

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Jan 3, 2022 • 2min
Pourquoi la pomme de terre fut-elle interdite en France ?
Aujourd'hui, la pomme de terre est l'un des aliments les plus consommés dans notre pays. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Elle fut même interdite, durant quelques années, au milieu du XVIIIe siècle.Un tubercule venant d'Amérique latineLa pomme de terre était déjà connue, voilà environ 10.000 ans, des populations amérindiennes vivant dans une partie de l'Amérique latine.Ces tubercules sont découverts, au XVIe siècle, par les conquistadors espagnols. Trente ans après cette découverte, la pomme de terre est sans doute introduite aux Canaries vers 1560.De là, elle passera en Espagne, où sa consommation est attestée dès 1573, puis en Suisse. En France, il semble que la pomme de terre soit cultivée par quelques personnes dès la fin du XVIe siècle. En tous cas, elle est décrite dès 1600 par l'agronome Olivier de Serres.Une pomme de terre mal vue par la populationMais les Français, comme la plupart des autres peuples, se méfient de la pomme de terre. Elle a en effet mauvaise réputation. Pour certains, cette plante, par sa culture souterraine, est au contact d'influences maléfiques.La pomme de terre semble donc impure et impropre à la consommation. En raison des vertus médicinales qu'on lui prête parfois, elle est plutôt considérée comme un remède. Mais beaucoup refuseraient de le prendre, dans la mesure où ils accusent la pomme de terre d'être responsable de la diffusion de la lèpre.En raison de ces craintes, le tubercule est interdit dans le nord de la France entre 1748 et 1772. La même année, l'agronome et pharmacien Antoine Parmentier rédige un mémoire sur les vertus nutritives de la pomme de terre.Prisonnier en Prusse, ce fut en effet sa seule nourriture. Il en parle dans son traité, qui remporte le premier prix de l'Académie de Franche-Comté. Il y indique aussi que ce tubercule pourrait nourrir les soldats et empêcher les gens de mourir de faim lors des disettes qui sévissent encore dans cette France de la fin du XVIIIe siècle.Dès lors, Parmentier obtient l'appui de Louis XVI pour que la culture de la pomme de terre soit autorisée et même répandue à travers la France. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 2, 2022 • 2min
Que sont les “palais flottants” de Caligula ?
Le court règne de l'empereur Caligula, qui resta au pouvoir de 37 à 41, fut marqué par la démesure d'un souverain toujours plus autocratique. Amateur d'un luxe quelque peu oriental, il se fit construire de véritables "palais flottants".Une découverte au fond d'un lacSi la description des "palais flottants" de Caligula est aussi précise, c'est qu'on les a retrouvés. En effet, deux d'entre eux ont été découverts, en 1929-1930, au fond du lac de Nemi, à une vingtaine de kilomètres au sud de Rome.Les recherches avaient été déclenchées à l'initiative de Mussolini, toujours soucieux de se réclamer de l'héritage de l'Empire romain.Un troisième "palais flottant" pourrait d'ailleurs reposer dans les eaux du lac. En 1944, le musée abritant les deux navires fut détruit par un incendie.De somptueux navires de plaisanceD'aucuns ont pu prétendre que Caligula avait la folie des grandeurs. La description des bateaux retrouvés au fond du lac de Nemi le laisse en tous cas supposer. En effet, leurs dimensions sont impressionnantes.Le luxe de leur aménagement permet de penser qu'il s'agissait de navires de plaisance. Dans l'un d'eux avait été érigé un temple en l'honneur de la déesse Diane, pour laquelle Caligula éprouvait une grande dévotion.Si le lac de Nemi avait été choisi comme port d'attache de ces bateaux, c'est d'ailleurs en raison de la présence d'un ancien sanctuaire dédié à la déesse, que l'empereur fit restaurer.Des colonnes de marbres soutenaient le toit de ce temple flottant, recouvert lui-même de tuiles dorées. Quant au sol, il était pavé de mosaïques. De son côté, l'autre navire avait été aménagé comme un véritable palais, à l'usage de l'empereur.Il pouvait même y prendre des bains, car des thermes y avaient construits, semblables à ceux qui équipaient les autres résidences impériales. Il est probable que l'empereur organisait dans ses palais flottants des fêtes et des orgies dignes de sa réputation de débauché.La coque des navires était très plate, protégée par un mélange de poix, d'huile de lin et de bitume. On ne sait si ces navires furent coulés sur l'ordre de Claude, le successeur de Caligula. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 2021 • 2min
Comment Irina Sendler sauva-t-elle 2500 juifs ?
