Ainsi va la ville - Déambulation urbaine

Radio Cause Commune
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May 7, 2026 • 55min

#68 – Métabolisme urbain et écologie territoriale

« La durabilité implique-t-elle l’autosuffisance urbaine ? Et si oui, un tel objectif est-il envisageable ? C’est cette double question qui sera abordée ici, au prisme de l’écologie territoriale et du métabolisme urbain. Autant l’écrire tout de suite, la réponse sera deux fois non – du moins si l’on considère l’autosuffisance urbaine dans une acception stricte, ce qui ne signifie pas pour autant que la problématique de l’autosuffisance urbaine soit vaine. »Exrait de l’article « Les villes : parasites ou gisements de ressources ? » écrit par Sabine Barles en 2010 dans La vie des idées. le métabolisme urbain – avec toute la prudence que requiert cette analogie organiciste – contribue à caractériser les interactions entre sociétés et nature : de combien d’énergie a besoin une ville pour assurer l’ensemble de ses activités ? De combien de matières – eau, aliments, produits finis, etc. ? Que deviennent ces flux une fois qu’ils sont entrés dans les sociétés urbaines, puis qu’ils y ont été utilisés et transformés ? Sous quelle forme sont-ils éventuellement rendus à la nature ? Quelles en sont les conséquences ? L’écologie territoriale quant à elle vise à inscrire le métabolisme urbain dans un cadre spatial et social : les flux de matière et d’énergie mis en jeu par une ville résultent de choix politiques, économiques, sociaux et techniques. Ceci étant posé, comment le métabolisme urbain pourrait-il être plus conforme aux objectifs du développement durable et de la transition socio-écologique ?Sabine Barles est ingénieure, Urbaniste, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, médaille d’argent du CNRS, Grand Prix de l’Urbanisme 2025. Ses thématiques de recherches sont le métabolisme urbain et l’écologie territoriale.Stéphane Berdoulet est un entrepreneur de l’économie sociale et solidaire, et l’écologie territoriale, que ce soit dans l’insertion et l’écologie urbaine avec Halage, le compostage de bio-déchets urbains avec Alchimistes immobilière le Phare, ou encore l’accès à l’immobilier avec la coopérative le Phare et Splendid ESS.
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Mar 11, 2026 • 57min

#Hors-Série – Démocratiser la politique. Avec Manon Loisel, Ayodele Ikuesan, et Hugo Christy

Au programmeN° Hors-série avec Manon Loisel, Ayodele Ikuesan, et Hugo Christy.Une fois n’est pas coutume nous sommes en direct, depuis le studio de Bernard Dimey, .aujourd’hui, c’est un nouvel hors série de Ainsi va la ville, puisque nous vous proposons un format d’actualité consacré aux élections municipales, qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026.Pour en parler avec nous, trois invités, à la fois observateurs et acteurs de la politique locale :Manon Loisel, politiste, co-autrice de l’ouvrage « Pour en finir avec la démocratie participative » Publié en janvier 2024 aux éditions Textuel, avec Nicolas Rio, associé au sein de l’agence Patrie Prenante. Avec lui, elle écrit tous les mois depuis un an une « lettre aux 500 000 élus municipaux ».Ayodele Ikuesan, élue locale, dans le 18e arrondissement, celui de Cause Commune, où elle était maire adjointe en charge de la santé et de la réduction des risques durant le mandat qui se termine. Elle est membre du collectif Démocratiser la politique. Ancienne athlète olympique, consultante en transformation des organisations et conduite du changement, elle est actuellement en campagne à la tête d’une liste citoyenne « le 18e c’est nous ».Hugo Christy, est urbaniste et journaliste. Maitre de conférence à l’école urbaine de sciences po, co-fondateur de l’association surface+utile.RessourcesLa lettre aux 500 000 Le Pariscore, test de parité sociale des listesAinsi va la ville, Élections municipales, c'est quoi le programme ?, Radio Cause Commune, 2 mars 2026
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Mar 2, 2026 • 55min

#Hors-Série – Élections municipales, c'est quoi le programme?

