

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Sep 26, 2021 • 2min
Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
A priori, l'hôtel Florida, à Madrid, était un hôtel de luxe assez semblable aux autres. Mais, durant la guerre civile espagnole, il servit de lieu d'hébergement aux intellectuels antifascistes, souvent venus de l'étranger, et aux correspondants de guerre. D'où sa célébrité.Un hôtel de prestigeInauguré en février 1924, l'hôtel Florida s'élevait en plein centre de Madrid, non loin de la Gran Via, l'une des artères principales de la ville, dont le tracé n'était pas complètement achevé.Son architecte, à qui l'on doit de nombreuses constructions madrilènes, n'avait pas lésiné sur le marbre qui ornait la façade.En effet, l'hôtel avait tout d'un palace. Ses 200 chambres étaient, pour l'époque, à la pointe du confort. Chacune disposait d'une salle de bain, de toilettes et du téléphone. Et l'hôtel était doté du chauffage central.Cet hôtel prestigieux fut rasé en 1964. Sur son emplacement, on construisit des grands magasins.Le lieu de rendez-vous des intellectuels antifascistesLes journalistes qui couvraient la guerre civile espagnole, qui dure de 1936 à 1939, avaient coutume de descendre à l'hôtel Florida. On y trouvait aussi bien le correspondant de la "Pravda", l'organe du parti communiste soviétique, ou de journaux anglais ou américains, comme le "New York Times" ou le "Daily Telegraph".Dans les couloirs, ils croisaient des intellectuels aux sympathies antifascistes, qui se donnaient eux aussi rendez-vous à l'hôtel madrilène.On y trouvait ainsi Ernest Hemingway, qui venait là en compagnie de Martha Gellhorn, sa maîtresse et future épouse, journaliste elle aussi. Dans une nouvelle écrite à l'hôtel Florida, l'écrivain décrit le fracas des bombardements qui, à intervalles réguliers, secouaient la ville.André Malraux fréquentait aussi l'hôtel. Entre autres raisons, il était venu en Espagne pour former, avec des volontaires internationaux, la fameuse escadrille Espana, qui prit sa part dans les luttes de la guerre civile.Animé par ses convictions de gauche, George Orwell, l'auteur de "1984" ne venait pas seulement en Espagne pour écrire des articles. Les armes à la main, il participait aux combats, logeant de temps à autre, lui aussi, à l'hôtel Florida. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 23, 2021 • 2min
Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
La guerre de l'oreille de Jenkins, du nom du capitaine d'un navire britannique, oppose la Grande-Bretagne à l'Espagne de 1739 à 1748. Elle s'inscrit dans le cadre plus large de la guerre de Succession d'Autriche qui, de 1740 à 1748, voit s'affronter deux coalitions, dont l'Espagne et la Grande-Bretagne font partie.Une rivalité commercialeLa guerre de l'oreille de Jenkins représente l'un des épisodes de la séculaire rivalité commerciale qui oppose Anglais et Espagnols. À la tête d'un vaste Empire colonial, chacune de ces nations s'efforce en effet de contrôler les principales routes commerciales.En 1713, l'Espagne concède pourtant des facilités commerciales à sa rivale. Mais ce privilège, ou "asiento", était mal accepté en Espagne, où on l'accusait notamment de favoriser la contrebande.Son application, souvent contestée, fut ainsi l'occasion de divers conflits, qui opposèrent les deux pays, de façon sporadique, de 1718 à 1729.Une nouvelle guerre éclate en 1739. Elle devait durer jusqu'en 1748. Son prétexte fut la fâcheuse mésaventure survenue au capitaine d'un bateau anglais de contrebande, un certain Jenkins.L'officier espagnol qui avait arraisonné son navire lui coupa en effet une oreille. D'où le nom qu'on donna au conflit, déclenché quelques années plus tard :"guerre de l'oreille de Jenkins".Les épisodes marquants du conflitPlusieurs épisodes marquent ce conflit. En décembre 1739, une escadre anglaise s'empare du port de Portobelo, en