

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Storiavoce
Storiavoce est le podcast du magazine Histoire & Civilisations. Il s’adresse à tous les passionnés, curieux et amateurs d’histoire, du grand public aux étudiants et chercheurs.Chaque épisode vous plonge dans les grandes périodes, les personnages clés et les événements fondateurs de notre passé, grâce à des entretiens exclusifs et des récits vivants et accessibles.Pensé comme un outil de transmission des savoirs, Storiavoce propose une approche rigoureuse, pédagogique et incarnée, en donnant la parole à des historiens, auteurs, enseignants et spécialistes reconnus.Les rubriques du podcast :Grands entretiens : dialogues approfondis avec des historiens et des penseurs de l’histoire.Cours d'histoire : des leçons claires et structurées pour comprendre une période ou un thème.Nos mémoires : une exploration de l’histoire collective à travers témoignages, archives et souvenirs.Racontez-moi l'histoire : des récits captivants pour revivre les grands moments du passé.Pourquoi tant d'histoires : une réflexion sur le rôle de l’histoire dans nos sociétés et nos débats contemporains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

Sep 20, 2022 • 21min
Qu’est-ce qu’une tablette cunéiforme ? avec Philippe Clancier [1/3]
[La Mésopotamie 1/3] Quand apparaissent les tablettes cunéiformes ? Comment se présentent-elles physiquement et comment étaient-elles confectionnées ? Est-ce que les historiens possèdent un fonds important de tablettes ? Sait-on comment elles étaient conservées et stockées ? Est-ce que la civilisation mésopotamienne possédait des archives et des bibliothèques comme nous l’entendons aujourd’hui ? Dans une nouvelle série de nos Cours d’Histoire, l’historien Philippe Clancier nous propose une découverte de la Mésopotamie au lendemain de la chute de Babylone en 539 av. J.-C. Dans un premier volet, il se penche sur les tablettes cunéiformes. La semaine prochaine, nous partirons à la découverte de la Babylonie, province impériale de l’Empire perse. Enfin, nous verrons s’il existe des sciences et un savoir en Mésopotamie, au même titre qu’il existe une science et un savoir hellénistiques. L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin(collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58€).À lire aussi :"Mésopotamie : des loisirs pour oublier les difficultés du quotidien" : https://bit.ly/3qTMYae"Comment les cunéiformes de Mésopotamie ont-ils été déchiffrés" : https://bit.ly/3BUa2f7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 15, 2022 • 40min
Faut-il se sentir coupable de notre histoire ? avec Maroun Eddé
Depuis plusieurs années déjà, l’Occident en général, c’est-à-dire l’Europe occidentale mais aussi l'Amérique du Nord, est entrés dans une forme de culpabilité à l’égard de son histoire. Dans une société qui doute d’elle-même, nous sommes à l’ère de la repentance. La morale s’est ainsi invitée dans les débats historiques, mais aussi dans les livres de nos collégiens et lycéens. Storiavoce vous propose aujourd’hui de mieux comprendre ce sentiment de culpabilité et mieux saisir notre propre relation à l’histoire : comment expliquer tout d’abord ce phénomène de repentance ? A-t-il des aspirations légitimes ? Faut-il distinguer responsabilité juridique et responsabilité historique ? L’histoire, d’ailleurs, peut-elle être morale ? Peut-on accuser un peuple entier pour des faits qui se sont produits il y a plusieurs siècles ? Faut-il se sentir coupable de notre histoire ?L'invité : Maroun Eddé est philosophe et essayiste français, diplômé de Sciences Po et de l'École normale Supérieure. D'origine libanaise, il s'intéresse à la question de la mémoire des crimes du passé et à leur héritage dans le présent. Il vient de publier son premier essai aux éditions Bouquins, La mémoire coupable, dans lequel il analyse le poids des crimes historiques dans l'inconscient collectif européen et s'interroge sur les voies possibles pour les réparer.À lire aussi : "Esclavage : vendus sur les marchés" : https://bit.ly/3qV2G4X"Les États-Unis restituent à l’Irak 17 000 antiquités" : https://bit.ly/3DHmD71 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 2022 • 47min
