

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Nov 10, 2022 • 2min
Quel conflit opposa la France aux Etats Unis ?
Les relations entre la France et les États-Unis ne se sont jamais dégradées au point de provoquer un conflit entre les deux pays. Sauf entre 1798 et 1800, où ils furent en guerre larvée.Les raisons en sont nombreuses. Le gouvernement révolutionnaire reprochait aux États-Unis de ne pas payer la dette contractée durant la guerre d'indépendance. On sait qu'à ce moment-là, la France avait soutenu les États-Unis dans leur combat.Pour les Américains, les engagements pris l'avaient été auprès du Roi et non auprès des autorités issues de la Révolution française.Par ailleurs, la France n'appréciait guère le rapprochement amorcé par les États-Unis avec la Grande-Bretagne. Dans le cadre de la Deuxième Coalition, entre 1798 et 1802, elle est en effet en guerre contre ce pays.Enfin, les riches planteurs américains craignaient que l'abolition de l'esclavage par la Convention, en 1794, ne donne des idées à leur propre main-d'œuvre servile.Ces motifs, et d'autres, provoquent une tension croissante dans les relations entre la France et les États-Unis. Elle atteint son paroxysme à l'été 1798. Cependant, cette crise entre les deux pays n'aboutira pas à un conflit ouvert.C'est pourquoi les historiens donnent à cet affrontement le nom de "quasi guerre". Il se traduit surtout par des mesures de rétorsion et des escarmouches navales. Ainsi, au début de la crise, le gouvernement américain ordonne un embargo sur les produits français.Il apporte également son soutien à la révolution qui, depuis 1791, menace la présence française à Haïti. La marine de guerre américaine, récemment construite, fait la chasse aux corsaires français, notamment dans les Caraïbes, et affronte des navires français envoyés sur les lieux.Dans l'ensemble, ces affrontements tournent plutôt à l'avantage des États-Unis. Ils capturent ainsi un bateau français et en arraisonnent un autre. D'autres navires sont encore pris par les Américains, dont une frégate alignant plus de 40 canons.Mais la lassitude gagne bientôt les deux parties. D'un commun accord, elles décident de mettre fin à cette guerre qui ne dit pas son nom par le traité de Mortefontaine, signé en 1800. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 2022 • 2min
Pourquoi Eiffel doit-il beaucoup à Stephen Sauvestre ?
Le monument français le plus emblématique, la tour Eiffel, porte, aujourd'hui encore, le nom de celui auquel on doit sa construction : Gustave Eiffel. C'est du moins ce que l'Histoire a retenu.Et, dans ce cas, elle est un peu injuste. Car, dans la mise au point et la réalisation de ce grandiose projet, Eiffel doit beaucoup à un architecte nommé Stephen Sauvestre. Né en 1847, il fait ses études dans une école privée d'architecture, dont il sort diplômé en 1868.Dès la fin des années 1870, il construit des hôtels particuliers pour le compte de riches Parisiens. Il travaille aussi pour Gustave Eiffel, sans doute dès 1875. C'est pour lui qu'il édifie l'un des pavillons de l'exposition universelle de 1878.Eiffel étant l'un de ses commanditaires, il est normal qu'il lui soumette les plans de son nouveau projet : une tour métallique de 300 mètres de haut, qui devait être construite à l'occasion de l'exposition universelle de 1889.Les ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier avaient déjà travaillé, sur les indications d'Eiffel, à la conception de l'édifice. Mais il semble que le rôle essentiel, en la matière, revienne à Stephen Sauvestre.Il aurait en effet profondément remanié le travail des ingénieurs. En effet, il aurait prévu de faire reposer les piles devant composer l'édifice sur des socles de maçonnerie.Il aurait également dessiné une forme plus incurvée pour ces piles et prévu de les maintenir au moyen de trois plateformes. De même, c'est lui qui aurait ajouté un campanile au sommet de la Tour, pour lui donner une forme plus esthétique.Enfin, il aurait imaginé des dispositifs visant à renforcer la solidité de l'ensemble. Sa contribution à ce projet majeur lui vaut la reconnaissance des autorités, qui le nomment architecte en chef des colonies. À ce titre, il construira plusieurs des bâtiments de l'exposition coloniale de 1894.Mais qui se souvient encore de Stephen Sauvestre ? Et pourtant, c'est bien lui, plus que Gustave Eiffel, qui a contribué à faire de ce monument ce qu'il est devenu aujourd'hui : le symbole de notre pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la Crise de Fachoda ?
