Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Storiavoce
undefined
Jul 15, 2022 • 22min

Aux origines des religions romaines, avec Valérie Huet [1/3]

[Les religions romaines 1/3] Faut-il parler de la religion ou des religions romaines ? C’est la question qui s’impose d’emblée ici. En effet, l’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables. Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connait l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Que sait-on des religions romaines archaïques ? Comment les Romains percevaient-ils leurs dieux et quelle était la nature de leurs relations ? Comment définir le concept même de religio pour un Romain ? Que suppose la distinction entre croyance et piété ? Quel est le but recherché par l’accomplissement scrupuleux des rites ? Ce sont autant de questions que nous poserons aujourd’hui, dans la première partie de notre cours d’Histoire. Un second volet entrera plus en profondeur dans le système religieux romain, tel qu’il se présente à l’époque de la République. Un troisième épisode s’arrêtera enfin sur les traits que revêtent les religions romaines à l’heure impériale.L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’Université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi : "À Rome, le Capitole domine le monde" : https://bit.ly/3d7DsNk"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : https://bit.ly/3ddloBG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jul 12, 2022 • 46min

Alexandre Millerand : le président des ouvriers, avec Jean-Philippe Dumas

Grand oublié de l'histoire, l'homme d'État Alexandre Millerand a pourtant suivi un impressionnant parcours, qui l'a mené jusqu'à la présidence de la République. Difficilement classable sur l'échiquier politique, il fait de la condition ouvrière l'un de ses grands combats. Entretien avec Jean-Philippe Dumas.En 1899, sous la IIIe République, le député socialiste Alexandre Millerand (1859-1943) est nommé ministre du Commerce et de l’Industrie. Le gouvernement Waldeck-Rousseau est composé d’hommes de sensibilités politiques très différentes. Avec l’arrivée de Millerand au pouvoir, c’est la première fois depuis le début de la IIIe République qu’un socialiste siège au gouvernement, et le jeune homme politique est loin de faire l’unanimité même dans sa famille politique. « J’étais hanté du souci que l’arrivée au pouvoir d’un socialiste fût marquée pour les travailleurs par une amélioration tangible de leur sort », note-il dans ses Mémoires. Brillant avocat, politique ambitieux à la carrière remarquable (député à 25 ans, ministre de la Guerre, président du Conseil, président de la République), il incarne une troisième voie entre le socialisme et le libéralisme. Comment a-t-il œuvré pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers ? Comment évolue sa pensée politique jusqu’à son élection à la présidence de la république ? Son parcours est-il particulièrement remarquable par sa réussite ?L’invité : Jean-Philippe Dumas est historien, ancien chartiste, conservateur général du patrimoine au ministère des Affaires étrangères et chercheur associé à l’École pratique des hautes études. Spécialiste d’histoire politique des XX et XXe siècles (L’État, moteur du progrès ; le ministère du commerce et de l’industrie, 1870-1914), il vient de publier Millerand, un combattant à l’Élysée (2022, CNRS éditions, 384 pages, 26,00€).À lire aussi :Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3AL9FUaLes communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3yYqV6Y Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jul 8, 2022 • 46min

Le star-system nazi, avec Isabelle Mity

S’inspirant largement du modèle hollywoodien, le Troisième Reich met sur pied une véritable industrie du cinéma dès 1933. Bien conscient du pouvoir de séduction et de fascination qu’opère le Septième art et les actrices sur le peuple, le pouvoir national-socialiste produit des comédies romantiques, des mélodrames, des comédies musicales ou encore des films policiers. Comment se caractérise la politique culturelle du Troisième Reich ? Quel rôle joue le sombre Goebbels dans cette industrie cinématographique vendant du rêve et de la propagande ? Qui sont les actrices de ce véritable « star system » ? Sont-elles manipulées par le pouvoir ou, au contraire, peuvent-elles laisser libre court à leur art ? Doit-on parler du cinéma nazi ou bien du cinéma à l’époque nazie ? Comment les films tournés pendant la période vont être diffusés jusque dans les années 1990 ? L’ invitée : Isabelle Mity a étudié l’allemand et l’histoire à l’ENS Lyon et à la Humboldt-Universität Berlin. Agrégée d’allemand et docteure en études germaniques, elle enseigne la langue et la civilisation allemandes à l’université Paris-Dauphine. Chroniqueuse régulière au magazine Historia, elle préside également le Prix Historia du roman policier historique. Elle vient de publier Les actrices du Troisième Reich, splendeurs et misères des icônes du Hollywood nazi (https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-actrices-du-iiie-reich/9782262080563) (Perrin, 368 pages, 22€).À lire aussi : “Cinéma : la naissance d’une fascination” : https://bit.ly/3LezlMa“La mafia au cinéma, entre fantasme et réalité” : https://bit.ly/3Dl6gwE Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jul 4, 2022 • 44min

