

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Oct 6, 2022 • 2min
Pourquoi parle-t-on de “l'extermination douce” ?
En 2016, une cérémonie rend hommage aux 45.000 personnes décédées dans les établissements psychiatriques sous l'Occupation. Certains historiens citent d'ailleurs des chiffres beaucoup plus élevés.Dans certaions hôpitaux psychiatriques, la mortalité, durant cette période, est 5 fois plus élevée qu'en 1938. Une situation aussi dramatique est due avant tout au rationnement alimentaire imposé par la guerre et l'occupation allemande.La ration alimentaire, encore abaissée sur les injonctions de l'occupant, n'atteint, en moyenne, que les deux tiers de ce qu'elle était avant guerre. Et, pour les malades mentaux, elle est fixée à un taux encore plus bas : environ 1.400 calories.Ce qui est très insuffisant pour assurer les besoins alimentaires normaux, et ce d'autant plus que ces malades étaient, dans l'ensemble, en mauvaise santé. Par ailleurs, ces personnes n'avaient aucun moyen de compléter la ration alimentaire allouée.Pas de politique d'exterminationCette pénurie alimentaire est aggravée par le refus des autorités, en mars 1942 par exemple, d'accorder des denrées supplémentaires aux établissements psychiatriques. Il est vrai que, sur l'insistance des médecins, l'État changera d'avis quelques mois plus tard.Par ailleurs, des stocks de provisions, destinés à ces hôpitaux, ont été détournés à leur profit par les Allemands.Mais peut-on, comme l'estime un ouvrage paru en 1987, parler d'"extermination douce" ? Un tel titre faisait référence à la politique d'élimination des malades mentaux décidée par le régime nazi.Si certains notables et responsables du régime de Vichy avaient sans doute des sympathies pour les thèses eugénistes, l'État français n'a mis en place aucune politique visant à l'extermination systématique et programmée des malades mentaux.Cette terrible surmortalité, dans les hôpitaux psychiatriques, est due bien plutôt à une pénurie de denrées alimentaires, liée à la guerre et à l'occupation, qui toucha aussi de plein fouet les nourrissons et les vieillards vivant dans les hospices.Mais les malades mentaux sont aussi morts de l'indifférence d'un régime qui, à plusieurs reprises, n'a pas voulu augmenter la quantité de nourriture destinée à des malades dont, dans un tel contexte, personne, en dehors de leurs familles, ne se souciait vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 5, 2022 • 2min
Qu'est-ce que “L'Orphan Train Movement” ?
L'"Orphan Train Movement" est une œuvre de charité initiée, en 1853, par un philanthrope américain, Charles Loring Brace. Son but était de sauver de la misère et de la délinquance les milliers d'enfants abandonnés qui, à cette époque, n'avaient d'autre choix que de vivre dans la rue.À la fin du XIXe siècle, il y en aurait eu plus de 30.000 rien qu'à New York, dont certains étaient fort jeunes. Brace s'émeut du sort de ces enfants laissés à eux-mêmes.Privés d'abri, mal nourris et n'ayant aucun accès à l'éducation, ils sont soumis à toutes les tentations et nombre d'entre eux tombent dans la délinquance. Leur unique horizon est donc bien souvent la prison.Or les orphelinats, déjà surpeuplés, ne peuvent accueillir ces enfants des rues. D'ailleurs, Charles Loring Brace ne pense pas qu'ils soient à même de résoudre le problème posé par ces enfants abandonnés.Des convois d'orphelinsLe philanthrope imagine alors de transférer ces enfants vers des États du Nord-Ouest des États-Unis. Il se met en quête de personnes y habitant, qui souhaitent adopter des enfants ou ont besoin d'une aide pour les travaux des champs.Charles Loring Brace rassemble donc un certain nombre de ces enfants, les divise en groupes, placés sous la surveillance de quelques adultes, et les envoie dans l'Ouest à bord de trains spécialement affrétés.Au début, les conditions de voyage sont assez spartiates, mais elles s'améliorent avec le temps. À leur descente du train, les enfants sont parfois adoptés séance tenante par leurs nouveaux parents.Mais ils sont souvent consduits dans un endroit spécialement conçu à cet effet. Là, ils donnent parfois un petit spectacle, pour se mettre en valeur. Certaines personnes les examinent de près, un peu comme des maquignons désireux d'acheter un cheval.Certains assimilient même cette scène doutzeuse à un marché aux esclaves. Même si certains enfants sont exploités ou tombent sous la coupe de proxénètes, la plupart sont adoptés par des gens en mal d'enfant, qui leur offrent une vie meilleure. L'"Orphan Train Movement", qui a déplacé plus de 250.000 enfants, prend fin en 1929. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 3, 2022 • 2min
Qui est le cannibale de Jacksonville ?
