Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
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Mar 13, 2022 • 3min

Qu'est-ce que “le tunnel des espions” de Berlin ?

Dans les années 1950, une opération d'espionnage, lancée conjointement par les services secrets américain et britannique, s'est traduite par le creusement d'un tunnel passant sous Berlin-Est. Bien qu'ayant été en service à peine un an, ce dispositif de surveillance a permis de récolter de nombreuses informations.Un tunnel voué à l'espionnageL'idée de creuser un tel tunnel, pour épier les conversations des Soviétiques et des Allemands de l'Est, a été envisagée dès 1951. Le projet a alors été placé sous la direction conjointe de la CIA et du M16 britannique, le service de renseignement extérieur des Anglais.Mais les travaux ne commencent qu'en janvier 1954 et ne sont achevés qu'un an plus tard, en février 1955. Pour creuser ce tunnel, il aura fallu enlever plus de 3.000 tonnes de terre et poser un millier de blocs de béton.Le matériel installé dans le tunnel permettait d'enregistrer, en principe à leur insu, les conversations des Soviétiques et des Allemands de l'Est. Mais le dispositif ne sera vraiment opérationnel que durant 11 mois, entre mai 1955 et avril 1956.Un véritable jeu de dupesSi cette installation ne fonctionne pas plus longtemps, c'est que les Soviétiques en connaissaient l'existence. Si le KGB est aussi bien informé de ce qui se passe dans les sous-sols de Berlin-Est, c'est qu'une personne bien placée les renseigne.En effet, les services secrets soviétiques ont réussi à retourner un agent travaillant pour le M16. Cet agent double les a donc avertis de tous les détails de l'opération, depuis l'ébauche du projet jusqu'à sa mise en service.Mais en démontant trop tôt cette opération d'espionnage, les Soviétiques auraient risqué d'exposer une source qu'ils ne tenaient pas à perdre. C'est pourquoi l'écoute peut se poursuivre un certain temps.Les Soviétiques n'y mettront fin qu'en avril 1956. L'opération n'est pas un échec pour les services secrets occidentaux, car les Soviétiques, soucieux de ménager leur agent double, ont laissé passer nombre d'informations, sur la situation tendue en Pologne ou les tiraillements entre l'URSS et l'Allemagne de l'Est. Au total, près de 450.000 conversations auraient été enregistrées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 10, 2022 • 2min

Que nomme-t-on le “Grand jeu” ?

Expression forgée par les Anglais, le "Grand Jeu" désigne la rivalité traditionnelle qui, au XIXe siècle, oppose le Royaume-Uni et la Russie, désireux de renforcer leur influence en Asie centrale. Il se terminera par un accord diplomatique au début du siècle suivant.Deux Empires s'affrontentCette expression de "Grand Jeu" est née vers 1840, sous la plume d'un officier britannique. Elle dénote une idée de compétition, qui vit s'affronter deux nations soucieuses de protéger et d'étendre leurs Empires.Cette rivalité entre le Royaume-Uni et la Russie a pour cadre l'Asie centrale au sens large. La première lorgne vers la Perse et l'Afghanistan, dans le but de mieux protéger le flanc droit de la route des Indes, une artère vitale qui lui permet de communiquer avec le joyau de son Empire colonial.Quant à la Russie des tsars, elle a toujours voulu s'étendre vers le Sud, en partie pour accéder à la mer Noire, et, de là, à la Méditerranée.La fin du "Grand Jeu"Cette lutte séculaire a parfois vu les deux pays s'affronter sur le champ de bataille. On se souvient ainsi que la guerre de Crimée, entre 1853 et 1856, dans laquelle l'Angleterre avait entraîné la France et l'Empire ottoman, avait pour pour cause essentielle l'expansionnisme ruse.Mais l'affrontement se déroule le plus souvent à fleurets mouchetés et emprunte la voie diplomatique. Ces discussions finissent par aboutir à un important accord, en 1907, qui met fin au "Grand Jeu".Il réussit en effet à délimiter les zones d'influence respectives des deux puissances. Les Anglais, intéressés un temps par le Tibet, finissent par y renoncer. En échange, la Russie laisse à l'Angleterre la voie libre en Afghanistan.Quant à la Perse, l'ancien nom de l'Iran, elle est divisée en trois secteurs, dont deux seront contrôlés par la Russie et l'Angleterre.Pour les Anglais de ce temps, le "Grand Jeu" symbolise toute une époque. Celle d'un Empire colonial qui s'étendait jusqu'aux confins de la terre. Elle évoque aussi les fastes du "Raj", ces Indes britanniques dont le souvenir nostalgique devait obséder l'esprit de générations d'écrivains et d'hommes politiques britanniques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 9, 2022 • 2min

Pourquoi Charles IX a-t-il fait un grand tour de France ?

