Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
undefined
Dec 30, 2020 • 31min

Bada # 67 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (7) ... avec Jeanne Herry (deuxième partie)

Dans « Elle l’adore », le premier film de Jeanne Herry sorti en 2014, une esthéticienne mythomane, Sandrine Kiberlain, réalisait son rêve de groupie idolâtre : avoir tout à elle un célèbre chanteur à minettes et à succès, Laurent Laffite. Sur les circonstances chaotiques de ce rapprochement qui va de déboires en désastres, renvoyons nos auditeurs au film. Jeanne Herry est actrice, elle a mis en scène pour la Comédie française, au Théâtre du Vieux Colombier un spectacle qu’elle a conçu à partir des échanges sur les Forums d’Internet, elle a publié chez Gallimard 80 étés, un bref livre sur ses liens d’affection avec les siens. En 2018, son deuxième film, Pupille, avec notamment Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Clotilde Mollet a reçu un accueil ému et chaleureux. Il s’agit des premiers mois de Théo, un enfant né sous X, et de tout ce qui peut se mettre ne branle pour quecette vie ne pâtisse pas d’être partie de travers. Il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui s’y emploient. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine qui avait postulé pour adopter avant que son mariage ne vole en éclats et qui n’a pas renoncé à ce projet. Il s’agit d’une assistante sociale, d’un assistant maternel, de tout un service dont Théo devient le souci, la crainte, la réussite, le centre.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 27, 2020 • 26min

Thématique : Finir en chansons / n°173 (27 décembre 2020)

Je vous propose de tourner le dos à 2020 en chansons. Des chansons qui ont en commun avec Le Nouvel Esprit public d’essayer d’éclairer l’actualité, mais en musique et avec le sourire.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 23, 2020 • 39min

Bada # 66 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (6) ... avec Jeanne Herry (première partie) / 23 décembre 2020

Dans « Elle l’adore », le premier film de Jeanne Herry sorti en 2014, une esthéticienne mythomane, Sandrine Kiberlain, réalisait son rêve de groupie idolâtre : avoir tout à elle un célèbre chanteur à minettes et à succès, Laurent Laffite. Sur les circonstances chaotiques de ce rapprochement qui va de déboires en désastres, renvoyons nos auditeurs au film. Jeanne Herry est actrice, elle a mis en scène pour la Comédie française, au Théâtre du Vieux Colombier un spectacle qu’elle a conçu à partir des échanges sur les Forums d’Internet, elle a publié chez Gallimard 80 étés, un bref livre sur ses liens d’affection avec les siens. En 2018, son deuxième film, Pupille, avec notamment Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Clotilde Mollet a reçu un accueil ému et chaleureux. Il s’agit des premiers mois de Théo, un enfant né sous X, et de tout ce qui peut se mettre ne branle pour quecette vie ne pâtisse pas d’être partie de travers. Il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui s’y emploient. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine qui avait postulé pour adopter avant que son mariage ne vole en éclats et qui n’a pas renoncé à ce projet. Il s’agit d’une assistante sociale, d’un assistant maternel, de tout un service dont Théo devient le souci, la crainte, la réussite, le centre.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 20, 2020 • 58min

Thématique : L’Indonésie / n°172 (20 décembre 2020)

