

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
Développez votre culture en Histoire ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

Nov 28, 2022 • 2min
Quel était le but de l'opération INFEKTION ?
Au début des années 1980, l'URSS est dans une situation assez difficile. En effet, le pays est enlisé dans la guerre qui, depuis 1979, l'oppose à l'Afghanistan. Il a également du mal à maintenir ses positions dans les pays du Tiers-Monde.l'URSS doit également faire face à un Président américain plus déterminé. Élu en 1980, Ronald Reagan définit en effet L'Union soviétique comme "l'Empire du mal". Et il fait mettre en chantier un système de défense anti-missiles baptisé "Guerre des étoiles".Les relations entre les deux grandes puissances sont donc très tendues. Au point qu'on parle parfois de "guerre fraîche" pour les caractériser.C'est dans ce contexte que l'opération "INFEKTIONN" est préparée. Il s'agit d'un plan de désinformation, mis au point par l'un des services du KGB, le principal service de renseignements de l'URSS.Il s'agit du département des "mesures actives". Son rôle est d'influencer, de toutes les manières possibles, le cours des événements dans les pays adverses. Le but est, bien entendu, de servir les intérêts soviétiques.L'un des moyens utilisés est la propagation de ce que nous appelons aujourd'hui les "fake news". L'opération "INFEKTION" relève de ces campagnes de désinformation. Il est à noter que les services secrets est-allemands, la STASI, ont joué un rôle notable dans cette affaire.Alimentées par les services soviétiques et est-allemands, des rumeurs ont commencé à circuler, en 1983, sur la possible implication de l'armée américaine dans la diffusion du virus du sida.On trouve d'abord ces allégations dans un journal indien. Puis elles sont reprises par certains médias américains. Selon ces bruits, le virus aurait même été créé dans un laboratoire de l'armée américaine, avant d'être ensuite diffusé dans la population.Le but est de déstabiliser le gouvernement américain, d'autant qu'il est accusé de vouloir se débarrasser de populations jugées indésirables, comme les migrants haïtiens ou les homosexuels, très touchées par le virus.En 1987, les Soviétiques qui, cinq ans plus tard, avoueront que le KGB était à l'origine de l'opération "INFEKTION", y renoncent sous la pression américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 2022 • 2min
Pourquoi la bataille de Cannes est-elle restée dans les annales ?
La bataille de Cannes, en 216 avant J.-C., a lieu durant la deuxième guerre punique, qui se déroule de 218 à 202 avant notre ère. Elle est l'un des trois affrontements majeurs qui opposent les deux grandes puissances de l'époque, Rome et Carthage.Ce conflit a mal commencé pour les Romains. En effet, ils ont subi de rudes défaites, au Tessin, à la Trébie, et surtout au lac Trasimène, en 217 avant J.-C, où se manifeste déjà le génie militaire d'Hannibal, le chef de guerre carthaginois.Après cette bataille, les Romains évitent d'affronter directement leurs adversaires et lui infligent une guerre d'usure. En attendant un prochain affrontement, l'armée d'Hannibal prend ses quartiers dans le sud de l'Italie.Les deux armées s'affrontent finalement à Cannes, dans les Pouilles, non loin de la côte adriatique. Cette bataille est restée célèbre en raison du génie tactique dont fait preuve Hannibal. Au point qu'elle est toujours donnée en exemple dans les écoles militaires.Et pourtant Hannibal ne partait pas gagnant. Aux 80.000 soldats romains, il n'avait à opposer que 40.000 combattants, carthaginois ou alliés. Mais l'ingéniosité de sa stratégie lui permet de combler cette infériorité numérique.Comme d'habitude, l'armée romaine se déploie sur trois lignes, avec les légions au centre, les mieux aguerries, et la cavalerie en arrière. Les Romains comptant surtout sur l'infanterie, celle-ci est moins nombreuse et moins puissante que celle des Carthaginois.Hannibal dispose son armée sur une longue ligne, peu profonde. Les légions romaines partent à l'assaut du centre adverse, qui recule aussitôt. Pendant que la cavalerie carthaginoise disperse les cavaliers romains, moins nombreux, les fantassins enveloppent rapidement les légionnaires, qui s'étaient déjà trop avancés.En effet, ils sont pris au piège. Dès lors, la victoire d'Hannibal est assurée. Selon des sources antiques, 50.000 soldats romains auraient perdu la vie dans cette bataille.C'est sans doute la fatigue de son armée, et sa probable incapacité à s'emparer de Rome, qui dissuadent Hannibal de marcher sur la capitale de l'Empire. Rome est sauvée d'un des plus grands dangers qui l'aient jamais menacée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 24, 2022 • 2min
Pourquoi Madeleine Brès est-elle célèbre ?
