Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
undefined
Oct 13, 2021 • 2min

Quel roi de France règna seulement 5 jours ?

Certains rois de France sont restés très longtemps sur le trône, comme Louis XIV, dont le règne a duré 72 ans. À l'inverse, certains ont régné très peu de temps, le roi Jean Ier, dit le Posthume, détenant à cet égard le record de brièveté.Une situation inéditeQuand Louis X le Hutin, fils aîné de Philippe le Bel, meurt le 5 juin 1316, il n'a pas d'héritier mâle. Depuis que Hugues Capet a fondé la dynastie capétienne, en 987, c'est la première fois que cette situation se produit.Mais le roi a une fille, Jeanne, future reine de Navarre. Même si la loi salique, qui exclut les femmes de la succession au trône, n'est pas encore formellement reconnue, ses partisans font valoir qu'il vaut mieux attendre la délivrance de la reine.En effet, Clémence de Hongrie, seconde épouse de Louis X, est enceinte. En attendant la naissance, l'oncle de l'enfant à venir, Philippe de Poitiers, assure la régence.L'affirmation de la loi saliqueLe 14 ou le 15 novembre 1316, la reine accouche d'un garçon. Mais le nourrisson fragile ne vit que cinq jours. Même s'il s'agit du règne le plus bref de l'histoire de France, Jean Ier est pourtant le seul roi qui régna de sa naissance à sa mort.Comme il naquit après la mort de son père, on lui donna le surnom de "Posthume". La petite Jeanne, fille de Louis X, était en théorie la plus proche du trône. Elle aurait pu devenir reine de France si la loi salique ne l'en avait empêchée.Son oncle avait mis à profit sa régence pour affermir son pouvoir et imposer cette loi, selon laquelle le trône de France ne saurait "tomber en quenouille". Après avoir fait sacrer son prédécesseur, il devint roi sous le nom de Philippe V.40 ans plus tard, un habitant de Sienne, du nom de Giannino Baglioni voulut se faire passer pour Jean Ier. Le roi de Hongrie, neveu de la reine Clémence, la mère du petit roi, le reconnaît. Il finit pourtant par mourir à Naples, en 1362, sans avoir réussi dans sa tentative. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 11, 2021 • 2min

Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?

Le 6 mai 1932, le Russe Paul Gorgulov assassine le Président de la République, Paul Doumer. Il semble qu'il ait voulu, par cette action spectaculaire, se venger de la France qui, selon lui, n'a pas voulu combattre le pouvoir soviétique.Une vie mouvementéeNé en 1895, Paul Gorgulov entreprend des études de médecine, interrompues par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est blessé.Farouche opposant des bolcheviks, il s'engage dans les armées blanches, qui les combattent. Puis il s'enfuit en Pologne, avant de se fixer en Tchécoslovaquie. Ayant achevé ses études en 1926, il ouvre un cabinet.Accusé d'avoir commis des viols et pratiqué des avortements clandestins, il est blanchi par la justice. En 1930, il s'installe à Paris, où il exerce la médecine sans en avoir le droit. Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, il s'installe à Monaco.Une guerre pour éliminer l'URSSPaul Gorgulov est un ennemi acharné des bolcheviks, qui prennent le pouvoir en Russie lors de la révolution d'octobre, en 1917. C'est pourquoi il se range dans le camp des Russes blancs.Ce sont également ses convictions qui l'amènent à créer un parti Vert, dont le programme est très flou. Gorgulov s'affiche cependant comme un fasciste convaincu, qui ne cache pas sa nostalgie pour la "sainte Russie" d'antan.Il est donc très déçu que la France n'ait pas participé de façon plus active à la lutte contre l'URSS. Ce serait donc pour se venger de cette inaction coupable qu'il aurait décidé d'assassiner le Président de la République. Il aurait aussi reproché aux autorités françaises une politique cde réarmement clairement destinée à s'opposer aux pays fascistes.Certains ont même prétendu que, dans l'esprit de Gorgulov, cet attentat, commis par un Russe, aurait pu déclencher une guerre entre la France et l'URSS, dont cette dernière ne se serait pas relevée.Il est d'ailleurs possible qu'il n'ait pas agi seul, mais sous l'influence d'un compatriote acquis aux idées nazies. Quoi qu'il en soit, Paul Gorgulov fut reconnu pleinement responsable de son crime et guillotiné le 14 septembre 1932. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 10, 2021 • 2min

Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?