Contester sous l'Ancien Régime, avec Michelle Bubenicek
Les doléances ou « cahiers de doléances » restent intimement liés à la Révolution française, puisqu’ils ont été rédigés en vue de préparer les États généraux de 1789. On y faisait part de ses souhaits, de ses récriminations, autrement dit de ses vœux ou de ses doléances. On sait moins que les doléances furent en usage tant à l’époque médiévale qu’à l’époque moderne. Storiavoce vous propose de vous arrêter sur une pratique, la plainte politique, qui, sous l’Ancien Régime, visait à réguler les rapports entre les gouvernés et les gouvernants. Qui avait le pouvoir de rédiger ces doléances ? Comment s’exprimaient-t-elles ? Quelle importance le pouvoir donnait-il à ces récriminations ? Les doléances constituaient-elle une délimitation du pouvoir monarchique ?L’invitée : archiviste-paléographe et professeur des Universités, Michelle Bubenicek est directrice de l’École nationale des Chartes. Avec François Foronda, elle a dirigé l’ouvrage Doléances, la plainte politique, voie de régulation des rapports gouvernés-gouvernants (XIII-XVIIIe siècle), Coll. Études et rencontres de l’École des Chartes ( 34 €, 280 pages).À lire aussi :"La dette de l’État, poison de l’Ancien Régime" : https://bit.ly/3QzZjLg "Les États généraux : le reflet d’une société d’ordres" : https://bit.ly/3RSvyX1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 2022 • 50min
La Russie et ses peuples, des origines à la révolution de 1917, avec Pierre Gonneau
"Tsar de toutes les Russies" est le titre que se donnent les souverains russes depuis Ivan le Terrible (XVIe siècle), même si le titre d’empereur a été préféré par Pierre le Grand (XVIIe siècle). Que signifie ce pluriel ? Que nous dit-il sur la mentalité politique de la Russie et plus généralement sur son histoire ? L'évènement fondateur de la Russie date de 862. Les habitants Novgorod, en proie à l'anarchie et aux conflits, auraient fait appel au peuple varègue pour les gouverner. Comment est née la Russie à partir de cet immense territoire morcelé en plusieurs entités ? Quelle unité et quelle identité pour cette mosaïque géographique de peuples, de religions, de civilisations ? Comment écrire l’histoire de ce pays souvent décrit comme incompréhensible et fascinant ? L'État fort est-il nécessaire pour échapper au chaos ?L'invité : Pierre Gonneau est historien, spécialiste de la Russie, professeur à Sorbonne Université et directeur d’études à l’EPHE. Il est l'auteur d'ouvrages de référence sur la Russie : Des Rhôs à la Russie : histoire de l’Europe Orientale (v. 730-1689) (PUF, 2012, 696 pages, 49 €), Histoire de la Russie, d’Ivan le Terrible à Nicolas II. 1547-1917 (Tallandier, 2016, 544 pages, 24.90 €), Novgorod : histoire et archéologie d’une république russe médiévale (970-1478) (CNRS éditions 2021, 248 pages, 29 €).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 86 du magazine Histoire & Civilisations qui propose le dossier suivant : "L'empire russe d'Ivan le Terrible à Poutine". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici.À lire aussi :"Russie : l'expansion sans fin d'un empire" : https://bit.ly/3KR455K"Impérialisme soviétique : quand l’URSS étend ses frontières" : https://bit.ly/3x5eFQN Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 2022 • 48min
Itinéraire d'un livre : "L'Histoire de France" de Victor Duruy, avec Jean-Charles Geslot