La Polonaise Irina Sendler réussit, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, et malgré tous les dangers encourus, à sauver d'une mort certaine 2.500 enfants juifs.Le refus de l'antisémitismeIrina Sendler naît à Varsovien en 1910. Son père est médecin. Ses convictions humanistes le poussent à participer à la révolution polonaise de 1905 et à soigner les pauvres, souvent gratuitement.Il transmet ses valeurs à sa fille, et notamment son aversion pour l'antisémitisme, fort répandu en Pologne, même avant l'invasion du pays par les nazis. À l'école, elle prend donc fait et cause pour ses camarades juifs.Quand la guerre éclate, elle travaille à la mairie de Varsovie, où elle secourt les habitants les plus démunis. Elle intègre aussi un groupe clandestin, qui vient en aide aux enfants abandonnés, qui sont nombreux à errer dans les rues de la capitale.Le sauvetage de 2.500 enfants juifsEn novembre 1940, les Allemands regroupent les Juifs dans un ghetto. De crainte que le typhus qui y sévit ne se propage au dehors, ils autorisent certaines personnes, dont des médecins, à pénétrer dans le ghetto et à examiner les malades.C'est dans ce contexte qu'Irina Sendler a reçu l'autorisation d'entrer dans le ghetto. Elle en profite pour en faire sortir des enfants par tous les moyens. Certains sont cachés dans des ambulances, des camions de pompiers ou même des valises. D'autres sont évacués par une brèche, pratiquée dans un des murs du ghetto.En tout, Irina Sendler réussira à sauver ainsi 2.500 enfants juifs. Son action humanitaire est appuyée par des organismes comme CENTOS, une institution caritative, dédiée à la sauvegarde des Juifs, et la Zegota, une organisation clandestine ayant le même but.Les enfants sont placés dans des familles d'accueil et des institutions religieuses. Arrêtée en 1943, et torturée par la Gestapo, Irina Sendler ne révèle pas les adresses des enfants. La Zgota réussit à la faire évader peu avant son exécution.Déclarée "Juste parmi les nations" en 1965 et proclamée citoyenne d'honneur de l'État d'Israël en 1991, Irina Sendler s'éteint en 2008, presque centenaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 15, 2021 • 2min
Que sait-on du programme nucléaire nazi ?
Dès la fin de 1938, les nazis se sont lancés dans des recherches atomiques qui devaient les mener, du moins l'espéraient-ils, à la mise au point d'un réacteur nucléaire. Mais, pour diverses raisons, les Allemands ne parviennent pas à fabriquer une bombe atomique.Des recherches qui n'aboutirent pasLes recherches allemandes en matière nucléaire suivirent plusieurs voies. Dans le cadre d'un plan spécifique, une équipe de scientifiques devait explorer les possibilités de l'atome.Par ailleurs, un autre groupe, sous la direction du physicien allemand Kurt Diebner, étudiait la possibilité de construire un réacteur nucléaire, nécessaire à la libération de cette nouvelle forme d'énergie.Pour cela, il aurait fallu réunir plus de 200 tonnes d'uranium très pur, sur lesquelles les Allemands auraient eu du mal à mettre la main dans le contexte particulier du conflit.Ils se tournent alors vers l'élaboration d'une pile atomique. Cet appareil, destiné à transformer l'énergie des atomes, était en fait une forme de réacteur nucléaire. Mais le programme prend du retard, et, du fait de certaines erreurs théoriques, les Allemands ne sont finalement pas en mesure de fabriquer une bombe atomique.Par ailleurs, les différents savants chargés de ces recherches atomiques ne communiquent guère entre eux. Puis Hitler finit par délaisser ce projet nucléaire au profit des fusées V1 et V2.Des cubes d'uraniumEn fait, des documents récemment déclassifiés montrent que les Allemands n'étaient peut-être pas si éloignés qu'on le croyait de la fabrication d'une bombe atomique.Ces documents indiquent l'existence de 400 petits cubes d'uranium naturel. Assemblés en une sorte de mobile, ils devaient être plongés dans un réacteur nucléaire, rempli d'eau lourde, et déclencher une réaction en chaîne nécessaire à l'explosion d'une bombe atomique.Cependant, ces cubes d'uranium n'auraient pas suffi, à eux seuls, à amorcer le processus. Mais les scientifiques responsables de ce projet ne connaissaient pas l'existence de 600 autres cubes semblables, devant alimenter un autre réacteur nucléaire.S'ils avaient pu associer leurs cubes d'uranium, il y avait sûrement de quoi faire exploser la première bombe atomique. Il est donc heureux que les savants allemands aient travaillé chacun dans leur coin... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 2021 • 2min
Pourquoi Andras Toma est-il célèbre ?
