

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Feb 24, 2022 • 2min
Pourquoi Bass Reeves est-il célèbre ?
Les États-Unis ont longtemps connu, même après la fin de la guerre de Sécession, une ségrégation raciale qui fait encore sentir ses effets aujourd'hui. Cela n'a pas empêché l'Afro-Américain Bass Reeves de devenir, dès la fin du XIXe siècle, l'un des premiers shérifs noirs du pays.Un esclave chez les indiensBass Reeves voit le jour en 1838, en Arkansas. Il est né dans une famille d'esclaves et travaille, lui aussi, dans les champs de coton. Mais il est apprécié par le maître, qui lui confie une mission de confiance.La guerre de Sécession venant d'éclater, il le charge d'y accompagner son fils et de veiller sur lui. Compte tenu de sa position d'esclave, Bass Reeves a cependant le sentiment de se trouver du mauvais côté.Il fausse donc compagnie au jeune soldat et s'installe dans le Territoire de l'Oklahoma. De nombreuses tribus amérindiennes y vivent, ainsi que dans le Territoire indien voisin.Durant des années, Bass Reeves apprend à les connaître et se familiarise avec leurs langues et leurs coutumes.L'un des premiers shérifs noirsBass Reeves finit par s'installer en Arkansas, où il s'occupe de son ranch. En vertu du 13e amendement qui, en 1865, met fin à l'esclavage, il devient un homme libre.En 1875, le marshal fédéral en charge du Territoire indien doit recruter de nombreux adjoints. Il a entendu parler de la réputation de tireur de Bass Reeves et de sa connaissance approfondie des indiens.Il fait donc appel à lui. Cette nomination en fait le premier shérif noir à l'ouest du Mississipi. Bass Reeves exerce ses fonctions durant plus de 30 ans. Durant ce long mandat, il aurait arrêté plus de 3.000 personnes, dont son propre fils, accusé du meurtre de sa femme.Et il en tue 14, dans des duels où il pouvait revendiquer la légitime défense. Ce sont sans doute ses dons de tireur d'élite, et aussi sa prudence, qui ont lui permis d'exercer ses dangereuses fonctions aussi longtemps sans jamais être blessé. Il mourra en 1910, peu de temps après avoir pris sa retraite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la révolte des paysans de 1381 ?
En 1381, une grave révolte éclate en Angleterre, qui mobilise des dizaines de milliers de paysans et d'artisans. Cette émeute qui, comme toutes les émotions populaires, avait surtout des causes fiscales, menaça un temps la capitale.Des salaires bloqués et des impôts en hausseLes causes de la révolte de 1381 sont d'abord à rechercher dans les bouleversements économiques qui, au XIVe siècle, perturbent, en Angleterre comme ailleurs, les sociétés du temps.Ainsi, la terrible épidémie de peste noire de 1348 terrasse une partie de la population et se traduit notamment par une forte augmentation des salaires. Les mesures prises pour en freiner la progression, comme l'ordonnance des travailleurs, adoptée en 1349, sont mal acceptées par la population.Par ailleurs, depuis le début de la guerre de Cent Ans, en 1337, les dépenses militaires, liées aux expéditions sur le continent et au maintien de garnisons en France, n'avaient cessé d'augmenter.Cette situation conduit la monarchie à alourdir la fiscalité. Cette pression fiscale, et l'apparition de nouveaux impôts, calculés non sur les biens, mais par rapport aux personnes, étaient très impopulaires.La Tour de Londres prise d'assautCe sont donc ces raisons, et principalement la résistance à l'impôt, qui déclenchent les événements de 1381. Plusieurs foyers de révolte se déclarent. En juin, des émeutes éclatent dans l'Essex et le Kent.Les paysans s'arment et s'organisent. Ils prennent le château de Rochester, puis décident de marcher sur Londres, pour faire part de leurs revendications au Roi.C'est sans doute à ce moment-là qu'un paysan du nom de Wat Tyler rejoint le mouvement et en prend bientôt la tête. Résidant alors à Windsor, le jeune Roi Richard II regagne la capitale et s'enferme dans la Tour de Londres, protégée par ses soldats.Le Roi sort alors de la forteresse et, monté sur une barge, descend la Tamise à la rencontre des rebelles. Mais les discussions n'ont finalement pas lieu. Un peu plus tard, la Tour de Londres est prise d'assaut par les révoltés.Au cours d'une rencontre avec le Roi, Wat Tyler est tué et les troupes royales reprennent la situation en mains peu à peu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 2022 • 2min
Comment le chirurgien Voronoff a-t-il fait fortune ?
