

Floraisons
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La culture dominante détruit la nature, érotise et glorifie la domination, en particulier sur les femmes. La civilisation industrielle patriarcale détruit, exploite, aliène et transforme le monde vivant en zones mortes, marchandises, et déchets. Pour mettre un terme un désastre – et non pas devenir des gestionnaires de nuisances – nous devons casser la machine, sa structure matérielle, ses hiérarchies et son idéologie.
Floraisons est un podcast qui participe à ce mouvement de résistance en diffusant et articulant féminisme radical, écologie anti-industrielle et anarchisme.
Floraisons est un podcast qui participe à ce mouvement de résistance en diffusant et articulant féminisme radical, écologie anti-industrielle et anarchisme.
Episodes
Mentioned books

Mar 17, 2020 • 1h 19min
Zéro déchet : Zéro utilité ? (avec Hélène d’Edeni)
Zéro déchet : zéro utilité ? On va parler de zéro déchet. C’est une grande question dans les milieux écolos où on voit tout le monde se mettre au zéro déchet, égérie des petits gestes. On va essayer de démêler les imaginaires et croyances autour de ce mode de vie, de voir ses effets positifs mais surtout ses limites indépassables. Pour cela on reçoit Hélène de Vestele, fondatrice d’Edeni qui fait des conseils pour passer à « l’action zéro waste »… en entreprise.
Dans ce podcast, nous faisons connaissance avec Hélène, son parcours personnel et professionnel, son évolution sur les questions environnementales. Elle évoque ses désillusions progressives, son rejet de la culture dominante, et ses tentatives pour résister. Quel regard sur la violence du système, des instituons, de l’économie et comment en parler avec les autres ?
NB : Petite correction. Edeni n'est ni un label zéro déchet, ni un cabinet de conseil. C'est un collectif qui crée "des formations pour comprendre les nécessités de changer de paradigme", et étudie les liens entre thèmes très variés (finance, herboristerie, écoféminisme, zététique...) dont le zero waste comme porte d'entrée.

Mar 14, 2020 • 1h 39min
Refuser d'être un homme (John Stoltenberg)
Fiche de lecture de Refuser d’être un homme, un ouvrage qui ne laisse pas indifférent. On va parler de virilité, d’identité de genre, de sexualité, de reproduction, de viol, de guerre, de pornographie et de liberté, autant de sujets qui sont indispensables à analyser et critiquer dans une perspective de résistance radicalement féministe. Attention aux personnes sensibles, on va parler de violences sexuelles pendant ce podcast.
Refuser d’être un homme, pour en finir avec la virilité est un essai de John Stoltenberg publié en 1989. Il regroupe plusieurs adaptations d’allocutions de Stoltenberg sur les thèmes du féminisme radical, de la virilité et de la pornographie. Selon ce point de vue, la masculinité ne peut certainement pas être revue et améliorée, elle doit être démantelée grâce à une analyse radicale du genre en tant que hiérarchie de classe.
Retrouvez la version article sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast2-3/
Laissez-nous un message sur le répondeur floraisons : https://anchor.fm/floraisons/message

Mar 9, 2020 • 30min
"Je choisis ma consommation"
Quelques critiques sur les illusions de l'écologie libérale
Non seulement ils nous vendent notre propre mort, mais le pire c’est qu’on achète et qu’on en vante les mérites.
Quel est le problème ?
L’air devient irrespirable, l’océan est pollué, la température devient invivable, des millions de vies humaines et non humaines sont chassées, exploitées, intoxiquées, violées et détruites, les forêts sont rasées, les espèces sont exterminées. Bref, la planète est en train d’être assassinée.
Quelle est la solution qui nous est proposée ?
« Aujourd’hui je choisis un fournisseur d’énergie renouvelable » « Aujourd’hui je choisis une banque écologique »
« Aujourd’hui je fais de meilleurs choix de consommation »
Ces slogans vous sont-ils familiers ? Vous les avez forcément entendu ou lu, à la télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux, entre ami·es. Voilà à quoi se résume souvent le discours dominant, « mainstrean » en matière d’écologie :
Pour relever le défi climatique, je choisis de mieux consommer, je choisis de moins polluer.
Qui aurait pu sérieusement penser que changer de banque aurait arrêté Hitler ? Ou que faire certains choix de consommation aurait mis fin à l’esclavage ? Pas grand monde... Alors pourquoi aujourd’hui que la 6ème extinction des espèces est en cours au rythme de 200 par jour, pourquoi nous parle-t-on autant de choix individuels de consommation comme s’il s’agissait de la solution ? Non seulement ce serait la solution la plus accessible, mais aussi la plus réaliste ?
Arrêtons-nous sur cette phrase : « Je choisis ma consommation » on voit trois éléments. Je (moi, individu) choisis (je choisis librement car je suis libre) ma consommation (c’est-à-dire acheter marchandise n°1, n°2 ou n°3). Ces trois éléments — l’individu, le choix, la marchandise —sont essentiels au maintien du statu quo, ils structurent l’approche libérale de la question écologique.
Ce slogan « Je choisis ma consommation » est donc intéressant, et c’est pourquoi on vous propose qu’on l’analyse ensemble pour comprendre certains travers dans lequel notre mouvement tombe trop souvent.
La suite de l'article sur le blog floraisons : floraisons.blog/podcast2-3/