Fait prisonnier par les Soviétiques, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Andras Toma aura croupi plus du demi-siècle dans un hôpital psychiatrique russe avant d'être finalement rapatrié dans son pays.Plus d'un demi-siècle dans un asileAndras Toma n'a que 24 ans quand, combattant en Slovaquie aux côtés des Allemands, il est fait prisonnier, en 1944, par les troupes soviétiques. Durant le conflit, la Hongrie s'est en effet alliée à Hitler.Le jeune soldat hongrois est d'abord envoyé dans un camp, où il reste jusqu'en 1947. Il est ensuite transféré dans l'hôpital psychiatrique de Koltenich, dans l'ouest de l'Oural. L'établissement se trouve dans une région isolée, à 1.500 kilomètres de Moscou.En Russie, les asiles servaient souvent de simples lieux de détention. Mais il semble bien qu'Andras Toma souffrait de troubles psychologiques, ce qui, dans ce cas précis, pouvait vraiment justifier sa présence dans ce lieu.À condition, toutefois, qu'il n'y soit resté que le temps nécessaire à sa guérison. Or, le soldat y a séjourné durant 53 ans ! Des tests ADN ont été nécessaires pour vérifier son identité.Un mutisme forcéQuand Andras Toma est rapatrié en Hongrie, en 2000, les médecins se rendent compte qu'il a perdu en partie la mémoire. Il a également du mal à s'exprimer.Personne ne parlant hongrois à l'asile, le soldat, qui n'a pas appris le russe, est privé de toute possibilité de s'exprimer. Contraint à un mutisme forcé, il perd peu à peu l'habitude de parler. Les médicaments administrés par les médecins et les visites lui font retrouver des bribes de souvenirs.Pour certains, ce soldat oublié au fond d'un asile serait le dernier combattant de la Seconde Guerre mondiale à être rapatrié. Mais ce n'est pas l'avis de tous les historiens. L'un d'eux rappelle en effet que 200.000 soldats hongrois sont toujours portés disparus.Si, compte tenu du temps écoulé depuis le conflit, la plupart de ces combattants sont sans doute morts, il se peut que quelques-uns soient encore vivants, à l'image d'Andras Toma. Cet historien les chiffre à environ une centaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 2021 • 2min
Pourquoi Balzac méprisait-il les journalistes ?
Balzac avait une attitude ambivalente à l'égard du journalisme. Si, à titre personnel, il méprisait les journalistes, il écrivit beaucoup pour les journaux et s'en servit pour défendre des causes ou faire connaître ses idées.Un portrait au noir du journaliste...Balzac se faisait une piètre idée des journalistes. Dans plusieurs de ses romans, il les décrit comme des personnages corrompus, qui n'hésitent pas à vendre leurs talents au plus offrant.Aussi voit-on certains d'entre eux mettre indifféremment leur plume au service de journaux de bords opposés. Pour Balzac, un écrivain ne saurait devenir journaliste sans que son talent en pâtît.En effet, il doit écrire vite, sans se soucier du style, pour répondre à des commandes qui n'attendent pas. Par ailleurs, le journaliste doit ménager les puissants du jour et accepter les compromissions que son métier lui impose....Qui n'empêche pas Balzac de le devenirCe mépris pour les journalistes, Balzac l'exprime surtout dans ses romans. Dans sa vie, il en va autrement. En effet, il collabore activement à nombre de journaux.Il lui semble, en effet, que, devant les défaillances de l'édition, les journaux sont la planche de salut de l'écrivain. C'est pourquoi il leur confie certains de ses romans, qui paraissent donc d'abord en feuilletons.Mais Balzac écrit aussi de nombreux articles. Il y livre son point de vue, dans de longs textes, souvent très élaborés, sur la société de son temps. Il y livre aussi ses convictions politiques, voyant peut-être dans le journalisme un tremplin pour une autre carrière que celle d'écrivain.Balzac n'a pas manqué non plus d'exercer sa verve caustique dans plusieurs journaux satiriques. Et l'écrivain a même essayé de devenir patron de presse. Preuve que, que sous le mépris littéraire qu'il affichait à l'égard des journalistes, se cachait en réalité une véritable considération pour ce moyen d'expression.Ceci dit, ses tentatives en la matière ne furent pas heureuses. En effet, la "Chronique de Paris", qu'il fonde en 1835, et qui paraît durant sept mois, et la "Revue parisienne", qui, en 1840, ne dure qu'un trimestre, connaîtront toutes deux la faillite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 9, 2021 • 2min
Pourquoi la comtesse Élisabeth Báthory égorgea-t-elle 50 fillettes ?