Quatrième pays le plus peuplé du monde, l'Indonésie et ses quelque 266 millions d'habitants vivant sur un archipel de plus de 16.000 îles - dont 8.000 habitées - étirées sur environ 4.800 kilomètres, occupe un espace stratégique crucial dans la zone Asie-Pacifique, entre océan Indien, mer de Chine du Sud et Australie. Plus grande nation musulmane du monde, elle est aussi le seul membre du groupe des pays du G20 en Asie du Sud-Est, dont elle est la première économie. Selon certaines projections, l'Indonésie pourrait devenir, d'ici à 2045, la quatrième puissance économique de la planète. Son Produit intérieur brut (PIB) par tête est deux fois supérieur à celui de l’Inde.Réélu en avril 2019, Joko Widodo, dirige un pays multiethnique et pluriconfessionnel composé de 86% de musulmans, 10 % de chrétiens, 2 % d'hindous, 1 % de bouddhistes, 1 % de confucéens. Au cours des vingt ans qui ont suivi la chute du dictateur Suharto (au pouvoir entre 1967 et 1998) et après les premières années de la période de « reformasi » démocratique, le processus de réislamisation n'a cessé de s'affirmer dans des couches sociales toujours plus nombreuses. Dans la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, qui fait partie intégrante de l’Indonésie depuis1969, où les velléités indépendantistes n'ont pas cessé. Les deux provinces de la Papouasie indonésienne sont très riches en cuivre, en or et en bois précieux. Des ressources qui ne profitent cependant pas à ses habitants qui sont les plus pauvres de l'archipel indonésien. l’Indonésie est pénalisée par l'absence de touristes étrangers depuis l’apparition de la Covid-19. Le tourisme pesait 5,8 % du PIB avant l'épidémie. Des millions de visiteurs étrangers débarquaient chaque année pour les plages de Bali, ses temples hindous et ses rizières en terrasses. Or l'Indonésie est la nation d'Asie du Sud-Est la plus touchée par le coronavirus. Si elle recense officiellement 14.000 décès et enregistre 340.000 cas, les scientifiques estiment que ces statistiques sont très sous-estimées au vu du nombre limité de tests effectués. Au troisième trimestre 2020, le produit intérieur brut de la première économie d'Asie du Sud-Est a chuté de 3,49 % sur un an. L'Indonésie a connu sa dernière récession en 1999, à la suite de la crise financière asiatique. En octobre dernier, de violents affrontements ont éclaté dans toute l'Indonésie, à la suite du vote d'une nouvelle loi sur le travail qui réduit les droits des salariés et menace l'environnement. Riche en bois, minerais de toutes sortes, l’Indonésie exploite ses ressources de façon extensive sans souci de préserver la nature. Or, pris en étau dans la ceinture de feu du Pacifique, l'archipel indonésien vit de plus constamment sous la menace de catastrophes naturelles, tsunami, incendies de forêts, tremblements de terre, éruption de l’un ou l’autre des 127 volcans actifs.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 16, 2020 • 28min

Bada #65 : les échanges avec le public à propos de Valéry Giscard d’Estaing (16 décembre 2020)

Une émission de Philippe Meyer, enregistrée chacun chez soi mais en public le 13 décembre 2020. Les questions du public à Jean-Louis Bourlanges, David Djaïz, Matthias Fekl et Lionel Zinsou. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 13, 2020 • 1h 5min

VGE le mal-aimé / n°171 (13 décembre 2020)

La mort de l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, décédé le 2 décembre, à l'âge de 94 ans, des suites du Covid-19, a provoqué un concert de louanges. Anciens présidents et chefs de parti ont tour à tour salué sa conviction, ses grandes réformes et son amour pour l'Europe.  Elu président de la République en mai 1974, face au candidat François Mitterrand avec 50,81 % des électeurs, Valéry Giscard d’Estaing a été, à 48 ans, le plus jeune président de la Ve République (un record qui ne sera battu que par Emmanuel Macron, élu à 39 ans). Durant son unique septennat, il a réformé, vite et beaucoup : en six semaines, à l'été 1974, le Parlement a voté l'abaissement de la majorité à 18 ans (elle était jusque-là fixée à 21 ans), le remboursement de la pilule par la Sécurité sociale, le démantèlement de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Puis ce seront la légalisation de l'avortement, l’instauration du divorce par consentement mutuel, la reconnaissance des droits des handicapés. Pour la première fois de son histoire, Paris a eu un maire élu - et non désigné par les autorités de l'Etat. Le chef de l’Etat a lancé le chantier du TGV (le premier, entre Paris et Lyon). Les parlementaires, 60 députés ou 60 sénateurs, ont pu saisir le Conseil constitutionnel. Il a proposé l'élection du Parlement européen au suffrage universel, créée le Conseil européen, et impulsé, avec le chancelier allemand Helmut Schmidt, le Système monétaire européen, l'ancêtre de l'euro. Il a été également en pointe sur la coopération multilatérale avec la création du G7, qui réunit une fois l'an les principales puissances économiques mondiales. Sur le plan économique, Giscard a hérité du double choc pétrolier. Il a lancé un plan de lutte contre l'inflation, préconisé des mesures d'économie d'énergie face au spectre de la pénurie de pétrole, augmenté les impôts des sociétés et des plus gros contribuables, supprimé le contrôle des prix. Mais, fin 1975, le cap du million de chômeurs a été franchi. Quand Valéry Giscard d'Estaing a décidé de briguer un second mandat, en 1981, l'inflation avait atteint14 % et la France était confrontée à un chômage de masse inconnu sept ans plus tôt. Le 10 mai 1981, François Mitterrand l'a emporté contre lui avec 51,76% des voix. En 2001, l'Union européenne lui a confié la présidence de la Convention sur l'avenir de l'Europe, chargée de rédiger une constitution pour l'UE. Les Français la rejetèrent, en 2005, par 55% des suffrages exprimés, avec une participation de près de 70%. En 2006, l’institut CSA avait interrogé 952 Français. A la question : « Selon vous, quel a été le meilleur président de la Ve République ? », 5 % avaient cité Valéry Giscard d’Estaing, arrivé bon dernier. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 9, 2020 • 47min

