

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Oct 24, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la “Joyeuse” de Charlemagne ?
Charlemagne possédait une épée assez particulière. Selon la légende, l'Empereur aurait fait insérer, dans son pommeau, la pointe de la Sainte Lance, celle qui avait percé le flanc du Christ sur la croix.C'est à la présence de cette relique que l'épée devrait son nom de "Joyeuse". Ce nom et cette arme seraient également reliés au cri de guerre de la Monarchie capétienne, "Montjoie".Mais, en réalité, l'origine de cette exclamation guerrière, proférée avant la bataille, n'est pas connue avec certitude.C'est surtout la "Chanson de Roland", célèbre texte de la fin du XIe siècle, qui évoque cette épée de Charlemagne. Mais d'autres chansons de geste en parlent. Pour l'une, "Joyeuse" serait sortie des mains mêmes d'Isaac, le fils d'Abraham, tandis que, pour une autre, elle aurait d'abord appartenu à Clovis....Au sacre des Rois de FranceSi cette épée de Charlemagne est célèbre, c'est pour une autre raison. En effet, elle aurait fait partie, au même titre que le sceptre ou la main de justice, des "regalia" portées par les Rois de France lors de leur sacre.Cet usage de l'épée de Charlemagne remonterait aux XIIe ou XIIIe siècle. En tous cas, son utilisation est attestée pour le sacre de Philippe III, en 1271. La présence de cette arme prestigieuse permettait aux Capétiens d'associer leur lignée à celle des Carolingiens. Et on retrouve cette épée jusqu'au sacre de Charles X, en 1825.Si une partie de cette arme remonte bien à l'époque carolingienne, d'autres éléments semblent bien postérieurs. Cette épée est aujourd'hui conservée au musée du Louvre.D'après une autre légende, l'Empereur aurait perdu son épée, lors d'une bataille, dans un lieu situé dans l'actuel département de l'Ardèche. Un soldat l'aurait alors retrouvée.Pour le récompenser, Charlemagne lui aurait octroyé les terres situées autour du lieu de la découverte. Et c'est du nom de cette épée que la ville de Joyeuse, en Ardèche, tirerait le sien.En fait, la fondation de la ville remonte à la fin du XXe siècle, et rien ne prouve que Charlemagne soit venu en ce lieu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 2022 • 2min
Pourquoi Hypatie d’Alexandrie est-elle célèbre ?
Hypatie est surtout connue par sa fin tragique. Mais c'est aussi l'une des rares femmes à avoir brillé, dans l'Antiquité tardive, par la qualité de son savoir et l'étendue de ses connaissances.Elle est née entre 355 et 370 à Alexandrie, qui est alors l'un des plus grands centres de la pensée. Elle est la fille du mathématicien et astronome Théon d'Alexandrie, qui dirigeait une école néoplatonicienne, un courant de pensée fondé par le philosophe Plotin au IIIe siècle de notre ère.En dehors du rôle de son père dans sa formation intellectuelle, on ne connait rien du parcours d'Hypatie. Mais on sait qu'elle était très instruite et qu'elle enseignait aussi bien l'astronomie et les mathématiques que la philosophie.S'inspirant des travaux de Platon et d'Aristote, elle aurait même dirigé, selon certains historiens, l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. Des sources anciennes lui attribuent plusieurs ouvrages, dont il ne reste pratiquement aucune trace.Essentiellement oral, comme il était d'usage alors, l'enseignement d'Hypatie était en tous cas très réputé.Un meurtre horribleHypatie va se trouver entraînée dans le conflit qui oppose Oreste, le préfet romain d'Alexandrie, et Cyrille, évêque de la ville depuis 412. Le fonctionnaire romain, récemment converti au christianisme, fait montre d'une grande tolérance face aux nombreuses cultures et religions qui coexistent dans cette grande ville cosmopolite.C'est pourquoi il se lie d'amitié avec Hypatie, qui accueille dans son école aussi bien les chrétiens que les païens. Mais le bouillant évêque d'Alexandrie ne l'entend pas de cette oreille.En 414, il s'en prend ainsi aux Juifs, qu'il dépouille de leurs biens et fait chasser de la ville. Cette action irrite Oreste, qui la signale à l'Empereur. C'est alors que Cyrille décide de se débarrasser d'Hypatie, l'un des plus fermes soutiens du préfet.Son meurtre est confié aux membres d'une confrérie, fanatisés par un moine chrétien. Les détails en sont horribles. La malheureuse aurait été emmenée dans une église, puis dévêtue.Elle aurait ensuite été tuée avec des tessons de poteries, puis son corps aurait été découpé en morceaux, traînés ensuite à travers la ville. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 20, 2022 • 2min
Pourquoi les départements français ont-ils été créés ?