Le peuple juif : trois mille ans d'une histoire infinie, avec Pierre Savy

L'histoire trimillinénaire des Juifs déclinée en 80 dates : voici le pari d'un ouvrage collectif rassemblant le meilleur de la recherche sur cet objet historique complexe. Entretien avec Pierre Savy.Ce grand entretien est consacré à une histoire extrêmement riche et complexe, puisqu’elle s’étend sur 30 siècles, une histoire tourmentée, souvent tragique : celle des Juifs. Un peuple, une religion, mais une multiplicité de cultures, de modes de vie, de pratiques, de rapports au monde. En résumé, une unité et une diversité qui interpellent l’historien.Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs), aux Presses universitaires de France, propose une pérégrination à travers cette histoire, en évoquant des parcours d’hommes, de femmes, de familles ; mais aussi des événements, tant sombres que lumineux, pour tenter de saisir ce qui fait l’essence de la judéité et de comprendre les ressorts de sa perpétuation.D'où vient la première mention historique connue du "peuple d'Israël" ? L'apparition de la conscience monothéiste peut-elle être déterminée dans le temps ? L' expérience diasporique est-elle constitutive de l'identité juive ? Quelle place la conflictualité entre juifs et chrétiens tient-elle dans cette longue histoire ? À côté des drames, quels sont les succès, éclatants ou méconnus, qui ont fait l'histoire des Juifs ?L' invité : Pierre Savy (https://www.efrome.it/les-personnes/les-services/directions-des-etudes/personne/pierre-savy) est historien, directeur des études médiévales à l’École française de Rome. Ses recherches portent notamment sur les relations entre Juifs et Chrétiens à la fin du Moyen Âge. Il a codirigé Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs) avec les historiennes Katell Berthelot (https://www.cpaf.cnrs.fr/spip.php?article58) et Audrey Kichelewski (https://arche.unistra.fr/equipe/membres-titulaires/audrey-kichelewski). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 30, 2022 • 46min

La crise des missiles : apogée de la guerre froide ? avec Catherine Durandin

Entre le 16 et le 29 octobre 1962, la crise des missiles de Cuba, entre les États-Unis et l'Union soviétique, fait craindre au monde son anéantissement nucléaire. Quel est l'impact de cette crise sur l'évolution de la guerre froide ? Entretien avec Catherine Durandin.Le lundi 22 octobre 1962, John Kennedy, président des États-Unis depuis janvier 1960, prend la parole à la télévision. Il affirme avoir eu la confirmation en image de l’installation de missiles sur l’île de Cuba. En annonçant un blocus maritime et des représailles en cas d’attaque soviétique, il menace son adversaire en la personne de Khrouchtchev, premier Secrétaire du parti communiste de l’URSS. « Cette transformation précipitée de Cuba en importante base stratégique, par suite de la présence de ces puissantes armes offensives à long rayon d’action et qui ont des effets de destruction massive, constitue une menace précise à la paix et à la sécurité de toutes les Amériques. » Si la crise commence officiellement le 14 octobre 1962, elle atteint son paroxysme le 27 octobre avec la destruction d’un avion américain par un missile soviétique : la guerre froide se réchauffe en un instant. Le monde retient son souffle. Finalement, la troisième guerre mondiale n’a pas lieu, mais la crise cubaine a donné à la guerre froide son paroxysme et son symbole. Comment ont été menées les négociations ? Y a-t-il alors un « avant » et un « après » crise des missiles de Cuba ? Comment les populations ont-elles vécu la crainte de l’anéantissement planétaire ? Qu’est-ce que cette crise révèle de la guerre froide ? L’auteur : Catherine Durandin (https://www.diploweb.com/_Catherine-DURANDIN_.html) est historienne spécialiste d’histoire contemporaine. Elle est professeur à l’Inalco et a publié La Guerre froide (https://www.quesaisje.com/content/La_guerre_froide)dans la collection Que sais-je ? (PUF, 2019, 128 pages).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 85 (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) du magazine Histoire & Civilisations (https://www.histoire-et-civilisations.com/?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_angkor) qui propose une nouvelle rubrique : « L’air du temps (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) » avec ce mois-ci : « La crise de Cuba : il y a 60 ans, le monde en proie au péril nucléaire ». Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici (https://abo.histoire-et-civilisations.com/storiavoce.html?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_gaulois). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 28, 2022 • 48min