Malgré les velléités anti-colonialistes du jeune fascisme, qui s'expliquent par les conditions de l'unification italienne au XIXe siècle, Mussolini, une fois au pouvoir, n'a pas manqué de conquérir, lui aussi, un Empire colonial. Or ces possessions sont en partie peuplées de musulmans qu'il lui faut ménager. D'où l'utilisation d'un objet de propagande spécifique, l'"épée de l'Islam".Des colonies à la population musulmaneL'Italie est l'un des derniers grands pays à se doter d'un Empire colonial. Dans sa quête de prestige, Mussolini ne voulait le céder en rien à l'Angleterre et à la France, les deux principales puissances coloniales du temps.Aussi le Duce s'empare-t-il de l'Éthiopie, l'un des très rares pays africains à être demeuré indépendant. Il lui adjoint bientôt ce qu'il est convent d'appeler la Somalie italienne.L'Empire mussolinien s'enrichit ensuite de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, qui vont former la Libye italienne. Si les colons italiens sont déjà assez nombreux, ils ne forment qu'une petite minorité.En dehors de l'Éthiopie, où la tradition chrétienne remonte très haut dans le passé, les autres colonies italiennes sont surtout peuplées de musulmans. Comment s'attirer leur faveur ?Une mise en scène théâtraleLe Duce s'y entend en matière de propagande. Aussi invente-t-il, pour se gagner les masses musulmanes de la Libye, une de ces mises en scène théâtrales dont il a le secret.Les 2.000 cavaliers arabes qui, le 18 mars 1937, l'attendent, à l'entrée de Tripoli, la capitale de la Libye, voient surgir Mussolini au sommet d'une dune de sable. Il est fièrement campé sur son cheval et brandit une épée, qu'en un geste grandiloquent il pointe vers le ciel.C'est l'"épée de l'Islam". Malgré son nom, elle a été fabriquée en Italie. Mais elle lui est tendue par un Berbère. C'est donc un représentant de la population musulmane qui lui remet cette arme, symbole de la protection que, dès lors, le dictateur étend sur elle.Pour paraître en majesté aux yeux du monde, Mussolini a fait supprimer des photos prises le Libyen qui tenait la bride de son cheval. Sa présence aurait pu faire penser que le Duce était un piètre cavalier... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 7, 2021 • 2min

Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?

Annie Edson Taylor est la première personne à avoir descendu les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau et à avoir survécu à cette chute vertigineuse. Mais elle ne tira guère de profit de son exploit.Un plongeon dans un tonneauNée en 1838, Annie Edson Taylor eut une vie assez mouvementée. Orpheline de père à 12 ans, elle perd son mari après quelques années de mariage. Institutrice puis professeur de danse, elle change souvent d'emploi.Aussi, parvenue à l'âge de la retraite, elle doit s'assurer une certaine sécurité financière en prévision de ses vieux jours. Pour cela, elle trouve une solution pour le moins originale.Elle décide, le 24 octobre 1901, de descendre les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau. Elle en fait fabriquer un sur mesure. En chêne, le baril est renforcé par des éléments métalliques et équipé d'un matelas, pour amortir les chocs. Des trous sont ménagés, pour lui permettre de respirer.Annie prend place à l'intérieur du tonneau, dont le couvercle est vissé. Le baril est laissé sur l'eau, un peu avant les chutes. Puis il plonge dans la cataracte.Une vingtaine de minutes plus tard, le tonneau est récupéré. Annie Edson Taylor n'est pas blessée, hormis une petite coupure à la tête.Un exploit peu rentableAnnie Edson Taylor devenait ainsi la première personne à survivre à un plongeon dans les chutes du Niagara. Elle espérait donc tirer du profit de son exploit.Mais ses espoirs furent déçus. Au départ, elle fait des conférences sur son aventure et gagne un peu d'argent. Mais il lui est dérobé par l'agent qu'elle avait embauché pour promouvoir sa téméraire entreprise.Le tonneau lui-même, qu'elle pensait utiliser pour sa publicité, lui est volé. Elle dépensera une partie de ses économies pour le retrouver, avant de le perdre à nouveau.Annie Edson Taylor usera de tous les moyens possibles pour exploiter financièrement sa descente des chutes du Niagara. Elle ouvre un stand sur place, pour les touristes et entreprend de raconter son aventure dans un roman et un film. Mais rien n'y fait. Elle meurt dans la misère en 1921. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 6, 2021 • 2min

Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?

