

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Episodes
Mentioned books

Dec 15, 2022 • 2min
Qu'est ce que la déchristianisation de l'an II ?
L'opposition au christianisme, et les mesures par lesquelles elle se manifeste, viennent des franges radicales de la Révolution française. Elle n'a pas été reprise à son compte par le Comité de salut public, qui gouverne la France d'avril 1793 à octobre 1795.Ses membres voient en effet dans une éventuelle politique de déchristianisation un élément de désordre et certains d'entre eux, comme Robespierre, promoteur du culte de l'Être suprême, restent des déistes convaincus.Cette politique est donc plutôt l'œuvre de la Commune de Paris et des représentants en mission, délégués de la Révolution dans les provinces. Elle connaît son apogée durant l'an II de la Révolution (septembre 1793-septembre 1794). Mais certaines mesures sont prises avant cette date.Ainsi, dès 1792, la Commune de Paris décide que les manifestations et les processions religieuses ne pourront plus se dérouler en public. De même, elle décrète que le costume religieux ne pourra plus être porté en dehors des églises.Mais la politique antireligieuse se dessine plus nettement à partir de l'an II. De fait, l'une des raisons motivant l'adoption du calendrier républicain, en octobre 1793, est de supprimer l'emprise du christianisme sur le temps.Ainsi, ce calendrier fait partir le début de l'ère vécue par les hommes, non plus de la naissance du Christ, mais de la proclamation de la République, le 22 septembre 1792.De même, le dimanche, le jour de la célébration de la messe, est remplacé par le "décadi". Enfin, aucun saint n'apparaît dans ce calendrier. Pour les révolutionnaires, la célébration de leur culte doit peu à peu tomber dans l'oubli. Certaines villes, d'ailleurs, suppriment le "Saint" qui composait une partie de leur nom.Cette politique de déchristianisation va parfois plus loin, dans la capitale come dans les provinces. En effet, de nombreuses églises sont fermées. Des ecclésiastiques, comme l'évêque de Paris, sont contraints de démissionner.Des mascarades religieuses, où la religion est moquée, sont même organisées. On y voit ainsi des sans-culottes coiffés de mitres et des ânes revêtus d'ornements sacerdotaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 14, 2022 • 2min
Comment un noix de coco a-t-elle sauvé JFK ?
Le destin tient parfois à peu de chose. C'est ce que se disait peut-être le Président Kennedy en regardant, sur son bureau, la noix de coco qui lui servait de presse-papier.En effet, elle était liée à un événement tragique de sa vie, qui aurait pu avoir les plus funestes conséquences pour lui. Il avait eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale, plus précisément le 2 août 1943.Ce jour-là, le lieutenant Kennedy est à bord d'un petit bateau torpilleur, qui croise au large des îles Salomon, un archipel d'Océanie. Tout à coup, le navire est bombardé par les Japonais et, touché à plusieurs reprises, coule à pic.Deux marins périssent dans le naufrage, tandis que la majorité de l'équipage, une dizaine d'hommes, parvient à nager jusqu'à une petite île déserte.Échoués sur le rivage de cet îlot inhabité, les naufragés sont en fâcheuse posture. Heureusement, les cocotiers ne manquant pas sur l'île, ils peuvent se nourrir de leurs fruits.Pendant que ses camarades restent inactifs, le lieutenant Kennedy décide d'aller chercher du secours. Et il ne peut le faire qu'en nageant vers les nombreux îlots de l'archipel.Ce qui n'est pas sans danger, car ces eaux sont très fréquentées par les requins. Après des recherches infructueuses, le jeune militaire finit par rencontrer un certain Eroni Kumana.Ce jeune Mélanésien a été embauché par les Alliés pour diverses missions, qui comprennent notamment la surveillance des côtes. Même s'il ne parle pas l'anglais, le jeune homme finit par saisir ce qui s'est passé.Kennedy grave alors un message sur une noix de coco, qu'il confie à Eroni Kumana. Celui-ci part alors sur son canoë et, après avoir parcouru environ 60 kilomètres, remet la noix de coco à des militaires américains.Une mission de sauvetage est aussitôt lancée, qui récupère les naufragés. Le futur Président des États-Unis, et les hommes d'équipage du bateau coulé, doivent donc la vie à une noix de coco remise à temps à des militaires américains par un jeune Mélanésien courageux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 2022 • 2min
Pourquoi l'abeille fut-elle un symbole impérial ?
