Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
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May 23, 2021 • 1h 5min

Sommet de Porto : où en est l’Europe sociale ? / Au Tigré, un génocide à bas bruit / n°194 / 23 mai 2021

SOMMET DE PORTO : OÙ EN EST L’EUROPE SOCIALE ? Les 7 et 8 mai, les chefs d'État et de gouvernement européens, se sont réunis à Porto, au Portugal, pour un sommet social de l'Union, aux côtés de représentants des institutions européennes, de partenaires sociaux, de membres de la société civile et de rmandataires d'organisations internationales. Les 27 États membres ont adopté une déclaration en treize points. Elle affirme leur détermination à mettre en œuvre le « socle européen des droits sociaux » adopté par les institutions à Göteborg en 2017, dont l'importance a été renforcée par la crise liée à la pandémie. Cette déclaration qui tient compte des « différentes situations nationales » contient des engagements généraux et non chiffrés en matière d'emploi, d'éducation, de formation, de réduction de la pauvreté et des écarts de salaire hommes-femmes ou encore de droits des travailleurs, notamment dans le nouveau domaine des plateformes numériques. Il ne s’agit que d’orientations car la compétence sociale reste aux États membres et l'Union européenne ne peut jouer qu'un rôle d'appui. Toutefois, les 27 État membres ont endossé à Porto le plan d’action présenté par la Commission européenne le 4 mars dernier qui trace la voie à suivre en Europe dans le domaine social, en fixant notamment trois nouveaux objectifs à atteindre d'ici à 2030 : un taux d'emploi de 78 % (au lieu de 73 % en 2019) ; 60 % de la main-d’œuvre adulte bénéficiant d'une formation chaque année (au lieu de 40 % en 2019) ; sortir 15 millions d'Européens de la pauvreté, dont 5 millions d'enfants. Afin de veiller à ce que les 27 États membres y parviennent, chacun à son rythme, les objectifs chiffrés vont être intégrés à la surveillance des budgets nationaux au même titre que la dette, les déficits, et les nouveaux critères climatiques dans le cadre du cycle de coordination des politiques économiques, budgétaires, sociales et du travail baptisé « semestre européen ».Si les traités ne permettent pas, par exemple, de fixer un salaire minimum européen, les discussions ont porté sur la définition de critères communs pour établir dans chaque pays un niveau minimal de rémunération, afin d'éviter de trop grandes disparités. Aujourd’hui, le salaire minimum en Bulgarie plafonne à 332,30 euros contre 2.201,93 euros brut au Luxembourg. L'inégalité salariale entre les hommes et les femmes en Europe est de 14,1 % en moyenne, mais ce chiffre masque de grands écarts entre les pays : au Luxembourg, l'égalité est pratiquement atteinte (1,3 % en 2019), les écarts les plus forts sont constatés en Autriche (19,9 %), en Allemagne (19,2) et en République tchèque (18,9 %). La France se situe dans la moyenne (14,1 %).Les pays latins, dont la France, sont systématiquement demandeurs de mesures sociales à l'échelle européenne, tandis l’Allemagne et les pays nordiques, attachés à leur modèle, et ceux de l'Est, soucieux de garder leur compétitivité, sont nettement moins enthousiastes.***AU TIGRÉ, UN GÉNOCIDE A BAS BRUIT  Depuis le 4 novembre, l’Éthiopie est de nouveau le théâtre d’un conflit armé opposant le pouvoir central fédéral d’Addis-Abeba aux forces séparatistes du Front de libération des peuples du Tigré. Depuis l'arrivée au pouvoir, en 2018, du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, les dirigeants tigréens se plaignent d'avoir été progressivement écartés à l’occasion de procès pour corruption ou de remaniements de l'appareil sécuritaire. En septembre, le Tigré a organisé ses propres élections, défiant le gouvernement, qui avait reporté tous les scrutins en raison du Covid-19. Addis-Abeba considère désormais illégal le gouvernement régional du Tigré, qui à son tour ne reconnaît pas de légitimité au Premier ministre.Les Nations unies craignent l'imminence d'une catastrophe humanitaire dans cette région qui compte 6 millions d'habitants. Plus de 60.000 Tigréens ont déjà rejoint les camps de réfugiés de l'autre côté de la frontière, au Soudan. Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed a interdit l'accès au Tigré aux journalistes et à la plupart des organisations humanitaires. Les rares échos qui parviennent de la province témoignent d'exécutions sommaires, de massacres de civils, de bombardements indiscriminés, de viols collectifs ainsi que de pillages à grande échelle. En décembre, la Commission européenne a suspendu le versement de quelque 90 millions d'euros d'aide budgétaire à l'Ethiopie, faute pour Addis Abeba de garantir un accès humanitaire sans restrictions au Tigré. Le 4 mars, la haut-commissaire de l'ONU aux droits humains, Michelle Bachelet, a annoncé que son bureau avait pu confirmer dans la région une série de violations graves qui pourraient constituer des « crimes de guerre et des crimes contre l'humanité », perpétrés notamment par des troupes érythréennes.Le Tigré est l'un des dix États de la Fédération d'Éthiopie. Il s'étend sur une superficie de l'ordre de 50.000 km2, soit 4,5 % du territoire éthiopien. Il partage des frontières avec l'Érythrée et la République du Soudan du Sud. Avec 108 millions d'habitants (dont 60 % âgés de moins de 25 ans), l’Ethiopie est le pays le plus peuplé du continent après le Nigeria. Les Oromos y représentent 35 % de la population, les Amharas, sur lesquels s'appuie le Premier ministre Abiy Ahmed 28 %, et les Tigréens ne sont qu'un peu plus de 6 %. L’Ethiopie est aussi le pays qui a connu la croissance économique la plus élevée, près de 10 % par an depuis une décennie. En 2019, Abiy Ahmed, s'était vu attribuer le prix Nobel de la paix, pour avoir mis fin au conflit avec l'Erythrée.Dans un rapport publié le 2 avril, l’International Crisis Group estimait que le conflit était dans une « impasse » et risquait de s'éterniser. S’il n'est pas rapidement stoppé, met en garde l’organisme de prévention des conflits, il sera « dévastateur », tant pour le pays que pour le reste de la Corne de l'Afrique. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 19, 2021 • 25min

