Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
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Feb 7, 2022 • 2min

Qui a dénoncé Anne Franck ?

Anne Frank est morte des suites du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, en février ou mars 1945. Son journal a ému des millions de lecteurs. Aujourd'hui, on en sait davantage sur celui qui aurait dénoncé la jeune fille juive et sa famille.Une jeune Juive dans la tourmenteAnne Frank naît en 1929 dans une famille juive aisée. Le père est un industriel qui, tout en étant sensible aux valeurs de la religion juive, n'en observe pas tous les préceptes. Sa femme et lui-même, ainsi que leurs deux filles, fréquentent d'ailleurs des catholiques et des protestants.En 1933, les Frank, qui vivent à Francfort, quittent l'Allemagne, désireux d'échapper aux persécutions contre les Juifs. Ils s'installent alors à Amsterdam.En juillet 1942, les Allemands commencent à déporter les Juifs des Pays-Bas. Le 6 de ce mois, la famille prend possession d'un appartement situé dans l'entreprise de fabrication de confiture que possède le père.C'est là qu'Anne Frank va écrire l'essentiel de son journal. Elle y parle de sa famille et de ses amis, puis, à partir de juillet 1942, de la vie qu'elle mène, avec ses parents et sa sœur, dans l'appartement où ils se sont réfugiés.L'identité du délateur découverteLe 4 août 1944, les Allemands font irruption dans la cachette des Frank. Anne et sa famille sont alors déportés à Bergen-Belsen, où la jeune fille et sa sœur Margot trouveront la mort.Mais qui les a dénoncés ? C'est à cette lancinante question que répondent les conclusions d'une longue enquête internationale. Après avoir interrogé, durant cinq ans, des dizaines de personnes et compulsé des centaines de milliers de documents, les enquêteurs croient savoir qui est le dénonciateur.Il s'agirait d'un certain Arnold van den Bergh, Juif lui-même et notaire de son état. Cette dénonciation aurait été le prix à payer pour sauver sa famille de la déportation.Une lettre anonyme en aurait d'ailleurs averti Otto Frank, le père d'Anne, revenu de Bergen-Belsen. Mais il n'en fit jamais état, refusant sans doute d'accabler un homme lui aussi en butte aux persécutions des nazis. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 6, 2022 • 2min

Pourquoi le Kremlin échappa aux bombardements pendant la seconde guerre mondiale ?

En juillet 1942, peu après le début de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, des vagues de bombardiers ennemis commencent à larguer leur cargaison meurtrière sur Moscou. Mais ces bombardements n'ont guère été couronnés de succès et les principaux objectifs, dont le Kremlin, n'ont pas été atteints.Des raids peu efficacesAprès avoir, en juin 1941, déclenché l'opération Barbarossa, le nom de code donné à l'invasion de l'URSS, Hitler ordonne à ses pilotes de détruire la capitale de la Russie.Aussi, à partir du 22 juillet, des milliers d'avions allemands commencent à paraître dans le ciel moscovite. Les bombardements, menés par près de 8.000 avions, durent neuf mois. Malgré un tel déploiement militaire, les résultats sont plutôt maigres.Les Allemands perdent 1.500 bombardiers et détruisent à peine une vingtaine d'entreprises. Surtout, le Kremlin, centre de commandement et symbole du pouvoir soviétique, échappe à leurs attaques.Les pilotes allemands trompésComment les pilotes allemands ont-ils pu manquer une cible aussi évidente ? Si cet objectif essentiel n'a pas été atteint, c'est tout simplement qu'il a "disparu". Plus précisément, un groupe d'architectes a réussi à le camoufler.Tout a été fait pour maquiller les bâtiments historiques de ce centre ville en immeubles ordinaires. Ainsi, les croix des grandes églises du Kremlin, comme la cathédrale de la Dormition ou le clocher d'Ivan le Grand, ont été démontées.De leur côté, les bulbes dorés de ces édifices religieux, si visibles depuis le ciel, ont été enduits d'une peinture noire. Quant aux murs de la forteresse, leurs créneaux sont dissimulés et ils sont recouverts de peintures en trompe l'œil, qui dessinent portes et fenêtres.Tous les toits sont recouverts d'une peinture sombre, qui les fait ressembler aux autres toitures de Moscou. Les façades sont également repeintes et, sur le sol du Kremlin, reconnaissable à ses pavés, on répand du sable.Situé sur la place Rouge voisine, le mausolée de Lénine prend, quant à lui, les allures d'une maison traditionnelle en bois. Les pilotes allemands, trompés par ces leurres, n'ont plus aucun moyen de repérer le Kremlin. Ce camouflage est donc l'une des causes de l'échec de leur mission. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 3, 2022 • 2min

Quelle est la tragédie du Laconia ?