Sous le règne de Louis XIV, l'abbé François-Timolèon de Choisy défraya la chronique. Il aimait la toilette féminine et passait une partie de son temps habillé en femme. À la fin de sa vie, pourtant, il adopta un comportement tout différent.Un curieux abbéla mère du futur abbé de Choisy prit très tôt l'habitude d'habiller son fils comme une fille. Ambitieuse, elle réussit à l'introduire dans l'entourage du jeune Monsieur, le frère de Louis XIV, que sa mère, la régente Anne d'Autriche, affublait aussi d'habits féminins.Durant toute une partie de sa vie, François de Choisy continua de se travestir en femme. Même quand il devient en 1663, un abbé commendataire. Il n'est pas prêtre, mais sa nouvelle charge ne l'exige pas. Il tire les revenus de ce bénéfice ecclésiastique, sans exercer aucune des fonctions habituelles de l'abbé.À la mort de sa mère, en 1669, il hérite de sa garde-robe. Paré de ses plus beaux atours et étincelant de bijoux, il s'installe dans un quartier de Paris, où il se fait passer pour une certaine Madame de Sancy.Mais sa nouvelle identité ne trompe pas ses contemporains, qui n'y voient d'ailleurs pas malice. L'abbé en jupons va même jusqu'à simuler un mariage avec une de ses maîtresses, lui en femme, elle en homme.Plus tard, installé en province, l'abbé de Choisy prendra le nom de comtesse des Barres.Une véritable conversionMais, sous cette apparence frivole, se cachait un autre homme. En effet, l'abbé de Choisy écrivit nombre d'ouvrages sérieux, dont une copieuse histoire de l'Église.En 1683, après une maladie qui l'a rapproché de la mort, il met un terme à ses fredaines. Il décide de faire une retraite d'un an dans un couvent parisien.Deux ans plus tard, il participe à une mission diplomatique au Siam, auprès du chevalier de Chaumont. Au cours de son séjour, il se fait ordonner prêtre. À son retour, il devient chanoine et prieur d'une importante abbaye.On était loin des "Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme", qu'il prétend avoir écrit, ce dont certains historiens doutent d'ailleurs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 4, 2021 • 2min

Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?

En juin 1944, Saipan, petite île de l'archipel des Mariannes, est le cadre de terribles combats. Elle est en effet un enjeu stratégique pour les Américains. Des milliers de civils reculent alors devant l'avance ennemie et sautent d'une falaise appelée depuis lors la "falaise des Suicides".Une bataille acharnéePour les Américains, la possession de l'île de Saipan, dans les Mariannes, est essentielle. Elle mettrait le Japon à la portée de leurs avions. C'est d'ailleurs d'une petite île voisine que décolla le bombardier qui allait larguer une bombe atomique sur Hiroshima.Les Américains ne lésinent donc pas sur les moyens pour s'emparer de l'île. Le 13 juin 1944, elle est l'objet d'un pilonnage intensif; pas moins de 165.000 obus sont tirés dans sa direction.Deux jours plus tard, les soldats américains débarquent. Ils rencontrent une résistance opiniâtre. Quand elle s'achève, le 9 juillet, environ 24.000 soldats japonais ont trouvé la mort.La falaise fataleAu nord de l'île de Saipan, se dressent de hautes falaises escarpées. Des milliers de civils fuient devant les soldats américains. Mais leur course s'arrête devant les falaises.Plutôt que de tomber aux mains des soldats ennemis, environ 8.000 civils, des hommes, des femmes et des enfants, se jettent dans le vide. D'où le nom de "falaise des Suicides" qu'on aurait donné à l'endroit où se serait déroulé le drame.Si les Japonais se sont comportés de cette manière, c'est qu'une propagande intensive dépeignait les soldats américains sous les couleurs les plus noires. D'après les autorités, ils auraient l'habitude de violer et de tuer les femmes et de manger les enfants.De son côté, l'empereur avait promis aux Japonais préférant la mort à la reddition à l'ennemi les mêmes honneurs célestes que ceux qui attendaient les soldats morts au combat.Dans des bateaux arrêtés au pied de la falaise, des interprètes munis de porte-voix essayèrent de dissuader les habitants de sauter. Mais rien n'y fit. Rien non plus ne put empêcher de très nombreux civils de participer aux attaques suicides que les Japonais menèrent contre les Américains à la fin de la bataille de Saipan. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 3, 2021 • 2min

Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?