Bada # 85 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (22) ... avec Emmanuel Noblet (1/2) / 19 mai 2021

SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (22) Avec Emmanuel Noblet comédien, metteur en scène et adaptateur, Molière du Seul en scène pour « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal -1ère partie-. Comment une entrée dans la carrière peut prendre la forme d'un parcours en montagnes russes avec des bas assez bas et des hauts pas très élevés, comment renoncer définitivement au sextennat, comment les matches d’improvisation affutent la capacité d’écoute, comment une photo en smoking aux côtés de Fanny Ardant peut devenir un inconvénient, comment remonter du 36ème dessous après une année où l’on n’a touché qu'un seul cachet, comment réussir à convaincre qu’une histoire de transplantation cardiaque peut remplir des théâtres ?… Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 16, 2021 • 1h 3min

Jérusalem : un déjà vu sanglant / Mitterrand : l’inventaire est amer / n°193 / 16 mai 2021

JÉRUSALEM : UN DÉJÀ VU SANGLANTAprès un mois de tensions, Jérusalem s'est de nouveau embrasée les 23 avril, après une manifestation du mouvement d’extrême droite Lahava, à l’entrée de la vieille ville. Les Palestiniens ont répondu à ce qu’ils ont considéré une provocation. Les forces de polices sont intervenues pour garantir « la liberté d’expression » et le « droit de manifester » de Lahava .Des cris de mort aux Arabes ont été proférés. En dehors de ces affrontements, le cœur des griefs qu'expriment les Palestiniens et les Arabes israéliens depuis des semaines porte sur la menace d'éviction, par la justice israélienne, de plusieurs familles d’un quartier limitrophe de Jérusalem-est, Cheikh Jarrah, au profit de colons juifs Conquise en juin 1967 par l’armée israélienne et annexée dans la foulée, la partie orientale de Jérusalem s’est depuis lors régulièrement trouvée au cœur de flambées de violence. La part de la population arabe est passée d’un peu plus de 25 % en 1967 à près de 40 % aujourd’hui. Dans la Vieille Ville, la présence juive demeure très minoritaire, à10%, malgré le soutien des autorités à l’entreprise de colonisation. Comme tout habitant de la ville, les Palestiniens paient des impôts à la municipalité contrôlée par Israël. Pourtant, seuls 10 % du budget municipal sont consacrés aux dépenses publiques de Jérusalem-Est. Cette différence d'investissement se répercute sur la qualité de vie des Palestiniens. Au-delà des problèmes d'infrastructures, ils sont aussi nettement plus pauvres que les autres habitants de la ville. Plus de 70 % d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, alors que le taux de pauvreté moyen en Israël est de 21,7 %. Contrairement aux citoyens arabes établis dans les frontières d’Israël,les habitants palestiniens de Jérusalem-Est doivent pour la plupart se contenter du statut de résident et ne disposent pas du droit de vote. Des citoyens arabes israéliens, qui forment 20% de la population israélienne, qui ont violement manifesté à leur tour à travers le pays, notamment en Galilée. Washington, les Nations unies, la Jordanie, gardienne des lieux saints, mais aussi des monarchies arabes, le Qatar et le nouvel allié émirati, ont fait pression sur Israël, pour qu'il tempère des opérations policières démesurées ces derniers