Le docteur Voronoff connaît une certaine célébrité, dans les années 1920, pour avoir pratiqué des greffes de testicules de singes sur des hommes d'un certain âge. Déjà à son époque, les opérations pratiquées par ce chirurgien sont très critiquées.Un spécialiste des greffesSerge Voronoff naît en Russie en 1866. Il s'installe en France et 1884, pour poursuivre ses études de médecine, puis obtient la nationalité française onze ans plus tard.Il vit un temps en Égypte, où il s'intéresse à la castration des eunuques, puis revient en France dans les années 1910. C'est alors que Voronoff va se spécialiser dans les greffes. Il en devient même un spécialiste renommé.Ses opérations portent autant sur les animaux que sur les hommes. Il consacre une partie de son activité à la xénogreffe, dont la pratique était alors en vogue. Elle consiste à greffer sur un être humain des tissus appartenant à une autre espèce, autrement dit à un animal.Des travaux rapidement contestésDans les années 1920, le docteur Voronoff commence à greffer des tissus provenant de testicules sur ses patients. Le but était de redonner un peu de vigueur, tant sexuelle que physiques, à des hommes un peu fatigués.Au début, il obtient l'autorisation d'utiliser les testicules de criminels condamnés à mort et exécutés. Mais le succès de ces opérations est tel que le chirurgien doit rechercher d'autres donneurs potentiels.C'est alors qu'il jette son dévolu sur des chimpanzés. L'animal est opéré en même temps que le patient qui doit recevoir la greffe. De minces fragments de pulpe testiculaire sont alors prélevés et implantés à l'intérieur des bourses.Et, à première vue, les résultats semblent très concluants. Tel vieillard chenu retrouve la verdeur de sa jeunesse, tel autre se remet au tennis et ainsi de suite. Mais les travaux de Voronoff ne tardent pas à être contestés, provoquant finalement la disgrâce du médecin.Aujourd'hui, ils provoquent un scepticisme encore plus grand. Pour les spécialistes, de telles greffes ne pourraient que se traduire par le rejet immédiat d'un tissu étranger qui, sans apport sanguin, ne pourrait pas subsister dans son nouvel environnement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 2022 • 2min
L'histoire des 47 ronins est-elle pure fiction ?
L'histoire des 47 ronins fait partie de la mémoire collective japonaise. Reprise dans le théâtre traditionnel et de nombreux récits, elle s'inspire pourtant de faits réels.Une rencontre qui se termine malL'histoire des 47 ronins débute en 1701. Un seigneur japonais, du nom d'Asano Naganori, doit se rendre à Edo, où réside le shogun, un haut dignitaire qui gouverne le Japon, sous la tutelle symbolique de l'Empereur.Asano doit y rencontrer Kira Yoshinaka, un maître de cérémonie qui est son supérieur. Il doit lui enseigner divers préceptes, dont l'art d'accueillir l'Empereur. Mais la relation entre les deux hommes est difficile et Kira aurait fini par insulter Asano.Selon une autre version, Kira aurait répandu des rumeurs malveillantes sur le compte d'Asano, qui serait venu à Edo pour lui demander raison. Quelle que soit la cause de la mauvaise humeur d'Asano, il en vient à blesser le maître de cérémonie d'un coup de sabre.Les coutumes de l'époque ne tolèrent pas l'usage de la violence en un tel lieu et aux dépens d'un personnage aussi considérable. Aussi Asano Naganori est-il condamné au suicide rituel. Il se fait donc hara-kiri.La vengeance des roninsLa condamnation et le châtiment d'Asano plongent ses samouraïs dans le désarroi. En effet, dans ce monde féodal, où la relation d'homme à home est cruciale, un vassal sans seigneur (ou "daimyo") se retrouve dans une situation peu enviable.En effet, ce "ronin", autrement dit ce samouraï sans maître, est exclu de la société japonaise. Aussi les 47 samouraïs d'Asano, qui deviennent donc des ronins, décident-ils de se venger.Ils se débrouillent pour se faire intégrer, comme serviteurs ou artisans, dans la maison de Kira Yoshinaka. Ils en profitent pour repérer les lieux et ourdir leur complot.En décembre 1702, les ronins décident de passer à l'attaque. Ils investissent la demeure de Kira, qui essaie de se cacher. Découvert, il refuse de se suicider et l'un des assaillants le décapite d'un coup de sabre.Les 47 ronins seront condamnés au suicide. Depuis lors, cette histoire, interprétée comme un symbole de loyauté, est devenue un véritable mythe national. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 2022 • 2min
Comment a t-on distingué les SS des simples soldats ?