Le 12 septembre 1942, le paquebot britannique Laconia est coulé, au beau milieu de l'Atlantique Sud, par un sous-marin allemand. Si cette tragédie est restée dans les annales, c'est aussi en raison de la manière dont certains passagers ont été secourus.Un navire torpilléLe Laconia transporte de nombreux militaires britanniques et polonais, plus d'une centaine d'hommes d'équipage et 1.800 prisonniers de guerre italiens. Mais il a aussi des civils à bord, environ 80 personnes, des femmes et des enfants.Le 12 septembre 1942, alors qu'il croise au large de l'île de l'Ascension, dans l'Atlantique Sud, le paquebot est repéré par un sous-marin allemand.Deux torpilles sont alors lancées dans la direction du Laconia. La première provoque une explosion meurtrière, qui tue 450 personnes, tandis que la seconde achève de couler le navire. Son capitaine ordonne alors l'évacuation des passagers, qui s'entassent dans les canots de sauvetage.Des rescapés secourusQuand le commandant du sous-marin se rend compte que des civils figurent parmi les rescapés du naufrage, il décide de leur venir en aide. Il prévient d'abord ses supérieurs, qui avisent les autorités françaises.Ne voyant aucun bateau de secours arriver, le commandant du sous-marin lance un appel à tous les navires susceptibles de recueillir les passagers. En attendant leur arrivée, il organise lui-même le sauvetage des rescapés.Deux autres sous-marins allemands arrivent alors sur les lieux, arborant des pavillons de la Croix-Rouge, et embarquent d'autres naufragés. Mais, repérés par un avion américain, les sous-marins sont bombardés.Conformément aux ordres reçus, l'un des sous-marins plonge alors, abandonnant les rescapés à leur sort. Mais un autre refuse de les suivre et poursuit les opérations de sauvetage.Près de 1.000 naufragés seront encore sauvés par des bateaux français. Au total, 1.658 personnes périssent dans la catastrophe.Il s'agit d'un exemple très rare de suspension momentanée des hostilités et de sauvetage de ressortissants d'un pays ennemi, peut-être motivé en partie par la présence de prisonniers italiens, alliés des Allemands.Informé de la situation, Hitler donna l'ordre de privilégier la sécurité des sous-marins qui, en cas d'attaque, devaient plonger sans en être empêchés par la présence de rescapés sur leur pont. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 2, 2022 • 2min

Pourquoi la mort d'Henri II fut-elle tragique ?

En 1559, le roi Henri II, fils de François 1er, meurt au cours d'un tournoi, dans des circonstances particulièrement dramatiques.Des fêtes pour célébrer la paixEn ce 30 juin 1559, le Cour de France a tout lieu de se féliciter. Le récent traité du Cateau-Cambrésis, signé en avril dernier, venait de mettre fin aux hostilités qui, depuis tant d'années, opposaient la France et l'Espagne.La France n'en tire pas grand bénéfice, mais Henri II tient à célébrer la paix revenue. Comme il était de tradition à l'époque, l'entente entre les souverains est scellée par des mariages, notamment celui qui unit Philippe II d'Espagne à la fille aînée du roi de France.Comme de coutume, des festivités sont prévues. Henri II, féru de chevalerie, tient à organiser un tournoi, bien que ce type de divertissement soit un peu tombé en désuétude.Un tournoi tragiqueLe tournoi se déroule à paris, devant l'hôtel des Tournelles, d'où le nom qui lui est resté. Malgré la chaleur torride, le roi tient à y participer. Il veut montrer sa vaillance à sa maîtresse, Diane de Poitiers, dont il arbore les couleurs.La journée s'achève et les joutes arrivent à leur terme. Toujours superstitieuse, la reine Catherine de Médicis, mue par un mauvais pressentiment, adjure son époux d'annuler sa participation au tournoi.Mais le souverain, qui vient de s'illustrer dans une première manche, décide de persévérer. D'ailleurs, il ne lui reste plus à affronter que le jeune comte de Montgomery, le capitaine de sa garde écossaise.Des deux extrémités de la lice, les deux hommes s'avancent, la lance en avant. Mais voilà que celle de Montgomery se brise sur l'armure du roi. L'un des morceaux se glisse au travers du heaume et se fiche dans l'œil.Henri II, qui souffre le martyre, est transporté à l'hôtel des Tournelles tout proche. Les chirurgiens les plus réputés du temps, dont le célèbre Ambroise Paré, s'empressent à son cheveu. Malgré leurs soins, le roi meurt quelques jours plus tard, dans d'atroces souffrances. Il laisse un fils de 15 ans, qui prend le nom de François II. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 31, 2022 • 2min

Qui est Nicolas Rémy, l'ennemi des sorciers ?