La crise de Fachoda, en 1898, survient dans un climat de tension entre la France et le Royaume-Uni, sur fond de rivalités coloniales en Afrique. En premier lieu, les deux pays essaient de s'implanter en Égypte.Pour l'Angleterre, la mise en tutelle de ce pays est un objectif essentiel, car il se trouve sur la fameuse route des Indes, artère vitale de la puissance coloniale britannique.Mais, depuis la campagne d'Égypte de Bonaparte, en 1798, et la création du canal de Suez par Ferdinand de Lesseps, en 1869, la France y a aussi des intérêts.Mais cette rivalité coloniale se nourrit aussi de la confrontation entre deux projets concurrents. En effet, l'Angleterre tient avant tout à sécuriser la route Le Cap-Le Caire, principale voie d'accès aux Indes, tandis que la France ambitionne de relier Dakar, sur la côte atlantique, à Djibouti, sur la mer Rouge.C'est dans le contexte de cette rivalité coloniale entre les deux pays qu'éclate la crise de Fachoda. Cette localité se trouve au Soudan, aujourd'hui le Soudan du Sud. En 1896, l'armée confie au capitaine Marchand la mission de relier l'Atlantique à la mer Rouge.Il s'agit aussi de prendre de vitesse les Anglais et d'arriver avant eux sur le Haut-Nil, pour y installer la présence française. La mission Marchand part du Sénégal en octobre 1896 et, durant deux ans, chemine en Afrique dans des conditions très difficiles.Elle parvient à Fachoda en juillet 1898 et s'y retranche. Mais, au même moment, le maréchal Kitchener, commandant en chef de l'armée d'Égypte, arrive aussi à Fachoda. Il vient de battre les mahdistes, qui menaçaient le Soudan, à la bataille d'Omdourman, en septembre 1898.Pour les Anglais, il n'était pas question de laisser les Français occuper une position stratégique sur la route des Indes. Aussi les somment-ils de quitter Fachoda. Le gouvernement français refuse d'abord, puis, le 7 novembre 1898, cède à l'ultimatum britannique.La crainte d'un conflit ouvert entre les deux pays, alimentée par la présence de l'armée de Kitchener, avait été la plus forte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 2022 • 2min
Comment l'astrologie fut-elle utilisée contre Hitler ?
Né à berlin en 1903, Lajos Wohl vante les bienfaits de l'astrologie et c'est à ce titre qu'il se fait embaucher, durant la Seconde Guerre mondiale, par les services secrets britanniques.Avant cela, il entame une carrière d'écrivain, commencée très tôt. En effet, il écrit de nombreux romans, dont beaucoup seront adaptés au cinéma. On lui doit aussi une quinzaine de scénarios.Mais celui qui va se faire appeler Louis de Wohl rédige aussi des essais religieux. Il écrit ainsi une histoire assez réputée de l'Église catholique et des biographies de saint François d'Assise, Jeanne d'Arc ou encore Pie XII.Louis de Wohl fuit le nazisme et, en 1935, se réfugie en Angleterre. Il ne se fait pas seulement connaître comme un écrivain de renom, mais aussi comme un astrologue émérite.À tel point que ses talents vont être utilisés par le SOE, la branche des services secrets britanniques chargée des opérations de sabotage en Europe. Wohl est d'abord envoyé aux États-Unis, où il fait, en tant qu'astrologue, des conférences très suivies.Il y prétend qu'en examinant les conjonctions de planètes, il semble certain qu'une entrée en guerre des États-Unis avant le printemps 1942 entraînerait la défaite d'Hitler.Ce faisant, Louis de Wohl met ses talents au service de la propagande britannique visant à persuader les Américains d'entrer dans le conflit. Par ailleurs, il est convaincu qu'Hitler ne prend ses décisions qu'après avoir consulté un astrologue. D'après lui, en effet, il est facile de voir qu'il ne se décide que si certaines conjonctions de planètes sont réalisées.Il suffirait donc, à l'en croire, de faire les mêmes calculs que ses astrologues pour prévoir les réactions d'Hitler. Pourtant tout le monde n'est pas convaincu par les arguments de Wohl, à commencer par le M15, le service d'espionnage britannique.Pour lui, en effet, ce n'est ni plus ni moins qu'un charlatan. Il garde pourtant la confiance du SOE, qui l'emploie jusqu'à la fin de la guerre. Il a même droit à un appartement de fonction. Reprenant sa carrière d'écrivain, il meurt en 1961. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 2022 • 2min
Quelle est l'affaire du collier de la Reine ?
Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D-------------------------------L'affaire du collier de la Reine est sans doute le plus grand scandale de l'Ancien Régime finissant. Tout part de la commande par Louis XV d'un fabuleux collier de diamants, qu'il destine à sa favorite du moment, Mme du Barry.Mais, à la mort du Roi, celle-ci est exilée. Les bijoutiers, qui n'achèvent de fabriquer le joyau qu'en 1778, cherchent à le vendre. Ils l'offrent alors à Marie-Antoinette, dont le goût pour les bijoux est bien connu.Mais la Reine refuse, à plusieurs reprises, d'acheter le collier. C'est alors qu'une escroquerie va se mettre en place.Elle implique une aventurière, la comtesse de La Motte, et son amant, Louis Marc Antoine Rétaux de Villette. Un grand personnage y est également mêlé. Il s'agit du cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg et grand-aumônier de France.Ce prélat de cour, qui mène une vie dissolue, s'est entiché de la Reine. Mme de La Motte rencontre donc le cardinal et lui confie que la Reine a pensé à lui pour acheter en sous-main le fameux collier, qu'il lui remettrait ensuite, par l'intermédiaire de la comtesse.Celle-ci, qui se fait passer pour une amie de la Reine, lui montre de fausses lettres, signées "Marie-Antoinette de France". Le naïf prélat aurait dû savoir qu'une Reine de France ne signe que de son prénom.Mais, ne se rendant compte de rien, il tombe dans le panneau. Le cardinal se rend donc chez le joaillier et se porte caution, au nom de la Reine, pour l'achat du collier. Il le remet à Mme de La motte qui, avec ses complices, s'empresse de le revendre.Le bijoutier, ne voyant pas ses traites honorées, se rend à Versailles. Là, la supercherie est dévoilée. La comtesse de La Motte est arrêtée et condamnée à être fouettée et marquée au fer rouge de la marque des voleurs.Quant au cardinal de Rohan, il est exilé et perd son poste de grand aumônier. Mais il est acquitté par le Parlement de Paris. De son côté, la Reine perd le peu de réputation qui lui restait dans cette malheureuse affaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 2022 • 2min
Quel a été le premier journal quotidien de l'histoire ?
Cœur d'un immense Empire, Rome pouvait passer, dans l'Antiquité, pour le centre du monde occidental. Il se passait toujours quelque chose dans cette cité populeuse, mais ses habitants n'en avaient guère l'écho.C'est pour mieux les informer que, vers 130 avant J.-C., paraissent les "Acta diurna populi Romani", qu'on peut traduire par "Les faits du jour". Ils seront complétés par la publication, à partir de 59 avant notre ère, sur l'initiative de Jules César, des comptes-rendus des séances du Sénat, les "Acta Senatus".On peut donc considérer ces "Acta diurna" comme le premier journal de l'Histoire et ceux qui y écrivent comme les premiers journalistes. On les appelait des "diurnarii"Les "Acta diurna" étaient gravés sur des planches et composés sous l'autorité d'un magistrat. Ce premier "journal" était ensuite affiché dans certains lieux du Forum, gardés par des soldats.Il est vrai que de nombreux habitants, analphabètes, ne pouvaient guère en profiter. Sauf s'ils demandaient l'aide de citoyens plus instruits, qui leur lisaient quelques extraits du document.Ils pouvaient aussi compter sur le crieur public, ou "praeco", chargé de sillonner la ville et de lire les nouvelles à haute voix. Les "Acta diurna" sont un journal quotidien. On y trouve indiqués les nouvelles du jour, les décisions politiques ou encore les projets de loi.Des nouvelles plus banales, comme les ventes d'esclaves ou les prévisions météorologiques, trouvent aussi leur place dans le journal.Mais les Romains les plus en vue font aussi insérer dans les "Acta diurna" des annonces concernant les naissances, les mariages ou les décès survenus dans leurs familles. Mais ce premier journal quotidien n'est pas réservé aux seuls habitants de Rome.En effet, il est recopié, souvent par des esclaves instruits. Et les copies, faites sur papyrus, sont envoyées aux quatre coins de l'Empire. Mais aucune d'entre elles ne nous est parvenue.Si nous en connaissons aujourd'hui l'existence et le contenu, c'est parce que des écrivains comme Cioéron, Pline ou Tacite en parlent dans leurs livres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 2022 • 2min
Comment les “bougnats” ont-ils conquis Paris ?
