

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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May 23, 2022 • 2min
Pourquoi le programme nucléaire russe doit-il beaucoup à George Koval ?
Si l'URSS a pu faire exploser sa première bombe atomique en 1949, elle le doit en partie aux renseignements fournis par ses espions. L'un d'eux, George Koval, a livré, à cet égard, des informations cruciales.Un parfait profil d'espionGeorge Koval est né aux États-Unis, en 1913. Ses parents sont des immigrants juifs. Les conséquences de la crise économique les poussent à quitter le pays en 1932. Ils se fixent à nouveau en Russie, dans un territoire autonome administré par des Juifs.En 1934, George Koval entre à l'université, où il entame des études de chimie. Peu après, il est repéré par la GRU, le service soviétique de renseignements. En effet, ses connaissances scientifiques et sa parfaite maîtrise de l'anglais, qu'il parle sans accent, le destinent à une carrière d'espion.Il est donc recruté comme agent secret et, à ce titre, revient s'installer aux États-Unis en 1940.Des informations capitalesGeorge Koval poursuit sa formation à l'université de l'Iowa, où il enrichit ses connaissances sur les rayons X. Considéré comme un étudiant très prometteur, il est engagé à Oak Ridge avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.Cette base de recherche a été créée en 1942, dans le cadre du projet Manhattan, chargé de mettre au point la bombe atomique américaine. Rien ne doit filtrer de ces installations secrètes, dont les employés dont triés sur le volet.C'est le cas de George Koval, qui, durant tout son séjour à Oak Ridge, ne suscite aucune soupçon. Il parle parfaitement l'anglais er se comporte comme un employé modèle.Et pourtant il transmet aux Soviétiques des informations capitales sur les travaux des scientifiques américains. Il les renseigne ainsi sur l'utilisation de polonium dans la fabrication de la bombe et sur la mise au point d'un dispositif spécifique pour la faire exploser.Ces renseignements seront très utiles à la mise au point de la première bombe soviétique, en 1949. Pourtant George Koval ne sera jamais inquiété.Il quitte sans encombre les États-Unis, en 1948, et il se verra décerner à titre posthume, en 2007, le titre de "Héros de la Russie". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 22, 2022 • 2min
Qu'est-il arrivé aux hommes du Néolithique ?
Quelque chose de singulier se serait produit durant une bonne partie de la période néolithique, qui dure de 7000 à 4000 ans avant J.-C. En effet, les hommes seraient devenus beaucoup moins nombreux que les femmes.Des hommes moins capables de transmettre leur ADNLes scientifiques qui se sont penchés sur cette raréfaction de la gent masculine estiment en effet que, durant cette période, il y aurait eu environ 17 femmes pour un seul homme.Les principales informations permettant d'aboutir à cette singulière découverte sont d'ordre génétique. Elles indiquent que, pour 17 femmes ayant réussi à transmettre leur ADN, un seul homme serait parvenu au même résultat.Une telle constatation ne signifie pas forcément que la population du Néolithique a baissé, ou même que le nombre d'hommes a diminué. Cela veut seulement dire que le nombre d'hommes capables de transmettre leur ADN, caractérisé par la présence du chromosome Y, et d'avoir une progéniture, a beaucoup régressé.Des explications diversesLes scientifiques qui se sont intéressés à cette question ont écarté une explication d'ordre environnemental. Dans ce cas, l'ensemble de la population aurait été touché.Certains relient cette diminution du nombre d'hommes capables de transmettre leur ADN à l'introduction progressive de l'agriculture, le fait marquant de l'ère néolithique. L'agriculture, et la sédentarisation qu'elle entraîne, aurait favorisé l'apparition de sociétés plus hiérarchisées.L'activité agricole se serait ainsi accompagnée de la mise en place d'une élite. Dotés du pouvoir et de la supériorité économique, ses membres auraient été mieux armés pour se reproduire avec efficacité que le reste de la population.Mais cette explication ne fait pas l'unanimité. En effet, certains scientifiques pensent que cette raréfaction des hommes en mesure de transmettre leur patrimoine génétique serait plutôt due aux guerres récurrentes entre clans.Et ces conflits auraient surtout opposé des clans patrilinéaires, dans lesquels le nom et les divers privilèges sont transmis par le père à ses enfants. Contrairement aux femmes, les hommes devaient rester au sein de ces clans. Par conséquent, les guerres les auraient touchés dans une bien plus grande proportion que les femmes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 2022 • 2min
Quel fut le premier navire à avoir été coulé par un sous-marin ?
