moldaves essaient de faire baisser cette consommation d'alcool, par l'instauration de taxes mais aussi par une campagne d'information et de prévention. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 11, 2023 • 2min

Pourquoi met-on un “x” à la fin de certains mots au pluriel en “ou” ?

Les Français d'un certain âge se souviennent encore de cette liste de sept mots se terminant par "ou". En effet, ils ont appris par cœur, à l'école primaire, que les mots bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou prenaient un "x" et non un "s" au pluriel.Une fois de plus dans la langue française, une règle avait des exceptions. Dont seul le recours à la mémoire permettait de se souvenir. Malgré tout, peut-on expliquer la terminaison en "x" de ces mots ?Pour cela, il faut remonter au Moyen-Âge, époque pendant laquelle s'est poursuivie l'élaboration de notre langue, notamment à l'écrit. Dans ce domaine, l'usage était souvent fixé, de manière involontaire, par les moines chargés de recopier les manuscrits.Pour comprendre ce qui s'est passé avec nos sept mots en "ou", et le rôle des moines copistes dans cette histoire, il faut rappeler un usage de la langue de l'époque. En effet, on n'écrivait pas des "chevals", au pluriel, mais des "chevaus".De fait, la consonne "l", placée devant le "s" du pluriel, devenait un "u". On écrivait aussi un "genouil", au singulier, et des "genous", au pluriel, ou encore un "chevel", au singulier, et des "cheveus", au pluriel.Les moines avaient beaucoup de travail. On imagine en effet le temps nécessaire à la copie d'un manuscrit. Aussi avaient-ils l'habitude, pour aller plus vite, d'utiliser des abréviations.Celle qu'ils employaient pour le groupe "us" ressemblait beaucoup au "x". Aussi, les copistes finirent-ils par écrire, au pluriel, "genox", "hibox" ou encore "chox". Mais, pour prendre l'exemple du premier de ces mots, on le prononçait toujours comme s'il avait été écrit "genoux".Par ailleurs, on oublia rapidement que le "x" était une abréviation, mise pour "us". On finit donc par rétablir le "u". Désormais, on n'écrivit donc plus "genous" mais "genoux".Par contre, les spécialistes eux-mêmes ne savent pas vraiment pourquoi l'usage limita cette marque du pluriel, qui dérogeait à la règle, à seulement sept mots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 10, 2023 • 2min

Qu'est-ce que la “ville du quart d'heure” ?

Née, depuis les débuts du XXe siècle, des travaux de plusieurs urbanistes, le concept de "ville du quart d'heure" est le plus souvent attribué à l'universitaire franco-colombien Carlos Moreno.Il désigne une ville dans laquelle tous les services seraient accessibles en 15 minutes, depuis son domicile, à pied ou à vélo. Ainsi, un citadin doit pouvoir, dans ce laps de temps, accéder à son lieu de travail, un supermarché, une école, un lieu de soin et de distraction.Ce qui modifierait complètement la disposition urbaine. Un centre-ville unique, rassemblant tous ces services, ou des quartiers spécialisés dans certains d'entre eux, seraient remplacés par des zones, bien réparties sur le territoires urbain, où toutes ces fonctions coexisteraient.D'après ses défenseurs, cette nouvelle conception de la ville aurait bien des vertus. Elle contribuerait à limiter les déplacements pendulaires, ce qui permettrait de fluidifier la circulation et de désengorger les transports en commun.Elle conduirait aussi à une autre conception du travail, déjà expérimentée à l'occasion de la pandémie de Covid. Elle repose sur la constatation suivante : il est plus logique de travailler chez soi, ou près de chez soi, quand c'est possible, que de traverser la ville pour s'asseoir devant un ordinateur.Cette redistribution des services, dans l'ensemble de la ville, pourrait aussi s'appuyer sur une meilleure utilisation de bâtiments qui, souvent, sont loin d'être utilisés à 100 %.Certains locaux pourraient ainsi être employés à d'autres fins. Les écoles, par exemple, pourraient accueillir des activités culturelles pendant le week-end.D'ores et déjà, ce concept de "ville du quart d'heure" a séduit bien des édiles. C'est le cas de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a commencé à l'appliquer, au sortir de la récente crise sanitaire.D'autres villes, à travers le monde, comme Dublin, Milan, Singapour ou encore Ottawa, ont pris des mesures destinées à rapprocher les principaux services des habitants.Certains pensent cependant que l'éclatement de la ville en quartiers polyvalents pourraient accroître les disparités urbaines et provoquer une sorte d'"esprit de clocher" à l'échelle de chacune de ces zones. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 9, 2023 • 2min

Quels sont les 6 symboles figurant sur la statue de la Liberté ?

Œuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi, à laquelle participa Gustave Eiffel, la célèbre statue de la Liberté fut offerte aux États-Unis par la France et inaugurée en octobre 1886. Depuis, elle est devenue l'un des emblèmes du pays.L'observateur attentif pourra déceler, sur ce monument, un certain nombre de symboles, dont on ne connaît pas toujours la signification. Ainsi, les pointes constituant la couronne de la statue représenteraient, selon les versions, les 7 continents ou les 7 océans du globe.Par ailleurs, la date inscrite, en chiffres romains, sur la tablette tenue par la statue est celle de la déclaration d'indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776. Les chaînes brisées, au pied de la statue, symbolisent l'abolition de l'esclavage.De leur côté, les 25 fenêtres du monument seraient en relation avec les 25 pierres gemmes présentes sur terre. La torche tenue par la statue, avec sa flamme, se réfère, d'après certaines versions, au siècle des Lumières.C'est d'ailleurs vers l'Europe, où ce mouvement s'est développé, qu'est tourné le regard de la statue.Mais, avec la statue de la Liberté, le visiteur n'est pas au bout de ses surprises. En contemplant son visage, il ne sait sans doute pas que Bartholdi, pour le sculpter, s'est inspiré de celui de sa propre mère.Il serait aussi surpris d'apprendre que la couleur de la statue a changé avec le temps. Au départ, en effet, elle était plutôt rouge, cette teinte se transformant, au fil des années, en un vert bleuté.On le sait, la statue est un cadeau de la France. Mais elle est d'abord présentée en entier à l'ambassadeur des États-Unis, avant d'être démontée, puis chargée dans des caisses à destination du Nouveau monde, où elle sera remontée.Au départ, et jusqu'en 1906, la statue de la Liberté a aussi servi de phare. Cependant, elle n'éclairait pas assez les bateaux pour que l'expérience soit poursuivie.Dernière anecdote enfin : jusqu'à ce qu'une explosion, en 1916, n'endommage une partie de la statue, la torche était également accessible aux visiteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 8, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'un “incunable” ?

Certains livres sont plus précieux que d'autres. Mais les "incunables" sont sans doute ceux auxquels les bibliophiles attachent le plus de prix. Ce terme désigne des livres imprimés entre l'invention de l'imprimerie, vers 1450, et la fin du XVe siècle.Pour mériter cette appellation, un livre doit donc avoir été publié avant le 1er janvier 1501. La date retenue comporte une part d'arbitraire, les ouvrages imprimés en 1501, par exemple, ne différant en rien de ceux publiés l'année précédente.Le mot "incunable" est tiré d'un mot latin signifiant "berceau". Il se réfère donc aux débuts de l'imprimerie. Les spécialistes, aujourd'hui, pensent que le terme a été utilisé, pour la première fois, par le philologue hollandais Hadrianus Junius, dans un ouvrage écrit en 1569.Il y aurait aujourd'hui entre 30.000 et 32.000 incunables. Parmi eux, on compte environ 35 % d'éditions italiennes, les incunables germaniques représentant 34 % du total et les exemplaires français 18 %.Ces livres ont une très grande valeur. C'est ainsi que les bibles imprimées par Gutenberg lui-même, en 1455 et 1456, valent plusieurs millions d'euros.Les incunables sont souvent des livres religieux, des bibles en premier lieu, ou des versions de manuscrits du Moyen-Âge portant sur la religion. Il peut s'agir aussi de psautiers, comme le "Psalmorum Codex", publié en 1457, qui est le premier ouvrage imprimé en couleurs.Il doit aussi sa renommée à la régularité de son impression et au dessin délicat de ses lettrines ornées. Mais on imprime aussi des livres profanes, comme "La chronique de Nuremberg", en 1493.Autre incunable, un exemplaire de "La légende dorée", de Jacques de Voragine. Sorti de l'imprimerie de Lyon, en 1476, il est considéré comme l'un des premiers livres imprimés français.Ces premiers livres imprimés paraissent sans la page de titre, où figurent notamment le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage. Les imprimeurs la feront figurer peu à peu, comme la pagination. Ces incunables sont imprimés en caractères gothiques, puis romains, et comprennent de superbes illustrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 5, 2023 • 2min

Que signifient les numéros sur les maillots au football ?

Alors que débute la coupe du monde de football, au Qatar, les supporters s'apprêtent à soutenir leurs joueurs favoris. Ils les désignent bien sûr par leurs noms, mais aussi par le numéro inscrit sur leur maillot.Cette pratique, qu'on doit aux Anglais, remonte à 1928. Lors d'une rencontre opposant deux équipes anglaises, cette année-là, les joueurs arborent, pour la première fois, des numéros sur leurs maillots.Ils vont de 1 à 11, le nombre de joueurs, dans une équipe, ne dépassant pas ce seuil. Le 1 revient au gardien de buts, les attaquants se réservent les numéros compris entre 7 et 11 et ainsi de suite.Cette pratique se généralise en Angleterre en 1939, et s'étend aux compétitions européennes en 1947. À l'occasion de la coupe du monde de football, en 1954, la Fédération internationale de football association (FIFA) décide que les joueurs pourront choisir d'autres numéros que ceux compris entre 1 et 11.À partir de cette date, le choix devient donc plus large, mais il n'est pas totalement libre pour autant. Ainsi, en France, les joueurs doivent choisir des numéros allant de 1 à 30.Par ailleurs, les numéros 1, 16 et 30 sont réservés au gardien de buts. En outre, le numéro 33 sera attribué à un remplaçant de dernière minute. Les compétitions françaises n'offrent donc qu'une marge de manœuvre assez limitée aux joueurs.Dans d'autres pays, ou dans des championnats européens, le choix est plus grand. Ainsi, Bixente Lizarazu, jouant au Bayern de Munich, a adopté le numéro 69, en référence à son année de naissance et à sa taille.De son côté, le joueur chilien Ivan Zamorano, qui intégrait l'Inter Milan, aurait voulu prendre le numéro 9. Ce numéro étant déjà celui d'un certain Ronaldo, le footballeur résout le problème en affichant le numéro 18, les deux chiffre étant séparés par le signe "+".Certains numéros, comme le 10, sont plus difficiles à porter, car ils ont été choisis par des joueurs célèbres, comme Pelé, Maradona ou Zidane. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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