Une noble hongroise de haut parage, Elisabeth Bathory, appelée la "comtesse sanglante", fut accusée d'avoir assassiné des dizaines de fillettes et de s'être baignée dans leur sang. Les témoignages recueillis font état d'atrocités qui font froid dans le dos.Une femme de haute lignéeLa comtesse Elisabeth Bathory est née, en 1560, au sein d'une des plus puissantes familles de Hongrie. En effet, un de ses oncles fut gouverneur de Transylvanie et un autre roi de Pologne.À peine pubère, elle épouse, à l'âge de 11 ans, le comte Ferenc Nadasdy, qui appartient, lui aussi, à une riche famille de magnats hongrois. Elisabeth s'installe au château de Cachtice, don de son mari. Elle attendra près de 10 ans pour lui donner un premier enfant.Loin de son époux, qui passe son temps à guerroyer, la jeune comtesse mène une vie oisive. Pour tromper son ennui, elle se met à tourmenter ses servantes, montrant une inquiétante propension à la cruauté.La comtesse sanglanteTrès soucieuse de son apparence physique, Elisabeth Bathory aurait appris que, pour se préserver des atteintes du temps, le mieux serait de se baigner régulièrement dans le sang d'enfants et de jeunes filles vierges.C'est ainsi qu'entre 1585 et 1610 environ, la comtesse et quatre membres de sa domesticité auraient attiré au château, puis torturé et assassiné des dizaines de jeunes victimes, appartenant souvent aux familles de paysans des environs.Le nombre exact des victimes, 50 ou peut-être même 100, est impossible à établir avec précision. Les centaines de témoignages donnent en tous cas des détails atroces. Les fillettes auraient été battues à mort, brûlées par endroits, mutilées ou laissées au froid et sans nourriture.Puis le sang des victimes aurait été récupéré par divers moyens horrifiques. Dénoncée en vain, durant plusieurs années, la comtesse est l'objet d'un procès qui, à l'issue d'une enquête s'efforçant de collecter le plus de témoignages possible, se déroule en janvier 1611.Ses serviteurs sont condamnés à mort et exécutés. En raison de son rang, Elisabeth Bathory est enfermée dans une pièce de son château jusqu'à sa mort, qui survient en 1614. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 2021 • 2min
Comment les Forts Maunsell protégeaient-ils le Royaume Uni ?
Les forts Maunsell, construits durant la Seconde Guerre mondiale, étaient des fortifications maritimes destinées à surveiller et sécuriser l'estuaire de la Tamise. Les forts qui ont été conservés sont devenus une attraction touristique.Des forts en béton armé et en métalCes forts ont été baptisés du nom de leur inventeur, l'ingénieur anglais Guy Maunsell. En fait, il y avait deux sortes de forts. Le premier groupe était composé de quatre forts, solidement construits en béton armé.Ils comprenaient une plateforme, flanquée de deux tours cylindriques. L'ensemble était construit en cale sèche, puis remorqué jusqu'au lieu choisi. Là, ils étaient amarrés sur un banc de sable.Six autres forts métalliques s'ajoutaient à cette première série de constructions. Ces forts étaient reliés entre eux et connectés à un centre de commande terrestre.Ils avaient été installés dans l'estuaire de la Tamise, sauf trois des six constructions métalliques, qui surveillaient l'estuaire de la Mersey, au nord-ouest de l'Angleterre.À quoi servaient les forts Maunsell ?Les forts Maunsell étaient des sortes de vigies avancées, destinées à prévenir une éventuelle invasion allemande. Ils étaient placés dans une zone stratégique, à l'entrée de cet estuaire de la Tamise, qui jouait un rôle essentiel dans l'approvisionnement de la capitale et du reste du pays.Ces forts étaient dotés de plusieurs canons anti-aériens de divers calibres, ce qui renforçait les défenses des batteries côtières. Par ailleurs, des radars y avaient été installés, de manière à étendre une zone de détection déjà étendue.L'un des forts métalliques avait été pourvu d'un équipement lui permettant d'éclairer le secteur, afin de faciliter le tir des canons. Une autre de ces constructions servait de centre de contrôle.Devenus sans objet, certains de ces forts ont été démantelés dans les années 1950. Il n'en reste plus que quelques-uns aujourd'hui, que les touristes visitent au cours d'excursions en bateau.L'un de ces forts est même devenu le siège, depuis 1967, d'un minuscule État autoproclamé, la principauté de Sealand, qu'aucune nation ne reconnaît. Un autre a servi de centre d'émission pour une station de radio pirate. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 2021 • 2min
De quel château français la Maison Blanche serait-elle inspirée ?