C'est au tournant des XVIe et XVIIe siècles, alors que la chasse aux sorcières connaissait son apogée en Europe, qu'un certain Nicolas Remy se fait connaître par son zèle à poursuivre ceux qu'il considère comme des suppôts de Satan.Un livre contre les sorcièresNé en 1525 ou 1530 et issu d'une famille de magistrats, Nicolas Remy étudie lui aussi le droit, et la littérature, et fait toute sa carrière au service du duc de Lorraine.Si cet avocat et procureur général a laissé une trace dans l'Histoire, c'est surtout en tant qu'auteur de la "Démonolâtrie", en 1592, un traité consacré aux sorcières. Au fil des centaines de procès en sorcellerie qu'il décrit, l'auteur enseigne, avec un grand luxe de détail, la manière de démasquer un sorcier, ou, plus souvent, une sorcière.Parmi ces moyens, figure, en bonne place, les tortures raffinées que, selon l'usage du temps, on infligeait aux malheureuses suspectées de frayer avec le Diable.Un impitoyable bourreauQuel que soit leur degré de culture, les gens du Moyen-Âge croyaient souvent dur comme fer à l'existence du Diable et à la possibilité, pour un mortel, de pactiser avec le démon.C'est bien le cas, semble-t-il, de Nicolas Remy. Il a donc consacré sa vie à une cause qu'il croyait juste. Et, sans l'ombre d'un remords, il décrit par le menu, dans son traité, les supplices chinois qu'il préconise d'infliger aux personnes accusées de sorcellerie.Il disserte ainsi sur les tourments qui, à son avis, provoquent les douleurs les plus intenses. Et il se vante d'avoir pu ainsi confondre plus de 800 sorciers et sorcières. Aucune circonstance atténuante ne trouve grâce à ses yeux.Ainsi, le corps d'une femme a fort bien pu rester auprès de son mari, durant la nuit, alors que son âme allait danser le sabbat avec le Diable. Même les enfants ne sont pas épargnés par la hargne vengeresse de ce bourreau sans pitié.Alors que, selon un usage déjà barbare, ils étaient fouettés devant le bûcher où brûlait leur mère, Nicolas Remy, lui, demandait leur mise à mort. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 30, 2022 • 2min

Comment un courtier en bourse sauva des centaines de juifs ?

On connaît l'action de l'industriel allemand Oskar Schindler pour sauver, durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de Juifs d'une mort certaine. Quoique moins connu, le Britannique Nicholas Winton fit sortir de la Tchécoslovaquie occupée par les nazis au moins 669 enfants juifs.Des Juifs menacésNicholas Winton est né en 1909 à Londres, où ses parents, des Juifs d'origine allemande, s'étaient installés deux ans auparavant. Travaillant dans diverses banques, il devient courtier en bourse.Son action en faveur des Juifs commence un peu par hasard, même si, du fait de la présence d'une partie de sa famille en Allemagne, le sort de cette communauté, en butte à des persécutions qu'il n'ignore pas, le préoccupe.C'est à la demande d'un de ses amis, en poste à l'ambassade britannique à Prague, avant l'occupation nazie, qu'il commence à agir. Il lui parle des conditions de vie déplorables des Juifs, et notamment des enfants, entassés dans des camps de réfugiés surpeuplés.Il s'en aperçoit lui-même en en visitant un. Dès avant le déclenchement de la guerre, il prend donc conscience du danger qu'ils courent.Le sauvetage des enfants juifsDe retour dans son pays, Nicholas Winton organise le sauvetage des enfants juifs, dans le cadre d'un dispositif mis en place par la Grande-Bretagne, qui lui permettra de rapatrier des milliers d'enfants juifs, menacés par les nazis.Mais la tâche n'est pas facile, car il faut trouver des familles d'accueil pour les enfants. Il faut aussi rassembler de l'argent, une caution devant être versée pour chaque enfant.Le courtier, qui travaille avec plusieurs organisations de secours, parviendra à constituer huit trains qui, partant de Prague, emmèneront à Londres des centaines d'enfants juifs.Le dernier convoi, au début septembre 1939, sera bloqué par le déclenchement de la guerre. L'action de Nicholas Winton restera ignorée jusqu'à la fin des années 1980.Dès lors, de nombreux hommages lui sont rendus. Anobli par la Reine, en 2002, il recevra, en 2010, alors qu'il est centenaire, le titre de Héros britannique de l'Holocauste. Nicholas Winton décède en 2015, à l'âge de 106 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 27, 2022 • 2min

Quelle était la particularité du bataillon sacré de Thèbes ?

