

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Oct 31, 2021 • 2min
Qu'est-ce que l'accident nucléaire de Palomares ?
Le 17 janvier 1966, un accident nucléaire se produit autour de Palomares, un petit village d'Andalousie. Il provoque des victimes, l'équipage des avuions impliqués dans l'accident, et la contamination de centaines d'hectares de terre.Un tragique accidentL'accident de Palomares survient au cours de la manœuvre de deux avions militaires américains. L'un est un bombardier, l'autre un avion ravitailleur chargé de remplir son réservoir d'essence en vol.Soudain, le ravitailleur heurte le bombardier et prend feu aussitôt. Le choc provoque le largage de la cargaison de l'avion ravitaillé, soit quatre bombes nucléaires. Plusieurs des membres de l'équipage des deux avions trouvent la mort dans l'accident.L'une des bombes, dont le parachute s'ouvre, se pose sans provoquer de dégâts. Leur parachute n'ayant pas fonctionné, deux autres bombes heurtent violemment le sol, libérant des substances radioactives, de l'uranium et du plutonium notamment. Fort heureusement, aucune explosion nucléaire n'est à déplorer. Enfin, la dernière bombe s'abîme dans les profondeurs de la mer.Des bombes retrouvées mais une terre toujours contaminéeAussitôt, les Américains déploient un impressionnant dispositif de recherche. Durant près de trois mois, 3.000 hommes passent la zone au peigne fin. Trois bombes sont rapidement retrouvées.La découverte du dernier engin prendra plus de temps. Sur les indications d'un pêcheur, qui a vu la bombe plonger dans les eaux, les militaires finissent par la retrouver, à près de 900 mètres de profondeur.Bien qu'aucun accord entre les deux pays ne prévoie la résolution de ce type d'incidents, les États-Unis acceptent de rapatrier la terre contaminée. En attendant, les autorités espagnoles s'efforcent de rassurer les touristes.À cette occasion, on voit même le ministre du Tourisme prendre un bain, mais à un endroit éloigne d'une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident.Parmi les habitants examinés, un sur sept environ présente un taux de plutonium dans les urines supérieur à la norme. Et la zone où s'est déroulée l'accident est déclarée inconstructible.Pressés, depuis des années, par les autorités espagnoles, les États-Unis s'engagent, en 2015, à assainir le secteur. Mais, trois ans plus tard, le gouvernement américain revient sur son engagement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 2021 • 3min
Pourquoi parle-t-on de “la diplomatie du ping-pong” ?
Le 10 avril 1971, des joueurs de ping-pong américains se rendent en Chine, à l'invitation des autorités. Ce voyage marque le dégel des relations sino-américaines, ouvrant la voie, dès l'année suivante, à la visite du président Nixon à Pékin.La rencontre de deux joueursCette "diplomatie du ping-pong" a été inaugurée à Nagoya, au Japon. C'est dans cette ville qu'au début de l'année 1971 se tiennent les 31e championnats du monde de tennis de table.Un soir, l'un des membres de l'équipe américaine, le pongiste Glenn Cowan, échange des balles avec un joueur chinois dans la salle d'entraînement. Mais, au bout d'un quart d'heure, le centre est fermé.En sortant, Glenn Cowan s'aperçoit que le bus de l'équipe américaine a déjà quitté les lieux. Son partenaire lui propose alors de monter dans celui qui transporte les joueurs chinois.Il accepte et, dans l'autocar, fait la connaissance de Zhuang Zedong, triple champion du monde. Ils s'entretiennent quelques instants et échangent de menus cadeaux. À l'arrivée, les deux joueurs sont pris en photo par des journalistes qui avaient eu vent de la rencontre.La nouvelle, très commentée, parvient aux oreilles des dirigeants chinois, qui profitent de l'occasion pour inviter l'équipe américaine de ping-pong en Chine.Une réception chaleureuseSi la Chine accueille à bras ouverts l'équipe de ping-pong américaine, c'est qu'elle veut se rapprocher des États-Unis, à un moment où ses relations avec l'URSS se refroidissent. De leur côté, les Américains voyaient dans les Chinois des alliés en puissance dans le cadre de futures négociations de paix au Vietnam.Le 10 avril 1971, les joueurs américains sont reçus comme des hôtes de marque. On les emmène visiter la muraille de Chine, mais aussi des usines qui sont comme la vitrine des succès économiques de la République populaire.Le 14 avril, l'équipe américaine est même reçue, avec d'autres délégations, par le Premier ministre chinois en personne. Tout sourire, Zhou Enlai considère cette visite comme une "nouvelle page" dans les rapports entre les deux pays.Sans cette "diplomatie du ping-pong", la visite du président Nixon en Chine, l'année suivante, n'aurait peut-être pas eu lieu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 2021 • 2min
A quoi servit le “galvanisme” ?