Mar 7, 2020 • 1h 19min
La crise de la masculinité (avec Francis Dupuis-Déri)
Nous retrouvons Francis Dupuis-Déri, que nous avions déjà reçu dans la première saison pour discuter d’anarchie, d’entraide et de black bloc. Aujourd’hui c’est pour un sujet différent, celui de la masculinité. L’épisode d’aujourd’hui est un enregistrement d’une rencontre publique de Francis Dupuis-Déri à la libairie Terre de Livres à Lyon en octobre 2019. Il y présente ses recherches : « La crise de la masculinité, Autopsie d’un mythe tenace » paru aux Éditions du remue-ménage.
Pardon pour la qualité de nos podcasts lorsqu’il s’agit d’une conférence, les conditions d’enregistrement public sont ce qu’elles sont, on vous souhaite toutefois une bonne écoute. Un grand merci à la librairie Terre de Livres de Lyon pour cette rencontre.
Nouvelle fonctionnalité : le répondeur floraisons. Si vous avez des commentaires, des messages à faire passer, un petit appel ou autre, n’hésitez pas à nous laisser un message vocal, et il sera peut-être intégré au podcast. Il suffit de se rendre sur cette page et vous pourrez enregistrer simplement un message audio et nous l’envoyer.

Feb 19, 2020 • 1h 47min
Contre la métropolisation capitaliste (avec Isabelle Attard, Guillaume Faburel & Floréal M. Roméro)
En cette période d’agitation électorale, les grandes villes auraient, nous dit-on, les solutions face à l’effondrement du vivant. Un emploi dans un fab lab ? Un post-it bleu ou rose pour faire démocratie ? Des fermes en aquaponie pour notre autonomie ? Des jeux olympiques face au mur climatique ? Soyons sérieux·ses. C’est sans nul doute la raison pour laquelle nous assistons, justement dans les grandes villes, à une effervescence des mobilisations, accompagnées du mot d’ordre de la radicalité.
Or, si les causes premières de ces crises sont effectivement à trouver dans les régimes urbains d’accumulation l’efficacité de tels mouvements demeure limité. Pourquoi ? En fait, il persiste quelques croyances vives quant à la puissance politique de la transformation sociale et écologique de et par la ville, la grande, celle en voie active de métropolisation. Et si les formes de vie imposées à chacun·e par le néolibéralisme, métropolitain, nous maintenaient dans la réalité hégémonique du fétiche de la marchandise et de ses formes actualisées de biopouvoir ?
Cette rencontre entre Isabelle Attard, Guillaume Faburel et Floréal M. Roméro a permis de croiser plusieurs trajectoires de pensée et d’action, depuis celles mettant en critique les régimes passionnels de l’urbain métropolisé et l’assujettissement politique qui en découle très directement, jusqu’aux perspectives ouvertes par le municipalisme libertaire et son écologie sociale et les expériences décentralisées de l’autonomie.
Enregistré à la Maison de L'Écologie de Lyon le 22 janvier 2020