Dans la Grèce antique, le bataillon sacré était un corps d'élite de la cité de Thèbes. Cette unité militaire, à la formation particulière, a contribué à de nombreuses victoires.Des couples de soldatsLe bataillon sacré de Thèbes n'était pas, à proprement parler, composé d'individus, mais de couples. Chacun était formé d'un homme, l'éraste, et d'un adolescent, l'éromène. À ce titre, le bataillon de Thèbes est l'un des nombreux exemples de ces relations pédérastiques qui étaient une véritable institution dans la Grèce ancienne. Ainsi, à Sparte, ce lien était même inscrit dans la loi.Son but premier était de faire profiter le jeune homme du savoir et de l'expérience de son aîné. En principe, les relations entre les deux partenaires devaient rester platoniques.En réalité, l'éraste et l'éromène devenaient souvent des amants. Ce lien charnel ne choquait guère les mentalités de l'époque, car le rapprochement qu'il supposait favorisait la formation de l'adolescent.Une troupe d'éliteTrès soudé, de par sa composition, le bataillon sacré doit servir de modèle aux autres troupes, dont il doit relever le courage. C'est pour cette raison que le bataillon est placé à l'avant de la ligne de combat.Le bataillon sacré se distingue en effet dans plusieurs batailles contre les Spartiates, l'ennemi héréditaire de Thèbes. Il joue ainsi un rôle notable dans les victoires de Leuctres, en 375 avant J.-C., et de Tégyres, quatre ans plus tard.Le bataillon forme ensuite la garde du stratège Pelopidas. Puis il est décimé à la bataille de Chéronée, en 338 avant notre ère, qui opposait une coalition des cités grecques, menée par Athènes et Thèbes, à l'armée du roi de Macédoine Philippe II.L'appellation du bataillon thébain et sa nature de troupe d'élite, mais pas nécessairement sa composition particulière, se retrouvent, tout au long de l'Histoire, dans d'autres formations militaires.C'est notamment le cas de la légion sacrée carthaginoise ou du bataillon sacré de l'Épire du Nord, qui combat durant la Première Guerre mondiale. Durant la guerre de 1939-1945, des Grecs exilés en Égypte fondent un bataillon sacré, uniquement composé d'officiers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 26, 2022 • 2min

Avec quel esclave Néron s'est-il marié ?

Même si, en tant que dirigeant, Néron tend à être réhabilité par certains historiens, sa conduite privée trouve moins de défenseurs. Et ce n'est pas son "mariage" avec un jeune esclave, qu'il aurait fait castrer, qui pourra redorer son blason.Une nouvelle "épouse" pour NéronAu moment où Néron fait la connaissance de l'esclave Sporus, il semble déjà être uni, par ce qu'on peut appeler les liens du mariage, à un autre homme, Pythagoras. Celui-ci se serait d'ailleurs plutôt comporté comme le "mari" de l'empereur, alors que Sporus fut considéré comme son "épouse".Sans doute un peu après la mort de la femme de Néron, Poppée, donc en 65 ou 66 de notre ère, l'empereur fait la connaissance d'un jeune esclave, du nom de Sporus.Néron tombe aussitôt sous son charme, car le jeune homme ressemble étrangement à sa défunte épouse. Peut-être cette relation était-elle aussi empreinte d'un certain sentiment de culpabilité, car c'est l'empereur lui-même qui aurait fait périr sa femme enceinte à coups de pied.Néron fait alors castrer Sporus et l'épouse, au cours d'une cérémonie qui, de fait, a toutes les apparences d'un mariage. L'empereur exhibe partout sa nouvelle "épouse" et veut l'avoir à ses côtés pour assister à son suicide, en 68.Un destin tragiqueAprès la mort de Néron, le statut de Sporus ne change guère. Il passe en effet sous la protection de Nymphidius Sabinus, un haut fonctionnaire qui avait conspiré contre Néron.Lui aussi considère Sporus comme sa "femme" et l'appelle même Poppée, comme l'épouse de Néron. Au cours de l'année 69, il a les mêmes relations avec l'un des successeurs de Néron, Othon.Les empereurs romains se succédant alors très vite, c'est l'un d'entre eux, Vitellius, qui va indirectement provoquer la mort de Sporus, toujours en 69. Il lui demande en effet de jouer, à l'occasion d'un combat de gladiateurs, le rôle de Coré, fille de Zeus, enlevée par Hadès, maître des Enfers.Plutôt que de se produire ainsi dans un spectacle qu'il trouvait humiliant, Sporus préféra se suicider. Le jeune homme n'avait sans doute pas plus de 20 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2022 • 2min

Le vase de Soissons a-t-il existé ?