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les travaux de Luigi Galvani et Alessandro Volta sur l'électricité permettent d'en mieux comprendre les mécanismes. Ils débouchent également sur le "galvanisme", dont l'un des buts n'était rien de moins que de ressusciter des cadavres !Des expériences sur l'électricitéComme tous les naturalistes de cette fin du XVIIIe siècle, l'anatomiste Luigi Galvani a l'habitude de disséquer des grenouilles pour mieux comprendre certains mécanismes corporels.Au cours de l'une de ces expériences, il place la patte du batracien, qui est reliée à un crochet de cuivre, sur un objet métallique. En touchant la patte de la grenouille, il s'aperçoit qu'elle est agitée de vives contractions.Il est persuadé qu'il vient de démontrer, par hasard, l'existence de l'électricité animale. Mais, pour le physicien Alessandro Volta, cette électricité ne provient pas de la grenouille.Elle est produite par le contact entre deux métaux, le cuivre du crochet et le fer de l'objet sur lequel la grenouille a été déposée. En 1800, pour prouver que la source de l'électricité est bien métallique, il confectionne une pile. Autrement dit des disques de métal empilés les uns sur les autres, qui produisent bien de l'électricité.Une tentative pour ressusciter les mortsCes expériences sur l'électricité font germer une idée, a priori saugrenue, dans l'esprit de certains scientifiques. Si une décharge électrique peut provoquer des contractions musculaires, ne peut-on utiliser cette technique pour ranimer un mort ?Aussitôt dit aussitôt fait. Ainsi, un scientifique italien, Giovanni Aldini obtient l'autorisation de faire une expérience sur des condamnés à la décapitation. On pensait en effet que, pour être efficace, la méthode du "galvanisme" devait s'appliquer sur des cadavres encore chauds.Aldini place alors deux fils métalliques dans les oreilles du supplicié, reliés à une pile. La tête s'anime alors de contractions qui s'emparent des muscles du visage, formant de sinistres grimaces.La même expérience, mais sur un cadavre de pendu, entraîne des contractions dans tout le corps. Le galvanisme suscite l'engouement du public, mais, contrairement aux attentes, il ne ramène pas les cadavres à la vie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 2021 • 2min
Qu'est-ce que la “Journée des Dupes” ?
"Tel est pris qui croyait prendre" : le fameux proverbe pourrait s'appliquer à la reine Marie de Médicis qui, croyant se débarrasser de Richelieu, doit prendre elle-même le chemin de l'exil. C'est ce que l'histoire a appelé la "Journée des Dupes".Une alliance avec les princes protestantsPrincipal ministre de Louis XIII depuis 1624, le cardinal de Richelieu s'efforce de restaurer l'autorité royale en mettant au pas la noblesse et en combattant avec succès les protestants.À l'extérieur, son objectif principal est d'abaisser les Habsbourg qui, en gouvernant à la fois leurs possessions autrichiennes et l'Espagne, risquent de prendre la France dans un étau.Pour mener à bien sa politique, Richelieu est prêt à se rapprocher des princes protestants d'Allemagne, qui, dans le cadre de la guerre de Trente ans, combattent l'empereur d'Autriche.Un tel projet n'est pas du goût du parti dévot qui, autour de la reine mère, Marie de Médicis, et de son fils cadet, Gaston d'Orléans, soutient les puissances catholiques, et donc les Habsbourg.Le cardinal échappe à la disgrâceMarie de Médicis ne doute pas de son ascendant sur son fils aîné, le roi Louis XIII. Elle veut en profiter pour le convaincre de renvoyer Richelieu, qui lui doit pourtant sa carrière.Elle ne doute pas que son fils, timide et réservé, ne cède à ses arguments. Aussi, le 10 novembre 1630, profite-t-elle de la présence du roi au palais du Luxembourg, résidence de la reine mère, pour lui faire la leçon.Elle a ordonné de faire condamner toutes les portes, afin d'empêcher le cardinal d'assister à l'entrevue. Mais Richelieu s'introduit par une porte dérobée et fait irruption dans la pièce.Il se jette aux pieds des souverains et implore leur indulgence. Sans mot dire, Louis XIII quitte la pièce et se retire dans soin relais de chasse de Versailles. Pour les courtisans, l'affaire est entendue : la disgrâce du cardinal ne fait aucun doute.Pourtant, peu de temps après, le monarque convoque Richelieu et lui renouvelle sa confiance. Jusqu'à la mort de son ministre, en 1642, il ne la lui retirera jamais. En revanche, il demande à sa mère de quitter la Cour. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 2021 • 2min
Qu'est-ce que l'escroquerie de La Grande Thérèse ?