En 1564, sur l'initiative de Catherine de Médicis, qui fut officiellement Régente jusqu'en 1563, un grand voyage dans les provinces de France est organisé pour montrer son Royaume au jeune Roi Charles IX.Restaurer l'unité du pays et renforcer l'autorité royaleNous sommes en 1564. La première des huit guerres de religion s'est terminée deux ans plus tôt. Le Royaume est plus divisé que jamais entre catholiques et protestants, dont les chefs tiennent des provinces et groupent autour d'eux une importante clientèle.En outre, l'autorité royale est sortie affaiblie de cette guerre civile où certaines régions se comportent de manière très autonome. Certaines n'hésiteront d'ailleurs pas à faire appel à l'étranger.Dans un tel contexte, la seule manière de renforcer le pouvoir du Roi est de le montrer à ses sujets, l'allégeance allant alors à une personne, et non à une institution abstraite.Ce grand tour de France est aussi une tentative pour restaurer l'unité d'un pays divisé en factions. Le succès de ce périple royal est incontestable, même dans les régions d'obédience protestante.Une impressionnante processionSi le voyage a duré aussi longtemps, de janvier 1564 à mai 1566, c'est qu'il a permis à la Cour de parcourir environ 4.000 kilomètres. Durant ce périple, le Roi a pu se rendre jusqu'en Gascogne et en Provence, remontant jusqu'aux frontières de l'Est et visitant tous les recoins de son Royaume;Il s'agit d'une véritable expédition. En effet, c'est une cortège de 15.000 personnes qui s'avance le plus souvent sur de mauvais chemins, où les fondrières et la boue font s'enliser les carrosses.Car c'est toute la Cour, ainsi que les ministres et les ambassadeurs qui accompagnent le Roi et la Reine. La machine gouvernementale, en effet, continue à fonctionner durant le voyage.Et tout ce beau monde ne s'aventure pas sur les routes sans bagages. En effet, les souverains emportent meubles, vaisselle et tapisseries. Chaque soir, le logement de ces milliers de personnes est un véritable casse-tête.Le Roi et sa mère logent souvent chez de riches sujets, qui se font un honneur de les héberger. Mais ils doivent plus d'une fois se contenter de l'auberge ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 7, 2022 • 2min

Pourquoi le guide Michelin a participé au succès du Débarquement ?

Le guide Michelin demeure l'un des guides touristiques les plus réputés, en raison, notamment, de la valeur de ses informations gastronomiques et de la précision de ses cartes. Mais on sait moins que, durant la Seconde Guerre mondiale, les militaires surent en tirer profit.Un véritable guide touristiqueLe guide Michelin voit le jour en 1900. Alors gratuit, il renseigne les rares automobilistes sur les garages qu'ils trouveront sur leur route ou sur quelques monuments à visiter.Dès cette époque, il comporte les plans de certaines villes. En ouvrant leur guide, les voyageurs peuvent trouver, à partir de 1909, un hôtel où passer la nuit. Les restaurants apparaissent un peu plus tard, avec des informations fournies par les clients de Michelin, mais aussi par des professionnels, chargés de tester la qualité de la cuisine et de l'accueil.Peu à peu, ce petit livre à couverture rouge s'impose comme l'un des guides touristiques les plus appréciés.Montrer le chemin aux soldatsSi le guide Michelin est renommé, c'est notamment en raison de la précision de ses cartes et de ses plans de ville. Elle ne fait pas seulement le bonheur des civils. En effet, les militaires ne sont pas les derniers à se servir du guide.Au début du second conflit mondial, en effet, l'armée française utilise certaines cartes parues dans le guide, notamment celles où figurent les frontières du Nord-Est, où se situe la ligne Maginot.La précision du tracé des cartes Michelin attire même l'attention des Allemands, qui en reproduisent un certain nombre pour leur usage propre.Et le guide trouve une nouvelle utilité en juin 1944, à la veille du débarquement en Normandie. En effet, les panneaux de signalisation ayant souvent été détruits dans les bombardements, les indications fournies par le guide Michelin, et notamment les plans des villes, ont permis aux soldats de se repérer plus facilement.Les états-majors avaient pris leurs précautions, en demandant à Michelin, un an auparavant, de rééditer la dernière édition de son guide, qui datait de 1939. Pour ne pas éveiller l'attention, l'accord avait été conclu dans le plus grand secret. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 6, 2022 • 2min

A quoi les “bâtons de comptage” ont-ils servi ?

