

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Apr 24, 2023 • 2min
Quel canon a été surnommé la "grosse Bertha" ?
Quand on dit de quelqu'un qu'il emploie "la grosse Bertha", cela signifie que, pour arriver à ses fins, il met tout son poids dans la balance et qu'il est prêt à utiliser un moyen qu'il juge décisif.Mais d'où vient cette expression ? Elle a été forgée pour désigner un très gros canon. Il s'agit d'une pièce d'artillerie allemande, d'une taille et d'un poids exceptionnels pour l'époque où elle conçue, c'est-à-dire peu avant la Première Guerre mondiale.Son surnom a été donné à ce canon en référence à la fille unique de Friedrich Krupp, roi allemand de l'acier et grand pourvoyeur d'armes. En effet, celle-ci se prénommait Bertha. De leur côté, d'ailleurs, les Allemands surnommèrent le canon "Bertha la travailleuse", pour souligner, sans doute, son incomparable efficacité.Il existait en fait deux modèles de ce canon. L'un d'eux, fabriqué en 12 exemplaires, faisait environ 10 mètres de long et pesait plus de 42 tonnes. Cette arme, d'un calibre de 420 mm, tirait, à plus de neuf kilomètres, des obus de 400 et 800 kilos, capables de percer le blindage des chars adverses.L'affût de ce canon géant, qui pouvait tirer 10 obus par heure, était monté sur des roues permettant un transport plus facile.Par sa portée et sa puissance hors normes, cette pièce d'artillerie donnait un avantage décisif aux Allemands, qui l'utilisent surtout pour détruire les forteresses françaises.C'est ainsi qu'au début de la Première Guerre mondiale, à la fin août 1914, la "grosse Bertha" démantèle complètement le fort de Manonviller, dans la Meurthe-et-Moselle, pourtant construit avec un béton spécial.D'autres forts, à Verdun notamment, résistent mieux à ces bombardements. Mais la célébrité de ces canons "grosse Bertha" vient surtout d'une confusion. En effet, beaucoup croient, à l'époque, que ce sont ces canons qui bombardent Paris durant six mois, en 1918, faisant plus de 250 morts dans la capitale.En fait, ce sont des canons longs d'un autre type, que les Allemands nomment des "Pariser Kanonen". La "grosse Bertha" n'a donc jamais été pointée sur Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 23, 2023 • 2min
Pourquoi les portes ne devaient-elles pas être trop basses pour les femmes du Moyen-Âge ?
Les modes féminines évoluent avec les époques. Au Moyen-Âge, les femmes d'un certain rang social portaient le bliaud, une longue robe, très ample et serrée à la taille, et se coiffaient souvent d'un hennin.Typique de la période médiévale, cette coiffure se présentait sous deux formes principales. L'une d'elle formait deux sortes de cornes au-dessus de la tête, arrondies comme un croissant.Mais la plus courante affectait la forme d'un bonnet conique pointu. Il était fait de carton ou d'une armature de fils métalliques.Les portes étant parfois assez basses à cette époque, les femmes coiffées d'un hennin devaient se baisser pour passer d'une pièce à l'autre, car cette coiffure pouvait mesurer jusqu'à 80 centimètres de hauteur.Ce bonnet en pain de sucre n'était que la partie la plus spectaculaire du hennin. Il se composait aussi d'un voile de gaze, attaché au bonnet. Cette parure renseignait les personnes rencontrées sur le rang et le statut social de la femme qui la portait.Si le voile était en soie, il appartenait sûrement à une femme de la haute société, dont le mari ou la famille étaient très fortunés. Cette richesse s'affichait aussi dans les broderies d'or et d'argent qui pouvaient encore orner le voile.De leur côté, les femmes un peu moins riches devaient se contenter de dentelle. Mais la longueur du voile en disait tout aussi long sur la position d'une femme. S'il atteignait le sol jusqu'à former une traîne, il ne pouvait être porté que par une Reine.Le voile battait les talons de la femme d'un noble, tandis que celui de la bourgeoise s'arrêtait à la ceinture.La forme assez étrange de ces coiffes pointues ou cornues suggère que leur origine doit être recherchée hors d'Europe. C'est du moins ce que pensent certains historiens. Pour les uns, le hennin viendrait de Chine, puis aurait été connu en Europe par le biais des marchands.Pour d'autres, cette coiffe serait typique de l'empire mongol ou serait inspirée des modes persanes. Mais ce ne sont là que des hypothèses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 20, 2023 • 2min
Les Huns étaient-ils vraiment des barbares ?