Nouvelle-Grenade, aujourd'hui le Panama. Les entrepôts et les fortifications sont détruits.D'autres affrontements ont lieu en Floride, qui est alors une possession espagnole. Des combats sporadiques opposent les Espagnols à leurs voisins anglais de Géorgie, qui assiègent la ville de Saint-Augustine.D'autres actions sont encore à signaler, comme l'expédition d'Anson, qui s'en prend aux possessions espagnoles du Pacifique ou le siège de Carthagène des Indes en 1741, dans l'actuelle Colombie, que les Anglais sont obligés d'abandonner.Le traité d'Utrecht, qui, en 1713, met fin à ce conflit, comme à la guerre de Succession d'Autriche, rétablit le "statu quo ante". L'Espagne garde donc le contrôle de la mer des Caraïbes. La Grande-Bretagne n'a rien gagné à ces hostilités, sinon le maintien de l "asiento". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 22, 2021 • 2min
Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
Les zombies font partie intégrante du folklore et de la religion haïtiens. Ces "morts-vivants", aux yeux fixes et à la démarche mécanique, sont à l'origine de nombreux récits. L'un d'eux relate l'expérience insolite du Haïtien Clairvius Narcisse.Un mort qui réapparaîtClairvius Narcisse, un citoyen haïtien, se rend dans l'hôpital de la vile de Deschapelles, à Haïti. Il est fiévreux et sent des fourmillements dans tout son corps.Le 2 mai 1962, deux jours après son admission, il succombe à sa maladie. Il est enterré dès le lendemain, dans un village voisin.Or, en 1980, soit 18 ans après ces événements, un homme se présente à la sœur de Clairvius Narcisse. Il prétend être son frère, celui-là même qu'on a enterré 18 ans plus tôt.Il aurait été la victime d'un sorcier vaudou, qui l'aurait enduit d'une "poudre de zombie". Ainsi, il aurait pu être enterré vivant, tout en restant conscient, puis déterré, avant d'être conduit à une plantation, où il aurait été contraint de travailler durant 2 ans. Il aurait pu s'évader grâce à un surveillant.L'action de la "poudre de zombie"Certains scientifiques se sont intéressés au cas de Clairvius Narcisse et, d'une manière générale, à ces récits de "morts-vivants" rapportés par le folklore haïtien.Pour eux, l'état de sidération, la perte de conscience et l'apparente paralysie qui seraient le propre des morts-vivants seraient dus aux effets de la fameuse "poudre de zombie".Elle serait composée de végétaux, d'os humains broyés et de produits animaux, prélevés notamment sur le poisson-globe. Mais le composant essentiel est un puissant paralysant, la tétrodotoxine, qu'on trouve dans le corps de certains animaux. Il agirait avec infiniment plus de force que la cocaïne ou même le cyanure.Imprégnant ses chaussures et ses vêtements, le poison, exactement dosé, aurait pénétré peu à peu dans l'organisme de Clairvius Narcisse. C'est son action qui expliquerait en partie la perte de mémoire et l'obéissance mécanique de ce zombie et des autres morts-vivants.Mais l'administration d'autres drogues et la crainte du "bokor", le sorcier vaudou, joueraient aussi un rôle dans le maintien de cet état particulier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 2021 • 2min
Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
Leader nationaliste, membre et dirigeant du Congrès national indien, le parti de Gandhi et Nehru, Subhas Chandra Bose n'hésite pas, durant la Seconde Guerre mondiale, à s'allier aux puissances de l'Axe. Mais pourquoi cet homme politique, encore honoré dans son pays aujourd'hui, a-t-il pris une telle décision ?Le combat pour l'indépendance de l'IndeNé, en 1897, au sein d'une famille aisée, Subhas Chandra Bose fait de bonnes études, qui le vouent à une carrière de haut fonctionnaire au sein de l'administration coloniale britannique.Mais, très vite, le jeune homme décide de se consacrer à une cause qui lui tient à cœur : l'indépendance de son pays. Dès lors, ses actions le