Alors que son sacre se prépare, en 1804, Napoléon cherche des emblèmes pour le nouveau régime. Il a déjà choisi de faire figurer des aigles sur son blason et sur les bâtiments publics.En choisissant cet emblème, le souverain s'inscrit dans la continuité des Empires romain et carolingien, Mais ce symbole ne lui paraît pas suffisant. C'est alors que Cambacérès, l'un des principaux dignitaires de l'Empire, lui conseille d'opter pour l'abeille.Mais pourquoi cet insecte fut-il mis à l'honneur ? Pour le comprendre, il faut remonter au règne de Louis XIV. En effet, en 1653, on découvre la tombe de Childéric Ier, le père de Clovis.Fils présumé de Mérovée, et Roi des Francs saliens, c'est le fondateur de la dynastie mérovingienne. Or, que trouve-t-on dans son tombeau ? Des abeilles ! En or et argent massif, ces insectes ornent en effet son cercueil.Or un tel symbole, c'est précisément ce que recherchait l'Empereur. En effet, ces abeilles le rattachent au fondateur de la première dynastie royale que la France ait connue.Ce qui lui permet d'asseoir sa légitimité. N'oublions pas, en effet, que Napoléon Bonaparte n'était alors qu'un général, que sa famille, de petite noblesse, ne prédestinait guère au trône de France !Mais L'Empereur ne voulait pas pour autant se placer dans le sillage de la précédente dynastie des Bourbons, que la Révolution avait mise à bas. En effet, Napoléon se voulait, sur de nombreux aspects, le continuateur de la Révolution. Il voulait donc rompre avec tout ce que représentait l'Ancien Régime.C'est pourquoi il ne voulait pas reprendre la fleur de lys comme emblème du Premier Empire. En adoptant l'abeille, Napoléon croyait donc revenir aux origines de la monarchie française.Or, on sait aujourd'hui que les abeilles ornant le tombeau de Childéric Ier n'étaient en fait que des cigales stylisées. Compte tenu de la réputation qu'on a faite à ces insectes, notamment par le biais d'une célèbre fable de La Fontaine, il n'est pas sûr que l'Empereur ait souhaité en faire l'un des symboles de son régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 2022 • 2min
Pourquoi Pythagore est-il un tricheur ?
Pythagore est un nom bien connu des écoliers. S'ils ne savent sans doute pas grand-chose de la vie de ce philosophe et mathématicien, ils connaissent au moins son théorème, qui permet de calculer la longueur du troisième côté d'un triangle rectangle.À vrai dire, la vie de Pythagore, né vers 580 avant notre ère, est assez mal connue. Son nom lui-même viendrait d'une prédiction de la Pythie de Delphes, annonçant sa naissance.Pythagore n'était pas seulement un mathématicien. Il se déclarait aussi un "ami de la sagesse" et c'est pour cette raison que, le premier, il se fit appeler "philosophe". Mais Pythagore était aussi un penseur religieux, qui croyait notamment à la transmigration des âmes.Cependant, son œuvre est assez difficile à reconstituer, car il n'a jamais rien écrit lui-même.Pythagore était décidément un homme complet. En effet, il ne fut pas seulement un penseur. Il aurait été aussi un athlète. En effet, d'après certaines sources antiques, il aurait participé aux jeux olympiques.Il aurait même figuré très jeune dans cette compétition. En effet, il avait environ 17 ans au moment de la 57e olympiade, qui a eu lieu en 552 avant J.-C. Mais, selon le mathématicien Ératosthène, il aurait plutôt participé à la 48e olympiade, qui s'est tenue en 588 avant notre ère.Dans ce cas, il faudrait modifier la date de naissance du philosophe. Quoi qu'il en soit, si l'on en croit certains récits, Pythagore n'aurait pas fait preuve d'un comportement exemplaire lors de ces jeux.En effet, au moment de s'inscrire aux épreuves de pugilat, il aurait menti sur son âge, se faisant passer pour plus jeune qu'il n'était. Mais on aurait démasqué la fraude.Cependant, on ne lui en aurait pas vraiment tenu rigueur. En effet, les organisateurs lui permettent finalement de concourir, mais dans la catégorie correspondant à son âge réel. Et Pythagore aurait brillé dans la compétition, puisqu'il aurait remporté toutes les épreuves de pugilat, un sport de combat qui, par son usage des poings, peut être assimilé à la boxe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la Longue Marche ?
