Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
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Nov 17, 2021 • 2min

Qui est la mystérieuse Mauresse de Moret ?

En raison de son origine supposée, la présence d'une religieuse noire, dans un couvent de Moret-sur-Loing, dans le département actuel de Seine-et-Marne, demeure l'une des grandes énigmes de l'Histoire de France.Des visites prestigieusesDe son temps même, le mystère planait autour de sœur Louise Marie de Sainte Thérèse, née vers 1658. En raison de la couleur de sa peau, on appelait cette religieuse noire la "Mauresse de Moret", du nom du couvent où elle résidait.Ses contemporains, et les historiens après eux, furent surpris de la qualité des visiteurs qui se pressaient au parloir du monastère pour lui rendre visite.On y vit en effet la reine Marie-Thérèse en personne, épouse de Louis XIV, et son fils, le Grand Dauphin, ou encore Marie-Adélaïde de Savoie, la future dauphine. Le roi lui-même vint la voir une fois.Une fille de la reine...D'après une première hypothèse, La Mauresse de Moret serait une fille illégitime de Marie-Thérèse. La reine aurait eu une liaison avec le nain Nabo, un page noir de la Cour.Le 16 novembre 1664, Marie-Thérèse aurait ainsi accouché d'une petite fille noire, la princesse Marie-Anne, son troisième enfant. Consterné par cette découverte, son entourage l'aurait convaincue de déclarer l'enfant morte, avant de l'emmener, dans la plus grande discrétion, vers le couvent de Moret.Cette hypothèse se heurte à bien des invraisemblances : le caractère public des couches des reines de France, l'absence de toute mention de la naissance d'une petite princesse noire, enfin la jeunesse du père putatif, qui était encore un enfant....Ou du roi ?Contemporains et historiens ont aussi supposé que la religieuse pouvait être la fille que Louis XIV aurait eue d'une femme noire.En effet, on trouva à la moniale une certaine ressemblance avec le monarque qui, en outre, lui versait une pension officielle. Il se peut aussi que la marquise de Maintenon, gouvernante des Enfants de France, ait pris soin de la religieuse.Enfin, certains penchent pour l'hypothèse d'une jeune orpheline parrainée par le roi. Pour l'heure, cependant, la question n'est toujours pas tranchée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2021 • 2min

D'où vient l'expression du « Tonneau de Diogène » ?

On emploie parfois l'image du "tonneau de Diogène" pour faire référence à une vie solitaire ou à une existence austère. Mais sait-on au juste d'où vient cette expression ?Un philosophe austèreLe fameux tonneau aurait appartenu à un philosophe grec du nom de Diogène de Sinope. Il est né vers 413 avant J.-C., à Sinope, une ville de l'actuelle Turquie, au bord de la mer Noire.Son père, un magistrat aisé, lui fait donner une éducation soignée. Ce qui n'empêche pas Diogène de devenir le disciple du philosophe Antisthène, le fondateur de l'école cynique. Pour les cyniques, la sagesse, but suprême de tout philosophe, ne peut être atteinte que par la pratique de la liberté.Or celle-ci, pour être complète, suppose un mépris radical des conventions sociales. Le philosophe cynique doit mener une vie simple, et même austère, le plus près possible de la nature.Or Diogène sera le représentant le plus connu de l'école cynique. Il mène une existence conforme à ses préceptes. Il vit dans la rue, vêtu d'un simple manteau. Il n'a pour tous biens qu'une écuelle et une besace.Une jarre prise pour un tonneauFidèle à son exigence d'austérité, Diogène de Sinope aurait vécu dans un tonneau. C'est ce comble de la simplicité qui aurait donné naissance à l'expression de "tonneau de Diogène".Seulement voilà, le philosophe n'a jamais habité dans un tonneau. Pour la simple raison que les Grecs de cette époque n'en maîtrisaient pas la technique de fabrication.L'erreur semble venir d'une mauvaise traduction. Et c'est Boileau qui en serait l'auteur. En 1668, en effet, il traduit un ouvrage du poète et biographe Diogène Laërce, qui vécut au IIIe siècle. Dans ce livre, il relate des anecdotes concernant son homonyme, Diogène de Sinope.Il nous dit que Diogène vivait dans un "pithos". Boileau traduit par "muid", qui désigne une unité de mesure et, par extension, un tonneau. Sans vérifier plus avant, tous les traducteurs successifs emploieront ce mot de "tonneau".Or, "pithos" ne veut pas dire "tonneau" mais "jarre". Diogène dormait donc dans une grande jarre, couchée sur le sol. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2021 • 2min

Comment les nains étaient-ils traités dans l'Egypte Antique ?