Au programmeN° Hors-série avec Annie Lahmer, Catherine Sabbah et Hugo Christy.Aujourd’hui, c’est un numéro particulier de Ainsi va la ville, puisque nous vous proposons un format d’actualité consacré aux élections municipales, qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026.Annie Lahmer, est conseillère régionale au sein du Pôle Écologiste et membre du collectif DLP, Démocratiser la Politique. Catherine Sabbah, est déléguée générale de Idheal, Institut des Hautes Etudes pour l’Action dans le Logement, ancienne journaliste et autrice de l’ouvrage « Pour en finir avec les idées reçues sur le logement. »Hugo Christy, est urbaniste et journaliste, co-fondateur de l’association Surface+utile et maitre de conférence à l’école urbaine de Sciences po. RessourcesLe site de Démocratiser la politique et le test de parité sociale. Le site internet de Surface+Utile et les recommandations aux futurs élus locauxLe site de IDHEAL et le rapport « La parole aux maires« .
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Jan 13, 2026 • 59min

#67 – Tiers lieux et solidarité, avec Sihem Habchi et Nicolas Détrie

La ville , les villes doivent aujourd’hui être souples, agiles, résilientes , alors même qu’elles sont constitués de bâtiments et obéissent à des règles contraignantes, voire rigides. Les outils de fabrication et de gestion des villes sont en retard sur la société. Ils sont pilotés par des normes, des règles, des programmes, des schémas directeurs sans souplesse, et produisent trop souvent des espaces sans âme et sans identité. Ils ne répondent pas aux urgences, ils n’ont évité ni la crise du logement, ni celle du bureau. La crise du covid avait ouvert des pistes : avec les habitants en première ligne, un citadin equipé peut faire face aux situations imprévisibles et développer des actions immédiates. montrant qu’il est possible de sortir de la logique de silo et du « cadre de la norme ». Ces pistes prenaient appui sur des acteurs /aménageurs qui ont emmenagé en ville depuis une quinzaine d’années, créant des lieux et processus alternatifs, brèches ouvertes dans ce monde sous contrôle : tiers-lieux, espaces de solidarités, usages temporaires. Alors pourquoi ne pas changer ? Et si ces acteurs marginaux étaient remis au centre? et si aménager temporairement c’était aménager tout court? et si utiliser temporairement , c’était utiliser ? Nous avons le plaisir de recevoir pour en débattre deux pionniers de ces brèches ouvertes qui emmenagent en ville. L’un est un opérateur social, et l’autre un opérateur d’usages. Il s’agit de Sihem Habchi, de l’association Aurore et Nicolas Détrie, de l’assoication Yes We Camp.
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Jan 13, 2026 • 57min

#66 – Qu’est ce qu’une belle ville? avec François de Mazières

Très souvent, dans la rue, quelqu’un vient vers moi pour m’adresser un commentaire sur tel ou tel projet que nous menons et très généralement le propos tourne autour d’une question d’esthétique. Personnellement je m’en réjouis. Parce que cela montre que nous sommes sensibles à notre environnement et portons une exigence de qualité. A la différence de tous les autres arts, l’architecture et le paysage urbain se donnent en effet gratuitement à voir à toute heure du jour, sans compter les éclairages du soir et de la nuit qui magnifient les bâtiments remarquables. La beauté du cadre de vie est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Elle est le premier contact sensible d’un individu avec l’histoire et la culture, et participe à l’équilibre de la personne en lui offrant une forme d’apaisement propice à la réflexion. Dès lors, se préoccuper de l’esthétique urbaine devrait être in impératif démocratique et social, l’un des combats les plus constants à mener pour la démocratisation culturelle. Ces mots sont ceux d’un élu local attentif à la beauté de la ville et à la responsabilité qui est la sienne en matière esthétique. Ils sont issus de l’ouvrage « Pour une ville belle », paru en avril 2025 aux éditions Eyrolles sous la plume de François de Mazières, le Maire de Versailles.
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Jan 13, 2026 • 57min