La fameuse anecdote du vase de Soissons, dont on peut penser qu'elle comporte au moins un fond de vérité, est l'un des épisodes les plus célèbres du règne de Clovis.Un vase précieux en questionL'épisode du vase de Soissons est rapportée par Grégoire de Tours, évêque de la ville et auteur d'une "Histoire des Francs". Il se place en 486, à l'issue de la bataille de Soissons, qui voit la victoire de Clovis, roi des Francs saliens, sur le général gallo-romain Syagrius, qui contrôlait le nord de la Gaule.À l'issue de la bataille, Clovis rassemble ses hommes dans un lieu de la ville de Soissons, dont il a fait un de ses camps de base. Il s'agit, comme le veut la coutume, de partager le butin amassé.En principe, chacun doit recevoir la part que le sort lui assigne. En plus de cette part, le roi demande à ses soldats de lui attribuer un vase précieux. Il avait l'intention de le rendre au dignitaire religieux qui le lui avait demandé, sans doute saint Remi, évêque de Reims. Tous les hommes acceptent, sauf l'un d'eux, qui conteste à Clovis le droit de recevoir davantage que les autres.Sur le moment, le roi ne proteste pas. Mais, un an plus tard, à l'occasion d'une cérémonie, il reconnaît le soldat récalcitrant et lui fend le crâne d'un coup d'épée.Une anecdote exemplaireD'après les historiens, il n'y a pas lieu, a priori, de mettre en doute l'authenticité du fait qui constitue le cœur de l'anecdote. Par contre, il est probable que, conformément à la logique de ce type de récit, Grégoire de Tours l'ait enjolivé pour en faire une histoire exemplaire.Car l'anecdote, telle qu'elle est rapportée, n'est pas neutre. Elle met en évidence la volonté de Clovis d'imposer un pouvoir monarchique plus fort, à l'opposé des traditions plus égalitaires qui régnaient dans les tribus germaniques.Elle illustre aussi le désir du roi de s'appuyer sur l'Église. Cette politique de collaboration aboutira à son baptême, qui se serait déroulé en 496 ou en 498. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 23, 2022 • 2min

Pourquoi dit-on une “armée mexicaine” ?

L'expression "armée mexicaine" est parfois employée pour désigner une organisation un peu anarchique où les responsables sont plus nombreux que les exécutants. Mais quelle est son origine ?Des armées très mal organiséesCette expression d'"armée mexicaine" remonte à la révolution mexicaine du début du XXe siècle. Centrée notamment sur la question agraire, elle a vu la division du pays en plusieurs factions, dont celles dirigées par Emiliano Zapata et Pancho Villa.Or, les troupes rassemblées par ces deux révolutionnaires sont commandées par des officiers rapidement promus et aussi nombreux que mal formés. Ils ont sous leurs ordres des paysans au nombre assez réduit, dont l'instruction militaire est tout aussi rudimentaire.Les consignes données sont souvent contradictoires, les nouveaux officiers n'ayant qu'une notion très vague de la hiérarchie. Il en résulte une véritable désorganisation dans la transmission et l'exécution des ordres, encore accrue par le fréquent changement des titulaires des principaux commandements.Une expression synonyme de mauvaise organisationTrouvant son origine dans la révolution de 1910-1920, l'expression "armée mexicaine" est depuis lors usitée de temps à autre. Elle désigne une situation anarchique, dans laquelle les donneurs d'ordres sont légion et les exécutants en nombre plus réduit.L'expression est donc utilisée, de manière péjorative, pour montrer du doigt une organisation où une pléthore de décideurs tend à diluer les responsabilités. Ce qui est dénoncé ici c'est donc une conception erronée de la hiérarchie, qui se traduirait par une moindre efficacité.On a souvent parlé d'"armée mexicaine", à partir des années 1970-1980, pour désigner l'administration. On voulait dénoncer par là une organisation opaque, dans laquelle il devenait difficile de distinguer les responsables des exécutants.Cependant, l'expression a été utilisée plus tôt en France, alors même que la révolution mexicaine n'était pas encore achevée. Pour les linguistes, c'est un exemple rare, sinon unique, de l'emploi, dans une expression, du terme "armée" dans un sens péjoratif.En règle générale, en effet, ce mot confère un sens valorisant aux expressions qu'il sert à forger. C'est le cas, par exemple, de la "Grande armée" formée par Napoléon. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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