Dec 24, 2019 • 45min
La Police tue (avec Assa Traoré)
Si l'un ou l'une d'entre nous est esclave, alors nous sommes toutes et tous des esclaves. L'écologie que nous défendons doit être férocement anticapitaliste, anarchiste, féministe, antiraciste, antispéciste et décoloniale.
Si vous suivez notre podcast, vous avez remarqué dans notre générique de fin, à la fin de chaque épisode une voix qui s'élève parmi les autres, une voix pour la justice, pour le droit de vivre dignement, une voix forte, poignante, émouvante. Cette voix, c’est celle d'une grande sœur qui est entrée en résistance contre l'oppression d'un système injuste, c'est celle d'Assa Traoré, qui est engagée dans la lutte "La Vérité et Justice pour Adama" depuis 2016 avec courage et détermination. Pour le dernier épisode de la saison 1 de floraisons, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer Assa Traoré et le Comité Vérité et Justice pour Adama à la Fête de l’Humanité au mois de Septembre 2019. Nous avons discuté de violence, de racisme, de lutte, et de solidarité.
Une victime de la police, ce n'est pas seulement un chiffre, il y a des personnes derrière, il y a des parents, il y a des ami·es. Comme le dit Assa Traoré, elle ne se bat pas contre des personnes mais contre des institutions, une révolte contre des systèmes qui nous oppressent. En ça elle est résistante et nous ne pouvons qu'être solidaire avec elle, lui apporter un soutien sans faille. On ne va certainement pas toutes et tous converger au sein d'un grand groupe, ou d'une grande organisation commune, dans une seule et même lutte. Nous ne subissons pas toutes et tous les mêmes oppressions, il y a des dominations dont on ne peut pas faire l'expérience personnellement. En revanche on peut se soutenir les un·es et le autres dans des luttes différentes contre globalement un ennemi commun (par exemple le capitalisme, le patriarcat, la civilisation occidentale et ses valeurs). Et c'est en ça que nous nous déclarons solidaires de la famille Traoré pour renverser un ordre injuste.
Assa, ils ont fait de toi une guerrière, il ont fait de la famille Traoré des guerriers. Une guerre est menée contre le vivant, contre les pauvres, contre les femmes, contre les Noir·es et les Arabes, et contre les plus faibles, contre celles et ceux que le Pouvoir considère comme n'étant rien. C'est ce regard là que nous aimerions porter au sein du mouvement écologiste pour qu’il soit à la hauteur des enjeux. Un regard de résistance contre les institutions qui maintiennent l'oppression, comme le capitalisme, comme le patriarcat ou comme la civilisation industrielle.
Et si la majorité des écolos passaient maintenant à la riposte et disaient "Ils ont fait de nous des guerriers, des guerrières » ? Qu’est-ce que ça donnerait ? Si les écolos disaient « Les industriels, les capitalistes et les gouvernements ont déclaré la guerre au monde vivant, ils ont fait de nous des éco-guerriers" ? On aimerait bien voir ça, nous avons besoin de réfléchir et agir en guerrières et guerriers, tout en restant solidaires des plus opprimé·es. Il n’y a maintenant que deux choix possibles :
• Continuer jusqu’au désastre total
• Casser, démanteler intégralement la civilisation industrielle, militaire, capitaliste, patriarcale, coloniale, spéciste.
La riposte est nécessaire, la victoire est possible.

Dec 14, 2019 • 1h 33min
Full Spectrum Resistance 4/4 : Logistique, Tactiques, Stratégies
Dans ce quatrième et dernier épisode de la série consacrée à l’ouvrage Full Spectrum Resistance d’Aric Mcbay, nous allons parler du cœur de la résistance, de ce qu’il y a sûrement de plus excitant dans tout mouvement, il s’agit bien sûr de l’action. Nous allons donc aborder les questions de Logistique, Tactiques et Stratégies.
Retrouvez tout l'article sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast1-18/
Rendez possible la traduction française complète de cet ouvrage : https://fr.ulule.com/full-spectrum-resistance/