Tout au long du XIXe siècle, l’histoire de France est à la mode. Si elle est considérée comme un enseignement noble et nécessaire, l’édition des manuels dépend directement des enjeux économiques et financiers du monde de l’édition. L’Histoire de France écrite par Victor Duruy (1811-1894) a une place particulière dans le paysage éditorial, car son auteur devient ministre en 1863. Comment conçoit-t-il son Histoire de France ? Son contenu est-il radicalement différent de celui des manuels actuels ? Quel est le rôle de Louis Hachette, l’éditeur de Victor Duruy, dans le succès du livre ? En quoi sa réception critique nous renseigne-t-elle sur les tensions idéologiques qui divisent alors la France ? Qu’est-ce que cette Histoire de France, qui fit rêver Charles Péguy, nous apprend-elle sur l’histoire sociale et culturelle de la France dont les écoliers connurent la craie, le grand tableau sombre et l’instituteur de noir vêtu ?L’auteur : Jean-Charles Geslot est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, spécialiste de l’histoire culturelle des XIXe et XXe siècles. Il vient de publier : Histoire d’un livre. L’Histoire de France de Victor Duruy (CNRS éditions, 400 pages, 25.00€).À lire aussi :Cinq bonnes raisons de relire Jules Michelet : https://bit.ly/3AMTl3HBaptême de Clovis : le roi de France qui est devenu catholique : https://bit.ly/3cPe1jC Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 1, 2022 • 48min
Paul Deschanel : le président fou ? avec Thierry Billard
Élu le 17 janvier 1920 à la présidence de la République contre le « Tigre », Clemenceau, Paul Deschanel démissionne le 21 septembre 1920, sept mois seulement après son élection. Illustration parfaite de ce qu’écrit Maurice de Waleffe dans ses mémoires : « On ne disait pas d’un homme politique : il s’est reposé, donc il est rajeuni, on disait il s’est reposé, donc il est fini » (Quand Paris était un paradis). Ces sept mois de Deschanel à l’Élysée ont néanmoins suffi à dessiner dans les mémoires la figure d’un homme politique très sensible – ému aux larmes devant les gueules cassées de 14-18 -, fantasque – il pataugea à moitié nu dans un bassin du château de Rambouillet alors qu’il s’y trouvait pour se reposer – , et même fou, à cause de sa « chute de train » incongrue au milieu de la nuit, en 1920, qui fit croire quelques jours à sa disparition. Fou ? Ridicule ? Dépressif ? Comment cet homme politique dont on garde surtout des souvenirs de l’absurdité a-t-il pu accéder à la présidence de la République ? L’invité : Thierry Billard est directeur éditorial chez Robert Laffont et auteur de biographies. Il vient de réactualiser son travail sur Deschanel : Paul Deschanel, le président incompris, Perrin, 280 pages, 21.00 €.À lire aussi :Les communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3KCBkd0Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3KCBvoG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 2022 • 28min
Des religions romaines à la religion impériale, avec Valérie Huet [3/3]
[Les religions romaines 3/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire, objet du 3e volet de ce cours d’Histoire.Quel est le contexte religieux romain de ce Ier siècle avant notre ère ? Que va changer l’arrivée au pouvoir d’Octave, futur Auguste, et l’établissement de son principat ? La restauration augustéenne répond-t-elle à une nécessité politique ? De quelle manière les cultes impériaux vont-ils s’inscrire dans l’espace urbain ? Le succès des religions dites « orientales » est-il compatible avec la pratique des religions traditionnelles ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :L’Empire romain devient chrétien : https://bit.ly/3dYAb33Cicéron, l’idéaliste qu’il fallait abattre : https://bit.ly/3KpSdYd Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 25, 2022 • 43min
Le trésor des rois du Moyen Âge à la Renaissance, avec Murielle Gaude-Ferragu