Le parcours de certains criminels défie l'entendement. C'est le cas de celui d'Ottis Toole, né en 1947 en Floride. Son enfance, qui se déroule dans un milieu très pauvre, est cauchemardesque.En effet, dès l'âge de 5 ans, son père puis son beau-père le violent régulièrement. Son père le bat souvent et lui inflige des punitions cruelles. Il le force même à manger son chien.Quant à sa sœur aînée, qui a très tôt perdu sa virginité, elle l'initie à la sexualité. Mais, dans cette famille décidément horrifique, la grand-mère n'est pas la moins dénaturée.Adepte du satanisme, elle s'introduit de nuit dans les cimetières, où elle déterre les cadavres fraîchement inhumés. Elle emmène le petit garçon dans ces expéditions macabres. Et c'est devant lui qu'elle elle broie les os des morts.Ils servent à préparer une mixture censée faciliter les contacts avec les esprits infernaux.Un parcours sanglantOn conçoit qu'une telle enfance ait marqué durablement Ottis Toole, dont l'intelligence se révèle d'ailleurs très médiocre.Il commence très tôt une existence errante et commet son premier meurtre à l'âge de 14 ans. Par ailleurs, des vols et des incendies, qu'il allume volontairement, lui valent très vite de brefs séjours en prison.À partir de 1976, il fait équipe avec un certain Henry Lee Lucas, qui devient son amant. Dès lors, ils laissent derrière eux une trace sanglante. En effet, leurs pérégrinations sont jalonnées de meurtres en tous genres.Leurs victimes sont choisies au hasard, Lucas préférant les femmes et Toole les hommes. Après les avoir tuées, les deux hommes les violent souvent. Nombre d'auto-stoppeurs ou d'employés de station-service seront ainsi sauvagement abattus.Il arrive même qu'Ottis Toole découpe le cadavre de ses victimes et en assaisonne certaines parties avec une sauce de son cru. En plus d'être meurtrier et violeur, il devient donc cannibale.Les deux assassins, arrêtés en 1983, avouent plus de 100 crimes. À l'issue de son procès, qui se tient l'année suivante, Toole est condamné à la peine capitale. Mais, en raison de son état mental, sa peine est commuée en détention à perpétuité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 2, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le micropoint ?
Dans leur désir de transmettre des messages sans que d'éventuels lecteurs puissent en deviner le contenu, les services de renseignement de divers pays ont mis au point des procédés spécifiques.L'un d'entre eux est le micropoint. Il s'agit d'un procédé permettant de réduire un texte ou une image à une taille infime, de l'ordre du point employé en typographie. D'où son nom de micropoint.Ce texte ou cette image miniaturisés sont ensuite dissimulés dans un texte ordinaire, sous la forme d'un point sur un i ou de celui qui termine une phrase.Ce dispositif relève de ce que les spécialistes appellent la stéganographie. Le but de cette discipline, très prisée par les services secrets, est de cacher des informations confidentielles dans un texte d'apparence anodine.Le contenu de ces micropoints, utilisés dès la fin du XIXe siècle, est ensuite déchiffré au moyen de procédés spécifiques.D'autres procédés relevant de la stéganographieTrès tôt, on a eu recours à des procédés, que, bien plus tard, on aurait qualifiés de stéganographiques. En effet, l'historien grec Hérodote, qui vivait au Ve siècle avant notre ère, nous donne des exemples de tels procédés.Il raconte notamment qu'on rasait la tête d'un messager, puis qu'on écrivait le message à transmettre sur son crâne. Bien entendu, on attendait que les cheveux repoussent avant de l'envoyer en mission.Dans la Chine ancienne, les informations étaient transcrites sur un morceau de soie, placé dans une petite boule de cire. Elle était ensuite avalée par le messager, qui n'avait plus qu'à la récupérer par les voies naturelles.Quant à l'encre sympathique, qui ne se révélait qu'à la flamme d'une bougie, elle était déjà utilisée voilà 2.000 ans. On employait du jus de citron ou du lait pour la produire.Avec le temps, les techniques se sont perfectionnées. Aujourd'hui, il est possible de transmettre une image, dissimulée dans une autre, grâce à la modification des pixels qui les constituent.Certains logiciels sont également conçus pour dissimuler un message dans un texte anodin. Même des sons peuvent véhiculer des informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 29, 2022 • 3min
Pourquoi a-t-on tués tant d'animaux au Royaume Uni en 1939 ?