Parmi toutes les techniques de paiement imaginées par l'homme, le "bâton de comptage", prévu encore par le Code civil, est bien oublié de nos jours. Et pourtant ce mode de paiement, malgré son aspect un peu archaïque, comporte des avantages notables.Le bâton de comptage simple...Il existe plusieurs sortes de bâtons de comptage. Sous sa forme simple, il permet surtout à des personnes illettrées de se souvenir d'un nombre. Ce bâton est souvent composé d'un morceau de bois, mais certains de ces objets sont en ivoire ou en os.Prenons l'exemple d'un meunier ne sachant ni lire ni compter. Il doit pourtant savoir de combien de sacs de farine il dispose. Pour y parvenir, il s'arrête devant chaque sac et fait une encoche sur son bâton de comptage.En passant ensuite le doigt sur chacune des encoches, qui correspond à un sac, il pourra vérifier qu'aucun de ses sacs ne manque à l'appel. Une telle technique remonte à la Préhistoire et était utilisée aussi bien dans l'Empire romain que dans la Chine ancienne....Ou partagéComme son nom l'indique, le bâton de comptage partagé, ou bâton de taille, n'était pas utilisé par une seule personne. Ce bâton, souvent composé d'une branche de noisetier, est incisé, sur toute sa largeur, par des encoches.Chacune correspond à une transaction. Puis le bâton est fendu en deux, dans le sens de la longueur, de manière à constituer deux parties de taille inégale. Le vendeur conserve la partie la plus grande, la souche, et l'acheteur garde la partie la plus petite, qu'on appelle l'échantillon.Pour chacune des deux parties, les encoches représentent des traces concrètes des transactions. C'est donc une sorte de pense-bête très pratique pour le créancier comme pour le débiteur.Le moment venu, celui-ci viendra payer ses dettes avec de l'argent ou un autre mode de paiement. Et il est toujours possible d'ajouter une nouvelle transaction.Le bâton de comptage était mentionné dans le Code civil et on en retrouve la trace en haute Provence jusque dans les années 1930. Et il serait encore utilisé dans certaines régions de la Suisse. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 3, 2022 • 2min

Pourquoi le peuple des Cagots fut-il maudit ?

Il existait, dans certaines régions de la France d'Ancien Régime, une population contrainte de vivre à l'écart et victime d'une véritable ségrégation. Ses membres étaient appelés des "cagots".Des préjugés à l'origine incertaineLes "cagots" se rencontraient dans une région comprise entre le sud de la Garonne et le nord de l'Ébre, en Espagne. Il est difficile de connaître l'origine des préjugés dont furent victimes ces populations, surtout entre les XIIIe et XIXe siècles.Pour certains, ils seraient les lointains descendants des Wisigoths, un peuple d'origine germanique installé en Aquitaine dès le IVe siècle. L'étymologie du mot "cagot", en béarnais, suggérerait une telle explication.Pour des raisons obscures, les Wisigoths, ainsi que d'autres peuples d'origine germanique, seraient considérés comme les représentants d'une race maudite.On voyait souvent dans les cagots les descendants de communautés de lépreux, suspectés, sans la moindre preuve, de transmettre cette terrible maladie.De véritables pariasLes cagots étaient victimes d'une ségrégation multiforme. Ils étaient contraints de vivre à l'écart, dans des quartiers réservés, parfois d'anciennes léproseries. De nombreux métiers leur étant interdits, ils se consacraient au travail du bois ou de la pierre. Ils étaient souvent charpentiers ou charrons.On les obligeait à porter un signe distinctif, cousu sur leurs vêtements. Cet insigne avait le plus souvent la forme d'une patte d'oie. Dans certaines régions, les cagots devaient être chaussés et habillés de rouge.Ils n'avaient pas non plus le droit de posséder du bétail ou de labourer un champ. La ségrégation les attendait même à l'église, où ils entraient par une discrète porte latérale. Et le prêtre ne leur tendait l'hostie qu'au bout d'une petite planche. Leurs enfants n'étaient baptisés qu'à la tombée de la nuit, sans que les cloches annoncent la bonne nouvelle.En 1683, Louis XIV veut mettre fin à cette ségrégation. Mais les préjugés ont la vie dure, et il faut attendre la Révolution française pour que les cagots deviennent des citoyens à part entière.Dès lors, ils se fondent dans la population, même si le terme de "cagot" demeure une insulte dont on ignore le plus souvent l'origine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 2, 2022 • 2min

Pourquoi dit-on une victoire à la Pyrrhus ?

