

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Jan 20, 2022 • 2min
Que sont les “crieurs des morts” ?
La France d'autrefois regorgeait de métiers pittoresques qui, pour la plupart, ont disparu avec la fonction qu'ils remplissaient. La profession de "crieur des morts" n'est pas le moins insolite de ces métiers du passé.Des annonces macabresLes "crieurs" ont été créés sous le règne de Philippe-Auguste, au XIIIe siècle. Ils n'étaient pas seulement chargés d'annoncer les décès, mais aussi les mariages, le prix des marchandises ou encore la vente des maisons.Dans une société où peu de gens savaient lire et où les services administratifs étaient encore embryonnaires, cette méthode était la seule capable d'assurer une publicité suffisante aux actes officiels et à certains événements.Au XVIe siècle, ces agents communaux deviennent des "crieurs des morts", chargés d'annoncer les seuls décès et enterrements. Ils sont organisés au sein d'une corporation spécifique.Ils attiraient l'attention des habitants par le tintement d'une clochette ou le roulement d'un tambour. Du fait de leurs instruments de travail, ils étaient parfois appelés "crieurs clocheteurs".Ceci fait, ils précisaient à haute voix, et à intervalles réguliers, le nom du trépassé et les horaires de ses funérailles. Les crieurs portaient de grands tabliers, ornés de têtes de mort. Leurs bonnes mœurs et leur qualité d'enfant légitime étaient vérifiées.L'organisation de la cérémonie funèbreMais le rôle des "crieurs des morts" ne se bornait pas à l'annonce publique des décès. Ils devaient également veiller au transport du cercueil jusqu'à l'église. Ils l'accompagnaient aussi vers le cimetière.Au XVIIe siècle, les crieurs reçoivent le monopole des fournitures mortuaires. En échange de cet avantage, ils devaient, chaque année, payer une certaine somme à l'État.Il leur appartenait donc de veiller à l'organisation de la cérémonie funèbre. Ainsi, ils s'occupaient des tentures et de la marche du convoi funéraire. Et ils recevaient une part de ce que la cérémonie avait rapporté à la corporation des crieurs.Propre à l'Ancien Régime, ce métier, comme tant d'autres, disparaît avec la Révolution française. Peu à peu, les annonces du crieur des morts sont remplacées par les faire-part, apportés au domicile des destinataires, puis envoyés par la poste. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 2022 • 2min
Que sont les “chats de navire” ?
Les chats ont été domestiqués dès la plus haute Antiquité. Compagnons de l'homme, ces petits félins lui ont aussi rendu des services, notamment en chassant les rats qui infestaient les bateaux. On les appelait d'ailleurs des "chats de navire".Des rongeurs indésirablesLes chats étaient très utiles à bord d'un navire. Ils y faisaient en effet la chasse aux rats et souris qui y élisaient volontiers domicile.Or, ces rongeurs représentaient un danger permanent pour l'équipage. En effet, ils s'attaquaient aux cordages et à l'étoupe qui servait à calfeutrer la coque. Ainsi endommagée, elle prenait l'eau plus facilement.Les rats s'en prenaient aussi aux vivres destinés aux marins. Dans les longues traversées, cette diminution des rations alimentaires pouvait avoir de graves conséquences.Par le biais de cette nourriture souillée, ou par leurs parasites, rats et souris transmettaient aussi de graves maladies aux membres de l'équipage. Enfin, ils détérioraient souvent les cargaisons.Un rôle essentielLa meilleure manière d'éviter la présence des rats dans les bateaux était donc d'inviter un ou plusieurs chats à bord. C'est ce que firent les Égyptiens quand ils descendaient le Nil, voilà 10.000 ans environ.Quand le grand commerce maritime se développe, au XVIIe siècle, et que des navires marchands sillonnent le monde, ils embarquent des chats pour préserver leur cargaison et protéger la santé des équipages.L'importance de ces félins domestiques est telle que, dès le XVe siècle, certains assureurs, à Gênes notamment, refusent de se porter garants de la cargaison si des chats ne sont pas embarqués à bord des navires.Le ministre Colbert, qui avait la charge de la marine, était du même avis. Pour lui, la présence de chats était un gage de sécurité pour les bateaux. Sur certains d'entre eux d'ailleurs, un membre de l'équipage était spécialement chargé de prendre soin des chats du bord.En plus de leur rôle de chasseurs, les "chats de navire" sont restés, jusqu'à nos jours, de fidèles compagnons des marins. Ils en ont souvent fait des mascottes, censés leur porter chance et assurer le succès de la traversée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 2022 • 2min
Pourquoi l'éléphant Abul-Abbas est-il célèbre ?