Bada # 64 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (5) ... avec Gaëtan Bruel (9 décembre 2020)

Avec Gaëtan Bruel Conseiller culturel à l’ambassade de France aux États-Unis. Comment orienter la diplomatie culturelle dans un pays qui compte 330 millions d’habitants, 5 300 universités, 35 000 musées,108 Alliances françaises, 40 établissements d’enseignement homologués ? Comment remonter le courant du désintérêt des jeunes États-uniens pour l’Europe? Comment contrebattre une conception de la France comme d’une sorte de musée Grévin ? Comment pratiquer une diplomatie d’influence dans un monde où il ya autant d’influenceurs que d’abonnés aux réseaux sociaux ? En quoi le numérique permet-il de trouver des réponses nouvelles ? Le projet de jumelage d’Oakland, banlieue de San Francisco et de Saint-Denis, banlieue de Paris est-il un exemple d’une nouvelle conception de l’action culturelle à l’étranger ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 6, 2020 • 1h 2min

Libertés publiques : la valse-hésitation / Poutine aux défis / n°170 (6 décembre 2020)

LIBERTÉS PUBLIQUES : LA VALSE-HÉSITATION  Pour la deuxième fois en seulement huit mois, le Premier ministre a décidé, le 27 octobre, de réactiver l'état d'urgence sanitaire qui autorise l'exécutif par simple décret à restreindre ou supprimer des libertés, à mettre en place des mesures de quarantaine ou d'isolement, à réquisitionner tous biens et services, à contrôler les prix. Aux interrogations, aux protestations, aux oppositions provoquées par ce recours s’ajoutent d’autres contestations. Contre un amendement voté par le Sénat le 28 octobre qui conditionne l'exercice des libertés académiques au « respect des valeurs de la République », des universités sont occupées. Le vote par l’Assemblée nationale le 24 novembre du projet de loi « pour une sécurité globale » a soulevé une levée de boucliers contre son article 24 prévoyant de réprimer la diffusion du visage ou de « tout autre élément d'identification » d'un policier ou d'un gendarme, hors numéro de matricule, quand elle a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Juristes, journalistes, réalisateurs, militants politiques ou associatifs dénoncent un critère d'intentionnalité flou, exposant les médias, et plus encore les observateurs associatifs et les citoyens « ordinaires », à des poursuites, et visant à imposer, dans les faits sinon dans la lettre, le floutage comme norme sur les réseaux sociaux. Devant cette fronde, Jean Castex, a annoncé, le 26 novembre, le lancement d'une commission indépendante chargée de réécrire l'article incriminé. La conjonction de la proposition de loi sur la « sécurité globale » et le tabassage par des policiers d'un producteur de musique noir, Michel Zecler, a créé une fronde inédite dans la majorité où la colère a grondé contre un comité vu comme un court-circuitage éhonté du Parlement. « L'insulte faite au Parlement et à la majorité est dévastatrice », s'est exclamé la présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LRM des Yvelines).  Le Président de la République devait déjà faire face à des crises sanitaire, terroriste, économique, sociale... il se retrouve désormais confronté à une crise politique. Pour tenter de la déminer, Jean Castex a assuré le 27 novembre qu’« il n'entrera pas dans le périmètre de cette commission le soin de proposer une réécriture d'une disposition législative ». Cependant, de nombreux défilés dans toute la France ont rassemblé le lendemain 500.000 personnes selon les organisateurs (146.000 selon la police) pour la défense des « libertés » et contre les violences policières. Après une réunion à l'Elysée, les présidents de groupe de la majorité ont annoncé lundi une « nouvelle écriture complète » de l'article 24. Le ministre de la Justice, Dupond-Moretti a plaidé pour que l'objectif de protection des policiers figure dans l’article 25 du projet de loi contre le séparatisme, dont l'examen au conseil des ministres est prévu le 9 décembre. Inspiré de l'assassinat de Samuel Paty, il crée « un délit de mise en danger de la vie d'autrui par diffusion d'informations relatives à la vie privée », sans toucher à la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Matignon et le ministre de l’Intérieur n’y seraient pas défavorables.