On sait qu'en Occident, au Moyen-Âge, les nains servaient souvent de bouffons aux seigneurs ou étaient exposés dans les foires, comme des anomalies de la nature. Mais dans certaines civilisations, comme celle de l'Égypte ancienne, ils étaient considérés avec beaucoup de respect.Des nains respectésLes anciens Égyptiens ne voyaient pas le nanisme comme une tare. Certains textes recommandent même d'intégrer dans la société les individus atteints d'infirmités, physiques ou mentales.Ce respect pour les nains se traduit d'ailleurs par l'existence de dieux qui avaient leur apparence. Ainsi, on peut citer Bès, le dieu du foyer, et Ptah, le dieu des artisans et des architectes.Les sculpteurs les représentaient bien comme des êtres de petite taille, ce qui prouve qu'un tel aspect n'était pas incompatible avec leur statut divin.Seneb, un nain qui a réussiDans l'Égypte antique, le nanisme n'était pas non plus un obstacle à l'ascension sociale. En effet, certains nains ont occupé des postes importants dans l'entourage des pharaons, dont ils ont parfois été de proches collaborateurs.Ce fut le cas d'un certain Seneb, qui vécut vers 2.500 avant notre ère. On a conservé de lui une sculpture, où on le voit croisant ses petites jambes en tailleur, à côté d'une femme de taille normale. À la place où auraient dû se trouver ses jambes, sont représentés ses enfants.Il est possible que Seneb ait commencé sa carrière en s'occupant des animaux domestiques ou du linge royal. En tous cas, il gravit rapidement les échelons et collectionne les titres prestigieux.Celui de "bien aimé du seigneur" en dit long sur la faveur dont il jouissait auprès du pharaon. Il était également prêtre et, en cette qualité, il eut le privilège d'assister aux funérailles de deux pharaons.Cette réussite sociale fit de Seneb un homme riche et considéré. En effet, on sait, grâce aux inscriptions et reliefs de sa tombe, qu'il possédait un troupeau de plusieurs milliers de bovins.De même, ce haut fonctionnaire apprécié du pharaon ne pouvait se déplacer qu'en litière ou mollement allongé sur le pont d'un bateau descendant le Nil. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 11, 2021 • 2min

D'où le Dollar vient-il ?

Devenue, le 4 avril 1792, la monnaie officielle des États-Unis d'Amérique, le dollar devrait son origine, avec bien d'autres monnaies, au thaler autrichien.Une nouvelle monnaie d'argentLe thaler est sans doute le lointain ancêtre du dollar américain. Cette monnaie est née, au XVIe siècle, dans une vallée bohémienne du nom de Joachimsthaler, près du village de Saint-Joachimsthal.Dès le début du XVIe siècle, des pièces d'argent sont frappées dans cette contrée qui allait passer sous la domination des Habsbourg. Leur fabrication est rendue possible par la présence d'un important gisement d'argent.Et c'est en référence au nom du vallon, Joachimsthaler, dont on ne garde que la fin, que la nouvelle monnaie finit par recevoir le nom de "thaler".Du thaler au dollarLa taille et le poids du thaler ne varient guère, ce qui évite les manipulations monétaires et facilite les échanges commerciaux. C'est cette stabilité qui explique en grande partie l'étonnant succès de la monnaie.Dans un premier temps, le thaler circule surtout dans les possessions des Habsbourg, en Autriche et en Bohème, et dans les États du Saint-Empire. Mais il sera peu à peu adopté, sous des formats divers, par d'autres pays.Le thaler y sera d'ailleurs connu sous d'autres noms. Les Anglais le baptisent "crown", ce qui veut dire "couronne", tandis que les Danois le nomment "rigsdaler".Mais le thaler et ses épigones ne se limitent pas au continent européen. On le repère ainsi en Éthiopie, où il circule jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et dans certains pays d'Amérique du Sud, alors colonies de l'Espagne.C'est par l'intermédiaire du "rixdale" hollandais que le thaler serait devenu, sous le nom de "dollar", la monnaie officielle des États-Unis. Par une déformation comme le mot en avait déjà connu beaucoup, le "thaler" devient donc le "continental dollar", durant la guerre d'indépendance américaine, puis le "dollar" proprement dit.La mesure fut prise officiellement par Alexander Hamilton, le secrétaire au Trésor de George Washington, le premier président des États-Unis, en application d'une décision adoptée par les délégués des États américains. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 10, 2021 • 2min

Quel fut l'incroyable destin de Yang Kyoungjong ?