conduisent plusieurs fois en prison, où il contracte la tuberculose.Il intègre également le parti du Congrès, qui réclame le départ des Anglais et l'indépendance de l'Inde. Mais la non violence prônée par Gandhi ne lui paraît pas suffisante pour chasser les Britanniques.Il s'oppose donc au mahatma et doit quitter le parti. Dès lors, une seule chose compte pour lui : trouver le moyen de mettre fin à ce qu'il considère comme l'occupation de son pays.L'allié de l'Allemagne nazie et du JaponIl recherche donc des alliés pour l'aider à débarrasser l'Inde de la présence étrangère. Et la nature de leur régime lui importe peu.S'échappant de sa prison, en janvier 1941, il réussit ainsi à gagner l'Allemagne nazie. Avec l'aide d'Himmler, le bras droit d'Hitler, il crée la Légion SS de l'Inde Libre, dont les membres sont des prisonniers de guerre indiens et pakistanais.Le but de cette milice était de combattre les Anglais. Devant les réticences d'Hitler, cependant, l'initiative tourne court. Avec la complicité des Allemands, Subhas Chandra Bose réussit alors à gagner le Japon.Faisant mine de lutter contre le colonialisme occidental, ce pays lui paraît en effet un allié tout indiqué. Avec son aide, il constitue un Gouvernement provisoire de l'Inde libre, ainsi qu'une armée, avec laquelle il participe à des combats contre les Alliés.Le nationaliste indien aurait trouvé la mort dans un accident d'avion, le 18 août 1945, mais son corps n'a jamais été formellement identifié. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 2021 • 3min
Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
Maladroits et malchanceux, les Dalton sont les acolytes bien connus de Lucky Luke, le célèbre cow-boy du Far West imaginé par Morris. Pour créer ses personnages, le dessinateur s'est inspiré de la vie des vrais frères Dalton.Une famille ordinaireLes quatre Dalton qui vont défrayer la chronique de l'Ouest américain, Bob, Grat, Bill et Emmett, sont nés dans une fratrie de 15 enfants. Mariés en 1851, les parents sont laborieux. Le père tient un bar et les deux époux, aidés de leurs nombreux enfants, cultivent la terre, d'abord dans le Missouri puis dans l'Oklahoma.Puisée dans les préceptes de la Bible, l'éducation donnée à leur progéniture est rigoureuse. Elle semble porter ses fruits, puisque deux des fils font des études supérieures, tandis qu'un autre, Frank, devient un marshall, autrement dit un officier de police fédéral.Mais le sort s'acharne bientôt sur la famille. Le père, alcoolique, quitte le foyer conjugal, laissant sa femme dans la pauvreté. En 1887, le frère shérif est abattu par un voleur de chevaux.Une vie de hors-la-loiCe meurtre fait vaciller la foi des frères Dalton en la justice. Dans un premier temps, Grat reprend pourtant le poste de son frère et s'adjoint les services d'Emmett. De son côté, Bob dirige la police d'une tribu indienne.Il semblerait que les frères Dalton, payés de manière irrégulière par le gouvernement, aient rançonné quelques commerçants ou aient même volé des chevaux.Sans doute attirés par l'appât du gain, ils désertent définitivement le camp de la loi. Entre 1890 et 1892, Bob, Grat et Emmett sévissent d'abord au Nouveau-Mexique puis en Californie, tandis que leur frère Bill forme sa propre bande.Il détroussent d'abord les joueurs d'un saloon, puis sont accusés, sans preuves formelles, de l'attaque d'un train, dont ils auraient tué le conducteur. C'est d'ailleurs dans cette activité qu'ils se spécialisent, renseignés par une informatrice.Recherchés activement par la police, trois des frères Dalton décident, en octobre 1892, de braquer des banques dans la petite ville de Coffeyville, dans le Kansas. Mais les bandits sont reconnus par des habitants, qui abattent dans la rue Bob et Grat. Seul Emmett en réchappe. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 18, 2021 • 2min
Ce week-end, j'ai deux choses à vous dire !
