Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Dec 1, 2022 • 4min

Pourquoi parle-t-on de "Semaine Sainte" ?

 Il s'agit du moment de l'année où la communauté chrétienne-catholique commémore la passion, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Achevant les quarante jours du Carême, les chrétiens célèbre alors le combat du Christ contre le mal et sa mort sur la Croix.Débutant le dimanche des Rameaux, elle inclut le Jeudi Saint et le Vendredi Saint et s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques, avant la Résurrection du Christ. Elle dure donc véritablement une semaine. D'où son nom !Les chrétiens orthodoxes l’appelle la Grande Semaine.Cependant il est à noter que cette fête change de date chaque année puisqu'elle se câle sur celle de Pâques qui elle-même change. C'est le concile de Nicée, en 325, qui a souhaité faire coïncider la célébration de la résurrection du Christ avec le retour du printemps, le premier dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps. Pourquoi ? Car selon les écritures bibliques, c'est dans ces conditions astrologiques que la mort de Jésus s'est produite.Cette célébration chrétienne donne lieu à des traditions différentes selon les pays, comme des processions où des usages gastronomiques.Aussi, dans certaines régions du monde, la Semaine Sainte est considérée bien entendu comme une expression religieuse et culturelle mais aussi comme une attraction touristique. De nombreuses destinations sont ainsi réputées pour offrir des expériences uniques à cette période de l'année. Par exemple, sur le lieu même des événements religieux, Israël, sont célébrés les grands événements de l'histoire du salut et la vie de Jésus, une expérience inoubliable pour tous les croyants. En Europe, le pint névralgique de la Semaine sainte est sans aucun doute Séville, dont les processions sont déclarées d'intérêt touristique international. Quant à Paris, le chemin de croix du Vendredi saint dans la cathédrale Notre-Dame et la basilique du Sacré-Cœur sont une tradition.Enfin, et je vais vous en dire un peu plus sur celle-ci, celle de Popayan, en Colombie, qui a été la première Semaine sainte à avoir été déclarée au patrimoine mondial par l'UNESCO en 2009. D'abord sachez que Popayán est la capitale du département du Cauca, dans la région du Massif Colombien. C'est l'une des six régions touristiques du pays, située au sud-ouest de la cordillère des Andes. Avant la conquête espagnole, elle était habitée par des groupes indigènes et aujourd'hui encore, à la périphérie de la ville, on en trouve d'importantes communautés telles que les Guambianos et les Quizgos.Par ailleurs Popayán, destination émergente transformée grâce à la paix, est l'une des villes les plus anciennes et les mieux préservées de Colombie et même d'Amérique latine. Elle possède d'incroyables bâtiments coloniaux, une architecture blanchie à la chaux et des traditions religieuses datant des 17e, 18e et 19e siècles.Quant aux processions qui y ont lieu lors de la Semaine sainte, il s'agit des plus anciennes commémorations religieuses d'Amérique du Sud. Du mardi au samedi précédant Pâques, cinq processions ont lieu entre 20h et 23h dans les rues historiques de la ville, où de grandes figures religieuses, datant pour la plupart du 17e siècle, faites de bois et ornées de fleurs et de bougies, sont portées par des bénévoles vêtus de costumes ecclésiastiques typiques de la période coloniale et accompagnés de musique.On peut ainsi y apprécier plus de quatre siècles de tradition, d'art et de culture. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 30, 2022 • 2min

Quelle est la différence entre un “martyre” et un “martyr” ?