Le premier navire coulé par un sous-marin ne l'a pas été durant la Seconde Guerre mondiale, ni même durant la guerre de 1914-1918. C'est en 1864, au cours de la guerre de Sécession, qu'il fut envoyé par le fond.Un sous-marin à propulsion humaineLe premier sous-marin à avoir coulé un navire est le H.L. Hunley. Il fut construit, au début de la guerre de Sécession, sur les conseils d'un homme d'affaires sudiste.Ce petit submersible mesurait un peu plus de 12 mètres de long et pesait environ 8 tonnes. Il ne pouvait accueillir qu'un modeste équipage de 8 hommes, qui actionnait le sous-marin à la main, au moyen d'une simple manivelle. Le submersible était équipé d'une charge explosive placée au bout d'une sorte de harpon.Après quelques essais réussis, le sous-marin coule à deux reprises, entraînant la mort de plusieurs marins. Après de tels échecs, un officier sudiste s'exclame que le Hunley sera sans doute plus dangereux pour ceux qui l'utilisent que pour leurs adversaires.Un double naufrageMalgré ses évidents défauts, les Sudistes décident d'utiliser le sous-marin pour briser le blocus de Charleston, dans le sud des États-Unis.Le 17 février 1864, le Hunley repère donc sa cible, le Housatonic, ancré dans le port de Charleston. À la force du poignet, le sous-marin fonce vers le navire et le heurte de son bélier.La charge explose comme prévu. Le navire sombre, entraînant 5 hommes d'équipage dans la mort. Le Housatonic est donc le premier bateau à être coulé par un sous-marin. Mais le même sort attendait le submersible.En effet, celui-ci se met à dériver, puis sombre à son tour. Tous les marins périssent dans le naufrage. Dans l'épave du Hunley, repérée dès 1995 et remontée à la surface en 2000, on a retrouvé les squelettes des membres d'équipage. Ils n'avaient donc pas eu le temps de quitter leurs postes.D'après les spécialistes, qui se sont livrés à une série d'essais, avec un sous-marin miniature, l'explosion aurait produit une onde de choc assez puissante pour détruire les poumons des sous-mariniers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 18, 2022 • 2min
Pourquoi les robes de mariées sont-elles blanches ?
De nos jours, la robe blanche est l'attribut principal des mariées. Se marier en blanc est donc un usage respecté par la plupart des femmes. Mais on ne sait pas toujours que cette mode a été lancée par la Reine Victoria.Un mariage royalNous sommes le 10 février 1840. La jeune Reine Victoria s'apprête à épouser son cousin, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, avec lequel elle devait vivre une grande histoire d'amour.Quand la souveraine apparait dans la chapelle royale du palais Saint James, les personnes présentes ne peuvent dissimuler leur surprise. La longue robe en satin qu'elle arbore, cintrée à la taille et très évasée, est blanche.Il se peut d'ailleurs que la Reine ait elle-même participé à la conception de cette tenue d'apparat, qui comporte une longue traîne.Or ce n'était pas la couleur habituelle d'une robe de mariée. On préférait des coloris plus vifs, comme le rouge. Dans les années qui suivent, l'exemple de la Reine Victoria est suivi par de nombreuses mariées et l'usage finit par se généraliser.Si la souveraine n'est pas, à proprement parler, la première à s'être mariée en blanc, c'est elle qui, sans conteste, en a lancé la mode.Les dentelles à l'honneurMais quel sens donner à cette robe nuptiale immaculée ? Avec les années, elle s'est mise à symboliser, avec les fleurs d'oranger qui couronnent la tête de la mariée, la pureté et même la virginité des jeunes filles prêtes à franchir le pas du mariage.Elle a pu aussi, avec d'autres symboles, marquer la spécificité du mariage religieux, cérémonie bien distincte de l'union civile qui le complète.Mais, au départ, la couleur de la robe de mariée n'avait pas cette signification. À vrai dire, cette couleur avait une utilité toute pragmatique. Le blanc, en effet, était censé mieux mettre en valeur les dentelles qui ornaient la robe.C'est pourquoi le haut de la robe est agrémenté de dentelles de Honiton, un village du Devon dont l'activité sera grandement stimulée par le mariage royal. Cet événement est donc l'occasion de mettre à l'honneur les réalisations de l'artisanat anglais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 2022 • 2min
A quoi ont servi les pontons ?