Ce week-end, j'ai deux choses à vous dire ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 16, 2021 • 2min
Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
Comme d'autres avant elle, l'expédition Franklin, partie d'Angleterre en 1845, devait explorer le fameux passage du Nord-Ouest. Il s'agissait d'ouvrir une nouvelle voie maritime, plus rapide, qui, en passant par l'océan Arctique, relierait l'Atlantique au Pacifique. Mais l'expédition connut un destin tragique.Une expédition piégée par la glaceL'expédition Franklin se compose de deux navires à vapeur, spécialement conçus pour affronter les glaces de l'Arctique. En effet, leur coque est renforcée par un gainage métallique.Les bateaux sont dotés des instruments de navigation les plus perfectionnés de l'époque. Les 133 marins de l'équipage sont solides et aguerris, et les vivres prévues pour trois ans.Bref, tout est réuni pour que l'expédition soit un succès. Pourtant, elle tourne rapidement au désastre. En septembre 1846, les deux navires sont bloqués par la glace au large de l'île du Roi-Guillaume, qui fait partie du territoire canadien du Nunavut.L'équipage est donc obligé d'hiverner dans des conditions très rudes. En avril 1848, 24 hommes manquent déjà à l'appel. Les autres se dirigent à pied vers la rivière Back, pour renouveler leurs vivres ou trouver un hypothétique secours. Mais ils ne donneront plus aucun signe de vie.Le destin incertain de l'équipageSi les recherches entamées ne permettent pas de retrouver des rescapés, elles mettent au jour les traces de leur passage. On découvre en effet des ossements humains, des débris de vêtements et des objets divers ayant sans doute appartenu aux marins.Mais il faudra attendre le début des années 2010 pour retrouver les deux vaisseaux, qui avaient fait naufrage. L'un d'eux est d'ailleurs dans un état de conservation étonnant.Entretemps, des recherches avaient été entreprises sur place dans les années 1980 et 1990. Elles attirent l'attention des chercheurs sur une possible intoxication au plomb des marins, due en partie à l'usage d'une vaisselle en étain. D'autres indices laissent penser qu'ils auraient pu se livrer au cannibalisme.Les scientifiques, qui ont réussi, grâce à l'ADN, à identifier de nombreux marins, pensent aujourd'hui que plusieurs d'entre eux avaient réussi à regagner les bateaux et à naviguer plus au sud. Certains auraient encore survécu quelques années. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 15, 2021 • 2min
Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
Les hommes ont toujours fait preuve d'une imagination fertile pour inventer des instruments de torture originaux. C'est le cas de cette "flûte de la honte", qui nous vient du Moyen-Âge.Des gens intolérantsLes hommes du Moyen-Âge manifestaient moins d'indulgence que leurs descendants pour les petits défauts de leurs semblables.Si, par la fenêtre ouverte, vous entendez les sons discordants produits par un musicien maladroit, vous prendrez votre mal en patience. Ou vous fermerez la fenêtre.Mais il n'en allait pas de même au Moyen-Âge. Les auditeurs ou les voisins ne toléraient pas les fausses notes. En effet, leur auteur pouvait être affublé d'un instrument de musique particulier, connu sous le nom de "flûte de la honte".Un véritable instrument de tortureEn fait, cette flûte, surtout en usage aux Pays-Bas, n'avait qu'un rapport lointain avec la musique. En effet, elle ne produisait aucun son. Elle n'avait pas été conçue pour cela, mais pour tourmenter les mauvais musiciens.Avec son embout évasé, la flûte de la honte ressemblait plus à une clarinette qu'à une flûte. À l'une de ses extrémités, elle était composée d'un cercle en fer, qu'on passait au cou de l'exécutant maladroit.On coinçait ensuite les doigts du malheureux dans des orifices conçus à cet usage. Ces doigts broyés le faisaient beaucoup souffrir. Dans cette posture, le condamné avait l'air de jouer de son instrument, alors qu'en réalité il endurait une douloureuse torture.Il s'agissait donc de le punir par où il avait péché. Et aussi de l'humilier. Car le Moyen-Àge ne concevait guère de châtiment sans y mêler cet aspect dégradant. Qu'on se souvienne par exemple de la peine du pilori, où le condamné était livré aux quolibets des passants.C'était aussi ce qui attendait le musicien rivé à la flûte de la honte. En effet, on le promenait à travers la ville dans cet humiliant équipage. Il devait subir les lazzi de la foule, qui lui lançait au visage des fruits pourris ou des légumes.De nos jours, on trouve des exemplaires de cette flûte de la honte dans certains musées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 13, 2021 • 2min
Pourquoi certains moines brassent-ils de la bière ?