Les mots "martyr" et "martyre" sont parfois confondus. Il est vrai que leur orthographe diffère peu et qu'ils se prononcent de la même manière. Pourtant, ils n'ont pas le même sens.Le mot "martyr" est tiré du grec "martus", qui signifie "témoin". Dans son sens premier, le mot se réfère à une personne qui accepte la souffrance qui lui est infligée pour témoigner de sa foi chrétienne. Autrement dit pour en attester la véracité.Peu à peu, le mot prendra un sens plus large. Il désignera en effet une personne acceptant de souffrir pour une cause, quelle qu'elle soit. Dès lors, le mot perd son acception purement religieuse.Et, s'élargissant encore, le mot "martyr" finit par s'appliquer à toute personne persécutée par son entourage ou subissant les tourments que lui infligent les autres.Il est à noter que, pour désigner un martyr chrétien, le mot "martre", plus proche du terme grec, a d'abord été utilisé. On le retrouve dans le nom "Montmartre", le "Mont des martyrs", où auraient été persécutés saint Denis et ses compagnons.De son côté, le mot "martyre" est tiré du latin "martyrium", qui vient lui-même du grec "martyrion". Ce dernier terme signifie "témoignage". Il s'agit donc, en quelque sorte, de la manière dont les premiers martyrs chrétiens "témoignent" de leur foi.Or, ils le font souvent en subissant le supplice que leur infligent les Empereurs romains, par exemple, qui veulent, par ce moyen cruel, obtenir un reniement.le "martyre", c'est donc le supplice ou les tortures endurés par des chrétiens qui, en "témoignant" ainsi de leur foi, et de sa véracité, deviennent des "martyrs".Par une extension progressive de son sens, le mot "martyre" s'est détaché peu à peu de sa signification purement religieuse, pour en venir à désigner la souffrance extrême, quelle que soit son origine, ou l'épreuve cruelle, qu'endurent telle ou telle personne.Il peut s'agir, par exemple, d'une maladie. On dira alors que le malade "souffre le martyre". Cette expression signifie qu'on éprouve une grande douleur qui, comme dans ce cas, n'est pas seulement causée par la fidélité à une religion ou un idéal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 29, 2022 • 2min

Pourquoi Hercule Poirot aurait-il dû mourir ?

Agatha Christie peut se targuer du titre de l'écrivain ayant vendu le plus de livres. Elle en aurait écoulé environ deux milliards dans le monde. Cet immense succès, la reine du crime le doit en partie à ses personnages.Miss Marple bien sûr, cette vieille fille pittoresque, qui mène toujours ses enquêtes en se référant à son petit village de la campagne anglaise. Mais surtout Hercule Poirot, sans doute le plus célèbre détective sorti de l'imagination d'un écrivain.Le détective belge paraît en effet dans pas moins de 33 romans et plus cde 50 nouvelles. Ce petit homme méticuleux et toujours tiré à quatre épingle fait marcher "ses petites cellules grises" et découvre l'assassin, à la fin du roman, en réunissant tous les protagonistes de l'histoire.Agatha Christie ne manquait jamais de dire toute l'affection qu'elle avait pour le personnage favori de ses nombreux lecteurs. Mais la dame cachait bien son jeu. En effet, son petit-fils révèle aujourd'hui qu'elle avait fini par prendre en grippe le détective belge.En effet, elle avait fait le tour d'un personnage qu'elle jugeait désormais encombrant. Au lieu de passer son temps à raconter les aventures d'Hercule Poirot, elle aurait voulu écrire d'autres histoires, où il n'aurait pas eu sa place.Elle aurait donc bien aimé lui consacrer un dernier roman, à la fin duquel il serait mort. Mais, avertis de ce projet, ses éditeurs se seraient récriés. Si elle tuait Hercule Poirot, ses lecteurs ne le lui pardonneraient pas. Et ses livres se vendraient forcément moins bien.L'écrivain le plus lu de son siècle dut donc prendre son mal en patience. Elle dut attendre 1975, un an avant sa propre mort, pour se débarrasser du détective belge. En effet, dans "Poirot quitte la scène", le détective est amené à tuer le responsable des crimes qui ponctuent le livre.Pour se punir de cette action, il se laisse lui-même mourir. Si l'on excepte les ouvrages parus après la mort de la romancière, cette ultime aventure de Poirot est l'avant-dernier livre d'Agatha Christie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 28, 2022 • 2min

Pourquoi la bouse de vache peut-elle nous être utile ?