L'Histoire n'est pas avare de destins singuliers. C'est le cas de ce soldat coréen, que les hasards de la Seconde Guerre mondiale amènent à servir trois pays, dont certains sont dans des camps opposés.Au service du JaponYang Kyoungjong naît en 1920 dans l'actuelle Corée du Nord. la Corée vit sous la domination sans partage de l'Empire nippon, qui l'a annexée en 1910.Il est donc naturel que Yang Kyoungjong soit enrôlé dans l'armée japonaise. En 1938, son régiment est envoyé dans le nord de la Mandchourie. Depuis 1932, cette ancienne province chinoise a été transformée en un État fantoche, le Mandchoukouo, qui est en réalité un protectorat du Japon.Le jeune soldat coréen participe aux combats qui opposent les troupes japonaises aux soldats soviétiques, qui convoitent le territoire. Il se trouve notamment engagé dans la bataille de Khalkhin Gol qui, de mai à septembre 1939, voit les deux armées s'affronter.Sous les uniformes russe et allemandC'est au cours de cette bataille, qui voit la défaite japonaise, que Yang Kyoungjong est fait prisonnier par les Russes. Il est envoyé dans l'un de ces camps de travail qu'on désignera bientôt par le terme générique de "Goulag".Il y reste jusqu'en 1942. À cette date, son destin prend encore un autre cours. Depuis le déclenchement de l'offensive allemande, en juin 1941, les Soviétiques sont aux abois.Pour résister à cette nouvelle mouture de la guerre éclair, ils doivent faire feu de tout bois. Aussi intègrent-ils certains de leurs prisonniers dans leurs unités. Notre soldat coréen en fait partie.C'est donc sous l'uniforme russe qu'il participe à la troisième bataille de Kharkov, en février-mars 1943, qui voit le succès de l'armée allemande. Et Yang Kyoungjong est à nouveau fait prisonnier.Et le voilà qui, une fois de plus, intègre les rangs d'une nouvelle armée ! Soldat de la Wehrmacht, il est envoyé en Normandie, où les Allemands craignent une invasion. Et c'est là qu'en juin 1944, il est capturé par des soldats américains, qui le prennent pour un combattant japonais.Retiré aux États-Unis, Yang Kyoungjong s'y éteint en 1992. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 8, 2021 • 2min

Qui est sainte Hildegarde de Bingen ?

Canonisée en 2012 et, à cette occasion, proclamée Docteur de l'Église, sainte Hildegarde de Bingen fut une célèbre mystique, dont les visions assurèrent la renommée de son vivant. Mais cette femme étonnante, qui écrivit une œuvre abondante, fit aussi des incursions remarquée dans la musique, la peinture et même la médecine.Une mystique...Née vers 1098 près de Bingen, la petite Hildegarde est le dixième enfant d'une famille de la noblesse rhénane. Selon son propre témoignage, elle aurait eu des visions dès l'âge de trois ans.Quand elle atteint ses huit ans, ses parents la confient à un monastère voisin. Elle y reçoit une solide instruction, qui fait d'elles l'une des femmes les plus cultivées de son temps.Hildegarde prononce ses vœux vers l'âge de 14 ou 15 ans. En 1136, elle est élue abbesse du monastère.Continuant de recevoir des visions mystiques, la moniale commence à en dicter le récit à son entourage. En 1148, le pape Eugène III l'incite à persévérer dans son témoignage. Dès lors, elle consigne l'ensemble de ses visions dans une série de livres majeurs, comme le "Livre des mérites de la vie" ou le "Livre des œuvres de Dieu".Fondant d'autres abbayes, Hildegarde de Bingen n'hésitera pas à sillonner les routes de l'Allemagne pour devenir une prêcheuse convaincue....Et une femme aux talents éclectiquesSes visions inspirent à Hildegarde de Bingen un système théologique centré sur l'Homme, créé par Dieu à son image et objet de l'incarnation de son fils.Mais cette femme d'une érudition exceptionnelle pour son époque explora d'autres champs du savoir. Musicienne accomplie, elle composa en effet des dizaines d'hymnes er d'antiennes, ainsi que d'autres pièces liturgiques.Inspirées elles aussi par ses visions, ces œuvres furent groupées sous le nom évocateur de "Symphonie de l'harmonie des révélations célestes".Par ailleurs, les ouvrages d'Hildegarde de Bingen sont illustrés de somptueuses enluminures, qui font d'elle un grand peintre. Ne craignant pas de s'aventurer dans le domaine de la médecine, la religieuse écrit même un livre où elle recherche les causes des maladies et propose des remèdes pour les soigner. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 7, 2021 • 2min

Pourquoi Iqbal Masih est-il mort à seulement 12 ans ?