jours. Lundi, la Cour suprême israélienne a reporté sa décision sur les expulsions dans le quartier de Cheick Jarrah, la police a interdit aux ultranationalistes l'accès à l'esplanade des Mosquées puis à la porte de Damas, alors qu'ils y ont droit chaque année. Après une « désescalade » sensible mardi à Jérusalem, après quatre jours d'affrontements violents et des centaines de blessés, essentiellement palestiniens, depuis, une escalade militaire bien plus meurtrière a pris le relais entre les forces du Hamas à Gaza et Israël et un arabe a été victime d’un lynchage près de Tel Aviv et un Juif a été lapidé à Acre.*** MITTERRAND : L’INVENTAIRE EST AMERLe 10 mai 1981, l’élection du président François Mitterrand a ouvert la voie à une série de réformes qui ont marqué le pays : économique avec les nationalisations ; sociales avec la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, l'impôt sur les grandes fortunes, le relèvement du smic, des allocations familiales et du minimum vieillesse, les lois Auroux qui renforcent les droits des salariés, la semaine de 39 heures,; sociétales avec l'abolition de la peine de mort, la consolidation de l'Interruption volontaire de grossesse, la dépénalisation de l'homosexualité… culturelles avec la création de deux nouvelles chaines de télévision commerciale et d’une chaîne de télévision européenne, le prix unique du livre, la Fête de la Musique, les grands travaux...Au bout des deux septennats, un sondage Ipsos de janvier 1996 établissait que grâce à Mitterrand, on avait progressé sur la place de la France dans le monde, la construction européenne, les libertés, la protection sociale, la lutte contre le terrorisme, mais plutôt reculé dans la lutte contre la pauvreté, l'état de l'économie, la lutte contre le chômage ou la moralisation de la vie politique. A l’occasion des 40 ans du 10 mai 1981, la Fondation Jean-Jaurès a mené avec l'Ifop et Génération Demain une enquête sur le regard porté aujourd'hui par les Français sur l'ancien président de la République, aussi bien sur l'homme que sur le bilan de ses deux septennats. Invités à désigner le président de la Ve République qu'ils apprécient le plus, l’ensemble des Français placent François Mitterrand au 3e rang après le général De Gaule et Jacques Chirac, Si l’on ne retient que l’opinion de  la « génération Mitterrand », c'est-à-dire des Français âgés de plus de 55 ans qui avaient donc au moins 15 ans en mai 1981, François Mitterrand occupe la deuxième place derrière Charles de Gaulle. 58 % des Français associent à son nom le mot « socialiste » et 53 % le terme « européen ». Les classes populaires plébiscitent en priorité les réformes sociales, puis l'abolition de la peine de mort, quand les cadres mettent en avant l'abolition de la peine de mort, les congés payés et la signature du traité de Maastricht. Au Parti socialiste, la figure de Mitterrand, ne fait plus totalement consensus. Si les conquêtes sociales sont louées, le génocide rwandais et la pente libérale sur laquelle le PS est engagé depuis 1983 sont questionnés.  Quarante ans plus tard, la gauche s'avance affaiblie et désunie vers la prochaine présidentielle. L'addition de ses forces atteint tout juste les 30 % : c’est le score de Marine Le Pen barre toute seule. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 12, 2021 • 29min