Née en 1842 dans un milieu modeste, Madeleine Brès, née Gebelin, s'intéresse très tôt à la médecine. Dans son enfance, elle a l'occasion de suivre son père à l'hôpital, où l'appellent ses fonctions de charron.Là, elle est prise en affection par une religieuse, qui lui apprend à donner des soins aux malades. Dès cette époque, la fillette se sent très attirée par la médecine. Après s'être mariée très jeune, elle passe son baccalauréat, ouvert aux femmes depuis 1861.Puis elle demande à s'inscrire à la faculté de médecine de Paris. En droit, rien n'interdisait aux femmes d'y avoir accès et d'entreprendre des études de médecine. Mais les mœurs de l'époque étaient très rétives à une telle innovation, la médecine, par sa nature même, semblant peu faite pour les femmes.En outre, une femme ne pouvait se lancer dans cette voie sans l'autorisation de son père ou de son mari. Grâce au soutien de l'Impératrice Eugénie en personne, et du doyen de la faculté, Madeleine Brès y est finalement admise en 1868.Dès lors, elle poursuit ses études de médecine, faisant fonction d'interne dès 1870. Les médecins dans le service desquels elle travaille sont élogieux à son égard. En décembre 1871, elle se voit pourtant refuser l'accès au concours de l'externat.Elle n'en poursuit pas moins ses études de médecine, travaillant notamment dans un laboratoire. En 1875, elle soutient une thèse très remarquée, sur la composition du lait maternel, qui lui vaut la mention "extrêmement bien".Elle est donc la première Française à devenir docteur en médecine. Elle se spécialise en pédiatrie et ouvre un cabinet à Paris. En 1885, elle ouvre sa propre crèche, qu'elle finance en partie de ses propres deniers.Pour en améliorer le fonctionnement, elle séjourne à plusieurs reprises en Suisse, où les crèches sont nombreuses. Elle dirige également un journal, donne des conférences et écrit des livres, toujours consacrés à la puériculture.Malgré les succès de cette carrière, la première femme médecin meurt, en 1921, dans une relative pauvreté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 23, 2022 • 3min
Que sont les Carnets d'Adolf Hitler ?
Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D---------------------------------En 1983, le journal ouest-allemand "Stern" annonce le "scoop" du siècle : il va publier le journal intime d'Hitler. Et, de fait, l'organe de presse a de quoi pavoiser. Ces écrits, attribués au dictateur nazi, se présentent sous la forme de carnets noirs.Il y en a plus de 60, qui racontent la vie quotidienne du Führer durant la guerre. Ils ont été achetés, pour le compte de "Stern", où il travaille, par le journaliste Gerd Heidemann.Le reporter vit là son heure de gloire. Tout comme son journal, qui négocie, à prix d'or, la publication des carnets à l'étranger.Mais tout le monde n'est pas convaincu par ce prétendu journal intime. Certes, son authenticité a été reconnue par deux historiens. Elle s'appuierait aussi sur des analyses graphologiques.Cependant, de nombreux historiens continuent à douter. Et, de fait, la supercherie ne tarde pas à être découverte. Ce journal intime d'Hitler est un faux. Il a été rédigé par un certain Konrad Kujau.Déjà interpellé pour de petits délits, il était connu des services de police. Son fonds de commerce : l'exploitation de la nostalgie pour la période nazie. En effet, il faisait venir d'Allemagne de l'Est des objets qu'il présentait comme ayant appartenu à des dignitaires du régime.Puis il ne tarde pas à se lancer dans la confection de faux. Il fabrique et vndd des poèmes, des lettres et même des tableaux attribués à Hitler.C'est donc le journaliste Gerd Heidemann qui achète les carnets, non pour le compte du "Stern", qui n'est pas convaincu par l'opération, mais par l'intermédiaire de son directeur général, qu'Heidemann a su circonvenir.Le journaliste est lui-même passionné par la période nazie. Il a même acquis un yacht ayant appartenu à Göring, avec la fille duquel il a même une liaison.En 1985, les deux hommes comparaissent devant la justice, qui les condamne à quatre ans de prison. Même s'il présente ses excuses, le journal "Stern" ne sort pas indemne de l'affaire. Ainsi se clôt cette pitoyable histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le Palais du roi de Rome ?