La bouse de vache n'est pas laissée dans les prés où la produisent les ruminants ou jetée dans quelque dépotoir. Dans la plupart des cultures, et ce depuis très longtemps, cette déjection est considérée comme très utile.Depuis l'Antiquité, les agriculteurs la considèrent comme un excellent engrais pour le sol. Dans certaines régions, comme au Tibet, on utilise la bouse de vache séchée dans la construction des maisons.Dans nombre de civilisations, on s'est aussi servi de la bouse pour se chauffer. Sa valeur énergétique est en effet comparable à celle du bois. Elle a aussi été utilisée, de tous temps, dans la médecine traditionnelle.Ainsi, la bouse de vache atténuerait l'effet des brûlures comme des piqûres d'insectes. Elle serait aussi préconisée dans le traitement de la goutte et de la sciatique.La bouse de vache est décidément un excrément très précieux. En effet, les chercheurs lui ont encore trouvé d'autres vertus. Ainsi, une scientifique japonaise a fait cuire une bouse de vache assez longtemps puis l'a pressurisée.Elle a alors découvert qu'il s'en dégageait de la vanilline. C'est un peu étonnant à première vue, mais il s'agit bien de la substance contenue dans les gousses de vanille.Cette nouvelle variété ne vanilline ne devrait pas être utilisée dans l'alimentation. Par contre, on pourrait s'en servir pour parfumer des bougies ou des shampoings. Et, comme les prix de la vanille naturelle s'envolent, cette découverte tombe à point nommé.Plus surprenant encore, la bouse de vache aiderait à lutter contre la dépression ! C'est du moins ce que prétendent des chercheurs britanniques. Dans ce cas, ce n'est pas la bouse elle-même qui serait utilisée, mais de petits champignons qui poussent à sa surface.Les psilocybes, c'est leur nom, modifieraient le fonctionnement du cerveau et empêcheraient la rumination des idées noires. Les 19 patients à qui l'on a injecté une dose de la substance extraite de ce champignon ont tous vu leur état moral s'améliorer. Et, cinq semaines plus tard, les effets se faisaient encore sentir chez la quasi-totalité d'entre eux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 27, 2022 • 2min

Quelle est la différence entre le Sénat et la Chambre des représentants aux Etats Unis ?

Se fondant sur le modèle anglais, la Constitution américaine de 1787 prévoit un Parlement bicaméral. Il est donc composé de deux chambres, la Chambre des Représentants et le Sénat.Elles ont des points communs. Dotées du pouvoir législatif, elles votent la loi et le budget. La Constitution ayant établi un régime présidentiel, le Président n'est pas responsable devant les Chambres, qui ne peuvent le renverser.Sauf en mettant en œuvre, dans des circonstances très particulières, la procédure d'"impeachment". Elle est initiée par la Chambre des Représentants, le Sénat étant chargé de juger le Président.Enfin, les membres des deux chambres sont divisés en deux groupes, appartenant aux deux partis qui structurent la vie politique du pays, les démocrates et les républicains.En premier lieu, le Sénat représente les États américains alors que la Chambre des Représentants représente l'ensemble du peuple. Cette différence se traduit dans le mode d'élection des deux assemblées.En effet, les Américains élisent deux sénateurs par État. Les 50 États sont donc représentés de manière égalitaire par les 100 sénateurs. De leur côté, les 435 représentants sont élus dans le cadre de circonscriptions locales. Ils sont donc beaucoup plus nombreux.Pour être élu sénateur, il faut être âgé d'au moins 30 ans, un âge minimal ramené à 25 ans pour l'élection à la Chambre des Représentants. Autre différence, la durée du mandat.En effet, un sénateur est élu pour 6 ans, alors que le mandat d'un représentant ne dure que 2 ans. L'ensemble de la Chambre des Représentants est renouvelé tous les 2 ans, alors que, au terme de cette période, seulement un tiers des sièges du Sénat est remis en jeu.De même, la Chambre est présidée par un "speaker", élu par ses pairs, alors que le Sénat l'est par le Vice-Président des États-Unis. Toutefois, celui-ci ne vote que pour départager les deux camps, en cas d'égalité des suffrages.Enfin, seul le Sénat est invité à approuver la nomination, par le Président, de personnages importants, comme les membres du cabinet présidentiel ou les juges à la Cour suprême. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 24, 2022 • 2min