Thérèse Humbert, surnommée la Grande Thérèse, défraya la chronique de son temps. À la fin du XIXe siècle, cette aventurière de haut vol imagina une escroquerie de grande ampleur qui lui permit de mener grand train, au nez et à la barbe de ses créanciers. En 1903, son procès fut un véritable événement.D'audacieux mensongesThérèse Humbert est née en 1855, près de Toulouse. S'inventant un oncle à héritage, son père peut acheter un manoir et se parer d'un titre nobiliaire de fantaisie. Nul doute que Thérèse ne se soit inspirée de l'exemple paternel pour mettre au point ses stratagèmes.Pour pouvoir épouser, en 1878, un étudiant en droit dont le père est sénateur, elle prétend être l'unique héritière d'une riche cousine à l'article de la mort. Découvrant la supercherie, le beau-père ne retire pourtant pas sa confiance à sa bru.Puis Thérèse Humbert se découvre un parrain en Amérique. Son immense fortune a toutes les chances de lui revenir, une fois réglée la procédure juridique qui l'oppose aux neveux du parrain.Tombant dans le panneau, de riches bienfaiteurs lui prêtent des sommes considérables. Le couple vit sur un grand pied et reçoit beaucoup. Quand les créanciers murmurent, elle les rembourse en partie, avec l'argent qu'on lui prête par ailleurs.L'escroquerie démasquéeNe rentrant toujours pas dans leurs fonds, les créanciers commencent à hausser le ton. Certains commencent à parler d'escroquerie, demandant que l'affaire d'héritage soit enfin tranchée.Averti de ces rumeurs, le couple s'enfuit en Espagne. Mais il est arrêté et extradé en France. À son arrivée à Paris, il est accueilli par une foule curieuse, avide d'apercevoir la Grande Thérèse. Son procès débute le 8 août 1903.Défendue par un célèbre avocat, Thérèse Humbert fait front. Elle prétend que son parrain américain existe bel et bien et que son héritage n'est pas une invention.Mais rien n'y fait. Le tribunal condamne le couple à cinq ans de prison ferme. À sa sortie, Thérèse Humbert mène une vie beaucoup plus modeste. Elle sombre peu à peu dans l'oubli, au point qu'on ne connaît avec certitude pas la date de sa mort. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 20, 2021 • 2min
Pourquoi Churchill n'était peut-être pas Churchill ?