***POUTINE AUX DÉFIS  En Arménie, en Biélorussie, en Moldavie ou au Kirghizstan, Poutine est défié dans son étranger proche. Après plus d'un mois de combats meurtriers dans le Haut-Karabakh sans que l’armée russe n’intervienne, Moscou a finalement repris la main : Erevan et Bakou ont conclu le 9 novembre une trêve, sous son patronage. Le plan prévoit l'arrivée de 2.000 soldats russes dans la zone du Haut-Karabakh restée sous contrôle arménien et amputée par l'avancée des forces azéries. Moscou se porte garant du cessez-le-feu, tout comme Ankara. Une ombre de taille plane toutefois sur le « succès » russe : la Turquie, dont l'implication - avec des armes modernes, des mercenaires djihadistes...- et les ambitions régionales ont été soulignées de façon inédite, lors de cette nouvelle crise. Même prudence du président russe quant à la révolte populaire qui secoue la Biélorussie depuis l'élection présidentielle truquée du 9 août 2020 et l’annonce officielle de la réélection de Loukachenko par 80,1 % des électeurs. Au pouvoir depuis 26 ans, le dirigeant biélorusse ne trouve qu'une parade face aux manifestations monstres qui se déroulent dans tout le pays : la répressionavec l’arrestation de 17.000 personnes parmi lesquelles des candidats de l'opposition privés dès le départ de campagne électorale. Au moins quatre personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont dénoncé les tortures et lesviolences subies durant leur détention. La figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, a été contrainte à l'exil en Lituanie. Moscou s'inquiète de la montée d'un sentiment antirusse dans le pays. Selon un récent sondage, 60 % de la population biélorusse se montre désormais hostile à une alliance avec la Russie, contre 49 % deux mois plus tôt. Un revers sur les marches de l'empire russe qui s'ajouterait à ceux essuyés en Géorgie, en Ukraine, ou en Arménie et tout récemment en Moldavie, un pays décidé à se tourner vers l'Union européenne avec l'élection le 16 novembre dernier de sa présidente Maia Sandu, 48 ans, première femme à occuper ce poste, et surtout la première dont la probité personnelle fait l'objet d'un quasi-consensus. Son élection représente un revers pour Moscou, qui espérait maintenir l'ex-république soviétique dans son giron. Vladimir Poutine est également confronté à des mouvements de protestation au Kirghizistan où règne le chaos politique depuis les élections législatives d’octobre dernier, dont les partis d'opposition refusent de reconnaitre les résultats en raison d'irrégularités. Le Kremlin est aussi concurrencé par l'avancée des puissances autoritaires dans son arrière-cour. La Chine, qui pousse son influence en Asie centrale, mais avec qui Moscou entretient une alliance informelle. Et la Turquie déjà citée, qui, avec le conflit du Haut-Karabakh, a mis un pied armé, des drones, des bombardiers F-16 et des mercenaires syriens dans le Caucase, provoquant l'hégémonie régionale russe. A ce contexte s’ajoutent les problèmes à l'intérieur de la Russie : manifestations dans l'Extrême-Orient russe à Khabarovsk, affaire Navalny... Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Dec 2, 2020 • 42min