La Longue Marche joue un rôle essentiel dans l'histoire du parti communiste chinois et l'affirmation de l'autorité de Mao Zedong. Ce long périple à travers la Chine dure environ un an, entre octobre 1934 et octobre 1935.Cet épisode s'inscrit dans la guerre civile qui, de 1927 à 1950, oppose les communistes chinois à l'armée du Guomindang, fondé par Sun Yat-sen, le fondateur de la République chinoise, et dirigé, depuis 1925, par Tchang-Kaï-chek.En 1934, les troupes du Guomindang attaquent les communistes dans leur bastion principal, le Jiangxi, dans le centre du pays. Même si la décision ne fait pas l'unanimité, les troupes communistes, fortes d'environ 130.000 hommes, décident de fuir.Elles s'échappent donc vers l'ouest et le nord-ouest, divisées en trois colonnes principales. C'est à cette occasion que s'est affirmé l'ascendant de Mao sur l'armée et les autres dirigeants du parti.La principale formation, forte d'environ 90.000 hommes, et dans laquelle se trouve Mao, se dirige d'abord vers l'ouest. Elle atteint la province du Guizhou à la mi-janvier 1935.Dès lors, les avis divergent sur la conduite à tenir et la direction à prendre. C'est à ce moment-là, semble-t-il, que Mao, par la rigueur de son raisonnement, s'impose comme le chef incontesté des communistes.C'est lui qui convainc ses hommes de se diriger vers le nord. Dès lors commence une marche éreintante, dans des régions arides ou enneigées. En outre, les communistes doivent faire face aux nationalistes de Tchang-KaI-chek, qui les poursuivent et, du haut de leurs avions, mitraillent leurs colonnes.Ajoutée aux combats, aux rigueurs du climat et à la maladie, la fatigue a souvent raison de ces hommes exténués. Les historiens estiment que la Longue Marche aurait coûté la vie à 90.000 ou même 100.000 hommes.En février 1935, la colonne de Mao, élu entretemps chef du parti communiste, rencontre celle d'un autre dirigeant, qui emmène ses hommes vers l'ouest. Se dirigeant toujours vers le nord, Mao arrive au Shanxi, terme du voyage, le 19 octobre 1935, après une odyssée de 12.000 kilomètres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 7, 2022 • 2min
Pourquoi Louis XV a-t-il refusé d'utiliser le feu grégeois ?
Le feu grégeois était l'une des principales armes utilisées par les Byzantins contre leurs nombreux ennemis. Elle aurait été découverte, au VIIe siècle, par Callinicus d'Héliopolis, un ingénieur syrien réfugié à Constantinople.Les siphons utilisés par les Byzantins projetaient une puissante langue de feu, qui avait la particularité de brûler même sur l'eau. C'est pourquoi le feu grégeois, très redouté par les combattants de l'époque, était surtout utilisé dans les batailles navales.Son secret de fabrication fut bien gardé. Même si, par conséquent, on ne connaît pas avec certitude la composition du feu grégeois, on pense que le mélange qui le constituait était notamment fait de pétrole, de naphte et de résine de pin.Cette arme incendiaire semble avoir été utilisée jusqu'à la fin du XIIe siècle.Selon certaines sources, un certain André Dupré de Mayen aurait redécouvert le feu grégeois au XVIIIe siècle. C'était un chimiste français, commissaire ordinaire de l'artillerie de son état.Il aurait fait sa découverte de manière fortuite. Il ne prétendait d'ailleurs pas qu'il s'agissait du feu grégeois utilisé par les Byzantins, mais d'une substance comparable.Il aurait parlé à louis XV de cette "liqueur de feu". En 1759, on aurait même fait des essais, notamment à Versailles et à Dunkerque. Mais le Roi aurait trouvé l'arme trop meurtrière.Il aurait donc demandé à Dupré de ne pas ébruiter sa découverte. Des lettres d'anoblissement et une substantielle pension devaient acheter son silence.Mais cette histoire a été mise en doute. D'abord parce que l'identité du personnage principal est douteuse. Pour certains historiens, en effet, il s'agirait plutôt d'un orfèvre grenoblois. Les deux personnages sont d'ailleurs morts à trente ans de distance.Ensuite, il est douteux que Louis XV ait fait preuve d'une pareille mansuétude. Au point de couvrir d'honneurs le chimiste (ou l'orfèvre) pour s'assurer qu'il ne parlerait pas de sa découverte.L'amour de l'humanité l'aurait-il emporté, chez le monarque, sur l'efficacité d'une telle arme, alors qu'il affrontait, dans le cadre de la guerre de Sept Ans, une redoutable coalition de pays européens ? On peut en douter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 2022 • 2min
Pourquoi les mousquetaires se nomment-ils ainsi ?