La voix un peu bourrue de Churchill, aux accents volontiers lyriques, était bien connue des Anglais. C'est elle qui les avait encouragés à tenir bon aux heures les plus sombres du Blitz. Et pourtant, un comédien britannique, Norman Shelley, prétendit avoir prononcé à la radio plusieurs des discours de Churchill.Une doublure de Churchill ?Né en 1903, le comédien Norman Shelley est surtout connu pour son travail à la radio. Il y prêta sa voix à Winnie l'Ourson et incarna le docteur Watson, le célèbre acolyte de Sherlock Holmes.Mais il aurait également pris la place, durant la guerre, du plus illustre des Britanniques, le Premier ministre en personne. Et il n'aurait pas remplacé Churchill, à plusieurs reprises, pour dire des banalités.Il lui aurait notamment prêté sa voix pour prononcer deux fameux discours, qui allaient rester dans les annales du pays. Celui où il ne promettait à ses compatriotes que "du sang, des larmes et de la sueur" et celui où il les exhortait à sa battre sur "les plages, dans les champs, les rues et les collines".De nombreux indicesS'il est difficile d'apporter des preuves formelles de cette substitution, certains indices, cependant, ne laissent pas d'être troublants.À commencer par la voix même de Norman Shelley, très comparable à celle de Churchill. Par ailleurs, des recherches dans les archives de la BBC montrent que, si le Premier ministre signait d'ordinaire le registre correspondant aux enregistrements de ses discours, ce n'était pas toujours le cas.Un historien a également relevé que, d'après son agenda, Churchill n'avait pu se trouver dans les studios de la BBC pour prononcer certains de ses discours. Un auditeur attentif a aussi décelé, dans la voix prêtée à Churchill, des intonations qui n'auraient pas été celles du dirigeant britannique.Des analyses très poussées, menées aux États-Unis et utilisant des techniques d'acoustique sophistiquées, auraient conclu que certains des discours les plus fameux de Churchill n'auraient pas été prononcés par lui.Enfin, le petit-fils de Shelley aurait découvert, sur un disque des discours de Churchill, le nom de son père, crédité comme lecteur. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 2021 • 2min
Qu'est-ce que le putsch d'Alger ?
Forte du soutien actif des pieds-noirs, ces Algériens d'origine française, une partie de l'armée proclame son attachement à l'Algérie française. L'indépendance de l'Algérie semblant pourtant inéluctable, des généraux fomentent un putsch à Alger, le 21 avril 1961. Mais la tentative est un fiasco.La déception d'une partie de l'arméeUne partie des officiers français, déjà humiliée par la défaite de la France en Indochine, ne supporterait pas un nouveau revers en Algérie. D'autant que le pays, occupé depuis plus longtemps, est censé faire partie intégrante de la France.Aussi l'armée a-t-elle soutenu avec enthousiasme le retour aux affaires du général de Gaulle, en juin 1958. Il est perçu comme l'homme providentiel, seul capable de conserver l'Algérie à la France.Or le général s'engage très vite dans la politique inverse. Dès septembre 1959, il parle d'autodétermination pour les Algériens. Le principe en est accepté par les Français le 8 janvier 1961.Enfin, dans une conférence de presse, tenue le 11 avril 1961, le Président de la République voit l'Algérie, à terme, comme un État souverain. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.Un putsch vite déjouéDès lors, certains officiers généraux sont convaincus que la prise du pouvoir par l'armée en Algérie est la seule manière d'empêcher l'indépendance du pays.C'est ce que pense le général Challe qui, avec trois autres généraux, prend le contrôle d'Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961. Le palais d'été, où siège le délégué général du gouvernement, ainsi que les centraux téléphoniques, sont investis.Dans la journée du 22 avril, l'état de siège est décrété sur le territoire algérien. Certains régiments se rallient au nouveau pouvoir, mais d'autres restent fidèles au gouvernement. De même, la marine refuse son concours aux putschistes.Le 23 avril, le général de Gaulle, revêtu de son uniforme, fait une déclaration solennelle à la radio et à la télévision. Il ridiculise les instigateurs du soulèvement en les assimilant à "un quarteron de généraux en retraite". Le 26 avril, tout est fini. Deux des putschistes sont arrêtés, les deux autres s'enfuient et prennent la tête de l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 2021 • 2min
Pourquoi parle-t-on de la Cagoule ?