Pour les Romains, tous les peuples vivant en dehors de leur Empire sont des "barbares". Ils ont emprunté le mot aux Grecs pour désigner tout homme qui, n'étant pas Romain, ne peut être que fruste et inculte.Ce qui ne les a pourtant pas empêchés de nouer de fructueux contacts avec les peuples "barbares" installés aux lisières de l'Empire et même de les utiliser pour défendre des frontières toujours menacées.Pour les Romains, les Huns, comme les Wisigoths ou les Vandales, étaient donc des "barbares". Et, avec le temps, ce mot, appliqué à ce peuple, s'est chargé d'une nuance encore plus péjorative.Il a servi à désigner des guerriers féroces, avides de rapines et de tueries.Venus d'Asie orientale, les Huns, composés en fait de plusieurs peuples, commencent à s'installer, dès le IVe siècle, dans des régions des Balkans, qui correspondent en partie à la Roumanie et à la Hongrie actuelles.Et c'est à partir de ces bases que, entre 430 et 450 notamment, ils organisent des raids meurtriers dans les régions frontalières de l'Empire. Ils sont alors dirigés par leur plus grand chef, Attila, qui gouverne les Huns de 434 à 453.Ce sont ces razzias dévastatrices qui ont valu aux Huns leur réputation de cruauté. S'ils se lancent dans ces sanglantes expéditions, pense-t-on, c'est en raison de leurs mœurs brutales, qui leur font considérer la vie humaine pour rien, et de leur goût du lucre.En d'autres termes, ils seraient assoiffés de sang et de richesses. Mais de nouvelles recherches amènent à voir ce peuple d'un autre œil.En effet, l'étude des cernes de certaines espèces d'arbres, dans les régions où vivaient alors les Huns, révèle l'existence de périodes de sécheresse entre 420 et 450.Si les Huns franchissaient la frontière de l'Empire romain, ce n'était peut-être pas pour piller et tuer, ou du moins pas seulement. Le but de ces raids était plutôt de trouver de quoi nourrir un peuple affamé. Une hypothèse que d'autres recherches devront confirmer ou relativiser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 19, 2023 • 2min
Quel sous-officier français est devenu Empereur en Afrique ?
Jean Bedel Bokassa a voulu calquer son destin sur celui de Napoléon Ier. Il naît en 1921 dans un village de l'Oubangui-Chari, une colonie française qui deviendra, en 1960, la République centrafricaine.Comme le père de Napoléon, celui de Bokassa est un notable. C'est en effet un chef de village, qui commence par collaborer avec l'administration coloniale, puis finit par contester ses méthodes.Comme l'Empereur le fit avant lui, Bokassa s'engage dans l'armée française. Sergent dans les Forces françaises libres (FFL), durant la Seconde Guerre mondiale, il participe au débarquement de Provence, en août 1944.Il combat aussi en Algérie et en Indochine. Quand il met fin à sa carrière militaire, il est capitaine.Dès le début des années 1960, Jean Bedel Bokassa rentre dans son pays, devenu indépendant en 1960. Il profite de la position de son cousin germain, David Dacko, qui devient le premier Président de la République centrafricaine.Profitant de son expérience militaire, ce dernier le nomme aux plus hautes fonctions. En 1964, Bokassa devient chef d'état-major de l'armée. Mais des tensions ne tardent pas à apparaître entre les deux hommes.En 1965, Bokassa se décide à renverser le Président. Le 1er janvier 1966, à l'issue d'un coup d'État réussi, il prend en effet sa place. Au fil des années, son pouvoir devient de plus en plus autoritaire.En 1972, il est proclamé Président à vie et, deux ans plus tard, s'arroge le titre de maréchal. Renouant avec le parcours de son modèle, Napoléon Ier, il franchit un nouveau pas, en 1976, en instaurant une Monarchie en Centrafrique;Le Président devient donc l'Empereur Bokassa Ier. Et il organise même, le 4 décembre 1977, un sacre grandiose, au terme duquel il s'assoit, couronne en tête et long manteau d'apparat, sur un trône surmonté d'une immense aigle impériale.Cette cérémonie, qualifiée d'"ubuesque" par certains observateurs, suscite une ironie mêlée de réprobation. Finalement renversé en 1979, après une fin de règne sanglante, puis condamné à mort par contumace l'année suivante, l'ex Empereur meurt en 1996 d'une crise cardiaque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 2023 • 2min
Napoléon II a-t-il régné ?