"Les trois Mousquetaires" est sans nul doute l'une des œuvres les plus fameuses de la littérature mondiale. Et elle apporta une gloire durable à leur auteur, le romancier Alexandre Dumas.Mais pourquoi a-t-il nommé ainsi ses célèbres personnages, d'Artagnan et ses compagnons, Portos, Athos et Aramis ? Si Dumas leur a donné ce nom, c'est que, dans le roman, les trois amis de d'Artagnan, que celui-ci rejoindra par la suite dans la compagnie, sont bien des mousquetaires.Ce corps a été créé par Louis XIII en 1622. Leur nom vient de l'arme que ces soldats utilisent, le mousquet. Cette arme à feu, au long canon, est l'ancêtre de notre fusil. Elle est en tous cas plus efficace que l'arquebuse, qui équipait jusque-là les soldats.C'est le Roi qui est le chef nominal de cette compagnie, placée sous les ordres effectifs d'un capitaine-lieutenant. Elle porte d'abord le nom de "Compagnie de mousquetons du Roi", avant de s'appeler simplement "Mousquetaires du Roi".Principal ministre de Louis XIII, Richelieu a ses propres mousquetaires, dont la casaque, aux couleurs de l'Église, est rouge vif. Dissous par Mazarin, en 1646, le corps des mousquetaires est rétabli par Louis XIV. À partir de 1664, on distingue deux compagnies de mousquetaires, dont le nom vient de la couleur de leur chevaux : les mousquetaires noirs et les mousquetaires gris.Comme il était d'usage à l'époque, les mousquetaires sont recrutés dans les familles nobles. Ils forment un corps d'élite, chargés de protéger le Roi, qui leur confie en plus diverses missions de confiance.Dissous un temps par Louis XVI, les mousquetaires sont définitivement supprimés par Louis XVIII, en 1816. Il est à noter que Charles de Batz de Castelmore, le d'Artagnan d'Alexandre Dumas, fut bien un mousquetaire.Il les a même dirigés. À ce titre, Louis XIV lui a confié des missions importantes, comme l'arrestation du surintendant Fouquet, en 1661. Mais, né en 1611, le vrai d'Artagnan n'était pas assez âgé pour participer à l'intrigue du roman de Dumas, qui commence en 1625. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 2022 • 2min
Comment des soldats ont-ils fait avancer la psychiatrie ?
La violence à laquelle sont confrontés les soldats de la Première Guerre mondiale est sans commune mesure avec celle que durent affronter les combattants des conflits précédents.En effet, c'est une guerre industrielle, qui permet un bombardement incessant des lignes ennemies. Cette pluie d'obus, ajoutée aux conditions de vie très difficiles dans les tranchées, où règnent l'humidité, la boue et les rats, n'a pas seulement causé des millions de morts.Elle a aussi traumatisé, de manière durable, des centaines de milliers de "poilus", qui reviennent hébétés du front. Dans cet enfer, les soldats cohabitent avec leurs camarades décédés, qu'ils ne peuvent enterrer, et sont hantés par la peur de la mort, qui, à tout instant, peut s'abattre sur eux.Pour la première fois, les troubles psychiques provoqués par la violence des combats sont pris en compte, du moins dans une certaine mesure. On parle alors d'"obusite" ou d'"hypnose des batailles".En France, on dénombre des centaines de milliers de soldats touchés par ces troubles. Ils seraient 120.000 au Royaume-Uni, jusqu'à 600.000 en Allemagne.Revivant sans cesse les scènes de combat, certains de ces soldats sont hagards, comme absents au monde. D'autres ont des hallucinations et vivent dans un état de peur permanent.Ces hommes sont parfois saisis de tremblements ou perdent la mémoire. Même s'ils ne souffrent d'aucune lésion physique, certains demeurent l'échine courbée, ne parvenant pas à se redresser.Les autorités militaires ne sont guère compréhensives à l'égard de ces hommes désemparés. Si certains sont internés dans des asiles, d'autres subissent des chocs électriques très douloureux.S'ils n'acceptent pas cette thérapie, ils sont tout bonnement traduits devant des conseils de guerre qui les condamnent souvent à être fusillés. En effet, ces soldats, accusés de simuler la folie, sont souvent considérés comme des "tire-au-flanc".La description des troubles ressentis par ces combattants de la guerre de 1914-1918 a néanmoins servi de base à la définition de ce que les psychiatres appellent aujourd'hui le stress post-traumatique. En ce sens, les souffrances qu'ils ont endurées ont ouvert la voie à la reconnaissance de ces troubles psychiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 1, 2022 • 2min
Comment les Partisans Bielski ont-ils sauvé des juifs ?