John Churchill, premier duc de Marlborough et grand ennemi de Louis XIV, avec Clément Oury

Qui est John Churchill, duc de Marlborough, héros anglais de la guerre de Succession d'Espagne, que Voltaire a pu qualifier d'« l’homme le plus fatal à la grandeur de la France qu’on ait vu depuis plusieurs siècles » ? On connaît la chanson « Marlborough s’en va en guerre…», on connaît moins John Churchill, duc de Marlborough. Pourtant, son rôle dans la perte d’influence de la France et l’émergence de l’Angleterre comme puissance dominante de l’Europe est essentiel. Même s’il doit sa carrière au roi d’Angleterre Jacques II, il a activement participé à son renversement au profit de Guillaume d’Orange en 1688. Il devient l’un des principaux chefs des armées de la Grande Alliance, qui regroupe notamment la Hollande et l’empire des Habsbourg durant la guerre de Succession d’Espagne , contre le roi Soleil. Comment cet homme, issu de la petite noblesse anglaise, que rien ne destinait à de grandes fonctions, devint-il un homme politique majeur de l’Europe de son temps ? Faut-il se fier à sa légende noire, qui le décrit avide de pouvoir et manipulateur, ou plutôt le voir comme un héros qui sauva la liberté de l’Angleterre et de toute l’Europe face à l’hégémonie française, comme le fit plus tard son lointain descendant, Winston Churchill ?L’invité :  Clément Oury (https://www.chartes.psl.eu/fr/clement-oury) est archiviste paléographe, docteur en histoire de l’université Paris-Sorbonne et directeur adjoint à la bibliothèque du Muséum national d’histoire naturelle. Spécialiste reconnu de l’histoire de la guerre sous l’Ancien Régime, il est l’auteur de La Guerre de Succession d’Espagne. La fin tragique du Grand Siècle (https://www.tallandier.com/livre/la-guerre-de-succession-despagne/) (Tallandier, 2020) et vient de publier Le Duc de Marlborough. John Churchill, le plus redoutable ennemi de Louis XIV (https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-duc-de-marlborough/9782262086145) chez Perrin (504 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 23, 2022 • 49min

Sur les traces des Gaulois, avec Laurent Olivier

Les bandes dessinées d’Astérix et Obélix nous racontent la jolie légende du peuple Gaulois. Ils sont d’infatigables bagarreurs sympathiques qui aiment manger, boire et chanter et qui vivent dans des huttes. Mais la légende sur les Celtes ne date pas de Goscinny et d'Uderzo. À partir du IVe siècle av .J.-C., les auteurs romains et grecs ont prêté à leurs voisins l'image d'un peuple grossier et peu raffiné : “Ils ont de toute antiquité la passion du brigandage, envahissant les terres d’autrui et méprisant tout le monde” affirme Diodore de Sicile au Ier siècle av. J.-C. La description caricaturale de l'autre, de celui que l'on ne comprend pas, est une tendance universelle. Ici elle est influencée par les rapports guerriers qu'entretenaient ces peuples entre eux. Avant de conquérir la Gaule, les Romains ont été envahis par les Celtes (IVe siècle av. J.-C.). Les approximations et les erreurs sur l'histoire des peuples des Gaules ont traversé l'histoire. Aujourd'hui, les recherches archéologiques confrontent l'histoire à sa légende. L'archéologie contredit-elle le récit ? Qui étaient vraiment les Celtes ? Où se trouvent les sites majeurs d'archéologie gauloise ? Existe-t-il un art gaulois ? Peut-on parler de "nos ancêtres les Gaulois ?"L'auteur : Laurent Olivier est archéologue, spécialiste de l'histoire des Gaulois (Le Pays des Celtes, Mémoires de la Gaule, 2018, Seuil, 336 pages) et conservateur au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye.À lire aussi : "Les Gaulois, des Celtes comme les autres ?" : https://bit.ly/3KTU5bY"Les Gaulois au combat : une fureur sacrément bien organisée" : https://bit.ly/3TRvzw8 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 21, 2022 • 43min