Napoléon voulut donner à son fils, titré Roi de Rome à sa naissance, le 20 mars 1811, un cadre digne de lui. Le palais qu'il décida de lui faire construire devait aussi témoigner, aux yeux de tous, de la gloire d'un homme qui, à ce moment-là, et pour peu de temps, était au faîte de sa puissance.Ce "palais du Roi de Rome", l'Empereur songe d'abord à le faire construire à Lyon. Puis, sur la suggestion de l'un de ses architecte, Pierre Fontaine, il choisit de le faire bâtir sur la colline de Chaillot, qui domine Paris.Ainsi, ce monument, emblème de la gloire impériale, serait visible de tous. Par ailleurs, le site était assez vaste pour permettre la construction d'un ensemble grandiose de bâtiments.En effet, le palais devait être inséré dans une vaste cité impériale abritant notamment des bâtiments administratifs, des casernes et un hôpital. Enfin, une résidence secondaire, destinée également au futur Aiglon, devait aussi voir le jour à Rambouillet.Au début de l'année 1811, les deux architectes désignés, Pierre Fontaine et Charles Percier, présentent leur projet à l'Empereur. Le palais situé sur la colline de Chaillot devait présenter une imposante façade de 400 mètre de long.Non seulement l'immense bâtiment comprenait des appartements pour la famille impériale, mais il était assez vaste pour loger toute la Cour. Quant au parc du palais, il devait être composé, du moins en partie, du bois de Boulogne.De son côté, le château érigé à Rambouillet devait être bâti autour d'un ancien hôtel du gouvernement. Les travaux, pour ces deux édifices, se déroulent essentiellement de 1811 à 1813. Ils nécessitent l'achat d'une vaste étendue de terrains et l'expropriation de nombreux habitants.Mais la déconfiture militaire, liée à la catastrophique campagne de Russie, grève le budget et, en février 1815, entraîne l'arrêt définitif des travaux de Chaillot. Seuls les terrassements avaient été menés à bien.Des travaux entrepris à Rambouillet, il reste des bâtiments dont l'un est devenu un musée consacré au souvenir de l'épopée impériale. C'est tout ce qui demeure du "palais du Roi de Rome" rêvé par l'Empereur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 2022 • 2min
Pourquoi Jeanne Hachette est-elle célèbre ?
Jeanne d'Arc n'est pas la seule héroïne de l'Histoire de France. On se souvient ainsi de Sainte Geneviève arrêtant les Huns d'Attila sous les murs de Paris au Ve siècle. Mais il y a aussi Jeanne Hachette.À vrai dire, sa vie est très mal connue. Au point que certains historiens doutent qu'elle ait jamais existé. D'après certaines sources, elle serait née à Beauvais vers 1454. Elle se serait appelée, de son vrai nom, Jeanne Laisné ou Jeanne Fourquet.Son père aurait été un bourgeois aisé. On ne connaît rien de sa vie jusqu'à ce 27 juin 1472, où la jeune fille fait son entrée dans l'Histoire.Ce jour-là, le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, met le siège devant la ville de Beauvais. Cette action guerrière s'inscrit dans la rivalité qui, jusqu'à sa mort en 1477, sous les murs de Nancy, l'oppose à Louis XI.A priori, la ville était facile à prendre, car elle était dépourvue de garnison. Mais voilà qu'une jeune fille, Jeanne Laisné, s'empare d'une hache, et monte aux remparts que les Bourguignons commencent à investir.Et la jeune guerrière arrive à temps pour repousser d'un coup de hache un ennemi qui prenait déjà pied sur le mur d'enceinte. Celle qu'on va nommer Jeanne Hachette, en raison de l'arme qu'elle s'était choisie, était née.Et c'est son exemple qui aurait réveillé le courage des habitants. Voilà en effet les Beauvaisiens qui, suivant l'exemple de Jeanne Hachette, se ruent vers les remparts. Et, d'après certaines chroniques, les femmes, suivant l'exemple de la jeune héroïne, n'auraient pas été les dernières à donner de leurs personnes.Tant et si bien que, presque seuls, les habitants auraient sauvé leur ville. Après ce coup d'éclat, Jeanne Hachette rentre dans l'anonymat dont elle n'était sortie que pour mener l'assaut contre les Bourguignons.On ignore la date de sa mort. Mais sa mémoire, en revanche, a toujours été célébrée. C'est en son honneur que Louis XI donna des privilèges aux femmes de Neauvais. Et la ville lui éleva une statue au XIXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 17, 2022 • 2min
Quel est le sacrifice d'Hitobashira ?