#65 – Planification, stop ou encore ? avec Stephan de Fay et Helene Chartier

Il serait temps d'admettre sans état d'âme la disparition de la ville occidentale et de s'interroger sur ce qui déjà la remplace, la non-ville, qui semble devenu le destin des sociétés industrielles avancées et que j'appellerais l'urbain. À partir des années 1860, l'impact de la révolution industrielle induit l'amorce d'une mutation de la ville, les grandes villes perdent leurs limites en débordant dans leurs périphéries, les banlieues, la métropole est née. Corollairement, la dynamique des réseaux techniques tend à se substituer à la statique des lieux bâtis pour conditionner mentalités et comportements.Transports et télécommunications nous impliquent dans des relations toujours plus nombreuses et abstraites, et toujours moins dépendantes des lieux et de l'espace réel dont la présence sera bientôt concurrencée par les séductions du cyberespace et des espaces virtuels. À partir de ces constats, comment penser l'urbain et son devenir ?(…) La première peut être formulée en extrapolant un ensemble de tendances déjà actualisées, l'aménagement concerté de l'espace à l'échelle unique du territoire et les tendances induites par les nouvelles vitesses de transport des personnes et de l'information, le développement des mémoires artificielles, la médiation croissante de l'image et de la simulation. Une autre hypothèse postule la coexistence et la synergie de deux échelles d'aménagements, l'une territoriale et l'autre que j'appellerai provisoirement locale. Toutes deux sont nécessaires, ni l'une ni l'autre suffisante. D'où l'importance dont nos agglomérations actuelles emprunt à l'exclusion ou à la ségrégation de ne pas détruire quand il existe le support local des minorités ethniques ou économiques. La mise en œuvre et le déploiement de cette échelle locale sont un enjeu de société dont une politique volontariste peut seulement chercher à favoriser la prise de conscience et comme condition susceptible de l'affaire éclore la transformation structurelle des métiers et professions de l'environnement et de l'urban.Un texte de François Choay, publié en 1998 aux éditions de l'Aube, commandé par la Datar, et qui s'appelle « Penser la non-ville et la non-campagne de demain » dans un ouvrage qui s'appelle « La France au-delà du siècle ». En plateauHélène Chartier, directrice de l'urbanisme et du design au C40Stéphan De Fay, directeur général de Grand Paris Aménagement
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Jan 12, 2026 • 58min

#64 – Des alternatives pour le logement, avec Isabelle Rey Lefebvre et David Rottmann

Et si les logements servaient à habiter, tous , dans de bonnes conditions de confort et ne servaient qu’à cela , pas à gagner de l’argent en spéculant sur leur valeur au mépris des besoins des villes de loger tous ceux qui les font fonctionner ? Et si les prix des logements et les loyers étaient en corrélation avec les revenus, libérant du pouvoir d’achat pour mieux vivre ? Et si les terrains, enjeux de toutes les surenchères devenaient un bien commun, au service de la collectivité pour le bien-être de tous ?Ces mots sont extraits du livre d’Isabelle Rey-Lefebvre, Halte à la spéculation sur nos logements, paru aux Editions rue de l’echiquier en janvier 2024. Un ouvrage récent de David Rottmann paru en 2025 chez Apogée semble prolonger ce débat en suggérant un changement radical mais simple : Faire la ville sans les promoteurs immobiliers.Parmi les pistes qu’il est possible d’explorer pour changer profondément le système de production du logement, un principe de bon sens consisterait ainsi à lier chaque soutien financier public à la contrepartie d’un actif durable. (…) Une politique du logement sans promoteur immobilier n’est donc pas seulement possible, elle est souhaitable. En ces temps de crise, la vraie urgence est d’engager cette redirection du marché du logement et de sa production au bénéfice de ses habitants, qu’ils soient locataires, propriétaires occupants et éventuellement coopérateurs ou bénéficiaires d’un Bail réel solidaire, et ainsi de servir l’égalité sociale et la soutenabilité de notre habitat terrestre.
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Jun 2, 2025 • 60min