En 802, Charlemagne reçoit du calife de Bagdad, Haroun-al-Rachid, un impressionnant cadeau. Son envoyé ramène en effet d'Orient un éléphant blanc, baptisé Abul-Abbas. Cet animal fut très célèbre en son temps.Une ambassade pour le calife de BagdadEn 797, Charlemagne, soucieux d'étendre le réseau de ses alliances, avait envoyé une ambassade au calife abbasside Haroun-al-Rachid, qui régnait à Bagdad depuis 786. Elle est conduite par un négociant juif du nom d'Isaac.Il doit sans doute cette promotion à sa connaissance de la langue arabe. Dans les conditions de circulation de l'époque, le périple est très long. Il faudra cinq ans à cette mission diplomatique pour arriver à Bagdad et en revenir.Isaac en était d'ailleurs le seul membre, puisque ses compagnons avaient péri en route.Un animal légendaireParmi les riches présents que, en gage de bonne amitié, le calife envoyait à Charlemagne, l'un d'eux fascina l'empereur et son entourage. Il s'agissait d'un éléphant entièrement blanc.On l'appela Abul-Abbas, ce qui, en arabe, veut dire "le père d'Abbas". Ce spécimen albinos étant extrêmement rare, on lui attribuait des pouvoirs surnaturels. En effet, on le croyait d'essence divine. Aussi un tel animal, à l'origine fabuleuse, ne pouvait-il appartenir qu'aux grands de la terre, princes et rois.Charlemagne en était très fier et le montrait volontiers à ses visiteurs. Peut-être pour les impressionner, il l'envoya même guerroyer contre les Danois.Mais l'éléphant blanc, déjà âgé, supporte mal le climat de son pays d'accueil et succombe à une pneumonie, en 810. Il semblerait que l'animal ait pris froid après avoir nagé dans le Rhin. Charlemagne ne lui survivra que quatre ans. Quant à Haroun-al-Rachid, il était déjà mort au moment du décès de l'éléphant.Mais son souvenir ne se perdit pas. Dans le somptueux trésor de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, résidence de l'empereur d'Occident, on trouve un cor qu'on disait façonné dans l'une des défenses d'Abul-Abbas.De même, il arrive que, dans un jeu d'échecs, le fou soit remplacé par un éléphant. Dans ce cas, il prend le nom du mythique éléphant blanc de Charlemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 2022 • 2min
Quel philosophe fut une des plus grandes fortunes de Rome ?
Adepte des idées stoïciennes, le philosophe Sénèque célèbre la vertu, qui, pour lui, doit être au centre de la vie. Mais ce sage Romain fut aussi le précepteur de Néron et amassa une immense fortune.Un philosophe stoïcien...Né autour de l'an 4 avant J.-C., et mort en 65 de notre ère, Sénèque est un disciple de l'école stoïcienne. Pour lui, le sage doit avant tout rechercher la vertu. Elle ne peut être trouvée dans la quête du plaisir, qui est une passion vile et méprisable.Cette vertu doit inciter le sage à supporter sans crainte les épreuves de la vie. En les mettant à l'écart, il ne leur permet pas d'entamer sa sérénité. Par ce détachement des choses de ce monde, le sage est l'égal des dieux.Le stoïcien qu'est Sénèque regarde aussi la mort en face. On ne doit pas la rechercher, car il faut savoir profiter de la vie. Mais si, avec l'âge et les infirmités, elle devient un fardeau trop lourd à endurer, le sage a le droit de s'en évader en se donnant la mort....Mais très richeLa vie de Sénèque fut quelque peu en contradiction avec ses idées. En effet, ce sage, qui accordait en principe peu d'importance aux réalités sensibles, toucha de près au pouvoir et devint très riche.En effet, Sénèque entame, en 31, une carrière politique prestigieuse. Devenu questeur, puis sénateur, il est l'un des principaux orateurs de l'assemblée. En 54, il devient le précepteur et le conseiller de Néron, qui n'a que 17 ans.La faveur impériale lui permet de se constituer l'une des plus importantes fortunes du temps, estimée à environ 300 millions de sesterces, la monnaie alors en cours. Une telle aisance n'était guère en accord avec ses principes stoïciens.Mais il y fut davantage fidèle dans la mort. Compromis dans un complot, en 65, il reçoit l'ordre de se suicider. Le philosophe choisit alors de s'ouvrir les veines. Durant son agonie, longue et pénible, il ne se départ pas d'une fermeté plus conforme à l'image qu'il se faisait du sage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 2022 • 3min
A quoi les poupées “Rupert” ont-elles servi ?
Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/------------------------------------------Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les deux camps, et notamment celui des Alliés, ont souvent eu recours à des techniques d'intoxication pour tromper l'adversaire. Les poupées "Rupert" en font partie.Des mannequins parachutistesDurant le dernier conflit, des mannequins furent utilisés pour faire croire à l'ennemi que des soldats étaient parachutés sur ses arrières ou sur une zone stratégique.Les poupées confectionnées par les Alliés furent baptisées "Rupert". Leur forme était assez sommaire; faites de toile de jute, et remplies de paille ou de sable, elles évoquaient, de loin, une silhouette humaine, mais aucun réalisme ne présidait à leur conception.Rien à voir, par conséquent, avec les mannequins très élaborés qu'on aperçoit dans le film "Le jour le plus long". De près comme de loin, ils ressemblaient, en effet, à de vrais parachutistes.Le parachute était placé dans le ventre de la poupée. Les mannequins étaient pourvus de dispositifs simulant des coups de feu ou même des éclats de voix. Certaines unités étaient chargées de parfaire cette sonorisation. Comme les poupées étaient censées exploser au sol, les Allemands ne devaient pas retrouver grand chose.Un stratagème efficaceCe sont les Allemands qui ont recours, les premiers, à de faux parachutistes. En effet, ils les utilisent dès le début de la guerre, en mai 1940.Mais les Alliés emploient ce stratagème de manière plus systématique. Ils y ont recours lors du débarquement de Provence, à partir du 15 août 1944. Des mannequins sont aussi largués au-dessus des Philippines ou de la Nouvelle-Guinée.Mais l'utilisation la plus connue des poupées "Rupert" a lieu à l'occasion du débarquement de Normandie. En effet, l'opération "Titanic" prévoyait, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, celle qui précédait le débarquement, le largage de 500 poupées au-dessus de la Normandie.Et la ruse semble fonctionner au-delà des espérances. En effet, une division SS tout entière est lancée à la recherche des prétendus parachutistes. Une partie d'une division de réserve reçoit la même mission.Autant de troupes qui, détournées de leur objectif initial, ne pourront s'opposer à l'avance des Alliés. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 12, 2022 • 2min
Comment un “faux Soir” a-t-il ridiculisé les nazis ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, la résistance à l'occupant nazi prit des formes diverses. Ainsi, la Résistance belge utilisa l'arme de l'humour pour ridiculiser les Allemands.Un journal collaborateurEn Belgique, comme dans tous les pays qu'ils occupaient, les Allemands ont su s'entourer de personnes acceptant de collaborer avec eux.Ils trouvent ainsi des complicités dans la presse. En effet, ils persuadent des journalistes et diverses personnalités de reprendre le journal "Le Soir", qui avait cessé de paraître le 18 mai 1940.Il s'agissait du journal de langue française le plus lu en Belgique. Animée par des personnalités favorables aux Allemands, cette nouvelle version du journal est appelée "Le Soir volé" par une partie de la population.Ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas d'atteindre des tirages confortables et de demeurer l'un des organes de presse les plus influents du pays.Un numéro très particulierLes milieux de la Résistance belge ont alors une idée originale : faire paraître un numéro du journal en tous points comparable aux autres numéros mais avec, bien entendu, un contenu tout différent.Le but est de narguer les Allemands, en faisant preuve de cet humour typiquement bruxellois, que les autochtones appellent le "zwanze".L'idée est surtout venue du Front de l'Indépendance, un mouvement de résistance cherchant à rassembler des hommes et des femmes de toutes opinions, résolus à s'opposer à l'occupant nazi.La réalisation de ce numéro est un véritable tour de force. En effet, les comploteurs réussissent à trouver, en très peu de temps, l'imprimeur et le matériel nécessaires à la parution de ce "faux Soir".Ils réussissent à tirer 50.000 exemplaires du journal, dont 5.000 sont écoulés dans le circuit officiel. Ils ont choisi, pour le faire paraître, la date symbolique du 11 novembre 1943.Et les Belges, qui s'arrachent le numéro, lisent, avec hilarité, des articles très critiques à l'égard des nazis et imitant en tous points la présentation et le ton pompeux du journal collaborateur.La première surprise passée, les Allemands réagissent très vite. Ils arrêtent quinze responsables de ce numéro satirique, dont plusieurs mourront en déportation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 10, 2022 • 2min
A quoi servit le camp de Prora ?