On sait que les SS ont eu une responsabilité particulière dans l'extermination des Juifs et la traque des résistants et des autres opposants au régime nazi. Aussi, à la Libération, les Alliés ont-ils eu soin de les distinguer des soldats de la Wehrmacht. Mais comment s'y sont-ils pris ?Un tatouage particulierLes SS étaient une unité d'élite, chargée des basses œuvres du régime. Hitler savait qu'il pouvait compter sur ses membres fanatisés. Aussi Himmler, qui dirigea cette police politique de 1929 à 1945, chercha-t-il un moyen de protéger ses hommes.Il imagina alors de faire tatouer sur leur peau leur groupe sanguin. Le tatouage porte d'abord des signes gothiques, puis des lettres romaines. Seules les lettres étaient mentionnées, le facteur Rhésus, avec ses symboles "plus" ou "moins", n'étant découvert que plus tard.Les SS portaient ce tatouage sous l'aisselle, alors que les membres de la Waffen-SS, qui était une formation armée dépendant aussi de Himmler, étaient tatoués sur un de leurs biceps.Ainsi, quand un SS était blessé, il suffisait de consulter son tatouage pour connaître son groupe sanguin. Ce qui permettait de lui faire une rapide transfusion sanguine.Un moyen pour reconnaître les SSCe qui, pendant la guerre, sauva la vie de nombreux SS causa leur perte à la fin du conflit. En effet, les Alliés avaient été informés de l'existence du tatouage réservé aux SS. Ils connaissaient aussi son emplacement.Aussi, quand, à la fin de la guerre, ils firent de nombreux prisonniers allemands, ils leur demandèrent de se mettre torse nu et de défiler devant eux en tenant les bras levés. Ils pouvaient ainsi repérer le tatouage et faire le tri entre les SS et les autres militaires.Cette technique de reconnaissance fut particulièrement utile au moment de la libération des camps de concentration. Elle permit d'identifier rapidement les SS qui, en tant que responsables de ces camps, étaient les principaux exécutants de la solution finale.Mais ce tatouage ne trahit pas le véritable statut du sinistre docteur Mengele, qui se livra à d'atroces expériences sur les déportés. Le tatouage n'étant pas obligatoire, il ne le demanda pas. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 2022 • 2min
Qui sont les béguines ?
Les béguines sont apparues au XIIe siècle dans les pays flamands et le mouvement s'est rapidement étendu dans l'Europe du Nord. Par certains aspects, il présente des similitudes avec un ordre religieux, tout en en différant sur certains points.Un mode de vie originalLes béguines sont des célibataires ou des veuves. Ce sont des femmes très pieuses qui, pour beaucoup d'entre elles, auraient voulu devenir religieuses.Mais à cette époque, c'est-à-dire au XIIe siècle, de nombreux couvents, déjà très peuplés, ne peuvent accueillir de nouvelles moniales. Aussi ces femmes décident-elles de s'installer dans certains quartiers, où elles fondent des béguinages.Elles y vivent un peu comme des religieuses. En effet, elles forment une communauté de femmes prônant le célibat et la chasteté. De même, elles se livrent à l'étude et pratiquent la charité, visitant notamment les hôpitaux et les quartiers pauvres.Mais elles ne forment pas pour autant un ordre religieux. En effet, elles ne prononcent aucun vœu et ne suivent pas de règle stricte.Des femmes qui se passent de la tutelle masculineCes femmes vivent dans des lieux à l'architecture spécifique, appelés béguinages. Il s'agit d'un ensemble de maisonnettes, reliées les unes aux autres et organisées, le plus souvent, autour d'une cour plantée d'arbres. Une chapelle est également prévue.Ces béguinages forment comme une sorte de village autonome à l'intérieur de la ville. Les femmes y vivent ensemble ou y habitent seules si elles en ont les moyens. Mais nombre d'activités communes les amènent à se retrouver tout au long de la journée.La "maîtresse", appelée parfois "grande dame", qui est placée à leur tête, n'a pas l'autorité absolue d'une abbesse ou d'une mère supérieure. Les béguines vivent donc entre elles et mènent une existence indépendante, loin du contrôle des hommes.La mentalité médiévale ne pouvait tolérer longtemps un tel comportement. Aussi, dès 1139, le concile du Latran dénonce-t-il ces femmes vivant en communauté sans être encadrées par une règle monastique.De nombreuses béguines seront même accusées d'hérésie et certaines seront brûlées vives. En 1311, le concile de Vienne les condamne de manière encore plus nette. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 2022 • 2min
Pourquoi les londoniens ont-ils désapprouvé les parapluies ?