Tous les écoliers ont entendu parler de Napoléon Ier et de son neveu qui, sous le nom de Napoléon III, fonde le Second Empire en 1852. Mais qu'en est-il donc de Napoléon II ?On le sait, celui-ci, né le 20 mars 1811, est le fils de Napoléon Ier et de l'Impératrice Marie-Louise, une archiduchesse autrichienne. Mais pourquoi l'appeler "Napoléon II" ? Ce prince impérial aurait-il donc régné sur la France ?Certes, mais son règne fut très bref. Il n'advient pas lors de la première abdication de son père, le 4 avril 1814. Devant l'avance des alliés européens coalisés contre la France, l'Empereur renonce en effet à son trône, mais il réserve les droits de son fils.Cependant, deux jours plus tard, le 6 avril, le Sénat, qui était l'une des assemblées du Premier Empire, l'oblige à renoncer au pouvoir, pour lui mais aussi pour sa descendance. Il lui préfère en effet les Bourbons. Il n'est pas encore temps, pour le prince impérial, de devenir Napoléon II.Pendant que Napoléon part en exil à l'île d'Elbe, son fils suit sa mère, devenue souveraine du duché de Parme. Il prend donc le titre de prince de Parme.Cependant, l'Empereur parvient à s'enfuir et, débarqué en France, en mars 1815, il chasse Louis XVIII, à peine installé sur son trône. Son fils retrouve son titre de prince impérial.Mais, au terme de ces Cent Jours, Napoléon est battu à Waterloo, le 18 juin 1815. Le 22 juin, il abdique à nouveau, désignant son fils comme son successeur, sous le nom de Napoléon II. Le nouvel Empereur, âgé de quatre ans, est reconnu par les Chambres.Cependant, la commission de gouvernement mise en place pour organiser la régence, au nom de cet enfant demeuré en Autriche, ne parvient pas à se mettre d'accord. Mais, dès le 8 juillet, Louis XVIII rentre à Paris et reprend le pouvoir.Le règne de Napoléon II n'aura duré que deux semaines. Devenu duc de Reichstadt, et vivant à Vienne, il meurt dès 1832, à l'âge de 21 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 2023 • 2min
Qu'est-ce que la République de Montmartre ?
Même si la République de Montmartre, fondée en 1921, n'a pas de vocation politique, sa création se réfère tout de même à l'idée d'une certaine autonomie de ce quartier de Paris.C'est ainsi qu'en 1790, Louis XVI permet aux habitants de Montmartre, dont le territoire n'est pas inclus dans l'enceinte de la capitale, de former une municipalité.En 1920, sur l'initiative d'artistes, comme le dessinateur Jules Depaquit et le chansonnier Roger Toziny, la Commune libre de Montmartre est fondée. Même si sa création se veut un hommage discret à la Commune de Paris, la Commune de Montmartre, qui a son maire et son juge de paix, se consacre surtout à l'organisation d'événements festifs.En 1924, d'autres artistes créent la Commune libre du vieux Montmartre. Plus tard, dans les années 1980, les deux Communes s'associeront pour présenter un programme d'activités commun.Les fondateurs de la République de Montmartre s'inspirent des Communes de Montmartre, dont ils veulent retrouver l'esprit. Ils se recrutent d'ailleurs dans le même milieu, celui de ces artistes un peu bohèmes qui fréquentaient alors la Butte.Parmi les pères de cette République montmartroise, on trouve surtout des peintres et des dessinateurs, comme Joe Bridge, Jean-Louis Forain, Adolphe Willette ou Francisque Poulbot, qui a donné son nom à ces "gamins de Paris", chantés plus tard par Mick Micheyl.L'action de la République de Montmartre n'a donc, malgré son nom, rien de politique. Il s'agit en effet d'une association, dont les activités sont à la fois caritatives et festives.Les membres de la République apportent ainsi leur aide aux personnes qui en ont besoin. On peut citer, parmi d'autres exemples, le dispensaire fondé, en 1923, par Francique Poulbot, et qui célèbre son centenaire cette année.Mais la République de Montmartre est encore plus connue pour les fêtes qu'elle organise, comme les célèbres fêtes des vendanges de Montmartre, organisées depuis 1934.Il est à noter que la République a, comme hymne officiel, une chanson fantaisiste au titre évocateur : "Monte là-d'ssus...tu verras Montmartre !", sur une musique de Charles Borel-Clerc et des paroles de Lucien Boyer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2023 • 2min
Pourquoi un musicien fut épargné lors du Débarquement ?