Parmi les nombreux rites qui ont pris corps dans le Japon médiéval, certains semblent totalement étrangers à notre mentalité occidentale, imprégnée de morale judéo-chrétienne.C'est le cas, par exemple, du "hitobashira". Très ancienne, cette tradition, qui remonte au moins au IVe siècle, se maintient sans doute jusqu'à la fin du XVIe siècle ou même au début du XVIIe siècle. Elle consiste à faire un sacrifice humain.En effet, en vertu de cette pratique, une personne était enterrée vivante sous le pilier d'un pont ou sous les fondations d'un barrage ou d'un château. Ces sacrifices permettaient de se concilier les "kamis", des esprits ou des divinités présents dans la religion shintoïste.Dans l'esprit des Japonais de cette époque, cette précaution permettait de préserver ces ouvrages contre des catastrophes naturelles, et notamment des inondations. La pratique du "hitobashira" est en effet très liée à l'action de l'eau. De tels sacrifices étaient également pratiqués quand la construction d'un édifice paraissait difficile ou périlleuse.Les personnes sacrifiées sont parfois prises au hasard. Une ancienne chronique cite le cas d'une femme capturée alors qu'elle passait le long d'une rivière et enterrée vivante à l'endroit où devait se construire un pont.Dans d'autres cas, des personnages importants ont des visions ou des rêves, qui leur désignent les personnes à sacrifier. Ce qui est le plus étonnant, du moins pour nos mentalités, c'est que les personnes désignées acceptent souvent leur sacrifice.L'individualisme a toujours été moins répandu au Japon qu'en Occident. Se sacrifier au bien commun, comme le faisaient les kamikazes durant la guerre, paraît assez naturel aux Japonais. Ce qui ne les empêche pas de tirer profit de leur sacrifice.Ainsi rapporte-t-on qu'une femme désignée pour être ensevelie à l'endroit où un château devait être construit, accepte son sacrifice à condition qu'un de ses enfants devienne samouraï.Ces sacrifices humains sont encore attestés au XVIe et même au XVIIe siècle. Fort heureusement, de telles pratiques ont totalement disparu aujourd'hui. Mais la rumeur populaire prétend que l'esprit des personnes sacrifiées vient encore hanter les ouvrages au pied desquels elles ont été enterrées vivantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 16, 2022 • 2min
Que sont les “dents de Waterloo” ?
En ce début du XIXe siècle, l'état des dents de la population n'est guère brillant. En effet, les gens mangent beaucoup d'aliments sucrés, confectionnés grâce aux importations massives de sucre de canne.Par ailleurs, l'hygiène bucco-dentaire laisse à désirer. De fait, la première brosse à dents produite en série ne date que de la fin du XVIIIe siècle. On ne s'étonnera donc pas, dans ces conditions, que des caries apparaissent et altèrent les dents.Le malheureux devait endurer sa rage de dents jusqu'à ce que la douleur devienne insupportable. Puis, faute d'autre solution, il se faisait arracher la ou les dents malades. S'il ne trouvait pas de dentiste, ce qui arrivait souvent, il passait dans les mains peu expertes du barbier ou même du forgeron.Certains restaient édentés et devaient se contenter de manger de la bouillie ou d'autres nourritures plus ou moins liquides. Mais d'autres se faisaient fabriquer des dentiers.Encore fallait-il trouver les dents qui devaient les composer. Il existait, dès cette époque, des dentiers rudimentaires, qui s'ornaient de dents en ivoire. Mais elles étaient souvent mal taillées et jaunissaient vite.C'est pourquoi les dents humaines étaient préférées. Mais où pouvait-on s'en procurer ? Un endroit paraissait particulièrement propice : le champ de bataille. En effet, il était toujours possible de récupérer les dents des soldats tombés au combat.Et certaines batailles étaient plus meurtrières que d'autres. C'est le cas de Waterloo qui, le 18 juin 1815, signe la fin définitive du Premier Empire. Environ 55.000 soldats y laissent la vie.Avant la fondation de la Croix-Rouge par Henry Dunant, en 1863, les morts et les blessés restaient longtemps sur le champ de bataille. Une aubaine pour les détrousseurs de cadavres, qui prenaient sur les morts tout ce qui pouvait se vendre.Il s'agissait de soldats survivants, d'habitants de l'endroit ou même de pillards venus parfois de loin. Les dents des morts étaient arrachées et revendues aux dentistes. Si bien que le nom de "Waterloo teeth" (dents de Waterloo) a fini par désigner cet arrachage de dents sur les champs de bataille. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 2022 • 2min
Jeanne d'Arc est-elle bien morte sur le bûcher ?