Bada # 84 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (21) ... avec Christophe Leribault

SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (21) avec Christophe Leribault. Conservateur général du patrimoine et directeur du Petit Palais, autrement dit Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Depuis 2000, il a été commissaire d’expositions comme « Les Anglais à Paris au 19ème siècle », « Napoléon et le Louvre », « Delacroix et la photographie », « Les Impressionnistes à Londres, artistes français en exil » « Paris romantique » et il sera bientôt celui d’« Ilya Répine, le peintre de l’âme russe ». De quoi est faite la carrière d’un conservateur du patrimoine, quels engagements sont ceux d’un directeur de musée, comment la pandémie a-t-elle affecté les expositions du Petit Palais, comment et quand peuvent-elles reprendre ? Comment rappeler aux Parisiens et aux visiteurs l’intérêt et la valeur des collections permanentes, de leur 50.000 œuvres abritées dans un bâtiment lumineux et surprenant ?  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 9, 2021 • 1h 12min

Des généraux de division / Le Tchad perd son fort Déby / n°192 / 9 mai 2021

DES GÉNÉRAUX DE DIVISIONDans une tribune dans Valeurs Actuelles, le 21 avril, une vingtaine d’officiers généraux de réserve sur les plus de 5.000 que compte la deuxième section, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires ont conjecturé : « Si rien n'est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l'intervention de nos camarades d'active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles ». Les signataires redoutent une « guerre civile » et s'alarment de la menace que feraient planer sur la France « l'islamisme, les hordes de banlieue » et « un certain antiracisme ». Leur tribune a recueilli plus de 10.000 signatures sur un total de 210 .000 militaires d’actives, hors gendarmerie. En 2019, une enquête de l'Ifop sur le vote dans les bureaux proches des casernes avait révélé des scores particulièrement élevés pour le Rassemblement national.Le 23 avril, Marine Le Pen a répondu, dans Valeurs actuelles, qu'elle partageait leurs analyses et les a invités à rejoindre le Rassemblement national. La gauche a affiché sa consternation devant ce qu’elle considère être un appel à l'insurrection à peine voilé. Après un silence de plusieurs jours, la ministre des Armées, Florence Parly a condamné le 25 avril la tribune, jugeant que « Les armées ne sont pas là pour faire campagne mais pour défendre la France ».Dans les colonnes de Valeurs actuelles, cette tribune succède à l'« appel à l'insurrection » lancé le 17 avril par l'ex-secrétaire d'État Philippe de Villiers dont le frère, le général Pierre de Villiers, veut « réparer la France » autour de la notion d'autorité. D’après une étude Ifop publiée fin 2020, 20 % des Français seraient prêts à voter pour cet ancien chef d’État-Major des armées aux élections présidentielles de 2022...Une semaine après sa publication dans Valeurs Actuelles, un sondage Harris Interactive / LCI indiquait que 58% des Français déclaraient soutenir les militaires signataires. A droite, cette tribune entrâine 71 % de sympathisants LR et 86 % de ceux du Rassemblement national. Une très forte majorité de Français partage la vision exprimée par les anciens militaires sur « la société française en train de se déliter » (73%) ou « une forme d’antiracisme qui produit une haine entre les communautés » (74%). Le sondage montre qu’un Français sur deux (49 %) pense que « l’Armée devrait intervenir sans qu’on lui en donne l’ordre afin de garantir l’ordre et la sécurité en France. »Le ministère et l’état-major des armées ont décidé de punir les signataires. Une volonté que ne partagent pas les Français selon le sondage Harris/Ifop : seuls 36 % y sont favorables pour les militaires d’active et 26 % pour ceux à la retraite.***LE TCHAD PERD SON FORT DÉBYAu président Idriss Déby, mort à 68 ans dont 30 à la tête du Tchad a succédé un conseil militaire de transition composé de 15 généraux présidé par le général Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président et chef de la Garde présidentielle, qui a promis des élections « libres et démocratiques » à l'issue d'une « période de transition » de dix-huit mois.Les années Déby ont été marquées par la violence d'État : crimes de masse dans le sud du pays dans les années 90, assassinats politiques, disparitions d'opposants et de journalistes, élections truquées, détournement des ressources pétrolières par le clan au pouvoir. L'armée d'Idriss Déby, dont la plupart des hauts gradés sont issus de sa communauté, les Zaghawas, est réputée pour être une des meilleures de la région. Elle tenait la frontière avec la Libye, luttant contre les groupes islamistes qui y ont pris leurs quartiers et contre les incursions des mouvements rebelles tchadiens. Ses hommes contenaient aussi la poussée de Boko Haram dans la zone du lac Tchad. Cet appareil militaire tchadien a édifié au détriment du développement du pays, qui avec ses 15 millions d'habitants est aujourd'hui 187e sur 189 de l’indice de développement humain de l’ONU qui prend en compte le PIB par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le niveau d’éducation des enfants.Idriss Déby était aussi la pierre angulaire du G5 Sahel, la force conjointe composée par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad pour lutter, auprès des Français de la force Barkhane, contre les groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Signe de la proximité entre Paris et N’Djamena, Emmanuel Macron a été le seul président occidental présent aux funérailles le 23 avril de l'ancien autocrate à N'Djamena.Devant la suspension de la Constitution tout comme celle de l'Assemblée nationale dont le président devrait, selon les textes, assumer l'intérim, plusieurs groupes d'opposition ont dénoncé un « coup d'État » et appelé à ne pas reconnaître la « junte militaire ». Le 27 avril, des manifestations ont été durement réprimées dans le pays faisant au moins six morts. Depuis, le général Mahamat Idriss Déby tente de donner des gages d'ouverture. Après avoir promis un dialogue inclusif et affirmé que « le Tchad assumera ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme », il a nommé un Premier ministre civil et un gouvernement de transition. Cependant, la charte de transition annoncée à la hâte après la mort d'Idriss Déby n'a pas été amendée. Elle donne tous les pouvoirs de nomination et de révocation au nouveau chef de la junte, et ne ferme pas la porte à sa candidature à la future élection présidentielle. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 5, 2021 • 27min