La création des départements français, en 1790, répond d'abord au besoin de simplifier l'organisation territoriale de la France d'Ancien Régime, connue pour sa complexité et l'enchevêtrement de ses différents niveaux.En effet, coexistaient des subdivisions comme les provinces, les généralités, les diocèses ou les élections, dont les finalités étaient politiques, militaires, fiscales ou religieuses.À la place de ces divisions de tailles très diverses, aux contours embrouillés, les révolutionnaires ont voulu créer des circonscriptions égales, qui enverraient toutes le même nombre de députés à l'Assemblée nationale. Une telle conception manifestait à la fois une volonté de rationalité et un évident souci d'égalité.Par ailleurs, le nouveau pouvoir départemental devait être proche des citoyens. Aussi la superficie des nouveaux départements devait être telle qu'il soit possible d'effectuer le trajet aller-retour jusqu'au chef-lieu du département en une journée de cheval.La création des départementsLes travaux préparatoires débutent, en septembre 1789, par la création d'un comité dirigé par l'abbé Sieyès. S'inspirant du découpage des États américains, et de certaines cartes de géographie, il aboutit à la division de la France en 81 territoires de dimensions égales et de forme géométrique.Chacun est divisé en districts et en cantons. En novembre 1789, un nouveau projet de découpage est adopté, qui tient davantage compte des données naturelles. En effet, des éléments comme le relief, la présence de cours d'eau ou même la densité de population sont pris en compte.Ce projet débouche sur le décret du 22 décembre 1789, qui crée les départements. Ils deviennent dès lors l'unique division territoriale de la France, si l'on excepte les districts et les cantons.Après quelques modifications de détail, le nombre de départements est fixé à 83 en février 1790 et leur création prend officiellement effet le 4 mars 1790.Au départ, les départements sont gérés par une assemblée, élue par les seuls citoyens actifs, c'est-à-dire payant un certain niveau d'impôts. À son tour, l'assemblée élisait un directoire exécutif et son président.Plus tard, durant le Consulat, les arrondissements remplacent les districts et des préfets sont nommés pour représenter l'État. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 19, 2022 • 2min
Qu'est-il arrivé à l'expédition Fram ?
Entreprise en 1893, et terminée trois ans plus tard, l'expédition scientifique Fram a pour but d'atteindre le pôle Nord, ou du moins de s'en approcher le plus près possible.Aucune des expéditions précédentes n'y est parvenue. Les bateaux ont été brisés par la glace ou emportés vers le sud par un puissant courant. Mais le Norvégien Fridjof Nansen a son idée sur la question.L'essentiel, d'après lui, est de se diriger vers l'Est, jusqu'aux îles de Nouvelle-Sibérie, là où le courant est beaucoup moins actif. Cet endroit marquera le véritable départ de l'expédition.Le bateau transportant l'équipage de scientifiques n'aura plus qu'à se laisser prendre par les glaces et à dériver jusqu'au pôle Nord avec la banquise.Le navire, baptisé "Fram" a une forme arrondie, pour êviter d'être broyé par la glace. Un moteur doit fournir l'électricité et un poêle le chauffage. D'abondantes provisions sont embarquées.Une expédition mouvementéeLe "Fram", parti de Norvège le 21 juillet 1893, se dirige vers l'Est, comme convenu, en direction de la Nouvelle-Sibérie. En septembre, les glaces se forment et emprisonnent le bateau.Le bâtiment semble parfaitement résister à la pression. Une lente dérive commence alors. Le froid se fait toujours plus mordant, la température descendant jusqu'à moins 51°C. Chauffés par leur poêle à pétrole, les scientifiques supportent vaillamment l'hiver arctique.Chaque jour, les scientifiques sortent pour faire de nombreux relevés. Mais, jusqu'en mars 1894, la dérive des glaces est bien plus lente que prévu. Même si elle s'accélère un peu, le bateau progresse trop lentement.Aussi, en mars 1895, Nansen et l'un de ses collègues décident de gagner le pôle en ski. Même si 770 kilomètres l'en séparent, Nansen pense que 50 jours suffiront à couvrir la distance. Au départ, tout se passe comme prévu.Mais, peu à peu, l'état de la banquise se détériore. En avril, Nansen change d'avis et rebrousse chemin. Les deux hommes doivent passer l'hiver dans un abri de fortune et rentrent finalement en Norvège en août 1896.C'est à peu près au même moment que le Fram, qui avait poursuivi sa mission, entre dans les eaux norvégiennes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 2022 • 2min
Quel attentat frappa New York en 1920 ?