Le 16 avril 1995, un jeune garçon de 12 ans est assassiné à Lahore, au Pakistan. Lui-même enfant esclave, il avait dénoncé le traitement inhumain des enfants qui, comme lui, étaient forcés de travailler, notamment en Inde et au Pakistan.Un enfant qui a vécu l'enferIqbal Masih est né en 1983, dans un hameau près de Lahore. Très pauvres, ses parents ne peuvent payer les soins nécessités par l'état de santé de la mère. Peu à peu, les dettes s'accumulent.Alors le petit Iqbal, qui n'a que 4 ans, est vendu par ses parents. Son salaire est censé permettre à ses parents de rembourser leurs dettes. Mais, comme la somme est amputée des frais de nourriture et de logement, elle est trop faible pour les en libérer. C'est ce que permet à leurs employeurs de garder ces enfants indéfiniment.Comme ses compagnons, Iqbal travaille dans des conditions épouvantables. Enchaîné du matin au soir, il est rivé à sa tâche 12 heures par jour.En 1992, Iqbal Masih parvient à s'enfuir. Il réussit à rencontrer le président d'une association luttant contre le travail des enfants. Peu à peu, il en devient le porte-parole et dénonce, dans le monde entier, le sort tragique réservé à des millions d'entre eux.Il est assassiné, en 1995, dans des conditions qui n'ont pas été éclaircies.Des millions d'enfants esclavesLe meurtre du jeune Iqbal Masih met à nouveau en lumière la question du travail forcé des enfants dans certains pays. L'association dont il était devenu le porte-voix estime leur nombre à environ 80 millions sur l'ensemble du continent asiatique.À elle seule, l'Inde en compterait 20 millions. C'est bien la preuve qu'elle ne cherche pas à faire appliquer la loi qui, pourtant, interdit le travail des enfants de moins de 14 ans.En 2000, Iqbal Masih a reçu, à titre posthume, un prix récompensant ceux qui, comme lui, luttent pour la reconnaissance des droits des enfants. Un prix annuel, décerné par le Congrès américain, porte son nom, ainsi qu'un collectif, qui s'efforce de faire respecter la Convention internationale des droits de l'enfant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 4, 2021 • 2min

Pourquoi Napoléon a-t-il indirectement inventé la boite de conserve ?

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la conservation défectueuse des aliments provoquait de graves maladies, comme le scorbut. Ce ne sera plus le cas après l'invention de la boîte de conserve, en 1795, par Nicolas Appert. Le procédé connaîtra un succès notable grâce à l'intervention de Napoléon.Conserver les aliments par la chaleurDurant l'Ancien Régime, les procédés de conservation des aliments, comme le salage ou le fumage, coûtaient cher et ne permettaient qu'une conservation partielle des aliments.Nicolas Appert, originaire cde Châlons-sur-Marne et confiseur de son état, s'intéresse à la question. Après plusieurs années de recherche, il met au point une nouvelle technique de conservation des aliments, fondée sur l'action de la chaleur.Elle consiste à enfermer l'aliment à conserver dans une bouteille en verre. Fier de ses origines, Appert choisira une bouteille de Champagne, remplacée plus tard par un bocal de verre. Il faut ensuite boucher hermétiquement ce récipient, puis le plonger dans l'eau bouillante un certain temps.Pour Nicolas Appert, cette exposition à la chaleur permet de tuer les germes pathogènes. Cette méthode de stérilisation prendra, comme il se doit, le nom d'"appertisation".Mais c'est l'inventeur anglais Peter Durand qui, en 1810, dépose le brevet d'une boîte métallique devant conserver les aliments selon la méthode imaginée par Nicolas Appert.Un procédé adopté par les autoritésComme tous les chefs militaires, Napoléon était préoccupé par la ravages que le scorbut provoquait dans les rangs de son armée. Or, cette maladie était due à la difficulté de conserver aux aliments toutes leurs propriétés nutritives.Avant Napoléon, le Directoire avait déjà promis une récompense à qui pourrait inventer un procédé capable de conserver des aliments frais pour l'usage des soldats.C'est le procédé de Nicola Appert, déjà testé dans la marine depuis 1803, qui est distingué. Sur proposition de l'Empereur, il reçoit une forte somme d'argent et s'engage à faire éditer à compte d'auteur un ouvrage où il décrirait sa méthode.Transmis à tous les préfets, le livre fera beaucoup pour populariser la technique de l'appertisation. Et, on le voit, Napoléon y est bien pour quelque chose. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 3, 2021 • 2min

Pourquoi parle-t-on du “coup d'État de Malet” ?

