
Les Nuits de France Culture Roger Caillois, arpenteur de l’imaginaire 16/18 : La traduction idéale selon Roger Caillois
Jan 4, 2026
Roger Caillois explore les défis de la traduction littéraire, soulignant la malédiction de Babel et la complexité du décodage des symboles. Il aborde les erreurs culturelles à travers des exemples concrets, comme la perception des saisons entre cultures. La tension entre fidélité et adaptation est au cœur de son discours, avec une analyse de la transformation des classiques selon les époques. Caillois définit la traduction idéale comme une invention, une création du texte que l'auteur aurait écrit dans la langue cible.
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Episode notes
La Malédiction De Babel
- La littérature seule parmi les arts souffre de la malédiction de Babel car son véhicule est un système de signes spécifique à chaque langue.
- Roger Caillois explique que, contrairement aux arts visuels ou musicaux, le texte littéraire ne transmet pas directement son message sans traduction.
Le Printemps Qui N'existe Pas
- Caillois raconte l'émerveillement de la fille d'un poète brésilien qui voit le printemps pour la première fois à Paris et n'applique pas immédiatement le mot déjà connu en portugais.
- L'exemple illustre que connaître un mot n'implique pas connaître l'expérience qu'il désigne.
Contexte Culturel Indispensable
- Les différences de climat, de faune et d'institutions rendent parfois intraduisibles des images ou paraboles culturelles.
- Caillois montre que sans contexte culturel, la traduction littérale peut rendre incompréhensible le sens voulu.