Pourquoi pratiquait-on l'ostracisme à Athènes ?

L'ostracisme est une institution originale de la Grèce classique, pratiquée notamment à Athènes. Le terme est forgé à partir du mot "ostracon", qui désigne une coquille d'huître.C'est en effet sur ce fragment de coquillage, ou, plus souvent, sur un tesson de céramique, qu'était inscrit le nom de la personne qui devait être ostracisée.C'est à Clisthène, dont les réformes, au VIe siècle avant notre ère, ont fondé la démocratie athénienne, qu'on attribue généralement la création de l'ostracisme. Cependant, le premier ostracisme n'intervient qu'au début du Ve siècle avant J.-C.Quand un citoyen athénien est victime d'un ostracisme, il est banni de la cité pour dix ans. Il ne s'agit pas d'une mesure judiciaire. Elle ne s'accompagne ni d'une amende ni de la confiscation des biens de la personne ostracisée. Et elle conserve même ses droits de citoyen.Il s'agit surtout d'une mesure de défiance. Ainsi, elle touche les citoyens qu'on trouve trop influents et qu'on soupçonne de vouloir s'emparer du pouvoir.L'ostracisme était du ressort de l'"Ecclesia", l'assemblée rassemblant les citoyens d'Athènes. Elle pouvait compter jusqu'à 40.000 membres mais n'en comportait, en réalité, guère plus de 6.000.La procédure aboutissant à l'ostracisme se déroulait de la manière suivante. L'Ecclesia se prononçait, par un premier vote, sur l'opportunité de prononcer un ostracisme.En cas de résultat positif, on procédait, un peu plus tard, à un second vote. Les citoyens devaient désigner, lors de ce scrutin, la personne qui devait être ostracisée. Ils inscrivaient son nom sur l'ostracon, ce tesson de poterie dont on a déjà parlé.Ils allaient ensuite le déposer dans un lieu fermé d'une cloison de bois. Contrairement à d'autres votes, celui-ci était donc secret. Compte tenu de l'enjeu d'un tel scrutin, il fallait un nombre de voix très important pour décider d'un ostracisme.En effet, pas moins de 6.000 suffrages devaient se porter sur un nom. Si c'était le cas, la personne touchée par l'ostracisme avait dix jours pour quitter le territoire d'Athènes. Des personnages prestigieux, comme Thémistocle, furent victimes de cette pratique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 23, 2022 • 3min

Pourquoi jugeait-on autrefois les animaux ?

Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D---------------------------------Il existait, au Moyen-Âge, un usage judiciaire qui ne manque pas de nous surprendre aujourd'hui. En effet, du XIe au XVIIIe siècle environ, des animaux étaient traduits en justice.Ce qui signifie qu'on les jugeait coupables de certains actes. En reconnaissant leur responsabilité, dans ces actions, on les traitait comme des hommes, et non comme des choses.Les animaux qu'on pouvait appréhender, comme les porcs, les vaches ou les chevaux, étaient enfermés dans une cellule. Puis ils comparaissaient devant un tribunal. Là, le procès se déroulait selon les règles habituelles. Des témoins étaient entendues et le juge prononçait sa sentence.S'il s'agissait d'animaux dont il était très difficile, ou même impossible, de s'emparer, comme les insectes, on d'adressait à la justice ecclésiastique.Certains animaux passaient en jugement plus souvent que d'autres. C'était notamment le cas des porcs, qui, malgré certaines interdictions, vaquaient librement dans les rues des villes et des villages.Il leur arrivait ainsi de s'en prendre à de jeunes enfants et même de les tuer. Dans ce cas, ils étaient souvent condamnés à mort. Les juges se déplaçaient jusqu'à la prison où était détenu l'animal pour lui lire la sentence.Leur châtiment variait. Ils étaient souvent étranglés et pendus par les pattes arrière. Mais certains étaient brûlés vifs. Parfois, les animaux étaient mutilés, à l'endroit où ils avaient blessé leur victime.Curieusement, certains d'entre eux étaient affublés de vêtements d'homme avant de subir leur châtiment. Quant aux frais de justice, qui n'étaient pas négligeables, ils étaient à la charge du propriétaire de l'animal jugé.Quand les animaux, des chenilles, des sauterelles ou des mouches par exemple, étaient déférés devant les tribunaux ecclésiastiques, ils risquaient souvent l'excommunication.Avant de la prononcer, on se rendait sur les lieux, un champ dévasté par des insectes par exemple, et on leur enjoignait de partir sans tarder. L'ordre était même répété plusieurs fois.L'homme partageait parfois le sort de l'animal. Dans les cas de bestialité par exemple, l'homme ayant copulé avec un animal pouvait être brûlé avec lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 22, 2022 • 2min

Pourquoi n’y a-t-il pas d’équipe de foot du Royaume-Uni ?

Au football comme au rugby, le Royaume-Uni ne présente pas d'équipe nationale, sauf dans le cadre des Jeux olympiques. Ainsi, toutes les composantes du pays, à savoir l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord, ont leurs propres équipes de football.Mieux encore, les Britanniques organisent, depuis 1884, un tournoi de football auquel participent ces quatre entités régionales. C'est un peu comme si les Normands jouaient contre les Auvergnats !La raison essentielle de cette absence d'équipe nationale est à rechercher dans la conception qu'ont les Britanniques de leur pays. Les nations qui le constituent ont toujours conservé leur langue et leurs particularismes.Et ce d'autant plus que la formation de la Grande-Bretagne, en 1707, s'est faite par un acte d'union, qui spécifiait que les deux Royaumes d'Angleterre et d'Écosse n'étaient unis que dans la personne d'un souverain commun.Si le pays est dépourvu d'équipe nationale, c'est aussi parce que, dès le départ, les quatre nations qui le constituent ont eu leur propre équipe. Or, ce sont les Britanniques qui sont à l'origine du football international.En effet, ils ont organisé le premier match opposant deux nations, l'Écosse et l'Angleterre, le 30 novembre 1872. C'est-à-dire bien avant la création de la Fédération internationale de football association, ou FIFA, en 1904.Au moment de cette création, Les Britanniques, souhaitant conserver leur organisation propre, ont imposé à la FIFA la présence de leurs quatre équipes, représentant chacune l'une des nations composant le Royaume-Uni.De son côté, l'Union des associations européennes de football, ou UEFA, a tenté de conditionner l'acceptation de nouveaux membres au respect de règles plus strictes. Elle a ainsi décidé de n'admettre que les pays faisant partie de l'ONU. Mais cette décision a été annulée par le Tribunal arbitral international du sport.Malgré cette déconvenue, l'UEFA continue à se montrer exigeante envers certains pays, comme le Kosovo, dont l'indépendance, proclamée en 2008, n'est pas reconnue par tous les pays, et notamment par la Serbie. De son côté, la FIFA n'admet pas des entités territoriales comme la Laponie, les Îles Vierges ou encore Porto Rico. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 21, 2022 • 2min

Qu'est-ce que le fexting ?