Dec 6, 2019 • 1h 17min
Entraide, Anarchie, Black Bloc (avec Francis Dupuis-Déri)
Aujourd’hui nous sommes heureuses et heureux de recevoir Francis Dupuis-Déri, professeur de Sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal. Il a milité dans des groupes de sensibilité anarchiste, contre le racisme, contre la guerre, contre le capitalisme. Dans ce podcast, nous allons approfondir l’idée d’Anarchie, un sujet qui nous tient vraiment à cœur. L’anarchisme fait partie de notre grille de lecture, de nos pratiques et horizons politiques.
Nous aimons beaucoup le travail de vulgarisation mené par Francis, ainsi que ses réflexions sur la place du féminisme dans la lutte, ses positions anti-masculinistes. Nous discuterons ici de l’idéologie anarchiste, de son horizon, de sa morale, des sociétés sans État.
Nous en profiterons aussi pour parler du mouvement écologiste en France où nous voyons se dégager deux tendances, que Francis nomme écologiste/environnementaliste. Un première tendance radicale, qui trouve son inspiration dans les mouvements de résistance, l’anarchisme, l’action directe, le sabotage, le luddisme, etc. Et une deuxième tendance citoyenne libérale, citoyenniste, réformiste, bourgeoise, qui joue le jeu des institutions et du pouvoir.
Et pour finir nous verrons l’histoire, le rôle et les enjeux de la tactique du Black Bloc. Nous discuterons de quelle place, quelle légitimité, quelle limite pour des formes d’actions plus radicales. De quel horizon possible pour la diversité des tactiques. Et en quoi le Blac Block est-il à la fois porteur des principes d’égalité et de liberté, et une mise en pratique dans l’action de ces mêmes principes.
RÉFÉRENCES
DUPUIS-DÉRI Francis, Les black blocs — la liberté et l'égalité se manifestent
DUPUIS-DÉRI Francis, L'anarchie expliquée à mon père
CLASTRES Pierre, La Société contre l'État
KROPOTKINE Pierre, L'Entraide, un facteur de l'évolution
SAHLINS Marshall, La nature humaine : une illusion occidentale
EARTH FIRST, Manuel d'action directe

Nov 14, 2019 • 23min
Jauniversaire : Rond-point des luttes
Cela va faire un an que les gilets jaunes montrent leur détermination à ne plus se laisser dominer par un système mortifère. Il s’agit de faire politique autrement pour la dignité de tous et toutes. Il s’agit de démanteler le capitalisme moribond qui détruit la planète et asservit les espèces. Il s’agit de refaire commun, société, de créer des solidarités, de libérer des espaces de la domination économique et de l’État. Les gilets jaunes constituent un mouvement organique qui refuse de se laisser gouverner.
A quelques jours de la date anniversaire du mouvement nous retransmettons et signons l’appel à une convergence écrit par Désobéissance Écolo Paris, Radiaction et YFC Paris.
« Le 16/17 novembre, c'est l'anniversaire du mouvement des gilets jaunes. Depuis un an qu'ils existent, le mouvement climat et le mouvement des gilets jaunes communiquent, convergent, discutent, même s'il y a parfois des incompréhensions. Après les tentatives avortées de se rejoindre et de manifester ensemble le 21 septembre, le 16/17 est une nouvelle occasion de nous mêler dans la rue, de discuter, et de fêter dûment nos anniversaires respectifs (le mouvement climat a recommencé à prendre de l'ampleur en septembre 2018). »
Floraisons a à plusieurs reprises appelé à une convergence des écologistes vers le mouvement des gilets jaunes. Les écologistes doivent rejoindre et être solidaires des luttes sociales. Et pour toutes les personnes qui diraient que les gilets jaunes ne sont pas écolo voici un extrait de l’Assemblée des Assemblées de Saint-Nazaire sur l’impératif écologique que nous devons tous et toutes affronter. Le mouvement des gilets jaunes se positionne clairement du côté de celles et ceux qui luttent pour la préservation du vivant.

Nov 11, 2019 • 1h 21min
Prisons partout justice nulle part (avec Julia)
La prison c’est un sujet dont on parle peu, alors qu’elle nous concerne toutes et tous. Pas seulement les personnes incarcérées ou leurs proches, mais en fait l’ensemble des citoyen·nes. Sous couvert de protection et de justice, le pouvoir coercitif s’exerce aussi sur nous, car il est une menace permanente, et qu’il influe (de manière consciente comme inconsciente) nos comportements, voire même nos pensées. Elles sont à l’origine d’une autocensure constante, due à la peur de la privation de liberté. Les structures pénitentiaires symbolisent et illustrent l’autorité, le contrôle et la violence qu’un état peut exercer sur son peuple. Elles sont un moyen légal de se débarrasser des parasites du système.
Nous recevons Julia, militante au Genepi et étudiante en droit pénal. Il sera question tout d'abord de comprendre que la prison nous concerne toutes et tous. Puis nous verrons en quoi le système judiciaire pénal est un outil discriminatoire. Enfin nous aborderons les conditions de détention.
La suite sur le blog https://floraisons.blog/