Bada # 63 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (4) ... avec Mathieu Ganio (2 décembre 2020)

Avec Mathieu Ganio, danseur étoile du ballet de l’Opéra de Paris. Nommé Étoile à 20 ans sans être passé par le grade de Premier danseur, Mathieu Ganio a grandi dans l’atmosphère des spectacles et des tournées de ses danseurs de parents. Comment sont distribués les rôles dans un corps de ballet ? Comment les travaille-t-on ? Entre ballet classique et danse contemporaine, comment se répartissent les engagements d'un danseur ? Quand et comment une carrière prend-elle fin ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
undefined
Nov 29, 2020 • 1h 7min

Les nouveaux nouveaux pauvres / La loi plutôt que la confiance / n°169 (29 novembre 2020)

LES NOUVEAUX NOUVEAUX PAUVRESAvant la crise du Covid, fin 2019, quelque 9,3 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France, selon l'Insee, et près de 5 millions avaient recours à l'aide alimentaire. Pour certaines associations, la crise sanitaire et économique va plonger un million de personnes supplémentaires dans la pauvreté, tandis que l'Unedic prévoit 900 000 chômeurs supplémentaires en 2020. La crise a déjà mis sous tension les associations d'aide alimentaire quiaccompagnent 5 millions de personnes en France : elles connaissent des records de fréquentation, avec de nouveaux profils de bénéficiaires. Plus 10 % d'inscrits pour la campagne d'hiver des Restos du cœur, de 10 à 15 % d'ayants droit en plus à la Croix-Rouge, entre 20 et 25 % de nouveaux bénéficiaires pour la Fédération des Banques alimentaires... Le Président des Restos du cœur, Patrice Blanc note une explosion de la demande en Seine-Saint-Denis (+45 %) et à Paris (30 %) et presque autant dans les grandes métropoles. Il alerte en particulier sur la situation des jeunes, de plus en plus nombreux à frapper aux portes de l’association : les moins de 25 ans représentent déjà près de la moitié des bénéficiaires, les mineurs, 40 %.  Alors que le nombre d'allocataires du RSA devrait croître de près de 9% cette année, le gouvernement demeure opposé à une revalorisation des minima sociaux, et préfère privilégier les mesures ciblées. Le 24 octobre, le Premier ministre, Jean Castex a présenté son plan à l'intention des plus précaires, doté de 1,8 milliard d'euros qui s'ajoute aux mesures prises durant la crise (1,5 milliard d'euros) et à celles du plan de relance (6 milliards d'euros). Ainsi, les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et les chômeurs en fin de droits perçoivent depuis le 27 novembre une aide exceptionnelle de 150 euros, plus 100 euros par enfant à charge - cette dernière aide étant également versée aux familles touchant les aides aux logements. En outre, les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants boursiers, soit 1,3 million de jeunes au total, percevront également 150 euros, fin novembre ou début décembre. Pour Christophe Devys, qui préside le collectif Alerte qui regroupe 35 fédérations et associations nationales de solidarité, ces mesures sont certes « bienvenues », mais le gouvernement reste, selon lui, campé sur une « position idéologique » lorsqu'il refuse d'augmenter les minima sociaux pour préférer des aides à l'insertion par l'emploi. Cette revalorisation, a-t-il souligné, est d'autant plus nécessaire que le RSA n'atteint plus aujourd'hui que 39 % du SMIC contre 50 % en 1988, au moment de la création du RMI (l'ancêtre du RSA).***LA LOI PLUTÔT QUE LA CONFIANCE  Londres et Bruxelles doivent trouver au plus vite un accord qui puisse entrer en vigueur le 1er janvier prochain car, si le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier dernier, il reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui prend fin le 31 décembre 2020. Les discussions butent toujours sur la pêche, les règles de libre concurrence et les questions de gouvernance, notamment les mécanismes de règlement des litiges.  La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu mercredi 25 novembre qu'un éventuel accord commercial post-Brexit entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ne devra pas affecter « l'intégrité du marché unique » en particulier le respect de ses normes environnementales, sociales, fiscales ou sur les aides d'État. Mme von der Leyen a insisté sur la nécessité de mettre en place dans le futur accord des « recours » au cas où l'Union européenne ou le Royaume-Uni s'écarteraient dans le temps des normes communes convenues. « La confiance est bonne, mais la loi est meilleure », a-t-elle observé. Sans traité commercial pour régir leur relation, Londres et Bruxelles courent le risque d'un nouveau choc économique, qui viendrait s'ajouter à celui provoqué par l'épidémie du coronavirus : selon une étude de KPMG publié le 18 novembre, l’économie britannique sera amputée de près de six points de croissance en cas de "no deal" (+4,4% en 2021 contre +10,1% sans Brexit). Ultime contrainte : les négociateurs doivent théoriquement laisser suffisamment de temps à leurs parlements pour qu'ils puissent ratifier un accord avant le 1er janvier. Curieusement, selon une étude du Pew Research Center publiée le18 novembre, quatre ans après avoir pris la décision de quitter l’Union européenne, 60 % des Britanniques ont une opinion favorable de l'Union européenne.  Alors qu’elle négocie laborieusement le Brexit, Bruxelles est égalementdéfiée à l’Est par la Hongrie et la Pologne qui ont opposé le 16 novembre leur veto à la proposition de budget de l'Union européenne pour un montant de près de 1.100 milliards d'euros sur sept ans, ainsi qu'au fonds de relance européen de 750 milliards d'euros. Bien que ces deux pays soient les plus grands bénéficiaires de ce budget (4,3 milliards d'euros pour la Hongrie, 19 milliards pour la Pologne), leurs gouvernements refusent catégoriquement que l'accès aux fonds soit conditionné par le respect de l'État de droit, exigence imposée par l'Union européenne à la demande du Parlement européen. Selon un sondage commandé par le Parlement européen, début octobre, 77 % des citoyens européens soutiennent l'idée de lier les fonds européens au respect de l'État de droit et aux valeurs qui fondent l'Union. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

The AI-powered Podcast Player

Save insights by tapping your headphones, chat with episodes, discover the best highlights - and more!
App store bannerPlay store banner
Get the app