Selon les pays, les pratiques carcérales sont très variées. C'est ainsi qu'au Royaume-Uni et en France, aux XVIIIe et XIXe siècles, certains prisonniers furent incarcérés dans ce qu'on appela des "pontons".Des prisons flottantesAu XVIIIe siècle, l'Angleterre est confrontée à une véritable surpopulation carcérale. Pour éviter l'engorgement des prisons, les autorités décident de déporter les condamnés vers l'Amérique du Nord puis, après l'indépendance des États-Unis, vers l'Australie.Mais le départ de nombreux prisonniers vers les colonies ne suffit pas à régler le problème. Beaucoup sont alors regroupés dans des navires désarmés, amarrés sur la Tamise. Certains condamnés y purgent toute leur peine, d'autres y attendant leur transfert vers l'Amérique ou l'Australie.Connues sous le nom de "pontons", ces prisons flottantes ont également existé en France. En effet, de nombreux prisonniers, et notamment des prêtres réfractaires, sont enfermés sur des bateaux, à Nantes ou Rochefort, durant la Révolution française.On utilise aussi ce mode d'incarcération durant la répression qui suit la Commune de Paris.Des conditions de vie épouvantablesLes prisonniers incarcérés dans ces épaves sont souvent condamnés aux travaux forcés. Ils participent ainsi au dragage de la Tamise et au développement des arsenaux.La vie à bord de ces navires prisons était très dure. En été, une odeur pestilentielle s'en dégageait. Les prisonniers y vivaient dans une promiscuité qui favorisait la propagation de maladies comme la dysenterie ou le typhus.Elles se répandaient d'autant plus vite que les malades, qu'on ne prenait même pas la peine d'isoler, n'étaient pas soignés. Aussi la mortalité était-elle très forte. On estime ainsi qu'en l'espace de 20 ans, entre 1776 et 1795, environ 2.000 prisonniers périssent dans ces bagnes flottants de la Tamise.Il faut attendre 1779 pour qu'un philanthrope anglais, John Howard, dénonce les conditions de vie dans les pontons. Il milite pour la construction de vastes prisons, dans lesquelles les détenus bénéficieraient d'une cellule individuelle.Cette campagne porte ses fruits, puisque la prison de Millbank est bâtie en 1816. Mais il faudra encore patienter 40 ans avant que ces prisons flottantes soient définitivement abandonnées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 15, 2022 • 2min
Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?
On le sait, il ne faisait pas bon être homosexuel dans des régimes totalitaires comme l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste. Dans ce dernier pays, les personnes convaincues d'homosexualité étaient exilées dans une petite île de l'Adriatique.Les homosexuels : une "menace pour la race"Le nouveau code pénal italien, publié en 1930, ne comprit finalement aucune disposition contre les homosexuels. Mussolini en personne l'avait exigé. Au motif qu'une telle mesure serait inutile dans un pays où les tous les hommes ne pouvaient que faire preuve de virilité.Vers la fin des années 1930, au moment où l'Italie se rapproche de l'Allemagne nazie, le dictateur dut pourtant se rendre à l'évidence. Les homosexuels existaient bel et bien dans le pays.Dans l'esprit des dirigeants fascistes, qui s'étaient alignés sur les thèses nazies en la matière, ces individus représentaient donc une menace pour "l'intégrité de la race". Et un obstacle à la forte natalité que le dictateur italien voulait promouvoir.Aussi, en 1939, se décida-t-on, après des procès expéditifs, à exiler les homosexuels sur une petite île de l'Adriatique, au large des Pouilles.Une liberté paradoxaleLes condamnés sont donc conduits en barque dans l'île de San Domino, une ancienne colonie pénitentiaire. À leur arrivée, ils reçoivent un petit pécule, mais qui ne suffit pas pour vivre.Ils peuvent donc exercer un métier, qui s'ajoute aux travaux auxquels ils sont tenus de se livrer. De façon assez paradoxale, leur situation est plutôt favorable. En effet, ils sont bien accueillis par la population et ils jouissent d'une liberté dont ils ne pourraient profiter dans aucune autre partie du pays.Pourtant, la petite île est trop peuplée et la situation sanitaire se dégrade. On envisage un temps de les transférer dans un autre lieu, mais, avec l'entrée en guerre, les autorités ont d'autres soucis. C'est pourquoi, en 1940, ces homosexuels sont tout bonnement renvoyés chez eux et assignés à résidence.Isolés et parfois abandonnés par leur famille, soumis aux vexations du voisinage, ils se retrouvent alors dans une situation plus difficile que lors de leur séjour à San Domino. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 12, 2022 • 2min
Qui sont les onna-bugeisha ?