#63 – Le logement non ordinaire, avec Camille Picard et Gaspard Lion

🎙️ Ainsi va la ville – Habitat non ordinaireDans cet épisode, nous explorons les formes de logement en marge des standards, à travers les parcours de deux invité·es engagé·es sur ces questions d’habitat non ordinaire.🎧 Nos invité·esCamille Picard – Politiste et urbaniste. Après un parcours dans l’aménagement et l’immobilier public, notamment comme directrice territoriale pour la Caisse des Dépôts (Seine-Saint-Denis & Val d’Oise), elle est aujourd’hui directrice générale de Toit Temporaire Urbain, entreprise spécialisée dans les constructions modulables sur fonciers vacants, cofondée par la Caisse des Dépôts et la SNCF.Gaspard Lion – Sociologue, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses recherches portent sur les classes populaires et les formes de mal-logement. Il est l’auteur de « Vivre au camping. Un mal-logement des classes populaires », publié en 2024 aux éditions du Seuil.🏘️ Au programmeFormes d’habitat précaire ou dérogatoireOccupations temporaires, fonciers vacants, constructions modulablesLogements en camping, habitat mobile, stratégies de contournement du système locatif classiqueQuelle reconnaissance politique et urbaine pour ces formes de vie ?Une émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.🎙️ En référence sur Radio Cause CommuneLiberté sur paroles, #69 – Vivre (toute l’année) au camping, avec Gaspard Lion, 24 juin 2024
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May 26, 2025 • 56min

#62 – Grand Paris ville sensible, avec Madeleine Masse et Vianney Delourme

« Le Grand Paris est « inflânable », les intensités n’y sont pas réunies, concentrées derrière une ceinture historiquement déterminée. Et je prends ce verbe « arpenter » en son sens double : mesurer (évaluer en arpents) et marcher à grands pas. (…) Marcher, c’est prendre la mesure de cette démesure, c’est conquérir par l’effort et la tension du regard ce qui fut conçu, imaginé en termes de purs réseaux, déterminé par des algorithmes, séquencé par des quotas. L’arpenteur en prend la mesure au sens d’abord d’une conquête. Il pose ses yeux et ses pas concrets, humbles mais décidés, sur ce monde commandé, produit par la pensée abstraite. Le flâneur ne découvrait rien ; il saisissait par son balancement tendu, ses volte-face hasardeux, des étincelles poétiques. L’arpenteur trouve ce qui n’a jamais été cherché par les urbanistes : la vibration produite par des nécessités techniques sur un corps marchant et curieux. » Extrait du texte de Frédéric Gros, « Les randonneurs urbains humanisent les métropoles de leurs pas », publié par le média Enlarge Your Paris.🎙️ ContexteDans cet épisode d’Ainsi va la ville, nous partons à la rencontre du Grand Paris à hauteur de pas. À rebours des visions métropolitaines déconnectées des réalités du sol, l’urbanisme sensible s’invente en marchant.Pour en parler :Vianney Delourme, cofondateur du média Enlarge Your ParisMadeleine Masse, architecte urbanisteUne émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.🎧 À l’oreilleHank Jones – Thad's Pad (1956)Vaya Con Dios – Just a Friend of Mine (1988)🔗 Pour aller plus loinNouvelles Urbanités – Collectif (Éditions 205)L’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR)La plateforme OpenData de l’APUR
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May 5, 2025 • 54min

#61 – 🏙️ Produire la ville, produire en ville

🎙️ Dans ce numéro, nous recevons :Lily Munson, secrétaire générale de Villes VivantesNicolas Bard, co-fondateur de Make ICI🏗️ Ensemble, ils interrogent la manière de faire du projet dans la ville existante. Comment transformer les tissus pavillonnaires et périphériques ? Comment intégrer la production dans la fabrique de la ville ?🌆 Une discussion passionnante autour de la ville productive, des initiatives citoyennes et des nouvelles pratiques de l’urbanisme.🎧 Deuxième épisode d’une série soutenue par la Société des grands projets.🎵 À l’oreilleThe Beach Boys – Wouldn't It Be NiceLed Zeppelin – Stairway To Heaven📚 BibliographieEric Klinenberg – Palaces for the People, 2018

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