L'expression "victoire à la Pyrrhus" signifie qu'une telle victoire s'assimile plutôt à une défaite ou à un échec. Mais quelle est son origine ?Des batailles peu décisivesPour comprendre l'expression "victoire à la Pyrrhus", il faut remonter au IIIe siècle avant notre ère. Pyrrhus Ier, souverain d'Épire, royaume de la Grèce continentale, doit alors affronter les Romains, lancés à la conquête de la région.Il parvient à les battre à deux reprises, à Héraclée d'abord, en 280 avant J.-C., puis, un an plus tard, à Ausculum. Mais, à ses généraux, qui le félicitent de l'issue de ces deux batailles, Pyrrhus aurait répondu, d'après Plutarque : "Encore une victoire comme celle-là, et il serait complètement défait".En effet, les deux batailles avaient fait beaucoup de victimes. Ce n'était pas un problème pour les Romains, qui n'avaient aucune peine à combler les vides en recrutant de nouveaux soldats.En revanche, les ressources humaines du petit royaume d'Épire étaient presque épuisées. D'où la remarque désabusée de son souverain, pour lequel une telle victoire équivalait à une défaite.D'autres victoires à la PyrrhusAu cours de l'Histoire, les généraux eurent à déplorer bien d'autres "victoires à la Pyrrhus". Parmi de nombreux exemples, on peut citer la bataille de Malplaquet, en 1709. Cet affrontement oppose, pendant la guerre de Succession d'Espagne, les Français aux troupes anglaises, autrichiennes et hollandaises.Ces dernières finissent par l'emporter, mais au prix de pertes beaucoup plus importantes que celles de l'armée française. Par ailleurs, le territoire français est sauvé de l'invasion.Le maréchal de Villars, qui commandait l'armée française, aurait dit à Louis XIV que ses ennemis seraient défaits si "Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille".Autre "victoire à la Pyrrhus", la bataille d'Eylau, qui, en 1807, oppose les Français aux Russes. Napoléon en est bien le vainqueur, mais au prix de telles pertes qu'il n'en retire aucun véritable bénéfice.Le lendemain, le maréchal Ney, parcourant le champ de bataille, où gisent tant de morts et de blessés, s'exclamera d'ailleurs : "Quel massacre ! Et tout cela pour rien !". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 28, 2022 • 2min

Qu'est-ce que le duel judiciaire ?

Le droit de l'Ancien Régime prévoyait des pratiques spécifiques, comme le duel judiciaire. Il était réservé à certains cas précis et son déroulement était fixé par la tradition.Une pratique issue du droit germaniqueLe duel judiciaire est mentionné, dès le début du VIe siècle, dans le droit des royaumes germaniques issus des invasions barbares qui ont déferlé sur l'Europe à partir de la fin du IVe siècle.Cette pratique est encore courante dans l'Empire carolingien et au début du Moyen-Âge. Après quoi on a de moins en moins recours à cette épreuve rituelle. Même si saint Louis l'interdit en 1260, il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir le dernier duel judiciaire.Il fait partie de ce qu'on appelait alors les "ordalies". Il s'agissait d'imposer aux deux parties une épreuve, dont l'issue serait décidée par Dieu. Le duel n'en était d'ailleurs pas la seule forme. Ainsi, les personnes concernées pouvaient aussi tenir un fer rouge pendant quelques instants.Une victoire donnée par DieuLe duel judiciaire était réservé aux affaires les plus graves, notamment les crimes. On ne pouvait y recourir que si chacune des deux parties se déclarait innocente. Un serment solennel, et répété, était nécessaire pour appuyer cette affirmation.Le méfait en question ne devait pas non plus avoir de témoins. S'il était impossible de parvenir à un compromis, un duel judiciaire pouvait être organisé.Il avait lieu dans une enceinte bien délimitée, sous le contrôle des juges. Avant le début du combat, chacun devait jurer, sur la Bible, que son récit des faits correspondait à la vérité.L'effusion de sang n'était pas toujours recherchée. En effet, les duellistes étaient souvent armés d'un simple bâton, le vaincu étant assommé par son adversaire. Mais certains étaient mieux armés, et le duel pouvait se terminer par la mort de l'un des combattants.Quoi qu'il en soit, le vainqueur était censé être désigné par Dieu, qui montrait ainsi son innocence aux yeux de tous. Il est à noter que l'accusateur ou l'accusé pouvaient demander à un champion de combattre à leur place. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 27, 2022 • 2min

Pourquoi le naufrage du Titanic a-t-il sauvé un autre paquebot ?