Bada # 83 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (20) ... avec Nieves Salzmann / 5 mai 2021

SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargée, dans la plus ancienne institution théâtrale de France, de veiller à la totalité d'un spectacle, aujourd’hui, Le Bourgeois gentilhomme, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort. L’exemple de ce travail encore en chantier donne à comprendre la richesse et la diversité d’un métier essentiel à la réussite d’un spectacle. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 2, 2021 • 1h 8min

Police, justice, insécurités / L’Afghanistan livré à lui-même / n°191 / 2 mai 2021

POLICE, JUSTICE, INSÉCURITÉS.   A Tourcoing, Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Évreux, Blois, Trappes... les violences urbaines, avec leurs lots de tirs de mortier d'artifice et de feux de poubelles se sont multipliées ces derniers mois. A Rambouillet, le 23 avril, la France a été de nouveau frappée par le terrorisme avec le meurtre d’une agente administrative du commissariat de la ville des Yvelines par un Tunisien de 36 ans dont la radicalisation « paraît peu contestable », selon les mots du procureur antiterroriste. Une attaque qui intervient quelques mois après un automne déjà marqué par la décapitation du professeur Samuel Paty et l'attentat au couteau dans la basilique Notre-Dame à Nice.  Deux décisions de justice ont récemment soulevé de très vives protestations. Le 14 avril, la Cour de cassation a déclaré, l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, qui, en avril 2017, à Paris, avait agressé et défenestré une femme de confession juive de 65 ans, Sarah Halimi. L'instruction avait conclu au caractère antisémite de l'homicide mais la Cour de cassation a considéré que l'intéressé avait agi sous l'emprise de la drogue, son jugement ayant été aboli par un état psychotique. Devant l’émotion suscitée par cette décision, le gouvernement a annoncé qu'il allait envisager une modification législative. Le 18 avril, la Cour d'assises de Paris a condamné en appel cinq jeunes à des peines de six à dix-huit ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'attaque de policiers brûlés dans leur voiture à Viry-Châtillon dans l’Essonne en 2016, et prononcé huit acquittements provoquant des manifestations de policiers devant des tribunaux à travers le pays. Les méthodes d’interrogation de certains accusés ont été remises en question dans une partie de la presse. Dans un entretien au Figaro du 19 avril, le président de la République a reconnu que la France « doit faire face, à une forte augmentation des violences sur les personnes » et notamment à « la progression des violences du quotidien, qui visent tout particulièrement les détenteurs de l'autorité […]Les policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, élus sont les principales victimes de la progression de la violence dans notre société ». Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, près de 30 policiers et gendarmes sont blessés en mission chaque jour (chiffres de 2018, les plus élevés depuis 2009). Un sondage Ifop publié début avril, indique qu’à peine 26 % des personnes interrogées jugent positif le bilan du président contre l'insécurité, alors que ce pourcentage atteignait 41 % en avril 2018. D'après un sondage Ifop pour le JDD réalisé en mars dernier, 81 % des sondés considèrent que la justice est trop laxiste. Aujourd’hui, la lutte contre la délinquance est jugée « tout à fait prioritaire » par 69 % des Français, moins que la lutte contre le Covid-19 (82 %), mais au même niveau que la lutte contre le chômage (70 %) et nettement devant la protection de l'environnement (59 %).*** L’AFGHANISTAN LIVRÉ À LUI-MÊME     En Afghanistan, la plus longue guerre de l'histoire des États-Uniss'achèvera le 11 septembre prochain, vingt ans après les attentats qui l'avaient déclenchée. Le 14 avril, le Président américain a annoncé le retrait définitif des quelque 3 000 soldats américains encore déployés dans le pays. Cette guerre qui a coûté la vie à 2 400 GI et au moins à 100.000 Afghans a aussi coûté près de 1.000 milliards de dollars. Dans la foulée, les pays de l'OTAN ont annoncé leur désengagement « d'ici le 1er mai ». Washington a appelé de ses vœux la formation d'un gouvernement intérimaire à Kaboul, sans nouvelle élection présidentielle, ainsi que la mise en place d'un Conseil consultatif islamique « qui donnerait son avis sur toutes les lois, afin de s'assurer qu'elles sont conformes aux principes de l'islam ». Le secrétaire d’État américain, Antony Blinkenjustifie cette approche en disant qu'un retrait militaire américain « sans règlement politique » laisserait le gouvernement d'Ashraf Ghani « vulnérable ». A son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden avait hérité d'un engagement de son prédécesseur, Donald Trump, pour un retrait sous condition, au 1er mai, conformément à un premier accord avec les insurgés talibans conclu en février 2020 au Qatar. Les talibans n'ont cessé de répéter depuis que, si le retrait des soldats étrangers n'était pas effectif au 1er mai, ils se sentiraient libres de reprendre les combats. Les désertions se multiplient. Les soldats et les policiers manquent d’équipement, et nombre d’entre eux disent n’avoir pas été rémunérés depuis des mois. Les talibans contrôlent près de la moitié du pays : très présents dans les campagnes, s’ils ne disposent d'aucune ville majeure, ils tiennent de nombreux districts proches de grandes villes, y compris de Kaboul, et ils ont renforcé leur présence sur certaines autoroutes où ils fouillent les voitures et multiplient les checkpoints. Si le soutien occidental au gouvernement afghan a permis aux filles de retourner à l'école et aux femmes de participer progressivement à la vie publique, les Talibans se sont engagés à respecter les droits des femmes… dans le cadre de la charia, la loi islamique.  De nombreux analystes considèrent que ce retrait pourrait plonger l'Afghanistan dans une nouvelle guerre civile ou permettre un retour au pouvoir des talibans, qui en avaient été chassés fin 2001. « En l'absence d'accord de paix, on peut redouter une offensive des talibans au printemps. Si le gouvernement afghan s'effondre, alors une guerre civile longue et multidimensionnelle est plus que probable », a jugé Stephen Biddle, professeur à Columbia et ancien conseiller des commandements militaires américains en Afghanistan.  Les chancelleries occidentales ne cachent plus que l'incertitude qui règne sur l'avenir de l'Afghanistan les a conduites à préparer un départ de leurs personnels et une éventuelle fermeture de certaines ambassades d'ici à la fin de l'année. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Apr 28, 2021 • 37min

Bada # 82 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (19) ... avec Romain Dessal / 28 avril 2021

SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (19)…Avec Romain Dessal, fondateur, propriétaire, rédacteur et patron de la lettre d’information quotidienne et gratuite TTSO. Son mot d’ordre : faire le tri et trouver le ton. Le tri dans la pléthore d’informations, le ton pour rapporter celles que l’on a retenues. Le résultat doit être déposé chaque soir de semaine vers 18h30 dans 150 000 boites aux lettres. 60 destinataires sur 100 ouvriront cette correspondance. C’est trois fois le taux d’ouverture moyen des lettres d’information. Romain Dessal, en décrivant l’histoire, la conception, la fabrication et les règles de TTSO éclaire les raisons de cette réussite. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Apr 25, 2021 • 1h 6min

La gauche et la perspective d’une union pour la présidentielle / Ukraine : Poutine au défi / n°190 / 25 avril 2021

LA GAUCHE ET LA PERSPECTIVE D’UNE UNION POUR LA PRÉSIDENTIELLE   A l'initiative de l'eurodéputé Europe Ecologie Les Verts, Yannick Jadot, les forces de gauche et écologistes se sont retrouvées le 17 avril à Paris « in vivo », pour discuter de 2022. Socialistes, écologistes, communistes, insoumis ... les principales formations ont été représentées ainsi que des partis de taille plus modeste. Lors de cette réunion, trois points d'accord ont pu être dégagés : un pacte de « non-agression » pour mettre fin aux batailles entre les différentes familles de gauche, l'ouverture de débats publics autour des programmes, et la mobilisation collective autour de sujets fédérateurs comme le climat, la lutte contre la réforme de l'assurance chômage, ou contre la réforme des retraites. Il a également été convenu que cette réunion serait la première d'une longue série.La prochaine devrait se tenir fin mai et la plupart des formations présentes ont souhaité que la question d'une plateforme programmatique commune et « un contrat de gouvernement » soit réglée cet automne. Le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure a annoncé que le plus dur était fait, assurant quesocialistes, écologistes, radicaux et le mouvement Génération·s avaient pris l’engagement, d’ici un an de désigner un candidat commun pour la présidentielle. Le député de la France insoumise, Éric Coquerel a aussitôt corrigé cette annonce : « Ce n'est pas ce qui sort en commun de cette réunion, et beaucoup des présents, notamment du pôle écologiste, ont refusé de s'enfermer avec le Parti socialiste pour une candidature de centre gauche. » En effet, entre le chef de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon candidat aux présidentielles depuis novembre dernier, le secrétaire national du parti communiste Fabien Roussel qui s'est lui aussi lancé, tandis qu’Anne Hidalgo y réfléchi sérieusement et ceux des Verts qui prévoient des primaires fin septembre, une candidature unique de la gauche semble compromise. Pour l'heure, dans les enquêtes d'opinion, le chef de La France insoumise devance ses rivaux Yannick Jadot et Anne Hidalgo avec 9 à 13 % des intentions de vote. Un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et Franceinfo révèle que 82 % des Français considèrent que la situation de la gauche est « mauvaise ». Même les Français se positionnant à gauche ne sont pas plus positifs, puisque 78 % d'entre eux jugent « mauvaise » la situation de leur famille idéologique. Quand on observe les courbes du positionnement politique des Français, le recul de la gauche dans l’opinion publique est flagrant : seuls 13% se disaient de gauche en juillet 2020, contre 23% en mars 2017. La désaffection est têtue et s'observe aussi dans les dernières enquêtes d'opinion pour la présidentielle de 2022. Tous rassemblés derrière un candidat unique, la gauche ferait entre 13 et 15%. Partant divisés, les candidats de gauche ne pèsent additionnés ensemble que 27%. Contre 44% en 2012. Actuellement, 81 % des sympathisants de gauche souhaiteraient que les partis de gauche et les écologistes présentent un candidat commun pour l'élection présidentielle de 2022. L'union est souhaitée par 80 % des Insoumis, 72 % des socialistes, et 87 % des sympathisants écologistes.