Le 16 septembre 1920, une charrette, tirée par un cheval, s'arrête devant le siège social de la puissante banque JP Morgan, à Wall Street. Il est midi et les employés sortent de leurs bureaux pour aller déjeuner.Tout à coup, une violente explosion se fait entendre. Elle provient de la charrette, dans laquelle on a placé une très forte charge, composée de dynamite et de fragments de métal.C'est la consternation dans le célèbre quartier d'affaires. On relève 30 victimes et de très nombreux blessés, dont 8 succomberont dans les heures et les jours suivants. Quant aux dégâts matériels, ils sont considérables. Pour la première fois de son histoire, la bourse de Wall Street est fermée.Une affaire toujours pas résoluePour les enquêteurs du FBI, cet attentat faisait partie d'une vaste tentative de subversion. En effet, en juin de l'année précédente, des bombes avaient déjà explosé, visant des institutions et des lieux de pouvoir.Et, quelques mois plus tôt, le FBI avait démantelé un vaste complot, visant à faire sauter le domicile ou le lieu de travail de banquiers et de magistrats de haut rang.Aussi, pour la police, n'y a-t-il guère de doute : l'attentat de Wall Street est, comme les actes criminels perpétrés en 1919, l'œuvre des anarchistes. Elle cible plus particulièrement des activistes italiens, déjà inquiétés dans leur pays.C'est notamment le cas de Luigi Galleani, qui, dans les journaux où il écrit, prône la violence comme le moyen de lutte le plus efficace contre l'État capitaliste. Il indique même comment fabriquer des explosifs.Un autre anarchiste d'origine italienne, Mario Buda, est également soupçonné. Pour les autorités américaines, le motif est clair : venger Sacco et Vanzetti, les célèbres anarchistes qui venaient d'être arrêtés et qui, en 1927, devaient mourir sur la chaise électrique.Un joueur de tennis est également suspecté pour avoir supplié ses amis de quitter New York avant le 16 septembre 1920, date de l'attentat. Mais il est finalement mis hors de cause. Aujourd'hui encore, on ne connaît pas avec certitude les auteurs de l'attentat de Wall Street. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 2022 • 2min
Qui est le “roi des pirates” ?
Les pirates et autres flibustiers occupent une place à part dans l'imaginaire collectif. Ils ont nourri des légendes peuplées d'abordages de galions et de trésors fabuleux, enterrés dans des îles isolées.Tel est notamment le cas d'Henry Avery, ou Every, surnommé Long Ben ou "le roi des pirates", ce qui en dit long sur les exploits qu'on lui attribue.La vie d'Henry Avery est entourée de mystères. Il serait né en 1659, sans qu'on ait de certitudes à ce sujet. Il aurait été contremaître à bord d'un bateau appartenant à une escadre autorisée par l'Espagne à commercer avec ses colonies d'Amérique.Les marins, qui n'avaient pas reçu leur paie, se seraient révoltés, Harry Avery prenant alors la tête des mutins. Escorté par deux autres navires, le vaisseau du "roi des pirates" vogue vers le large.Une fabuleuse cargaisonLa renommée de Long Ben lui vient en partie de la fabuleuse prise de guerre qu'il fait alors. Le pirate et son équipage s'emparent en effet d'un navire appartenant à Aurangzeb, ce Grand Moghol qui, au XVIIe siècle, dominait les Indes.En effet, d'incroyables richesses se trouvent à bord du vaisseau. Des tas d'or et de joyaux sont entassés dans la cale. Harry Avery met la main sur ces richesses, mais aussi sur la fille d'Aurangzeb, qui peut lui servir de monnaie d'échange.Puis il met la voile vers les Antilles. Parvenu à bon port, le flibustier essaie de vendre les pierreries. Mais les négociants, qui n'ignorent pas leur provenance, lui en proposent un prix ridiculement bas. Il n'a cependant d'autre choix que d'accepter leur offre.Puis il se rend aux Bahamas, se faisant passer pour un marchand d'esclaves. À partir de là, on perd la trace du "roi des pirates". Selon certaines sources, il serait mort après 1696, dans la misère. Pour d'autres, il aurait épousé la fille du Grand Mogol.Des pièces datant de 1693, et retrouvées au nord-est des États-Unis, laissent supposer que Long Ben ou des membres de son équipage auraient pu trouver refuge en Nouvelle-Angleterre vers cette époque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 13, 2022 • 2min
Quel abbé s'habillait en femme ?