Certains produits élaborés par des communautés monastiques ont acquis une certaine renommée. C'est le cas de la bière, fabriquée depuis le Moyen-Âge par des moines bénédictins.Les moines et la bièrePour comprendre pourquoi certains moines fabriquaient de la bière, il faut étudier la règle de saint Benoît, qui date du VIe siècle et régit la vie de nombreuses communautés monastiques.Elle impose aux moines de consacrer leurs journées à la prière et au travail. Pour respecter cette obligation, certaines abbayes, situées dans les régions du nord, où la vigne ne venait pas, ont choisi le brassage de la bière.En outre, cette activité leur permettait de subvenir à leurs besoins. Mais aussi de satisfaire à une autre injonction de la règle : accueillir les hôtes de passage. Au Moyen-Âge, où sévissait la peste, il était par ailleurs plus sain de se désaltérer avec de la bière, élaborée avec de l'eau bouillie, que de boire l'eau souillée des puits.Ce sont donc les moines qui ont perfectionné le brassage, introduisant notamment le houblon dans le processus de fabrication de la bière. C'est d'ailleurs l'ajout de cette plante qui distingue la cervoise, l'ancêtre de la boisson actuelle, de la bière proprement dite. Reconnaissant leur expertise, Charlemagne confie aux moines le monopole de la fabrication de la bière.Les bières d'abbayeDès le XIIIe siècle, cependant, des brasseurs laïcs concurrencent cette production monastique. En France, les mesures édictées par la Révolution de 1789 lui portent un coup fatal.De nos jours, un seul monastère bénédictin, en Normandie, continue la tradition du brassage monastique. Dans d'autres pays, comme la Belgique, la "bière d'abbaye" est devenue une marque officielle.Elle ne signifie pas, la plupart du temps, que la bière est fabriquée dans l'enceinte du monastère. Mais le produit a un lien reconnu avec l'abbaye, qui touche de l'argent sur la vente de la bière et conserve un droit de regard sur son élaboration.De leur côté, certaines bières se voient délivrer un label indiquant que la boisson a été élaborée selon la recette des moines trappistes, qui appartiennent à la grande famille bénédictine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 2021 • 2min
Pourquoi Alice Kyteler s'echappa d'Irlande ?
Née à la fin du XIIIe siècle, dans une famille de la noblesse irlandaise, Alice Kyteler est connue pour être la première personne, en Irlande, à avoir été condamnée au bûcher pour sorcellerie. C'est la raison pour laquelle elle quitta l'Irlande, sans doute pour se réfugier en Angleterre.Une femme peu appréciéeEnfant unique, Alice Kyteler descendait de ces seigneurs normands qui avaient envahi l'Irlande à la fin du XIIe siècle. Il s'agissait donc d'une famille noble, bien étable dans la région.Ce qui frappe dans sa biographie, ce sont ses unions successives. En effet, Alice Kyteler ne se marie pas moins de quatre fois. Ce comportement matrimonial lui est d'ailleurs reproché.Des rumeurs courent au sujet de l'assassinat de son premier mari, qu'elle aurait manigancé avec la complicité du second. De son côté, son dernier époux formule des accusations d'empoisonnement à son encontre.Par ailleurs, les héritiers de ses différents maris accusent Alice d'avoir cherché à les spolier. Et pour ne rien arranger, elle pratique l'usure, ce qui lui vaut l'animosité de ses voisins.La première "sorcière" d'IrlandeC'est dans ce contexte de rumeurs et de malveillance qu'en 1324 les enfants des maris d'Alice Kyteler accusent leur belle-mère de sorcellerie. Ils font appel à l'évêque du lieu, qui dirige le diocèse d'Ossory.Celui-ci écrit alors aux autorités compétentes, demandant l'arrestation d'Alice. Non seulement il essuie un refus, mais il est arrêté par un officier local, frère d'Alice.L'évêque est finalement libéré par un juge venu d'Angleterre, qui diligente une enquête. C'est à cette occasion qu'on retrouve au domicile d'Alice Kyteler des bougies qu'on croit faites de graisse humaine, des potions suspectes et des rognures d'ongles.Ces éléments sont jugés suffisants pour la condamner à être brûlée vive. C'est la première "sorcière", en Irlande, à être vouée au feu. Mais Alice a le temps de s'enfuir, dans doute en Angleterre. On perd ensuite sa trace.C'est sa servante, Petronella de Meath, qui périt à sa place sur le bûcher. Torturée, avant de mourir, elle reconnaît que sa maîtresse était bien une sorcière. Et elle avoue tous les crimes qu'on lui impute. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