Le parapluie fait partie de notre vie quotidienne et nous semble un accessoire bien utile. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, les Anglais du XVIIIe siècle lui trouvaient bien des défauts.L'usage progressif du parapluieLe voyageur et écrivain anglais Jonas Hanway aurait été le premier Anglais à utiliser un parapluie de manière régulière dans les rues de Londres. Il aurait ramené cet objet, vers 1750, d'un de ses voyages en France, où le parapluie était déjà d'un usage courant.Dès le XVIIe siècle, cependant, les Anglaises se protégeaient du soleil en utilisant des sortes de parasols. Au siècle suivant, elles se servaient parfois de parapluies huilés pour se préserver de la pluie.Selon certaines sources, il semble même que quelques hommes se soient enhardis, avant Jonas Hanway, à sortir avec un parapluie.Un objet décrié mais finalement adoptéCeci étant, Jonas Hanway est sans doute le premier homme, en Angleterre, à avoir osé faire du parapluie un accessoire familier. En effet, pour les Anglais de cette époque, un homme se rendait ridicule en se servant d'un objet aussi efféminé.Dans l'un de ses livres, Jane Austen raconte un épisode dans lequel l'un de ses personnages se retrouve, au cours d'une soudaine averse, dans une posture si fâcheuse, que même un homme doit se résoudre à lui porter secours, un parapluie en main.Une telle attitude était alors considérée, en Angleterre, come la marque d'une faiblesse de caractère. Et puis le parapluie, qui venait du continent, n'était qu'un objet d'importation.Enfin, le parapluie était décrié par certaines corporations, comme celles des cochers ou des porteurs de chaises. Pour eux, il était synonyme de ruine. Si les Anglais pouvaient s'abriter sous un parapluie, pourquoi iraient-ils, en cas d'averse, se réfugier dans un fiacre ou une chaise à porteurs ?Mais Jonas Hanway resta stoïque sous les quolibets et continua d'utiliser son parapluie jusqu'à sa mort, en 1786. À cette date, la plupart de ses compatriotes l'avaient imité. Son opiniâtreté de précurseur avait fini par payer : grâce à lui, les Anglais avaient adopté le parapluie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le “krach de 1720” ?
La crise boursière de 1929 est sans doute la plus connue dans notre histoire contemporaine. Mais, dès le début du XVIIIe siècle, la spéculation boursière produit un krach retentissant au Royaume-Uni.Un accord qui arrange tout le mondePour comprendre le krach boursier de 1720, il faut d'abord remonter à la création de la Compagnie anglaise des mers du Sud, en 1711, qui se voit confier le monopole du commerce avec les colonies espagnoles d'Amérique.Ses dirigeants acceptent le principe de l'échange d'un certain nombre d'actions de la Compagnie contre des bons du trésor, c'est-à-dire des titres de la dette publique anglaise.En cédant ces bons à des actionnaires de la Compagnie, l'État diminue sa dette. De leur côté, les actionnaires ont l'assurance de recevoir un revenu régulier, sous forme de rente.L'éclatement de la bulle spéculativeLe problème est que la valeur de l'ensemble des actions, autrement dit la capitalisation boursière, dépasse très largement le revenu de la Compagnie des mers du Sud.En effet, tout est mis en mis en œuvre pour pousser les gens à acheter des actions. On va jusqu'à leur consentir des prêts pour le leur permettre. Aussi la valeur des actions de la Compagnie est-elle multipliée par sept entre janvier et août 1720.Cette spéculation effrénée accroît sans cesse le décalage entre cette capitalisation boursière et les ressources réelles de la Compagnie des mers du Sud. Contrairement aux attentes, celle-ci ne se voit accorder par l'Espagne qu'une petite partie du fructueux commerce entre l'Amérique latine et l'Europe. Un seul navire anglais reçoit l'autorisation d'entrer dans un port de l'Amérique espagnole pour faire du commerce.Aussi cette "bulle" spéculative, comme nous dirions aujourd'hui, ne tarde-t-elle pas à éclater. La faillite d'une société lancée dans ce commerce américain, en septembre 1720, entraîne une réaction en chaîne.L'action de la Compagnie des mers du Sud voit alors sa valeur divisée par huit. D'autres actions sont entraînées dans la même débandade. Pour la première fois, cette crise boursière sanctionne une totale déconnexion entre la spéculation boursière et la vie réelle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 2022 • 2min
Pourquoi Nietzsche fut-il interné ?