Durant son règne, Napoléon fut victime de plusieurs tentatives d'assassinat ou de coups d'État. C'est ainsi qu'en 1812, le général Malet essaya de renverser l'Empereur.Napoléon donné pour mortIssu d'une famille noble de Franche-Comté, Claude-François de Malet accueille avec enthousiasme la Révolution française et sert un temps dans les armées révolutionnaires, jusqu'à devenir général de brigade en 1799.Mais l'avènement de Napoléon heurte ses convictions républicaines. Conspirateur né, il trame, sans succès, deux complots contre l'empereur. Elles lui valent la prison, puis l'internement dans une maison médicale.Le 23 octobre 1812, il récidive et fomente un coup d'État. Profitant de l'absence de Napoléon qui, en guerre contre la Russie, se trouve à Moscou, Malet se présente en uniforme au commandant d'une cohorte de la Garde nationale.Il lui tend un faux décret du Sénat, qui affirme que l'Empereur est mort et que l'Empire est renversé. Impressionné, le militaire se met à son service. De toute façon, compte tenu de la lenteur des communications, il ne peut pas vérifier l'information.Les soldats occupent certains points névralgiques de la capitale, tandis que des complices de Malet, libérés de prison, arrêtent des membres du gouvernement, comme le ministre de la Police.L'échec du coup d'ÉtatJusque ici, le général Malet a surtout eu affaire à des subalternes, qui n'osent discuter les ordres d'un officier supérieur ni remettre en doute les décisions du Sénat.Mais les choses se gâtent quand Malet essaie de convaincre le général Hulin, qui commande la place militaire de Paris, de donner son concours au coup d'État. L'officier se montre méfiant et demande à voir le décret du Sénat.Sentant la réticence d'Hulin, Malet s'affole et tire soudain sur lui, le blessant à la mâchoire. De son côté, le général Doucet, chef d'état-major de la 1ère région militaire, a connaissance d'une lettre écrite par Napoléon après le 7 octobre, date à laquelle il aurait trouvé la mort d'après Malet.Le complot est donc éventé de toutes parts. Malet et ses complices sont arrêtés. Condamnés à mort par le tribunal militaire, Malet et deux de ses comparses sont fusillés le 29 octobre 1812. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 1, 2021 • 2min

Pourquoi les serveurs parisiens ont-ils fait grève pour porter la moustache ?

Quand on pense aux garçons de café, on imagine des serveurs bien habillés, souvent vêtus de noir et arborant un élégant nœud papillon. Mais saviez-vous que jusqu'en 1907, où ils firent grève pour l'obtenir, ils n'avaient pas le droit de porter de moustache ?Une moustache réservée à certainsJusqu'au début du XXe siècle, un garçon de café, à Paris comme ailleurs, se devait d'avoir le visage glabre. Le port d'une moustache ne paraissait pas seulement incongru, il leur était carrément interdit.C'est que cet attribut capillaire était réservé à d'autres. Seuls les membres des couches supérieures de la société, les militaires et les gendarmes pouvaient porter une moustache. Et, pour ces derniers, ce fut même une obligation jusqu'en 1933 !Cet usage s'était imposé dans l'aristocratie, les milieux politiques et la haute bourgeoisie au moins depuis Napoléon III. Sa fameuse barbe à l'impériale, composée d'une moustache aux extrémités effilées et d'une petite barbiche, avait définitivement placé la moustache du côté des puissants.Les serveurs parisiens font grèveAu début du XXe siècle, la moustache, symbole traditionnel de virilité, était donc devenue un véritable marqueur social. Elle en disait autant sur le rang de l'individu qui l'arborait qu'un col cassé ou un chapeau haut de forme.Dans ces conditions, comment un garçon de café aurait-il osé porter cet emblème de distinction sociale ? S'il avait arboré une moustache, il aurait en quelque sorte voulu devenir l'égal de ses clients distingués. Chacun à sa place, c'était encore le maître mot de l'époque.Et pourtant, les garçons de café parisiens ne l'entendent pas de cette oreille. En 1907, ils revendiquent le droit de porter la moustache s'ils en ont envie. Et, pour marquer leur détermination, ils n'hésitent pas à faire grève.Il est vrai qu'ils réclament aussi l'octroi d'un jour de repos hebdomadaire. En effet, ils demandent à bénéficier, eux aussi, du droit qui venait d'être reconnu aux employés et aux ouvriers, par la loi du 13 juillet 1906, de faire relâche le dimanche.Il faut donc croire que, pour les garçons de café, le droit de porter la moustache était aussi important que celui de ne pas travailler un jour par semaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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