À la faveur d'une réforme ambitieuse de la police, menée à bien par Colbert, à la demande de Louis XIV, Gabriel Nicolas de La Reynie devient le premier lieutenant général de police. Dans cette fonction, qu'il assume durant trente ans, il prend des mesures dont les Parisiens actuels peuvent encore lui être redevables.La centralisation de la policeIssu d'une famille de la petite noblesse limousine, La Reynie naît en 1625. Devenu maître des requêtes au Conseil d'État, il est remarqué par Colbert, le tout-puissant ministre du Roi-Soleil.En 1667, il en fait le premier titulaire d'une nouvelle charge, la lieutenance générale de police. Jusque là, la police relevait de plusieurs services. Le lieutenant civil et le lieutenant criminel, s'estimant tous deux en charge de la police parisienne, se livraient une féroce guerre d'influence.Mais d'autres organismes avaient aussi leur mot à dire : les commissaires, chacun à la tête d'un quartier, le Parlement de Paris ou encore les juridictions ecclésiastiques.Profitant de circonstances favorables, la réforme initiée par Colbert, en 1667, centralise la gestion de la police parisienne, la confiant à un seul personnage, le lieutenant général de police.Une ville plus sûre et plus salubreAu XVIIe siècle, la "police" était entendue dans un sens beaucoup plus large qu'aujourd'hui et bien plus proche de son étymologie, qui signifiait "administration d'une ville".Aussi La Reynie prend-il bien sûr des mesures pour maintenir l'ordre. Il embauche des agents plus qualifiés, crée un réseau d'indicateurs et réforme le guet, cette milice chargée d'assurer la sécurité des Parisiens.De nos jours, il est surtout connu pour avoir mis fin à la célèbres cour des miracles. Des milliers de brigands y menaient en toute impunité une vie autonome, sous l'empire de leurs propres lois.Mais le lieutenant général de police a aussi voulu faire de Paris une ville plus salubre et plus agréable à vivre. Sous son impulsion, la cité, équipée de milliers de lanternes, devint déjà la "ville lumière". Il lutte aussi contre les incendies et les inondations et nettoie les rues de la boue et des immondices qui les empuantissaient. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Sep 30, 2021 • 2min

Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?

Le 7 août 1919, l'aviateur Charles Godefroy engage son avion sous la voûte de l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris. Cet acte symbolique devait venger l'humiliation subie par les aviateurs lors du défilé militaire du 14 juillet précédent.Pour venger un affrontLa parade militaire organisée sur les Champs-Élysées, ce 14 juillet 1919, était la première depuis la victoire de 1918. Aussi les Parisiens et les militaires désignés pour y participer attendent-ils cet événement avec impatience.Mais certains d'entre eux éprouvent une vive déception, Il s'agit des aviateurs, à qui les autorités imposent de défiler à pied. Pour ces "héros de l'air", c'est une véritable provocation.Avant le défilé, des aviateurs se concertent, cherchant un moyen de venger l'affront. Ils désignent alors l'un d'entre eux, Jean Navarre, un as de l'aviation, le chargeant de passer sous l'arc de triomphe de l'Étoile, au nez et à la barbe des autorités.Mais le pilote se tue au cous d'un vol d'essai, le 10 juillet 1919. Aviateur chevronné, titulaire de la croix de guerre, Charles Godefroy prend alors sa place.Un vol sous l'arc de triomphePasser sous l'arc de triomphe aux commandes de son avion paraissait alors un impossible exploit. Guynemer lui-même y avait renoncé, considérant qu'une fois en vue du monument, on ne distinguait plus le passage.Pourtant, Charles Godefroy tente l'aventure, ce 7 août 1919. Tôt le matin, il décolle de l'aérodrome de Villacoublay. Peu après, il aborde Paris par la porte Maillot et, enfilant l'avenue de la Grande-Armée, il arrive en vue de l'arc de triomphe.Il vole alors à 15 mètres du sol, à une vitesse d'environ 150 km/h. Il fait le tour du monument à deux reprises, puis, perdant de l'altitude, s'engage de biais sous l'étroite voûte.Effrayés par l'avion, qui vole très bas, des passants s'enfuient et les passagers d'un tramway se jettent à terre. Prévenus, des photographes et des cinéastes immortalisent l'exploit.Godefroy regagne sa base, comme après un vol ordinaire. Au total, il n'aura duré qu'une demi-heure. Bien que désapprouvant sa tentative, les autorités ne lui infligeront qu'un simple avertissement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Sep 29, 2021 • 2min

Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?