Décidément, les téléphones portables servent à tout, y compris à régler ses comptes. En effet, bien des utilisateurs, et notamment des couples, pratiquent le "fexting". Contraction des mots anglais "fight", qui signifie "combat", et "texting", qui veut dire "envoi de messages", le "fexting" désigne donc l'habitude de régler un différend par messages interposés.Le terme aurait été popularisé par le couple présidentiel américain. En effet, la "First Lady" a confié à un journaliste qu'elle envoyait de temps à autre à son mari des messages courroucés.Ce qui lui évitait de se disputer en public avec le Président, ce dont les médias n'auraient pas manqué de faire leurs choux gras. De nombreux couples en feraient autant.Aux yeux de ceux qui le pratiquent, le "fexting" ne manque pas d'avantages. Les timides en profitent pour dire leur quatre vérités à des gens qu'ils n'oseraient jamais affronter en face.Pour certains, cette méthode permet également de prendre du recul et de choisir ses mots. L'antagoniste n'étant pas là, on se sent plus calme et on risque moins de perdre ses moyens, sous l'effet d'une colère qu'on ne peut pas toujours maîtriser.Par ailleurs, l'envoi d'un texto peut sembler assez anodin. Dans l'esprit de nombre d'utilisateurs, il n'implique pas de résoudre un éventuel conflit dans l'immédiat. Il laisse donc le temps de la réflexion.Mais des psychologues et des thérapeutes alertent sur les dangers du "fexting". En effet, les mots employés sont parfois mal interprétés par le destinataire du message.Et, comme ils sont écrits, et qu'on peut conserver les messages, ils ont souvent plus d'impact. Et parfois, comme à l'oral, les mots utilisés dans un texto dépassent la pensée de ceux qui les emploient. Mais, là, il est plus difficile de réparer les dégâts.En effet, le mal est fait, il est souvent difficile de le réparer par d'autres messages. Ils ne font souvent que renforcer le malentendu. Même des couples unis ou des amitiés solides ne résistent pas toujours aux méfaits du "fexting". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 20, 2022 • 2min

Pourquoi n'a-t-on pas trouvé beaucoup d'os de soldats à Waterloo ?

Le 18 juin 1815, la sanglante bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Contraint à abdiquer une seconde fois, Napoléon sera exilé sur la lointaine île de Sainte-Hélène, où il trouvera la mort en 1821.La bataille entraîne un véritable carnage. Très variés, les chiffres donnés par les historiens vont de 5.000 à plus de 30.000 morts, sans compter les très nombreux blessés. Mais il est possible que ce bilan soit encore sous-évalué.La plupart de ces soldats ne vont pas recevoir de véritables sépultures. Pour des raisons sanitaires, une partie des dépouilles sont incinérées ou inhumées dans de vastes fosses communes.De nombreux cadavres sont donc enterrés de manière sommaire ou même laissés sur le champ de bataille. Et pourtant il est très rare de trouver des ossements ayant appartenu à des combattants de Waterloo.Dans ces conditions, on peut se demander ce que sont devenus ces restes humains. Une réponse assez macabre est donnée par certains historiens. D'après eux, il est probable que ces os aient été récupérés par des paysans. Certains, même, n'auraient pas hésité à déterrer les cadavres pour s'en emparer.Mais qu'auraient-ils bien pu faire de ces ossements ? Pour les historiens, la réponse ne fait guère de doute : ils les auraient revendus à l'industrie sucrière locale. Elle était très prospère depuis l'instauration du Blocus continental, en 1806, qui avait incité à remplacer la canne à sucre, importée des colonies françaises, par la betterave sucrière.Des os d'animaux, souvent de cheval, étaient en effet utilisés dans le processus de fabrication. Cuits dans des fours, ils étaient réduits en poudre et donnaient ce "noir animal" qui permettait de filtrer le sirop de sucre.Les ossements de chevaux auraient donc été remplacés, dans certains cas, par les os des soldats de Waterloo. Suspectant le trafic, les autorités locales avaient pourtant averti les paysans qu'ils risquaient gros à le poursuivre. Mais ces os étant payés à un bon prix, il semble que l'appât du gain l'emporta sur la peur du châtiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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