En 1889, le philosophe Friedrich Nietzsche est interné dans un asile suisse. Il sombre peu à peu dans une folie dont il ne sortira plus. Les causes de ce déclin mental ont fait l'objet de nombreuses hypothèses.Une crise de folieDurant toute sa vie, Nietzsche a dû composer avec une santé chancelante. Il est la proie de nausées et de violentes migraines. Durant une certaine période, il est victime d'une attaque de paralysie, et il aurait même contracté la syphilis.Mais, en janvier 1889, c'est sa raison qui vacille. De passage à Turin, il voit un cocher fouetter son cheval. Pris d'une impulsion subite, il s'élance alors et entoure le cou de l'animal de ses bras. Il est en larmes.Des passants s'approchent alors, mais il les menace et leur crie de reculer. La crise est telle qu'il faut interner le philosophe dans un asile de Bâle. Au début, il tient des propos exaltés et incohérents, se prenant pour une réincarnation du Christ et même de Dionysos, le dieu grec de la démesure.Puis, peu à peu, Nietzsche se mure dans un silence qu'il ne rompra plus jusqu'à sa mort, en août 1900.Une origine incertaineDepuis le décès du philosophe, bien des hypothèses ont été échafaudées pour essayer de comprendre l'origine de sa folie. Certains l'ont attribué aux conséquences de la syphilis.Mais il n'est pas prouvé que le philosophe ait contracté cette maladie. Des médecins ont parlé d'une tumeur au cerveau. Le père de Nietzsche en aurait souffert. Une autre maladie du système nerveux central a également été évoquée.Il se peut aussi que l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" ait souffert d'une affection psychiatrique, de nature plus ou moins héréditaire. De fait, son père aurait été atteint, à la fin de sa vie, de troubles mentaux qui lui auraient ôté l'usage de la parole.D'après la sœur de Nietzsche, la folie de son frère serait due aux effets des drogues que le philosophe aurait prises pour soulager ses migraines. On le voit, la question de l'origine de la démence de l'écrivain demeure largement ouverte. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 2022 • 2min
Pourquoi Richard Sorge a-t-il changé le cours de l'Histoire ?
Attiré très tôt par le marxisme et recruté par les services secrets soviétiques, Richard Sorge, très introduit dans les milieux diplomatiques nazi et nippon, recueillera des informations capitales, susceptibles de modifier le cours de la guerre.De la Russie au JaponNé en 1895, Richard Sorge vit d'abord dans l'Asie centrale soviétique, puis s'installe en Allemagne avec ses parents. La grave blessure qu'il reçoit durant la Première Guerre mondiale lui laissera une claudication à vie.Dans les années 1920, le jeune Richard Sorge est séduit par les thèses marxistes. Aussi adhère-t-il au parti communiste allemand en 1920, très peu de temps après sa création.Puis ce sont les Soviétiques qui s'intéressent à ce brillant sujet, dont, au surplus, la mère est russe. En 1930, Sorge intègre les services secrets soviétiques. On l'envoie en Orient, d'abord en Chine puis au Japon.Brillant et volontiers mondain, il se sert de son entregent pour entrer en contact avec l'ambassade d'Allemagne à Tokyo. Il en devient bientôt un hôte assidu et, dès lors, a accès à de précieuses informations.De très précieux renseignementsC'est en profitant de sa position privilégiée que Richard Sorge recueille deux informations essentielles, toutes deux susceptibles de modifier le déroulement du conflit.Il est ainsi le premier espion soviétique à apprendre, dès mai 1941, l'imminence de l'invasion de l'URSS par l'armée allemande. Il en informe aussitôt Moscou. Mais Staline n'accorde pas foi à ce renseignement.Courroucé contre un espion aussi peu fiable, il critique Sorge pour ses frasques et sa vie débridée, peu en rapport avec l'existence austère que doit mener un agent russe. On connaît la suite...La seconde information, en revanche, sera prise au sérieux. Sorge révèle en effet que le Japon, poussé par son allié allemand à intervenir, a l'intention de porter le combat dans le Pacifique, donc contre les États-Unis.L'Empire nippon ne songe donc pas à attaquer l'URSS. C'en est fini de la hantise d'être pris entre deux feux. Staline peut dès lors concentrer l'essentiel de ses forces sur le front occidental, ce qui lui permettra finalement de l'emporter sur la Wehrmacht. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