Pour écouter mon podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D-------------------------------------------------------Il est des événements qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont peu attiré l'attention des historiens. Tel est le cas du massacre des animaux de compagnie, perpétré au Royaume-Uni au début du conflit.En 1939, en effet, les pouvoirs publics créent un comité chargé d'étudier ce qu'il convenait de faire de ces animaux. En effet, un problème se posait.La guerre à venir serait sans doute longue et mobiliserait toutes les ressources du pays. Il était donc probable que les Britanniques subissent un rationnement. Dans ces conditions, ne seraient-ils pas tenté de partager avec leurs chiens et chats une nourriture à peine suffisante pour eux ?À l'inverse, certains, souhaitant réserver ces vivres à leur usage, pourraient peut-être laisser leurs animaux mourir de faim.Un véritable massacreLe comité décide alors de publier un document, dans lequel des conseils sont donnés aux propriétaires d'animaux. Il leur est d'abord recommandé, s'ils le peuvent, d'emmener leurs animaux à la campagne, où la nourriture sera sans doute plus abondante.Ils peuvent aussi les confier à des personnes mieux à même de s'en occuper. Sinon, ils devront se résoudre à tuer leurs animaux. Certes, ce conseil est présenté comme un ultime recours.Mais la présence, sur le dépliant, d'une publicité pour une arme destinée à accomplir cette macabre besogne, semble présenter cet abattage comme le moyen le plus simple de régler le problème.Le document assure que l'utilisation de ce pistolet évitera d'inutiles souffrances aux animaux. Aussi de très nombreux Britanniques passent-ils à l'acte. En effet, on estime qu'environ 750.000 animaux de compagnie furent abattus.Environ un quart des chiens et des chats vivant à Londres auraient subi ce triste sort. Les crématoriums prévus pour incinérer les cadavres sont vite saturés et, faute de place dans les cimetières pour animaux, chiens et chats sont enterrés un peu partout, dans des prés notamment.Déjà, pendant la guerre, beaucoup d'Anglais regrettèrent leur geste. Ils estimèrent, après coup, qu'un tel massacre n'avait pas lieu d'être. Et le gouvernement fut accusé d'avoir provoqué une véritable hystérie collective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 28, 2022 • 2min
Qu'est-il arrivé au village de Lidice ?
Le 27 mai 1942, Reinhard Heydrich, gouverneur du protectorat de Bohême-Moravie et l'un des principaux responsables de l'extermination des juifs, est victime d'un attentat à Prague.Cet attentat a été soigneusement préparé, dans le cadre de l'opération "Anthropoid". Il est confié à deux résistants tchécoslovaques, parachutés dans la région.Les représailles sont d'autant plus féroces qu'une réunion au sommet, qui s'était tenue quelques jours plus tôt, avait conclu à la parfaite sûreté de la Bohême-Moravie. Les SS devaient se montrer impitoyables, pour montrer à la fois qu'ils avaient la situation bien en main et qu'un tel événement ne se reproduirait pas.La Gestapo locale est d'autant plus fébrile qu'une semaine après l'attentat, elle n'a toujours aucun indice. Or, un document, qui n'a rien à voir avec l'attentat, les met sur la trace de deux résistants tchécoslovaques, réfugiés en Angleterre.Les SS pensent qu'ils ont pris part à l'assassinat de Heydrich. Ils se cacheraient dans le village de Lidice, à quelques dizaines de kilomètres de Prague.Un terrible massacreAu début de juin 1942, les parents des résistants sont arrêtés. Mais les enquêteurs ne trouvent rien de concluant. Malgré tout, les successeurs de Heydrich décident de s'en prendre à la population de Lidice.Cet acte de vengeance collective devrait dissuader d'autres résistants de passer à l'acte. Hitler est d'accord : il faut faire un exemple.Le 10 juin 1942, des soldats allemands pénètrent dans le village. Tous les hommes et certains adolescents sont emmenés un peu à l'écart et fusillés. Cette sinistre besogne prendra des heures.De leur côté, les femmes sont déportées au camp de Ravensbrück. Quant aux enfants, séparés de leurs parents, certains seront "rééduqués", d'autres assassinés dans un autre camp de la mort.Au total, 340 personnes, sur les 500 habitants que comptait le village, trouvent la mort dans cette horrible expédition punitive. Même les animaux sont abattus. Et, dans leur rage de destruction, les nazis ne laissent aucune maison debout. Le cimetière lui-même est saccagé.Toute trace du village doit être effacée. Après le passage des SS, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 26, 2022 • 2min
Pourquoi les Hollandais ont-ils échangé Manhattan contre une île indonésienne ?