On sait que Jeanne d'Arc conduisit son armée au combat revêtue d'une armure et habillée en tous points comme un homme, dont elle avait même adopté la coiffure. Mais pourquoi choisit-elle une tenue qui constituait l'une des principales accusations portées contre elle ?Un habit masculin plus pratiqueQuand, à un moment donné, Jeanne d'Arc réside à la Cour de Charles VII, elle porte une robe, comme toutes les femmes qui l'entourent.Mais, dès qu'elle se transforme en chef de guerre et mène ses hommes au combat, elle emprunte leur tenue. La première raison est d'ordre pratique.En effet, on ne voit pas comment la jeune fille aurait pu se mettre en selle commodément et chevaucher de longues heures si elle devait porter les longues robes qui forçaient les femmes de cette époque à monter en amazone.Par ailleurs, une tenue féminine n'aurait pas été compatible avec le port d'une épée et d'une armure. Enfin, Jeanne avait besoin d'être crédible auprès de soldats qui n'auraient pas apprécié d'être conduits par une femme arborant sa guimpe et sa houppelande sur le champ de bataille.Une grave accusationor, le fait de s'habiller en homme n'était pas du tout anodin pour Jeanne d'Arc. Ce costume constitue même, pour ses juges, l'un des principaux chefs d'accusation.En effet, chacun, au Moyen-Âge, devait rester à la place que Dieu lui avait assignée. Prendre les habits d'un homme, pour une femme, était considérée comme une tentative de bouleverser l'ordre social.Une telle audace ne pouvait lui être inspirée que par le diable. En s'habillant en homme, Jeanne d'Arc montrait aux yeux de tous qu'elle ne pouvait être qu'une sorcière.À la fin de son procès, ses juges la convainquent d'abandonner ses vêtements masculins. À ce prix, elle échappera au bûcher. Peu de temps après, pourtant, elle reprend ses habits d'homme.La voilà retombée dans son erreur, relapse comme on dit alors. Dès lors, elle est condamnée. Or, comme les Anglais avaient besoin de la voir périr sur le bûcher, comme sorcière, pour discréditer Charles VII, on a soupçonné certains de ses juges de lui avoir enlevé ses vêtements féminins. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Sep 27, 2021 • 2min

Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?

Socialiste et antidreyfusard, Jean Jaurès est aussi un pacifiste convaincu. Ce qui ne l'a pas empêché de se battre en duel, notamment contre Paul Déroulède, dont le nationalisme débridé en faisait l'un des leaders de la droite française du début du XXe siècle.Un militant socialiste souvent attaqué par la droiteLes convictions et la notoriété de Jean Jaurès l'exposaient aux attaques de la droite nationaliste. Militant socialiste depuis sa jeunesse, il participe à la fondation, en 1905, de la Section française de l'internationale ouvrière, ou SFIO.Homme de gauche et partisan de la séparation de l'Église et de l'État, il se disait aussi opposé à la guerre. De telles prises de position ne pouvaient que heurter des nationalistes pour qui la revanche contre l'Allemagne était le premier article de leur crédo politique.Aussi Jean Jaurès était-il habitué aux insultes de la droite. Mais, en 1904, les propos de Paul Déroulède, fondateur de la Ligue des Patriotes, le mettent hors de lui. Il l'accuse en effet de faire "le jeu de l'étranger".Un duel entre Jaurès et DéroulèdeJaurès répond alors aux attaques de Paul Déroulède en le provoquant en duel. Ce qui peut sembler paradoxal pour un pacifiste.Mais le militant socialiste a de plus en plus de mal à tolérer des attaques parfois calomnieuses, dont certaines s'en prennent même à sa famille. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Jean Jaurès se bat en duel.En 1894, il affronte ainsi le ministre Louis Barthou, qui l'avait traité de menteur. Ainsi, le 6 décembre 1904, Jaurès et Déroulède se retrouvent non loin de la frontière espagnole.En principe, ni la France ni l'Espagne, où Déroulède s'est exilé, n'autorisent les duels. Mais les autorités françaises ferment souvent les yeux sur ces combats d'honneur.Aussi les deux hommes se retrouvent-ils non loin de la frontière espagnole. Armés de leurs pistolets, ils se mettent en position et s'éloignent du nombre de pas requis. Deux coups de feu sont échangés, qui ne blessent aucun des duellistes. De son côté, Jean Jaurès avait tiré à terre, geste qui conciliait sa volonté de répondre aux attaques et son refus de la violence. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The AI-powered Podcast Player

Save insights by tapping your headphones, chat with episodes, discover the best highlights - and more!
App store bannerPlay store banner
Get the app