Cumes, la plus ancienne colonie grecque d’Occident, avec Priscilla Munzi

Cette nouvelle émission nous emmène à la découverte d'un site archéologique italien d'exception. Cumes est située à la limite des champs phlégréens, à une vingtaine de kilomètres de Naples. Selon les récits mythologiques, c’est en ce lieu que Dédale arriva, après avoir fui à tire-d’aile le labyrinthe du minotaure. C’est là encore que le troyen Énée fut porté par le Destin et obtint de la Sybille l’itinéraire pour descendre aux Enfers. Cumes, c’est aussi, selon le géographe Strabon, la « plus ancienne colonie grecque en Occident ». Ce site emblématique de ce que les Anciens appelaient la Grande Grèce se révèle capital pour comprendre le processus de naissance d’une colonie, son environnement, son développement, et jusqu’à son déclin. Quelles sont les raisons qui poussent les Grecs à s’établir sur les côtes méridionales de la péninsule Italique ? À partir de quelle date Cumes devient-elle une cité à part entière ? Entretient-elle des liens avec la mère patrie et les colonies voisines ? Comment se passent les interactions avec les populations indigènes non grecques ? Quelles sont les conséquences de la domination samnite, puis romaine sur Cumes ? Que nous enseignent à ce propos les fouilles de la nécropole romaine ? Que dire de l’attractivité religieuse de la ville liée à la Sybille, prophétesse d’Apollon ? L’invitée : Priscilla Munzi est archéologue, spécialiste de la période hellénistique. Directrice-adjointe du Centre Jean Bérard de Naples, elle est chef de la mission archéologique d’Italie du Sud et coresponsable du site de Cumes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 16, 2022 • 32min

La domination macédonienne sur la Grèce (359-323 av. J.-C.), avec Catherine Grandjean [2/2]

[Le Grèce et l'Orient 2/2] Après la guerre de Péloponnèse et l’âge d’or d’Athènes, la Grèce semble entrer dans une période de déclin. Storiavoce vous propose de comprendre dans ce nouvel épisode comment la Macédoine profite de cette situation afin d'étendre son empire au delà même de la Perse : quelle fut la politique de Philippe II de Macédoine puis de son fils Alexandre ? Comment réagissent les cités grecques face à cette domination ? Quelles oppositions les Perses vont-ils susciter face à cette avancée ? Alexandre ne prend-il pas le risque de la démesure et donc de la fragilité ? L’invitée : Catherine Grandjean, professeure d’histoire grecque à l’université de Tours, est spécialiste de numismatique et d’histoire de la Grèce continentale classique et hellénistique. Elle appartient à l’équipe de recherche CeTHiS (université de Tours) et codirige la Revue numismatique. Elle vient de diriger La Grèce classique (Belin, 528 pages, 44€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Jun 15, 2022 • 49min

Le marquis de Bonnay : père oublié de la Déclaration des droits de l'homme, avec François Duluc

Page de Louis XV, député des États généraux, ministre de Louis XVIII, le marquis de Bonnay est une figure majeure de la Révolution française. Retour sur ce parcours politique méconnu avec François Duluc. Malgré son parcours oublié aujourd'hui, Charles-François de Bonnay a été au plus près du pouvoir politique sous l'Ancien Régime. Page de Louis XV puis garde du corps de Louis XVI, ce militaire, qui n’a jamais combattu, devient célèbre en tant qu’élu de la noblesse aux États généraux. À ce titre, il préside plusieurs fois l’Assemblée constituante et s’oppose régulièrement à Mirabeau. Monarchiste parlementaire influencé par le modèle anglais, il joue un rôle politique indéniable à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il est l'un des élaborateurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Pendant la Révolution française, il s'exile et parcourt les villes et les cours d’Europe pendant près de 30 ans avant de devenir l'un des ministres de Louis XVIII. Retour sur la carrière mouvementée d'un aristocrate des Lumières au cœur de la Révolution française. L'invité : François Duluc est directeur des services de l’Assemblée nationale, où il a travaillé 35 ans. Professeur d’histoire des idées politiques à Science-Po Paris, il vient de publier un ouvrage très documenté et vivant, Le marquis de Bonnay, le père oublié de la Déclaration des droits de l’homme (Passés / Composés, 2022, 476 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The AI-powered Podcast Player

Save insights by tapping your headphones, chat with episodes, discover the best highlights - and more!
App store bannerPlay store banner
Get the app