Les îles Banda font partie de l'archipel des Moluques, qui se trouve à l'est de l'Indonésie. Cet archipel a été découvert et colonisé par le Portugal au début du XVIe siècle. Un siècle plus tard, les Anglais s'emparent de quelques îles de cet archipel de Banda.Parmi elles, l'île de Run est la plus convoitée. C'est en effet le seul lieu de culture au monde de la noix de muscade. Or celle-ci est alors considérée comme une épice très précieuse, qui se négocie à prix d'or.On lui attribuait en effet nombre de vertus. Elle aurait apaisé la douleur, soulagé les maux d'estomac et même guéri de la peste. Dès lors, on comprend que la possession de cette île ait été considérée par les Hollandais comme un enjeu majeur.Un singulier échangeLa possession de l'île de Run fut férocement disputée entre Hollandais et Anglais. Ces derniers y prennent pied en 1616, avant de se retirer 4 ans plus tard. Puis ils s'y établissent à nouveau, avant d'en être chassés, en 1665, par les Hollandais.Mais la flotte britannique résiste toujours. En 1667, la situation est clarifiée par le traité de Bréda, qui met fin à la seconde guerre anglo-hollandaise. Ce traité prévoit un curieux troc.En effet, l'île de Run devient une possession hollandaise. En échange, les Anglais reçoivent le droit de conserver l'île de Manhattan. Les Anglais occupaient illégalement cette île, que les Hollandais, qui l'avaient appelée La Nouvelle-Amsterdam, possédaient depuis 1626.Les Anglais s'empressent de rebaptiser cette île du nom du frère du Roi Charles II, le duc d'York, le futur Jacques II. Elle prend dès lors le nom de New York.En prenant possession de l'île de Run, les Anglais ont peut-être regretté d'avoir mis le feu aux plantations de noix de muscade. Ils l'avaient fait dans l'intention de nuire aux Anglais, qui occupèrent l'île par intermittence au XVIIe siècle.Aujourd'hui, les autorités de cet archipel indonésien ont décidé de commémorer l'anniversaire de ce singulier échange, dans le but d'attirer les touristes dans ces îles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 2022 • 2min
Comment la haute couture est-elle née ?
La haute couture est aujourd'hui encore une tradition française d'élégance et de luxe. Charles Frederick Worth est considéré comme son créateur. Né en Angleterre en 1825, il travaille très tôt dans le textile.Gagnant Paris dès 1845, il parvient à ouvrir un atelier de confection dans l'entreprise textile où il travaille. Ses créations attirent l'attention de l'Impératrice Eugénie, qui lui passe de nombreuses commandes.Dès lors sa réputation dans la haute société parisienne est assurée. Worth ne laisse pas ses clientes fortunées choisir les tissus et les formes de leurs robes, comme c'était l'usage.Il les crée lui-même, sur mesure. Et pour que ces grandes dames puissent étudier ses modèles, il demande à des mannequins de les porter. Ce sont de telles innovations qui ont donné naissance à la haute couture.D'autres précurseursAprès Worth, d'autres créateurs ont donné ses lettres de noblesse à la haute couture. À l'époque de son apparition, à la fin du XIXe siècle, les femmes portent un corset, ce qui resserre la taille et fait saillir le buste.Véritable instrument de "torture", le corset ne met guère en valeur la silhouette féminine. Les femmes qui le portent ne peuvent que manquer de naturel dans leur démarche.Couturier favori de la Belle Époque, Jacques Doucet respecte la tradition mais rend ses robes un peu plus souples. Mais c'est Paul Poiret qui met fin à la tyrannie du corset.En 1906, ce célèbre couturier ose le supprimer. Dès lors, les femmes peuvent porter des robes droites, à la taille haute et non plus étranglée. Ainsi habillées, elles ressemblent un peu aux élégantes du Directoire.Les femmes doivent à ce grand précurseur de la haute couture une allure plus naturelle. Et elles y gagnent une nouvelle liberté de mouvement.Mais la haute couture, dont les modèles font déjà la réputation de Paris dans le monde entier, n'est pas l'apanage des hommes. En effet, il y eut aussi des pionnières : Jeanne Lanvin qui, dès 1909, devient un des grands noms de la haute couture, et, bien sûr, Coco Chanel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 22, 2022 • 2min
Que contiennent les enregistrements de Trent Park ?