La société japonaise reste patriarcale dans son essence. Longtemps, la place de la femme y a été limitée à l'espace domestique. Et pourtant, quelques rares femmes ont réussi, dans ce monde d'hommes, à s'imposer comme combattantes.Des femmes dans la batailleDans le Japon médiéval, ces femmes guerrières étaient désignées sous le nom d'"onna-bugeisha". Ce que l'on traduit parfois en français, de façon un peu abusive, par "femmes samouraïs".En effet, en dehors de quelques rares exceptions, ces femmes ne combattaient pas sur le champ de bataille. Elles étaient le plus souvent chargées de défendre, en période de guerre, leur maison et leur famille.Pour assumer ces tâches, elles suivaient un véritable entraînement militaire. Elles utilisaient de préférence des armes leur permettant de combattre à distance, de manière à compenser leur relative infériorité physique.C'est le cas de l'arc et des flèches, mais surtout du "naginata". Il s'agit d'un très long sabre à bout recourbé, qui pouvait mesurer jusqu'à deux mètres de long.Quelques exemples de guerrièresLa vie de certaines "onna-bugeisha" tient plus de la légende que de la réalité. C'est le cas de l'impératrice Jingu, qui aurait envahi la Corée au début du IIIe siècle.De même, l'existence de Tomoe Gozen, qui aurait vécu au XIIIe siècle, n'est pas attestée avec certitude. Femme d'un général, elle aurait participé, à ses côtés, aux nombreux combats qui, au cours d'une guerre civile, ravagèrent certaines régions du japon.La littérature médiévale attribue de nombreuses prouesses à cette femme intrépide. Nommée chef de l'armée par son époux, elle est devenue le modèle par excellence des "onna-bugeisha".Plus près de notre époque, on peut encore citer le cas de Nakano Takeko. C'est au cours d'une autre guerre civile que cette femme eut l'occasion de montrer ses talents guerriers.Mais les conceptions très patriarcales des militaires nippons ne lui permirent pas de combattre dans les mêmes conditions que les hommes. Elle dut se contenter de diriger une troupe exclusivement féminine, qui ne put d'ailleurs prendre part qu'à de rares combats.Il existe une photo de cette jeune femme, revêtue de sa tenue guerrière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 2022 • 2min
Qui est l'abbé Suger ?
L'abbé Suger est une des grandes figures de l'Histoire de France. Conseiller du Roi et régent du Royaume, il est surtout connu pour avoir fait de la basilique Saint-Denis le premier joyau de l'architecture gothique.Un moine très influentSuger est né, en 1080 ou 1081, dans un village de l'actuelle Île-de-France. Selon certains historiens, il serait issu d'une famille de paysans pauvres.Vers 1190, il est donné, comme oblat, à l'abbaye de Saint-Denis, fondée au VIIe siècle. C'est dans ce lieu qu'il rencontre le fils du Roi Louis VI le Gros, le futur Louis VII, avec lequel il va se lier d'amitié.Un peu plus tard, Suger, devenu moine, participe, à l'invitation de Louis VI, à des ambassades auprès du pape. Élu abbé de Saint-Denis en 1122, il devient le principal conseiller du Roi entre 1130 et 1137, tout en veillant sur l'éducation de son fils.Une fois sur le trône, en 1137, ce dernier maintient sa confiance à son ami Suger. Et quand il part en croisade, dix ans plus tard, c'est à l'abbé de Saint-Denis qu'il confie la régence du Royaume.L'initiateur du style gothiquePour Suger, l'œuvre de sa vie, avant même la conduite des affaires, c'est la basilique Saint-Denis. Et ce à un double titre. En premier lieu, il décide de reconstruire l'édifice, qui date de la période carolingienne.Il commence, en 1135, par la construction du chœur, qu'il fera bâtir dans un style nouveau, qui se distingue notamment par la hauteur des voûtes et la pose de somptueux vitraux en forme de rosace.L'abbé Suger venait d'inventer le style gothique, qui connaîtra un spectaculaire essor dans tout le pays, et plus encore dans les régions au nord de la Loire.Mais Suger veut aussi faire de Saint-Denis le tombeau des Rois de France. En effet, plusieurs Rois mérovingiens, dont Dagobert Ier, y sont déjà inhumés. Son vœu sera finalement exaucé par Saint-Louis, au siècle suivant.En attendant, l'abbé obtient que les symboles du pouvoir royal, le sceptre, la main de justice, la couronne et l'épée, soient conservés dans l'abbaye. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 9, 2022 • 3min
Pourquoi Richelieu fit détruire des milliers de châteaux-forts ?