En 1912, le Titanic sombre dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord, entraînant la mort de 1.500 passagers. De façon a priori paradoxale, cette tragédie permit d'en éviter une autre, deux ans plus tard.Des erreurs humainesOn sait aujourd'hui que le naufrage du Titanic est dû en partie à des erreurs humaines. Certaines ont été commises par le capitaine du navire, Edward Smith. En effet, il ne semble pas avoir tenu compte des avertissements donnés par d'autres bateaux, qui avaient signalé la présence d'icebergs dérivant sur la route du paquebot.Compte tenu de ce danger potentiel, la vitesse du Titanic, manifestement excessive, avait été maintenue sur l'ordre du capitaine.Par ailleurs, l'officier aux commandes, le soir du naufrage, fit exécuter une manœuvre qui est sans doute pour beaucoup dans la catastrophe finale. Il fit en effet virer le navire sur bâbord, tout en faisant arrêter les machines.Ce qui entraîna un long frottement du bateau contre l'iceberg et la rupture de plusieurs caissons étanches. Enfin, la structure même de la coque ne semblait pas d'une grande solidité.Les enseignements d'une tragédieMais, de ces erreurs, certains vont tirer des enseignements qui, deux ans plus tard, vont éviter une catastrophe similaire. En mars 1914, en effet, le paquebot britannique "Royal Edward", qui navigue au large de Terre-Neuve, se retrouve face à un iceberg. Le géant de glace n'est qu'à 300 mètres.La tragédie du Titanic va-t-elle se reproduire ? Le commandant du navire saura l'éviter en décidant d'une manœuvre qui sauvera le navire du naufrage. En effet, il ne cherche pas à éviter la collision.Il ordonne seulement de réduire la vitesse du bateau, qu'il laisse percuter l'iceberg. Ainsi, seul le compartiment avant, qui comporte des cloisons étanches, est inondé. Le reste du navire n'étant pas touché, le bâtiment reste à flot.Une commission d'enquête conclura d'ailleurs que cette collision frontale était préférable à une manœuvre latérale. Il semble bien que, au moment de prendre sa décision, le capitaine du "Royal Edward" se soit souvenu de l'erreur fatale commise par son collègue du Titanic. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 24, 2022 • 2min

Pourquoi Bass Reeves est-il célèbre ?

Les États-Unis ont longtemps connu, même après la fin de la guerre de Sécession, une ségrégation raciale qui fait encore sentir ses effets aujourd'hui. Cela n'a pas empêché l'Afro-Américain Bass Reeves de devenir, dès la fin du XIXe siècle, l'un des premiers shérifs noirs du pays.Un esclave chez les indiensBass Reeves voit le jour en 1838, en Arkansas. Il est né dans une famille d'esclaves et travaille, lui aussi, dans les champs de coton. Mais il est apprécié par le maître, qui lui confie une mission de confiance.La guerre de Sécession venant d'éclater, il le charge d'y accompagner son fils et de veiller sur lui. Compte tenu de sa position d'esclave, Bass Reeves a cependant le sentiment de se trouver du mauvais côté.Il fausse donc compagnie au jeune soldat et s'installe dans le Territoire de l'Oklahoma. De nombreuses tribus amérindiennes y vivent, ainsi que dans le Territoire indien voisin.Durant des années, Bass Reeves apprend à les connaître et se familiarise avec leurs langues et leurs coutumes.L'un des premiers shérifs noirsBass Reeves finit par s'installer en Arkansas, où il s'occupe de son ranch. En vertu du 13e amendement qui, en 1865, met fin à l'esclavage, il devient un homme libre.En 1875, le marshal fédéral en charge du Territoire indien doit recruter de nombreux adjoints. Il a entendu parler de la réputation de tireur de Bass Reeves et de sa connaissance approfondie des indiens.Il fait donc appel à lui. Cette nomination en fait le premier shérif noir à l'ouest du Mississipi. Bass Reeves exerce ses fonctions durant plus de 30 ans. Durant ce long mandat, il aurait arrêté plus de 3.000 personnes, dont son propre fils, accusé du meurtre de sa femme.Et il en tue 14, dans des duels où il pouvait revendiquer la légitime défense. Ce sont sans doute ses dons de tireur d'élite, et aussi sa prudence, qui ont lui permis d'exercer ses dangereuses fonctions aussi longtemps sans jamais être blessé. Il mourra en 1910, peu de temps après avoir pris sa retraite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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