Quand des militaires ou des responsables des services secrets veulent soutirer des informations à leurs ennemis, en temps de guerre, ils ont souvent recours à des méthodes énergiques. La torture est parfois même employée, de manière ouverte ou dissimulée.Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, les Anglais ont eu recours, parfois, à des techniques diamétralement opposées.Ces méthodes plus douces furent notamment en vigueur au château de Trent Park. Situé au nord de Londres, ce vaste édifice, construit à la fin du Moyen-Âge, fut, à partir des années 1910, le cadre de somptueuses réceptions.Durant le second conflit mondial, le château abrite des officiers supérieurs allemands, et notamment des généraux, capturés par les Alliés. On estime que Trent Park a vu passer plus de 80 généraux allemands.Une méthode peu contraignanteLes officiers allemands sont d'abord logés dans les chambres du château de Trent Park. Puis le lieu se transforme peu à peu en centre de détention destiné aux officiers supérieurs prisonniers.Mais il ne s'agit nullement d'un goulag. Au contraire, les prisonniers sont traités avec beaucoup d'égards. Ils sont confortablement installés et peuvent se promener à leur guise dans le parc du château.Ils ont même droit à des rations spéciales de whisky. Le but est de les mettre à l'aise et de désarmer leur méfiance. Les Anglais pensent que ces généraux, amollis par leur séjour dans cette prison dorée, ne manqueront pas de se livrer à d'intéressantes confidences.Et leurs geôliers n'en perdront pas une miette. En effet, les murs des chambres sont garnis de micros. Et, de fait, les Alliés recueilleront ainsi des informations très précieuses.Ils en apprendront ainsi davantage sur la base de Peenemünde, où sont fabriquées, dans le plus grand secret, les fusées V1 et V2 qui, dans l'esprit d'Hitler, doivent changer le cours de la guerre.D'autres renseignements, sur les crimes de guerre commis par les Allemands ou la résistance qui s'organise face au Führer, sont encore recueillis par cet ingénieux moyen.Au total, plus de 1.300 procès-verbaux ont été rédigés à partir de ces enregistrements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 21, 2022 • 2min
Pourquoi la famille royale portugaise émigra au Brésil ?
Le Brésil, que des navigateurs portugais ont découvert en 1500 et dont ils ont pris possession au nom de leur pays, avait toujours été considéré comme un refuge possible pour la famille royale.Envisagé notamment en 1580, au moment de l'invasion espagnole qui met fin, pour un temps, à l'indépendance du Portugal, le transfert vers le Brésil du Roi et de sa famille devient une réalité en 1807.Cette décision ne fait pas l'unanimité, car le "parti français", fidèle appui de la politique de Napoléon, cherche à faire échouer une telle mesure. Mais ce départ est finalement décidé devant les ambitions de l'Empereur pour la péninsule ibérique.En effet, il est soupçonné, à juste titre, de vouloir évincer les monarques régnant en Espagne et au Portugal, pour les remplacer par des membres de sa propre famille. Dans ces conditions, le Portugal, qui serait d'ailleurs divisé en principautés, perdrait toute indépendance réelle.C'est pour cette raison que, le 29 novembre 1807, le Roi Pierre III monte à bord du vaisseau qui l'emmènera, en compagnie de sa famille, vers les rivages du Brésil.Un grand pas vers l'émancipation du BrésilL'arrivée de la famille royale portugaise au Brésil aura des conséquences sur l'avenir du pays. Les historiens sont d'accord pour estimer que cet événement en aura accéléré l'émancipation.Certaines mesures montrent bien que le Brésil n'est plus considéré comme une simple colonie, pourvoyeuse de matières premières. Ainsi, en 1808, un décret royal rapporte l'interdiction faite au Brésil de développer des colonies sur son territoire.Peu après, le pays, qui se dote d'une nouvelle capitale, Rio de Janeiro, perd officiellement ce statut de colonie. Il reçoit le droit de commercer avec d'autres pays que le Portugal, et de signer des traités avec eux.En 1821, le Roi Jean VI, fils de Pierre III et Marie Ière, décide de rentrer au Portugal. Mais son fils décide de rester sur place. Sous le nom de Pierre Ier, il devient Empereur du Brésil et proclame, en 1822, l'indépendance du pays. En 1889, son fils, Pierre II, est destitué et la République proclamée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