On le sait, la cornemuse, au même titre sue le kilt ou le chardon, est l'un des principaux emblèmes de l'Écosse. Les "pipers", le nom donné à ces joueurs de cornemuse, donnaient d'ailleurs, chaque matin, et jusqu'au jour de son décès, une aubade à la Reine d'Angleterre.Mais ils avaient aussi une autre mission, plus martiale. C'est en effet au son nasillard des cornemuses que les soldats britanniques devaient marcher au combat. Ces mélodies entraînantes étaient censées leur donner du courage. Les "pipers" sont encore présents dans les combats de la première Guerre mondiale.Censés entraîner leurs camarades, les joueurs de cornemuse se plaçaient en première ligne lors d'un engagement. On imagine qu'ils constituaient alors des cibles faciles pour le camp adverse.Constatant les très lourdes pertes qui éclaircissaient les rangs de ces musiciens militaires, le "War Office" (le Ministère de la Guerre britannique) interdit alors la présence des "pipers" dans l'armée, du moins dans les premières lignes.Mais lord Lovat, qui commandait l'une des brigades participant au débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, ne se sent pas tenu d'obéir à de tels ordres. Comme ils émanaient d'une autorité anglaise, cet aristocrate écossais ne se croyait pas obligé de leur obéir.Or, lord Lovat avait son "piper" personnel, Bill Millin, qui avait 22 ans au moment du débarquement. Selon l'usage, il lui demande donc de se placer au premier rang, lors des opérations, et de jouer des airs traditionnels, pour galvaniser ses camarades.Bill Millin prend donc la tête de la troupe, au sein de laquelle s'élève alors une musique bien connue des soldats. Selon certains témoignages, le tir nourri des Allemands aurait cessé un instant, au moment même où Bill Millin aurait commencé à jouer.Une pause que les Alliés auraient utilisée pour s'emparer de la plage sans coup férir. Plus tard, le "piper" participe à l'attaque d'un pont, dont il ressort encore indemne. Il semblerait, d'après certains témoignages, que les Allemands, le prenant pour un fou, n'aient pas tiré sur lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 2023 • 2min
Quelle fut la vie tumulteuse de Vidocq ?
La vie trépidante d'Eugène-François Vidocq aurait pu inspirer les romanciers populaires du XIXe siècle, comme Eugène Sue ou Ponson du Terrail, le père de Rocambole. Et, de fait, l'existence de cet homme, né en 1775, est bien celle d'un personnage de roman.Né dans une famille de la petite bourgeoisie, il subtilise les couverts en argent de sa famille et se retrouve en prison dès l'âge de douze ans. Cette leçon ne lui ayant guère servi, il vole l'argent de ses parents et fuit le domicile paternel.Il est alors embauché dans un cirque, où il joue les saltimbanques. Puis il s'engage dans l'armée, où il participe aux batailles de la Révolution, comme Valmy et Jemmapes.Mais Vidocq retourne vite à ses vieux démons. En 1796, il est à nouveau arrêté, cette fois-ci pour des activités de faussaire. Et ce n'est plus une prison ordinaire qui l'attend, mais le bagne, à Brest d'abord puis à Toulon.Mais il réussit à s'en évader plusieurs fois, ce qui lui vaut une flatteuse réputation dans les milieux de la pègre.Alors qu'il est arrêté une nouvelle fois, en 1809, il propose à la police de lui servir d'indicateur. Ses services lui valent une rapide promotion. Le préfet de police lui propose en effet la direction officieuse de la brigade de sûreté.Les agents de cette branche de la police parisienne, qui sont, pour l'essentiel, d'anciens repris cde justice, doivent infiltrer les bandes de malfrats qui écument alors la capitale.Et, dans son nouveau rôle, Vidocq fait merveille. Ancien délinquant lui-même, il a une excellente connaissance de ce milieu. Il jouit en outre d'une mémoire infaillible, qui lui permet de reconnaître, au premier coup d'œil, toute personne déjà rencontrée, fût-ce une seule fois.Quant à sa science du déguisement, elle lui évite d'être reconnu lui-même. En 1818, il est gracié par Louis XVIII et recouvre tous ses droits. Il démissionne de ses fonctions en 1827 et fait paraître, l'année suivante, des "Mémoires" promises à un grand succès. Il meurt en 1857. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 2023 • 2min
Que s'est-il passé durant la bataille d'Alamo ?