Tout le monde a pu voir des images de la Maison-Blanche, la célèbre résidence officielle des présidents américains. Il se pourrait bien que ses plans se soient inspirés de ceux d'un château français.Une visite de l'ambassadeurLe château de Rastignac se trouve en Dordogne, sur le territoire de la petite commune de La Bachellerie. Le visiteur le regardant d'un peu loin ne peut qu'être frappé par la ressemblance qu'il présente avec la Maison-Blanche.On trouve en effet, dans les deux bâtiments, la même façade rectangulaire, des proportions similaires et, surtout, ce portique central, avec ses six colonnes néoclassiques.Alors les Américains ont-ils copié le château de Rastignac ? L'un des indices qui pourraient le laisser croire est la présence en France, à la fin du XVIIIe siècle, d'un certain Thomas Jefferson, qui représentait son pays à Paris.Or, en 1789, le futur président des États-Unis visite l'école d'architecture de Bordeaux. C'est là qu'il aurait eu l'occasion de voir les plans du château de Rastignac.Une question de chronologieCependant, certains éléments tendent à relativiser l'affirmation selon laquelle la Maison-Blanche aurait imité le château de Rastignac.Le premier est à rechercher dans la chronologie. En effet, la Maison-Blanche a été bâtie entre 1792 et 1800. Or l'actuel château de Rastignac, dont la construction a été retardée par la Révolution, n'a été édifié qu'entre 1811 et 1817.Dans ces conditions, ne serait-ce pas plutôt l'architecte du château français qui se serait inspiré de la résidence des présidents américains ?Par ailleurs, d'autres châteaux français de cette époque adoptaient une architecture similaire, avec notamment la fameuse rotonde. Ils auraient pu tout aussi bien inspirer les Américains, d'autant que les relations entre les deux pays étaient alors très fréquentes.Cependant, il subsiste un élément qui, malgré sa construction plus tardive, aurait pu faire du château de Rastignac un modèle pour les architectes de la Maison-Blanche.En effet, si la construction de cette dernière débute bien en 1792, celle de la rotonde centrale est bien postérieure. Si bien qu'il n'est pas impossible d'imaginer que cet élément essentiel de la demeure présidentielle n'ait été inspiré par le château de Rastignac. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 2021 • 2min
Comment Cléopatre est-elle morte ?
En l'an 30 avant J.-C, Cléopâtre, reine d'Égypte er dernière représentante de la dynastie des Ptolémée à régner sur son pays, met fin à ses jours. D'après la version la plus répandue, elle aurait utilisé, pour se suicider, un moyen original.La dernière reine d'ÉgypteCléopâtre était une souveraine ambitieuse, qui désirait éviter à son pays la dure férule des Romains. Ceux-ci, en effet, convoitaient l'Égypte comme l'ensemble du Proche-Orient, et la voyaient surtout comme un grenier à blé, propre à ravitailler leurs légions.Aussi, Cléopâtre, consciente de sa relative faiblesse militaire face à un Empire romain plus puissant que jamais, préfère-t-elle utiliser l'arme de la séduction et de la diplomatie.La reine jette d'abord son dévolu sur César, qui l'aide à se débarrasser de son frère et à asseoir son pouvoir sur l'Égypte. Puis, dans les années 40 avant J.-C., elle rencontre Marc-Antoine, qui dirige l'Orient.Cléopâtre propose alors à ce brillant général d'unir leurs forces contre leur rival commun, Octave, qui a la haute main sur l'Occident. Mais, dans l'affrontement qui les oppose, à Actium, en 31 avant J.-C., les deux amants ont le dessous. Marc-Antoine ne peut supporter son échec et se suicide.Mordue par un serpent ?Cléopâtre a perdu sur les deux tableaux, personnel et politique. Elle décide donc de suivre son amant dans la mort.Elle aurait alors demandé à deux servantes de lui apporter un panier, dans lequel elles auraient placé un serpent venimeux. Compte tenu du pays où s'est passé le drame, il s'agit peut-être d'un cobra, bien plutôt que d'une vipère aspic, comme le veut une certaine tradition.La reine aurait alors plongé la main dans le panier, et se serait laissé mordre par le serpent. Ses deux suivantes l'auraient imitée. Ce qui aurait fait douter de la présence d'un cobra, ce serpent ne pouvant pas piquer d'affilée trois personnes.Certains auteurs anciens ont soumis d'autres versions à leurs lecteurs. D'après eux, ce ne serait pas un serpent qui aurait tué la reine. Elle se serait plutôt servie d'un poison ou se serait tuée au moyen d'un objet contondant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