Que sait-on du contenu des trésors qui appartenaient aux rois de France ? Quelle part de notre histoire ces objets fabuleux, qui ont donné tant de matière à la littérature romanesque, nous permettent-ils de découvrir ? Les touristes du monde entier viennent à Paris pour découvrir la Sainte-Chapelle, tandis que les pèlerins vénèrent toujours de nos jours les reliques du Christ autrefois abritées dans cet édifice du XIIIe siècle édifié par Louis IX, dit Saint Louis. Sanctuaire somptueux, la Sainte-Chapelle et ses reliques si prestigieuses, meilleures pièces du trésor royal, illustrent le faste et la richesse de la monarchie française et affirment son prestige. Que révèlent ces reliques sur le lien entre sacré et royauté ? La détention d'un trésor royal est-elle nécessaire à l'affirmation du pouvoir royal ? De quoi était composé le trésor des rois et à quoi servait-il ? Quelles étaient les professions qui avent accès a ce trésor ? Comment écrire l'histoire de ces objets fabuleux, dont la légende a donné tant de matière à la littérature romanesque ?Notre invitée : Murielle Gaude-Ferragu est historienne, maîtresse de conférences HDR à l’université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur le pouvoir et ses représentations au Moyen Âge. Elle vient de publier une étude fondamentale sur le trésor des rois : Le trésor des rois, sacré et royauté des rois maudits aux princes de la Renaissance (Perrin, 336 pages, 24.00 €).À lire aussi :Les reliques, ce commerce sacré du Moyen Âge : https://bit.ly/3QPCG6eAliénor d’Aquitaine, une souveraine de tête : https://bit.ly/3pHDfDe Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 2022 • 26min
Les cadres des religions romaines sous la République, avec Valérie Huet [2/3]
[Les religions romaines 2/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Après nous être penchés sur la genèse de ces religions à l’époque archaïque, voyons aujourd’hui quels sont les cadres qui les régissent durant les années républicaines : comment les religions structurent-elles l’espace et le temps ? Qui sont les desservants du culte ? À quelles règles obéissent les pratiques sacrificielles et divinatoires ? En quoi les conquêtes romaines de la péninsule italique, puis du bassin méditerranéen aux IIIe et IIe siècles vont-elles changer la donne ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :À lire aussi :“À Rome, le Capitole domine le monde” : https://bit.ly/3qBA8NL“Empereurs romains : quand le pouvoir leur monte à la tête” : https://bit.ly/3U7bke4 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 18, 2022 • 49min
Comment abdiquer ? avec Albrecht Burkardt
Fruit de la mélancolie ou bien de la lassitude de vivre, conséquence d’une conversion mystique ou au contraire d’une ruse machiavélique, l’abdication suscite les interprétations les plus contradictoires. Charles Quint a abdiqué, mais aussi des papes comme Célestin V ou plus récemment Benoît XVI. Il faut aussi mentionner Christine de Suède en 1654, ou encore Charles de Gaulle en 1969. Pascal nous disait : « La grandeur a besoin d’être quittée pour être sentie ». Comment donc quitter le pouvoir ? L’abdication de Charles Quint est-elle un prototype ? Est-ce qu’il existe un droit de l’abdication dans les textes, une ou des théories de l’abdication ? Que nous dit l’abdication de la perception du pouvoir ? Enfin, comment lire enfin l’abdication à travers la fameuse thèse de Kantorowicz sur « les deux corps du roi » ? Notre invité : Après des études d’Histoire et de Germanistique à Berlin, Bochum, Florence et Paris, Albrecht Burkardt a soutenu sa thèse en 1998, à l’EHESS. Maître de conférences à l’université Lumière Lyon2 depuis 1999, il a soutenu l’Habilitation à diriger des recherches en 2010 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est actuellement professeur d’histoire moderne à l’université de Limoges. Il a dirigé chez Classiques Garnier Le Crépuscule du pouvoir, Destitutions et abdications de l’Antiquité au xxe siècle, (665 pages, 39€). À lire aussi : "Anne d’Autriche et Mazarin, un couple de choc au pouvoir" : https://bit.ly/3qiZf7N"Les Romanov, le récit d’une chute ": https://bit.ly/3qo9yHP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