La bataille d'Alamo, en 1836, fut l'un des principaux événements de ce que les historiens appellent la révolution texane. D'octobre 1835 à mars 1836, elle oppose le Mexique au Texas, qui est alors l'une de ses provinces.Aux Mexicains qui la peuplent sont venus s'ajouter de nombreux colons, venus des États-Unis. Si le Texas se révolte alors contre le Mexique, c'est parce que ce dernier veut limiter l'autonomie de ses provinces et se prononce contre l'esclavage.Or, les Texans sont venus au Mexique avec leurs esclaves et n'entendent pas y renoncer.Les Texans décident alors de proclamer l'indépendance de ce qui va devenir, entre 1836 et 1845, la République du Texas. Ceci fait, il faut se défendre contre l'armée mexicaine.En effet, le général Lopez de Santa Anna, qui, trois ans plus tôt, avait exercé le pouvoir suprême au Mexique, s'était placé à la tête d'une troupe d'environ 1.500 hommes.Les colons révoltés décident de les attendre dans une ancienne mission espagnole, Alamo, qu'ils fortifient à la hâte. Deux des leurs, James Bowie et William Travis, dirigent les opérations.Le fort regroupe environ 160 hommes, rejoints par quelques dizaines d'autres, conduits par un trappeur, Davy Crockett, dont le nom devait, comme celui de James Bowie, passer à la postérité et même entrer dans la légende.Santa Anna commence le siège de la mission le 24 février 1836. Le fort est canonné et des escarmouches se produisent entre Mexicains et Texans. Le siège dure une dizaine de jours, jusqu'au 6 mars.Ce jour-là, les soldats mexicains parviennent à se hisser sur les remparts, obligeant les Texans à se réfugier à l'intérieur de la mission. Les combats, acharnés, se poursuivent donc dans l'enceinte du fort. Les Mexicains ne laisseront aucun survivant derrière eux.Mais le mois suivant, le 21 avril, les soldats de Santa Anna, épuisés par ces semaines de combats, seront défaits par les Texans à San Jacinto. Le siège du fort Alamo fait aujourd'hui partie des exploits militaires les plus héroïques des débuts de l'histoire américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 2023 • 2min
Qu'est devenu l'Élysée durant l'Occupation allemande ?
Construit en 1720, pour le comte d'Évreux, devenue, par la suite, résidence de Mme de Pompadour, puis, plus tard, celle de Napoléon Ier, le palais de l'Élysée accueille nos Présidents depuis 1848, année de l'instauration de la IIe République. Le Prince-Président, Louis-Napoléon, futur Napoléon III, en fut donc le premier hôte.Depuis cette date, l'Élysée fut donc la résidence officielle du Président de la République, sauf durant une brève période, entre 1940 et 1947.Au moment de l'entrée des Allemands dans Paris, en juin 1940, le Président Lebrun a déjà quitté la ville, avec le gouvernement et les présidents des Chambres, pour s'installer à Bordeaux.Devenu Chef de l'État français, le mois suivant, le maréchal Pétain a d'abord songé à résider à Versailles, avant de se résigner à fixer le siège des pouvoirs publics à Vichy. Mais il n'a jamais pensé à s'installer à l'Élysée.En ce mois de juin 1940, le palais de l'Élysée est donc vide. Les Allemands y pénètrent et exigent que le drapeau français, qui flotte au sommet de l'édifice, soit remplacé par l'emblème nazi.Dans un premier temps, l'occupant regroupe des soldats prisonniers à l'Élysée. Puis, à partir de 1942, l'amiral Darlan, qui a succédé à Pierre Laval à la tête du gouvernement, se fait aménager des bureaux dans le palais, dont il se sert durant ses séjours à Paris.Le personnel continue cependant à entretenir les bâtiments et les jardins. De nombreux meubles et objets précieux ont été mis à l'abri. Mais le froid et l'humidité font tout de même des ravages dans ces bâtiments non chauffés durant quatre ans.Il faudra, à la Libération, des mois de travaux pour rendre le palais à nouveau habitable. Mais le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, non plus que ses successeurs immédiats, n'y habiteront.En effet, il faudra attendre l'élection de Vincent Auriol, en janvier 1947, comme premier Président de la nouvelle République, quatrième du nom, pour voir un chef de l'État prendre à nouveau possession des lieux, après plus de six ans d'abandon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