Les juifs ne sont pas toujours restés passifs face aux effroyables menées des nazis. Le soulèvement du ghetto de Varsovie est là pour le rappeler. Mais on connaît d'autres exemples de cette résistance juive.C'est notamment le cas de l'action des partisans Bielski. Il s'agit d'un groupe de juifs biélorussiens, dont le noyau est formé par les quatre frères d'une famille juive en partie assassinée par les Allemands.Ce groupement se fixe un double objectif : le sauvetage du plus grand nombre possible de juifs, réfugiés dans la forêt, sous leur protection, et la lutte contre l'occupant nazi. C'est cette action qui permit aux juifs dirigés par les frères Bielski d'être considérés par les Soviétiques comme des "partisans", c'est-à-dire comme des résistants à l'occupant allemand.Ils furent d'ailleurs intégrés, de manière officielle, aux brigades de résistants russes.Durant l'été 1941, les frères Bielski forment un détachement clandestin. Les débuts sont très modestes : le groupe ne compte même pas vingt membres et l'armement est quasi inexistant.Un an plus tard, cette petite armée s'est beaucoup étoffée, puisqu'elle comprend environ 250 combattants. Le frère aîné, Tuvia Bielski, dont les dispositions pour le commandement sont reconnues, parvient à recruter de nouveaux membres, qui viennent surtout du ghetto voisin.La communauté juive créée dans les bois s'organise et comprend une école et un dispensaire. Au printemps 1943, le groupement peut aligner environ 750 hommes bien armés.Sous le commandement de Tuvia Bielski, ils se heurtent plusieurs fois aux Allemands, qui ne parviennent pas à les défaire. Bien entendu, le ravitaillement, en vivres et en armes, de ces partisans Bielski, était une véritable gageure.Peu à peu, cependant, les paysans acceptent d'approvisionner ces juifs réfugiés dans la forêt. En effet, ils savent que s'ils refusent ou même les dénoncent aux Allemands, ils s'exposent à de dures représailles, contre leurs familles et leurs biens.Au total, environ 1.200 juifs furent ainsi sauvés du massacre. Ce qui fait de l'action des partisans Bielski l'une des opérations de sauvetage les plus efficaces de la Seconde Guerre mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 30, 2022 • 2min
Comment la Russie a-t-elle colonisé l'Amérique ?
Contrairement aux autres grandes puissances de l'époque, et notamment le Royaume-Uni et la France, la Russie n'avait pas créé, au XIXe siècle, d'Empire colonial. Jugée sans doute assez vaste, elle n'avait pas été invitée à prendre part au partage de l'Afrique.Et pourtant, la Russie réussit à s'implanter, durant une courte période, sur le continent américain. Là, sa possession la plus importante est l'Alaska, qui, sous l'autorité de la compagnie russe d'Amérique, ne devient une colonie russe qu'à la fin du XVIIIe siècle.Son économie était surtout fondée sur le commerce des fourrures. Au milieu du XIXe siècle, on estime qu'environ 2.500 Russes s'étaient installés en Alaska.Mais les Russes s'installent aussi bien plus au sud, dans ce qui deviendra plus tard la Californie. Ils y fondent un établissement, fort Ross, situé à environ 80 kilomètres de l'actuelle San Francisco. Des vestiges, retrouvés au début du XXe siècles, montrent que des colons russes ont sans doute pris pied encore plus au sud.Le but était de trouver, dans cette contrée plus hospitalière, des vivres qui seraient acheminées vers l'Alaska. En effet, le climat très rude de ce territoire rendait l'approvisionnement en nourriture très problématique.Mais, du fait de relations difficiles avec leurs voisins, les Espagnols, puis les Américains, les Russes ne peuvent pas se maintenir très longtemps.Ils quittent donc fort Ross, où l'on a reconstruit une chapelle à l'architecture russe, et vendent finalement l'Alaska aux États-Unis, en 1867, pour un peu plus de 7 millions de dollars. Le territoire devient le 49e État de l'Union deux ans plus tard.Mais la Russie fit aussi, au début du XIXe siècle, une tentative d'incursion, moins connue, sur ce qui deviendrait, bien plus tard, partie intégrante du territoire américain.Il s'agit de l'île de Kauai, l'une des îles principales de l'archipel d'Hawaï, qui deviendra un territoire américain en 1898. Grâce à un accord avec un chef local, un colon russe y reste deux ans, entre 1815 et 1817. Mais le traité qu'il réussit à négocier est refusé par son gouvernement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