L'abbé de Choisy, né en 1644, était un singulier personnage, dont les habitudes ont laissé des traces dans les chroniques de la petite histoire. Sa famille, qui comportait des maîtres des requêtes et des conseillers d'État, appartenait à la noblesse de robe.En 1663, François Timoléon de Choisy devient abbé commendataire, ce qui signifie qu'il perçoit les revenus temporels attachés à une abbaye, sans exercer aucune charge religieuse.C'était un jeune homme mondain, qui fréquentait les grands de ce monde et menait une vie assez dissolue. Il aimait notamment le jeu, passion à laquelle il se livra lors de son séjour à Venise.Frappé par une grave maladie, en 1683, il décide pourtant de s'amender et, deux ans plus tard, entre dans les ordres.Le goût des vêtements fémininsSi l'abbé de Choisy est connu encore aujourd'hui, c'est parce qu'il s'habillait souvent en femme. Il faut dire que le jeune homme porte d'abord des vêtements féminins jusqu'à l'âge de 18 ans.Comme il est de coutume alors, sa mère habille le petit garçon en fille. Mais elle continue de le faire alors qu'il a dépassé 7 ans, l'âge auquel les garçons recevaient des vêtements masculins.Grâce aux fonctions de son mari, Mme de Choisy fréquentait la Cour. Elle voyait dans le travestissement de son fils un moyen de l'introduire dans l'entourage de Monsieur, frère de Louis XIV.Ce prince, connu pour ses penchants homosexuels, avait lui aussi l'habitude de se farder et de revêtir des vêtements féminins. D'après certaines sources, l'abbé de Choisy aurait continué, par intermittence, à s'habiller en femme, même après sa conversion.Ainsi, il aurait longtemps vécu dans un quartier de Paris, sous le nom de Mme de Sancy. Le curé de la paroisse, et même l'évêque, n'y auraient rien trouvé à redire.Dans des mémoires qui lui sont attribuées, mais on n'est pas sûr qu'il soit l'auteur, on voit même l'abbé, travesti en femme, épouser une femme déguisée en homme. D'après certaines rumeurs, l'abbé de Choisy aurait continué à s'habiller en femme jusqu'à sa mort, en 1724. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 12, 2022 • 3min
Quel Président de la République est tombé du train ?
Pour écouter le podcast Faits Divers:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D--------------------------------------------Paul Deschanel est l'un de nos Présidents de la République dont le mandat fut le plus bref. En effet, élu le 18 février 1920, face à Georges Clemenceau, le "Père la Victoire", comme on le surnomme alors, il démissionne sept mois plus tard, le 21 septembre.Longtemps député, puis président de la Chambre durant près de huit ans, ce républicain modéré, réputé pour ses dons d'orateur, était une des figures de la IIIe République.Mais, peu après son élection, l'attitude du chef de l'État commence à inquiéter son entourage. Il est la proie de véritables crises d'angoisse et devient agité, montrant même des signe de dépression.On attribue généralement son état au surmenage lié à ses fonctions politiques, à la campagne présidentielle et à la rédaction d'un ouvrage sur Gambetta qui lui tenait à cœur.Une chute en pleine nuitLe 23 mai 1920, Paul Deschanel monte à bord du train qui doit le conduire à Montbrison, où il doit présider une cérémonie. Peu avant minuit, le Président, qui a trop chaud, ouvre la fenêtre et tombe de la voiture.Cette chute peut s'expliquer de diverses manières. Pour s'endormir, le Président aurait pris un hypnotique dont il n'avait pas l'habitude. Il aurait alors été victime de ce que les spécialistes appellent le syndrome d'Elpénor.Il concerne des personnes qui, mal réveillées d'un sommeil profond, font des gestes à demi automatiques. Il s'agit donc d'une sorte de somnambulisme. Enfin, les fenêtres à guillotine du wagon présidentiel, qui doit permettre au Président de répondre aux acclamations de la foule, ont pu faciliter sa chute.En pantoufles et en robe de chambre, Deschanel marche un certain temps le long de la voie. Puis il rencontre un cheminot, qui reste sceptique quand le promeneur nocturne se présente comme le Président de la République.Le chef de l'État se repose ensuite dans la maison d'un garde-barrière. Du fait de la lenteur des communications, le monde politique ignore, pendant plusieurs heures, ce qui est arrivé au Président. Cet incident, moqué par les journaux, jouera un rôle dans sa décision de démissionner de ses fonctions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 2022 • 2min
Pourquoi la femme du nouveau Roi d'Angleterre est-elle appelée Reine consort ?