Principal ministre de Louis XIII à partir de 1624, le cardinal de Richelieu eut pour principal souci de restaurer l'autorité de l'État. C'est dans le cadre de cette politique qu'il ordonna, à partir de 1626, de démanteler de très nombreux châteaux-forts.La déclaration de NantesRichelieu n'est pas le premier à prévoir la destruction de certaines forteresses. Depuis le Moyen-Âge, cette pratique, très courante, sanctionnait la défaite d'un vassal face à son suzerain.Par ailleurs, les États-Généraux de 1614 avaient déjà préconisé d'abattre les murailles de nombreux châteaux. Mais, par la déclaration de Nantes, que le Roi approuve le 31 juillet 1626, le cardinal-ministre prend une mesure générale.En effet, il prescrit la destruction de tous les châteaux ne présentant pas d'utilité pour la défense du pays. Les forteresses situées sur les frontières ne sont donc pas concernées par la déclaration de Nantes.On estime qu'au total Richelieu fit abattre environ 2.000 châteaux-forts.Les raisons du cardinalRichelieu avait plusieurs raisons pour agir de la sorte. La première était la volonté d'affirmer l'autorité du Roi, et donc de l'État, face aux entreprises de grands seigneurs souvent révoltés contre elle.Or, ces nobles se servaient de leurs châteaux comme refuges et points d'appui pour contrôler des régions entières. En démantelant leurs forteresses, Richelieu réussit également à amoindrir la puissance des protestants, qu'il considérait également comme une menace pour le pouvoir royal.Mais la destruction des châteaux obéit aussi à des motifs matériels. En effet, l'entretien de ces forteresses, notamment dans les places royales, coûtait cher. En effet, il fallait payer la garnison et prévoir de fréquents travaux de réparation.De telles dépenses paraissaient d'autant plus inutiles que ces châteaux médiévaux ne répondaient plus aux exigences de la guerre moderne.Enfin, Richelieu pouvait s'appuyer sur les doléances des populations. Pour elles aussi, l'entretien des châteaux était très dispendieux. Par ailleurs, les États de province, ceux de Bretagne notamment, réclamaient depuis longtemps la destruction de certains châteaux.Ce souci d'économie et de rationalisation de la défense du Royaume a sans doute autant d'importance, dans l'esprit de Richelieu, que celui de l'affirmation de l'autorité royale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 8, 2022 • 2min
Les Amazones ont-elles existé ?
Les Amazones occupent une place importante dans la mythologie grecque. Mais ces farouches guerrières, qui se battent aussi bien que les hommes, auraient été inspirées par de véritables combattantes.Des guerrières mythiques...Dans les récits des anciens Grecs, les Amazones portent le pantalon et sont des cavalières accomplies. Elles tirent à l'arc avec dextérité, mais manient aussi bien la hache et l'épée.Elle se seraient même brûlé le sein droit, pour être plus à l'aise au combat. Ces guerrières redoutées sont donc les égales des hommes, au contraire des femmes grecques, dont la place traditionnelle est au foyer.Aussi les Grecs leur attribuent-ils bien des prouesses. C'est ainsi qu'Hercule, pour l'un de ses fameux travaux, doit rapporter la ceinture de la reine des Amazones, Hippolyte. De son côté, le fondateur d'Athènes, Thésée, affronte Antiope, une valeureuse Amazone, en combat singulier.Achille eut aussi à se battre contre Penthésilée, la fille d'Arès et la sœur d'Hippolyte, qui règne sur ces farouches combattantes....Inspirées par de véritables combattantesMais les Amazones ne sont pas seulement issues de l'imagination des anciens Grecs. Elles auraient été inspirées par des combattantes en chair et en os. Elles vivaient dans la Scythie, une vaste région que les Grecs faisaient aller de la Mongolie à la mer Noire.Les archéologues ont retrouvé, sur ses rivages, plusieurs de leurs tombes, datant du VIIe au IIe siècles avant J.-C. Les squelettes de femmes qu'elles contenaient étaient accompagnés de leurs armes et parfois même de leurs armures.Dans leurs constants déplacements, ces nomades scythes rencontraient des tribus adverses, souvent hostiles. De ce fait, tous les Scythes, filles comme garçons, devaient apprendre à se battre pour assurer la sécurité du groupe.Une telle conception, dictée par la nécessité, supposait donc une véritable égalité entre les sexes, y compris au combat. Sur son cheval, une archère était en effet aussi redoutable qu'un homme.Au Ve siècle avant notre ère, Hérodote décrit ces femmes, qui montent à cheval et se battent aux côtés des hommes. Ces fières combattantes ont été, sans nul doute, les modèles des Amazones. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