Tel que l'ont conçu Hitler et les dignitaires du régime nazi, l'État totalitaire devait contrôler l'individu dans chaque épisode de sa vie. C'est pourquoi les Allemands étaient encouragés à passer leurs loisirs dans des sortes de camps de vacances, où leurs activités étaient encadrées du matin au soir.Un immense complexe touristiqueLe camp de vacances devant servir de modèle à la construction de centres comparables fut érigé à Prora, une station balnéaire située sur l'île de Rügen, dans la mer Baltique. Cet ensemble, bâti entre 1936 et 1939, est conçu comme un immense complexe touristique.En effet, il se compose de nombreux immeubles, de six à sept étages, qui s'alignent sur près de cinq kilomètres le long de la plage. Le centre est conçu pour recevoir jusqu'à 20.000 vacanciers.En principe, le projet s'adresse à l'Allemand moyen qui, selon les préceptes racistes du régime, doit être un aryen. Cependant, le coût du séjour semble un peu trop élévé pour ses ressources assez modestes.Chaque vacancier loge dans une chambre minuscule, à l'équipement spartiate. Des piscines, un théâtre, un cinéma ainsi qu'un auditorium de 25.000 places ont été prévus pour occuper les loisirs des estivants.Une entreprise de propagandeLe but premier d'Hitler n'était pas d'offrir des vacances à ses compatriotes. Il s'agissait surtout de les conditionner et d'en faire des hommes nouveaux, fidèles au nazisme et à leur Führer.Pour forger des hommes obéissants, dévoués à la collectivité, donc à l'État totalitaire, il fallait d'abord briser l'individualisme. C'est pourquoi, à Prora, toutes les activités se font en commun.Les vacanciers mangent ensemble, dans d'immenses réfectoires, et sont incités à faire du sport ou toute autre activité dans le cadre d'un groupe.Par ailleurs, ils sont soumis, comme dans leur vie ordinaire, à une propagande omniprésente. Toute la journée, des messages sont transmis par des haut-parleurs, installés à l'extérieur mais aussi dans les chambres. Par ailleurs, des conférences diffusent les mots d'ordre et les thèmes favoris du régime.En fait, Prora n'accueillit jamais de vacanciers car, du fait de l'entrée en guerre, le complexe ne fut jamais terminé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 9, 2022 • 2min
Que faisait Leonarda Cianciulli de ses victimes ?
L'Italienne Leonarda Cianciulli figure, en bonne place, dans la sinistre galerie des monstres criminels de notre temps. Ses forfaits font en effet froid dans le dos.La peur de perdre ses enfantsLeonarda Cianciulli naît dans une petite ville de Campanie, en 1894. Après son mariage, en 1917, elle déménage à plusieurs reprises, avant de s'installer à Correggio, en Emilie-Romagne.En 1927, Leonarda a déjà maille à partir avec la justice, puisqu'elle est emprisonnée pour fraude. Elle finit par tenir un petit commerce, mais révèle aussi ses dons de voyance.C'est précisément une diseuse de bonne aventure qui l'avertit du sort funeste qui attend ses enfants. Résolue à les protéger coûte que coûte, Leonardo Cianciulli finit par se convaincre que, pour ce faire, elle doit pratiquer des sacrifices humains.Meurtrière et cannibaleAussi la diseuse de bonne aventure ourdit-elle un plan diabolique. Elle attire chez elles trois femmes, soucieuses de connaître leur avenir. Elle leur recommande de né révéler à personne où elles se rendent.Elle leur conseille aussi d'écrire des cartes postales à leur entourage, pour que personne ne s'inquiète à leur sujet. Puis Leonarda Cianciulli passe à l'action. Elle fait boire à ses victimes du vin drogué.Puis elle les tue à coups de hache. Ceci fait, elle découpe les corps en morceaux. Elle prend soin de verser le sang dans un récipient. Elle mélange ensuite les restes des malheureuses victimes avec de la soude caustique. Elle fabrique ainsi du savon fait de chair humaine !Mais son travail macabre ne s'arrête pas là. En effet, elle mêle le sang des femmes assassinées à des œufs, du sucre et de la farine. Elle confectionne ainsi des gâteaux, qu'elle sert avec le thé à ses visiteuses. Mais elle avoue en avoir mangé, tout comme son fils aîné d'ailleurs.Soupçonnée par la parente de sa dernière victime, la meurtrière anthropophage est finalement arrêtée. Au terme de son procès, elle est condamnée à trente ans de prison, dont trois dans un asile psychiatrique. Elle meurt dans sa geôle en 1970. Sa terrible histoire a inspiré plusieurs films. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 6, 2022 • 2min
Quel rôle joua Vera Atkins durant la Seconde Guere mondiale ?
Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/-----------------------------------Vera Atkins joua un rôle important dans les services secrets britanniques, formant les agents aux missions qui les attendaient en France. Elle aurait inspiré à Ian Fleming son personnage de Miss Moneypenny dans la série des James Bond.Dans les services secrets britanniquesNée en 1908 à Galati, en Roumanie, Vera Rosenberg appartient à une famille juive aisée. Elle suit des cours de langues à Paris et apprend le secrétariat en Suisse. Alarmée par l'avancée du nazisme, elle quitte la Roumanie avec sa mère, en 1937, et se réfugie au Royaume-Uni, où elle prend le nom de Vera Atkins.Juste avant la guerre, elle a l'occasion de recueillir des informations sur les nazis, pour le compte d'un espion canadien travaillant pour les Anglais.C'est ainsi qu'elle est mise en relation avec le "Special operations executive", ou SOE. Ce département des services secrets britanniques organise des opérations de renseignements et de sabotage en Europe, pour soutenir l'action de la résistance locale.Sa connaissance des langues fait engager Vera Atkins à la section française du SOE. Très vite, elle devient le bras droit de Maurice Buckmaster, le chef de la section.La formation des agents secretsAu sein de cette section du SOE, Vera Atkins est plus spécialement chargée du recrutement et de la formation des agents devant intervenir en France. Elle les rencontre dans des chambres d'hôtel anonymes, pour ne pas éveiller les soupçons.Elle ne leur cache pas que leurs missions sont très dangereuses et que, s'ils sont pris, ils seront soumis à la torture. Elle leur apprend ce qu'ils doivent savoir, du maniement des explosifs à la manière de se comporter en France, pour ne pas attirer l'attention.Quand elle les estime prêts, Vera Atkins indique à ses agents les détails de leurs missions et les accompagne elle-même jusqu'à l'avion qui doit les emmener en France. Durant la guerre, elle aurait ainsi formé 400 agents.Vera Atkins est sans doute le modèle du personnage de Miss Moneypenny, dans la fameuse série des James Bond. Lui-même officier des services secrets britanniques, son auteur, Ian Fleming, fut en effet en contact avec Le SOE. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 5, 2022 • 2min
Qui est le “mage de Staline” ?
Wolf Messing a fait preuve très tôt de dons surprenants, qui l'incitent à se produire dans des spectacles. Repéré par les Soviétiques, il devient le "mage" de Staline au début de la Seconde Guerre mondiale.D'étonnantes dispositionsWolf Messing voit le jour, en 1899, dans un village polonais, situé à une vingtaine de kilomètres de Varsovie. Ses parents, qui veulent en faire un rabbin, l'envoient dans une école juive.Ayant d'autres ambitions, il s'enfuit. Et c'est là que commencent à se manifester, dans sa vie, des événements surprenants, à l'occasion desquels on a pu voir la manifestation de ses dons.Ainsi, dans le train qui l'emmène à Berlin, il donne au contrôleur un morceau de papier que l'employé accepte aussitôt comme son billet. Dans la capitale allemande, où il vit dans la misère, on le retrouve mort dans la rue. Du moins le croit-on, car il revient à la vie, sous les yeux d'étudiants médusés.Ses talents incitent Wolf Messing à se produire dans des cirques, où il met au point un numéro de télépathie.Un homme très apprécié de StalineAprès avoir rencontré Hitler, Wolf Messing intéresse Staline, qui demande à le voir. D'un naturel méfiant, le dirigeant soviétique veut tester son hôte. Il lui demande d'abord de venir le trouver, par ses propres moyens, dans sa datcha personnelle.Ne disposant d'aucune autorisation, Messing parvient à tromper la vigilance des gardes en se faisant passer pour Beria, le bras droit de Staline. Pourtant, les deux hommes ne se ressemblaient nullement.De même, Messing aurait réussi à se procurer une forte somme d'argent auprès de la banque centrale en présentant au guichet une simple feuille blanche. Il aurait également sauvé la vie du fils préféré de Staline en incitant son père à lui défendre l'avion pour l'un de ses déplacements. Et, de fait, l'appareil s'était écrasé.Dès lors, Wolf Messing devient le "mage" personnel du dictateur soviétique. Il le consulte avant de prendre certaines décisions, lui demandant ainsi son avis sur l'avenir du pacte germano-soviétique. Staline lui aurait même demandé la date de sa mort, ce à quoi Messing aurait refusé de répondre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