***UKRAINE : POUTINE AU DÉFI Après plusieurs semaines de tension, jugeant ses exercices terminés, la Russie a annoncé qu’elle amorçait le 23 avril le retrait de ses troupes massées près de l’Ukraine et en Crimée annexée. Jamais depuis l'annexion de la Crimée et la guerre dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine, en 2014, la Russie n'avait massé autant de forces militaires à la frontière ukrainienne : plus de 100.000 hommes le long des lignes, des milliers de tanks, une centaine de missiles balistiques Iskander et des renforts en Transnistrie et en Crimée. Le 13 avril, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait donné corps aux inquiétudes de Kiev et des Occidentaux en confirmant l'ampleur des déplacements de troupes aux frontières ukrainiennes : « En trois semaines, deux armées et trois divisions de troupes aéroportées ont été transférées avec succès aux frontières ouest de la Russie pour des exercices », avait indiqué SergueïChoïgou, invoquant comme justification les « activités militaires menaçantes » de l'OTAN. Le même jour, le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, annonçait l'envoi de 500 militaires supplémentaires en Allemagne. Depuis sept ans, le conflit dans le Donbass a fait plus de 13.000 morts. La Russie est considérée comme le parrain des séparatistes au Donbass à qui elle livre troupes, armes et financement ce qu'elle nie, qualifiant le conflit de « guerre civile ». Depuis, pas moins de 30 cessez-le-feu se sont succédé. Le dernier, instauré le 27 juillet 2020, a tenu le plus longtemps. Reçu le 16 avril à Paris, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 43 ans, élu en mai 2019, a estimé que son pays confronté aux agressions de la Russie « ne peut pas rester indéfiniment dans la salle d'attente de l'UE et de l'Otan ». Les dirigeants allemand, français et ukrainien ont partagé le même jour« leurs préoccupations quant à l'augmentation des troupes russes à la frontière avec l'Ukraine ainsi qu'en Crimée illégalement annexée », et appelé à un retrait de « ces renforts de troupes afin de parvenir à une désescalade ». Déjà, le 14 avril, Angela Merkel et Joe Biden avaient demandé de concert à la Russie de réduire sa présence militaire à la frontière ukrainienne. Joe Biden avait fait part de son « soutien inébranlable à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine » et mis Moscou en garde en menaçant de déployer des destroyers de l'US Navy en mer Noire.  Toutefois, en Ukraine la pression ne vient pas seulement de l'extérieur. Sept ans après la révolution de Maïdan, porteuse de tant d'espoirs de libertés politiques et économiques, Kiev se débat dans la crise. Le Produit intérieur brutdécroit, les réformes sont en panne, le confinement lié au Covid-19 est dévastateur pour les populations les plus pauvres, la popularité du président se retrouve en berne. Quant à la société, elle demeure encore divisée entre l'Est, dont une partie penche toujours vers Moscou et l'Ouest, qui regarde vers l'Europe et l'Occident. En attendant, l'Ukraine se rapproche de la Turquie. À Ankara, la semaine dernière, Zelenski et Erdogan ont renforcé la coopération militaire entre leurs deux pays. En réaction, Moscou a interrompu ses lignes aériennes avec Ankara. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Apr 21, 2021 • 35min