Au milieu du XIXe siècle, la France est frappée par une crise agricole qui incite de nombreux paysans à quitter les campagnes. Cet exode rural frappe notamment l'Auvergne. L'essor du chemin de fer incite les agriculteurs à s'installer dans les grandes villes, surtout dans la capitale.Ces rudes habitants du centre de la France ont du mal à s'intégrer. Les Parisiens, qui se moquent de leur accent et de leurs manières rustiques, ne les voient pas toujours d'un bon œil.Pour subsister, ces Auvergnats de Paris doivent se contenter des métiers qu'on leur laisse. Et ce ne sont pas les moins rudes. Ainsi, beaucoup deviennent porteurs d'eau, frotteurs de parquet ou encore rémouleurs.Peu à peu, cependant, beaucoup d'Auvergnats se reconvertissent dans le commerce. Et ils se spécialisent souvent dans un produit : le charbon. C'est ce qui leur a d'ailleurs valu leur surnom.En effet, "bougnat" viendrait de la contraction d'"Auvergnat" et de "charbon". On aurait d'abord dit "charbouniat", puis "bougnat". En plus du charbon, certains vendent aussi du vin ou du bois.Mais les boutiques ouvertes par ces "bougnats" ont en fait une double fonction. En général, c'est le mari qui vend le charbon, tandis que sa femme sert des boissons aux clients. C'est la naissance de ce qu'on va rapidement appeler les "cafés-charbon".Bientôt, les "bougnats" prennent toute leur place dans le paysage urbain. Ils ont leurs amicales et leurs associations, qui maintiennent un certain particularisme. Même la littérature et la chanson s'emparent de ces Auvergnats de Paris.Certains d'entre eux ont laissé leur empreinte dans la capitale. Ils ont en effet créé des cafés et restaurants figurant parmi les plus célèbres établissements de Paris. C'est notamment le cas de Marcellin Cazes, fondateur de la brasserie Lipp ou de Paul Boubal, qui a donné tout son lustre au café de Flore.De nos jours, on compte environ 500.000 descendants des "bougnats" venus à Paris au XIXe siècle. Bien que beaucoup d'entre eux aient délaissé le commerce, ils possèdent encore quelque 6000 cafés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 2022 • 2min
Quels personnages vivaient sur des colonnes ?
Dans les premiers siècles de notre ère, certains chrétiens souhaitent mener la vie la plus ascétique possible. Les persécutions antichrétiennes s'étant apaisées, il leur semble que c'est la meilleure façon de remplacer les martyrs et de gagner des grâces au ciel.Ces personnages, souvent des moines, sont des anachorètes, autrement dit des hommes voulant vivre dans la solitude, à l'écart de leurs semblables. Certains imaginent alors de s'asseoir sur le haut d'une colonne et d'y passer une partie de leur vie.Il peut aussi s'agir d'un mur en ruine ou d'un portique. Ces ermites ont reçu le nom de "stylites", du grec "stulos", qui veut dire colonne.On retrouve un phénomène similaire dans l'hindouisme, où certains sages décident de vivre dans les arbres, sans jamais redescendre sur terre. Quand ils devaient se déplacer, pour assister à des cérémonies religieuses, ils le faisaient à dos d'éléphant, sans jamais fouler le sol de leurs pas.L'Histoire a retenu le nom de certains de ces anachorètes, qui vivaient surtout en Orient. Et d'abord celui de Siméon le Stylite, un moine syrien du Ve siècle, qui a donné son nom à cette forme extrême d'ascèse.Il vécut près de 40 ans en haut d'une colonne de près de 20 mètres de haut. Il avait à peine la place de s'asseoir et ne pouvait pas s'étendre pour dormir. Il était nourri par des fidèles et des pèlerins, qui lui apportaient des vivres, hissées à sa hauteur au moyen d'une corde.Siméon serait mort assis, dans sa position accoutumée. Si bien qu'on mit quelques jours à se rendre compte du décès. Daniel, qu'on appela aussi "le Stylite", se voulait le disciple de Siméon.C'est pourquoi il s'installe lui aussi sur une haute colonne. Comme son maître, il y demeure plus de 30 ans. La rumeur lui attribue de nombreuses guérisons et sa renommée ne fait que croître.D'autres saints personnages vécurent au sommet de leurs colonnes, y passant parfois plus de 40 ans et se nourrissant, pour certains, d'herbes et de plantes sauvages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 2022 • 2min
Pourquoi dit-on “il faut rendre à César ce qui est César” ?
Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D----------------------------------L'expression "Il faut rendre à César ce qui est à César" signifie qu'il faut attribuer la responsabilité d'une action à celui dont on sait ou dont on pense qu'il l'a commise.Mais d'où vient cette expression ? On la retrouve dans les Évangiles, qui attribuent ces paroles au Christ lui-même. En fait, la citation exacte est plus longue, puisque Jésus aurait dit, d'après les évangélistes : "Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu".Ces paroles sont la réponse du Christ à une question insidieuse des Pharisiens. Ce groupe de Juifs, connu pour son respect très strict de la Loi hébraïque, s'opposait souvent à Jésus, accusé de ne pas la suivre avec la rigueur voulue.La distinction entre deux mondesLes Pharisiens ne perdaient donc pas une occasion de déconsidérer Jésus aux yeux de son auditoire. Un jour, ils lui posent donc une question habile, qui recèle un véritable piège.Ils lui demandent s'il est licite de payer un impôt aux autorités romaines, qui occupent la Palestine. Les auteurs de la questions pensent que le Christ ne pourra pas donner une réponse satisfaisante.En effet, s'il prétend qu'il faut payer l'impôt, il passe pour une sorte de collaborateur de l'occupant romain, dont la férule est mal supportée par les habitants de la Palestine.Mais s'il conteste la légitimité de cette contribution fiscale, il peut donner l'impression de pousser le peuple à la révolte. Mais Jésus répond de manière inattendue, écartant ainsi le piège qui lui était tendu.Il prétend qu'il faut distinguer les sphères temporelle et spirituelle. Il appartient à César, donc à l'État, de lever les impôts. En effet, "César" était l'un des titres portés, depuis Auguste, qui régna au Ier siècle avant notre ère, par les Empereurs romains.Mais le jugement des hommes, après leur mort, revient à Dieu. C'est pourquoi Jésus, interrogé par Ponce Pilate, après son arrestation, lui répond que son Royaume "n'est pas de ce monde". Cette réponse n'est donc pas seulement une habileté, elle renferme une vérité essentielle pour le christianisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 2022 • 3min
Quel est le rapport entre l'ADN et la mort de Louis XVII ?
Pour écouter le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-----------------------------------------Le mystère qui enveloppe la mort présumée du jeune Louis XVII dans la prison du Temple, en juin 1795, représente l'une des plus grandes énigmes de l'Histoire de France. Selon la thèse officielle, le jeune prince, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, serait mort de maladie.Mais, peu de temps après son décès, des rumeurs commencent à circuler : l'enfant mort au Temple ne serait pas Louis XVII. En effet, on aurait réussi à le faire échapper, et à lui substituer un autre enfant.Aussi plusieurs individus ne tardent-ils pas à se faire passer pour Louis XVII, évadé du Temple. Certains sont plus célèbres que d'autres, comme Jean-Marie Hervagault ou, surtout, Karl-Wilhelm Naundorf.Ce dernier livre de prétendus détails sur la vie du dauphin à Versailles et se fait reconnaître par des personnes ayant fréquenté la Cour de Louis XVI. Ses descendants réussissent d'ailleurs à se faire attribuer le patronyme de "Bourbon", que les Naundorf portent encore.Un cœur en questionEn 2.000, des historiens décident d'utiliser les ressources de l'ADN pour tenter d'élucider l'énigme. On possède, pour cela, de précieuses reliques. L'une est le cœur supposé de Louis XVII, qui est parvenu jusqu'à nous à la suite de rocambolesques péripéties.Les autres sont des mèches de cheveux de Marie-Antoinette. Des analyses indépendantes, pratiquées par deux laboratoires, ont démontré que ce cœur était bien celui d'un enfant appartenant à la famille de Marie-Antoinette.Le type d'ADN pris en compte ne pouvait en effet donner de résultats que quant à la lignée féminine de l'enfant. Quoi qu'il en soit, le mystère semblait résolu. Mais c'était compter sans l'obstination des tenants de la survie de Louis XVII.En effet, ils ont prétendu que cette analyse signifiait seulement que le cœur examiné était celui d'un enfant appartenant à la famille de Marie-Antoinette. Mais, d'après eux, il pourrait s'agir de celui du frère aîné de Louis XVII, mort en 1788.En effet, il aurait été récupéré lors du pillage des tombes royales, en 1793, dans la nécropole de Saint-Denis. Mais il ne s'agit là, bien sûr, que d'une hypothèse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