C'est l'une des dates les plus connues de l'Histoire de France : le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc meurt sur le bûcher de Rouen. Pourtant, dès cette époque, des rumeurs sur sa survie commencent à circuler.Elles courent toujours aujourd'hui, où de nombreux auteurs persistent à croire que la Pucelle n'est pas morte sur le bûcher. Pour eux, c'est une autre qui aurait été brûlée à sa place.Les Anglais, qui la détenaient, auraient fait évader la vraie Jeanne et auraient brûlé à sa place une jeune fille qui lui ressemblait. Mais la ressemblance était-elle si frappante que personne, durant le trajet qui menait Jeanne à son supplice, n'ait rien remarqué ?Et surtout, pourquoi les Anglais auraient-ils épargné cette héroïne, en qui s'incarnait la résistance d'un pays tout entier ? Ils avaient eu assez de peine à la faire passer pour une sorcière, passible du bûcher. Ce n'était pas pour lui sauver la vie au dernier moment.Si la rumeur d'une survie de la Pucelle s'est répandue aussi vite après son décès officiel, c'est parce que plusieurs jeunes femmes ont prétendu être Jeanne d'Arc. La plus connue est sans doute Claude ou Jeanne, devenue Jeanne des Armoises par son mariage.C'est en 1436 que Jeanne des Armoises se fait connaître, dans la région de Metz. On n'a d'elle aucun portrait fiable, mais il faut supposer que sa ressemblance avec Jeanne d4Arc était assez frappante.En effet, elle réussit même à se faire reconnaître des frères de la Pucelle.La même année, elle épouse Robert des Armoises, apparenté à ce sire de Beaudricourt, qui, en 1429, avait permis à Jeanne d'Arc de se rendre à Chinon, où elle avait rencontré Charles VII.Plus tard, elle fréquente Gilles de Rais, l'un des compagnons de la Pucelle, qui lui confie le commandement d'une petite troupe. Mais, au cours d'une entrevue qu'elle a réussi à avoir avec Charles VII, elle avoue finalement la supercherie.Elle finira ses jours dans son château de Jaulny. Elle se faisait aussi appeler Jeanne du Lys, du nom pris par les frères de Jeanne d'Arc. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 2022 • 2min
Robin des Bois a-t-il existé ?
Popularisé par le cinéma et le dessin animé, Robin des Bois est devenu, pour les enfants comme pour les adultes, un personnage familier. Entouré de Frère Tuck, un moine truculent, et de Petit Jean, qui dirigeait les rebelles de la forêt de Sherwood avant son arrivée, il courtise la belle Marianne et lutte contre les exactions du cauteleux shérif de Nottingham.Dès le début du XIIIe siècle, des légendes sont apparues au sujet de ce bandit au grand cœur, qui volait les riches pour donner aux pauvres. Les chansons des troubadours s'en font l'écho et, dès le XIVe siècle, des récits écrits racontent l'histoire d'un certain Robin des Bois.Les plus connus sont une œuvre de William Langland, « Pierre le Laboureur », ou des ballades comme « La geste de Robin des Bois » ou encore « Robin et le moine », où la figure d'un brigand généreux, rebelle à l'autorité, se précise. Beaucoup plus tard, Alexandre Dumas lui consacrera deux livres.Mais, au-delà de la légende, Robin des Bois a-t-il vraiment existé ? Il est impossible d'identifier, avec précision, un personnage historique ayant porté ce nom. À la vérité, ce surnom de « Robin des Bois » a été donné , aux XIIIe et XIVe siècles, à plusieurs braconniers ou voleurs de grand chemin.De leur côté, des historiens anglais estiment que Robin des Bois serait à la croisée de plusieurs personnages : un soldat ayant vécu au début du XIVe siècle, du nom de Robert Hood de Wakefield, un paysan vivant dans une forêt du Yorkshire et l'un des barons en lutte contre Jean sans Terre, un certain Fulk Fitz-Warine.Or, on sait que Robin des Bois s'était rangé dans le camp de Richard Cœur de Lion, qui luttait contre son frère félon, le Roi Jean. Il est aussi question, dans certains documents, d'un hors-la-loi nommé William Robehod, qui aurait vécu à la fin du XIIIe siècle. Le personnage fictif de Robin des Bois a sans doute été composé à partir de ces figures historiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