Bada # 81 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (18) ... Avec Vincent Poymiro et David Elkaïm (2/2) / 21 avril 2021

Avec David Elkaïm et Vincent Poymiro, principaux scénaristes de la série d’Arte « En Thérapie ». Le succès en boule de neige de cette succession de 35 huis-clos en pleine période de restriction des possibilités de circuler et d’avoir une vie sociale donne la mesure de la densité que lui confèrent sa réalisation, son interprétation, son scénario et ses dialogues. Impressionné, comme près de 3 millions de téléspectateurs, par cette série inspirée d’un original israélien ("Be Tipul"), j’ai voulu faire la connaissance de ce duo de scénaristes seniors, connaître leur formation, leurs influences, leurs rencontres, leur première complicité au lycée Montaigne de Bordeaux et leur incessante collaboration depuis : c’est la 1ère partie de notre bada, mis en ligne le 14 avril. Le 21 avril, nous mettrons en ligne la seconde partie consacrée à « En Thérapie », à leurs méthodes de travail et d’écriture, aux distances prises avec la série matrice, Be Tipoul et avec son avatar étasunien (In Therapy), à leurs rapports avec les comédiens, à leur méthode d’écriture à quatre mains, aux difficultés propres à tel ou tel épisode ou à tel ou tel des 7 personnages principaux. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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