Le prince Charles est devenu le Roi Charles III à la mort de sa mère, la Reine Elizabeth II, survenue le 8 septembre 2022. Et sa femme, Camilla, duchesse de Cornouailles, est devenue Reine consort.Il n'était pas évident que ce titre lui soit attribué. En effet, de nombreux Anglais la considéraient comme responsable de la faillite du couple que formaient Charles et la princesse Diana.Mais la Reine a tranché la question au début de l'année. Elle a souhaité que la duchesse devienne Reine consort après son décès. Il est vrai que Camilla a lentement reconquis le cœur des Britanniques, par sa discrétion et son dévouement à la Monarchie. Elle n'en conserve pas moins encore de nombreux détracteurs.La femme du RoiCamilla est donc devenue Reine consort. Quel est le sens de ce mot ? Tiré d'un terme latin, il signifie, par extension, "qui partage le sort". Autrement dit, une Reine consort est aux côtés du Roi son époux.Elle partage son sort au sens où elle l'aide à accomplir les tâches protocolaires qui incombent au monarque. Mais elle n'a aucune part à son pouvoir politique, si limité soit-il aujourd'hui dans une Monarchie constitutionnelle. Ceci étant, une Reine consort peut être appelée à exercer les fonctions de régente, au nom de son fils mineur.Si le titre de "consort" a été forgé, c'est pour établir une distinction entre la Reine régnante qui, comme Elizabeth II durant 70 ans, est la souveraine du pays, et la Reine qui ne doit son titre qu'à la fonction royale de son époux.Il est à noter que le titre de "consort" n'est pas seulement réservé à la femme du Roi. Le mari d'une Reine régnante le porte aussi. Ainsi, le prince Philip, époux de la Reine Elizabeth, ou le prince Albert, mari de la Reine Victoria, étaient connus comme "princes consorts".La règle est la même dans d'autres Monarchies européennes. Ainsi, le mari de la Reine Beatrix des Pays-Bas, le prince Claus, et le prince Henrik, époux de la Reine Margrethe II du Danemark, étaient aussi princes consorts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 2022 • 2min
Qui est la première bachelière ?
Tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du siècle suivant, l'émancipation féminine s'est faite avec beaucoup de lenteur. Elle s'est heurtée à de nombreux obstacles, au premier rang desquels figure la solide misogynie d'hommes tenant tous les leviers de commande.Ainsi, dans le domaine de l'enseignement, les femmes pouvaient devenir institutrices, mais elles n'eurent accès à l'enseignement secondaire que grâce à la loi Camille Sée, adoptée seulement en 1880.Et encore cet enseignement ne les mène pas jusqu'au baccalauréat. En effet, les cours dispensés aux jeunes filles ne comportent ni latin ni grec, des matières essentielles à la préparation du bac de l'époque. Par conséquent, les femmes n'avaient pas accès à l'enseignement supérieur.Une obstination finalement récompenséeMalgré cet environnement très hostile à des études poussées pour les jeunes filles, l'une d'entre elles décide de lancer un défi au corps enseignant. Elle s'appelle Julie-Victoire Daubié.Elle est née en 1824, dans une famille catholique assez modeste. Elle se fait connaître en écrivant un ouvrage sur la misère que connaissent certaines femmes de son époque.Et la voilà qui se décide à s'inscrire à l'examen du baccalauréat. Rien ne l'en empêchait en théorie, mais un accord tacite, dans le monde masculin de l'enseignement, l'interdisait en fait.Aussi les autorités compétentes sont-elles scandalisées par l'audace de la jeune femme. À Paris, le recteur refuse à dix reprises son inscription. Elle n'a pas plus de succès auprès de l'Université d'Aix-en-Provence.À force d'obstination, elle finit par obtenir gain de cause. Elle est finalement admise à se présenter à l'examen, en août 1861. Mais on lui propose de passer les épreuves dans un local à part, afin d'éviter l'afflux des curieux.Elle obtient, dans l'ensemble, des résultats tout à fait honorables. On prétend que ses connaissances en latin et grec lui seraient venues d'un oncle prêtre.Mais il faudra l'intervention de l'Impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, pour qu'elle obtienne officiellement son diplôme, en mai 1862. Elle devient ainsi la première femme à décrocher le baccalauréat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