Organisation d'extrême-droite aux allures de société secrète, la Cagoule imagine un plan pour s'emparer du pouvoir au début du Front populaire. Avant d'être rapidement démantelée, elle se rend coupable de crimes et d'attentats terroristes.Une organisation secrèteL'organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (Osarn) est mieux connue sous le nom de "Cagoule", sobriquet un rien méprisant que lui donna l'un des dirigeants de l'Action française.En effet, le groupe qui forme la Cagoule, dirigé par l'ingénieur Eugène Deloncle, est issu d'une scission de cette organisation royaliste. Il crée d'abord un parti qui, en juin 1936, se transforme en une organisation clandestine.Elle a en effet tout d'une société secrète : ses membres passent par un rituel d'initiation et prennent des pseudonymes. La Cagoule est organisée comme une armée, avec un état-major et des bureaux. On y trouve aussi des régiments et des bataillons, dont les membres sont armés.L'échec du coup de forceCraignant que le Front populaire ne fasse le lit du communisme, les dirigeants de la Cagoule ont conçu un plan pour s'emparer du pouvoir. Ils en profiteront pour se débarrasser de la République parlementaire et mettre un terme à l'influence des juifs, qu'ils considèrent tous deux come les responsables du déclin du pays.Il leur faut d'abord créer un climat de terreur, pour mettre le gouvernement de Front populaire en difficulté et l'obliger à prendre des mesures impopulaires. C'est pour y parvenir que la Cagoule organise deux attentats à la bombe, dont l'un vise, le 11 septembre 1937, la Confédération générale du patronat français.Le but est aussi de faire accuser les communistes de ces violences. En échange de subsides versés par le régime de Mussolini, la Cagoule fait aussi assassiner deux intellectuels antifascistes, les frères Rosselli.Par ailleurs, les cagoulards ont des intelligences dans l'armée et ont noué des liens avec des officiers, dont certains ont une influence certaine. Le 15 novembre 1937, ils croient leur heure venue. Les dirigeants de l'organisation préviennent les militaires qu'un coup de force communiste est imminent.Mais ces derniers, se rendant compte de l'inexistence de la menace, retirent leur soutien au coup d'État projeté par la Cagoule. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 2021 • 1min
Je vous présente les deux nouveaux podcasts Choses à Savoir !
#1 Choses à Savoir GastronomieApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141Spotify:https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/692332#2 Choses à Savoir PlanèteApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576Spotify:https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2zeDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/1748492 Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 14, 2021 • 2min
Qu'est-ce que l'attentat du Petit-Clamart ?
Le 22 août 1962, le général de Gaulle, en route pour sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises, échappe par miracle à un attentat sans doute perpétré à l'instigation de l'OAS. On ne peut le comprendre que dans le contexte particulier de la fin de la guerre d'Algérie.Un "traître" à la cause de l'Algérie françaiseQuand le général de Gaulle revient au pouvoir, en juin 1958, il est considéré comme l'homme providentiel par les partisans de l'Algérie française. En effet, ils ne doutent pas qu'il ne mette son immense prestige au service d'une mission qu'ils considèrent comme une cause sacrée.Or, très vite, le premier Président de la Ve République semble s'orienter dans une autre direction. Après le fameux "Je vous ai compris", lancé à Alger, en juin 1958, devant une foule surtout composée d'Algériens d'origine française, de Gaulle parle, en septembre 1959, du droit à l'"autodétermination" pour les Algériens.Cette politique le conduira aux accords d'Évian, en mars 1962, qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie, devenue effective le 5 juillet suivant. Pour les partisans de l'Algérie française, qui fondent l'Organisation Armée Secrète (OAS) en février 1961, le général est donc un traître.Des passagers miraculésUn peu avant 20 heures, ce 22 août 1962, deux voitures quittent l'Élysée en direction de la résidence du général de Gaulle. Dans le premier véhicule, le Président a pris place en compagnie de son épouse et de son gendre, assis à côté du chauffeur.À 20h20, le cortège arrive au carrefour du Petit-Clamart. Des rafales d'armes automatiques se font alors entendre. Le chauffeur accélère, mais la voiture présidentielle est prise en chasse par un autre véhicule.Elle parvient tout de même sans encombre à l'aéroport de Villacoublay. Par miracle, le Président et les autres passagers sortent indemnes de l'attentat.Douze hommes sont bientôt arrêtés. Neuf comparaissent, à partir de janvier 1963, devant la Cour militaire de justice. Leur chef est le lieutenant colonel Bastien-Thiry, qui reproche à de Gaulle l'abandon de l'Algérie française. Reconnu coupable, il sera passé par les armes le 11 mars 1963.Il est plus que probable que l'attentat du Petit-Clamart ait été commandité par l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


