Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

Club 44
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Jun 7, 2018 • 1h 48min

Les miels contaminés | Alex Aebi

Trois quarts des miels produits à travers le monde contiennent des néonicotinoïdes, une famille de pesticides connue pour son rôle dans le déclin des abeilles. C’est le constat d’une étude publiée par la prestigieuse revue Science par un groupe interdisciplinaire de l’Université de Neuchâtel (UniNE) et du Jardin Botanique de la Ville de Neuchâtel. Tandis que les concentrations en néonicotinoïdes restent en-dessous des normes maximales autorisées pour la consommation humaine, ces niveaux se révèlent alarmants pour les abeilles. Leurs recherches ont eu un énorme écho médiatique. En mobilisant les outils des sciences humaines, ils ont décrit les jeux d’acteurs entre scientifiques, journalistes, ONG environnementales, apiculteurs et politiciens pouvant mener à des prises de décisions politiques concernant l’interdiction de ces pesticides. Alex Aebi est Maître d’Enseignement et de Recherche en agroécologie à l’Université de Neuchâtel. Après une thèse de doctorat en entomologie, il s'est tourné vers une recherche plus appliquée en dirigeant un groupe travaillant sur la lutte biologique et les insectes invasifs à l'Agroscope. Il y a 6 ans, il a pris ses fonctions à l'Université de Neuchâtel où il est responsable d'un bachelor en biologie ethnologie. Il s'est formé en sciences sociales en menant des projets de recherche, au côté de professeurs de l'Institut d'ethnologie. Il utilise actuellement des outils de la biologie et des sciences sociales pour cerner et, pourquoi pas, pour appréhender des problématiques environnementales actuelles. En collaboration avec les Instituts de biologie et d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel.
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Jun 5, 2018 • 1h 52min

1968 - De grands soirs en petits matins | Ludivine Bantigny

À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue dans son livre 1968 - De grands soirs en petits matins l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants, mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à "l’autre côté" : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation. Son livre s’attache au vif des événements, à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. "Les événements" : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement "changer la vie". Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Rouen Normandie. Ses recherches portent sur les engagements politiques et la conscience historique au XXe siècle. Elle a notamment publié La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 ; "Points Histoire", 2018) et 1968 - De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018). Conférence enregistrée au Club 44 le 5 juin 2018
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May 31, 2018 • 1h 42min

La Balade des Perdus | Thomas Sandoz et Jean Kaempfer

On rit beaucoup tout au long de La balade des perdus, roman qui met en scène le voyage rocambolesque de quatre handicapés et de leur éducatrice bougonne. On rit, mais quelque chose de plus grave se fait jour simultanément. Car l’intrigue épingle sous son apparente légèreté des enjeux centraux de notre société, en particulier l'obsession de la performance. Il sera question de ce nouveau titre et des précédents, mais également de la place de l’écrivain dans le monde contemporain. Écrivain, épistémologue, docteur en psychologie, Thomas Sandoz, né en 1967, a notamment publié de la prose - aux éditions Grasset La balade des perdus (2018), Croix de bois, croix de fer (2016), Malenfance (2014), Les temps ébréchés (2013), Même en terre (2012) - et chez d’autres éditeurs La Fanée (G d’Encre, 2008), Gerb (L’Âge d’Homme, 2000), 99 minimes (L’Âge d’Homme, 1997). Il est également l’auteur d’essais dont Histoires parallèles de la médecine (Le Seuil, 2005), et de monographies dont notamment Allain Leprest - Je viens vous voir (Christian Pirot, 2003) et Derrick - L'ordre des choses (L’Hèbe, 1999). Parallèlement à ses projets personnels, il anime des ateliers d'écriture (en particulier Roman d'école) et travaille sur mandat comme médiateur culturel. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Schiller 2011. La rencontre sera animée par Jean Kaempfer, professeur honoraire de littérature à l’Université de Lausanne. En collaboration avec Payot Libraire.
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May 22, 2018 • 1h 47min

L'éthique ou la science du vivre juste | Jacques Dubochet

La technologie, fille de la connaissance scientifique, est globalement le principal déterminant de nos vies. Pensons à la communication mondiale, l'informatique, la médecine, en attendant la biotechnologie et l'intelligence artificielle. Malheureusement, si nous sommes bons à créer la connaissance, nous ne le sommes guère à l'utiliser "pour le bien commun de l'humanité" comme le demandait Alfred Nobel. Nous allons préciser le diagnostic et, ensemble, nous allons tenter de trouver comment faire mieux. Né en 1941, Jacques Dubochet a effectué ses premières expériences scientifiques en Valais et à Lausanne. Après avoir obtenu son diplôme à l’EPFL en 1967, il obtient son certificat de biologie moléculaire à l’Université de Genève et devient biophysicien. Il commence alors à étudier la microscopie électronique de l’ADN, ce qui restera son champ d’étude principal. En 1973, il achève sa thèse en biophysique à Genève, puis à Bâle avec Eduard Kellenberger qui lui enseigne non seulement la biophysique, mais aussi la responsabilité éthique et une amitié durable. Les années 1970 à 1976 lui permettent d’introduire l’eau dans la microscopie électronique et il découvre la vitrification par l’eau et le développement de la cryo-microscopie électronique. Il en développe les bases avec ses collaborateurs Alasdair McDowall et Marc Adrian. A partir de 1987, il est nommé professeur à l’Université de Lausanne, au département d’analyse ultrastructurale. Outre ses activités de recherche, il contribue à développer le curriculum biologie et société, dont le but est de faire de chaque étudiant un aussi bon citoyen que biologiste. Le 4 octobre 2017, il reçoit avec l'Américain Joachim Frank et le Britannique Richard Henderson, le prix Nobel de chimie pour leurs travaux en cryo-microscopie électronique.
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May 17, 2018 • 1h 15min

20 ans de musique entre informatique et boîtes à meuh | Mauro Lanza

L’intérêt de Mauro Lanza pour l’informatique musicale remonte à son arrivée à l’Ircam en 1998. Depuis, l’usage de l’ordinateur comme aide à la composition est devenue une pratique courante dans son travail. L’autre côté de cette approche "analytique", qui s’adapte bien à des données faciles à "numériser" est son intérêt pour les objets sonores complexes et instables, pour les instruments augmentés et les objets trouvés. Cette présentation détaillera son parcours, qui va des pièces électroniques des années 1999-2006 qui utilisent la synthèse par modèles physiques et sa lutherie virtuelle jusqu’aux dernières pièces pour instruments et physical computing écrites à quatre mains avec Andrea Valle. Né en 1975, Mauro Lanza a étudié le piano à Venise et la musique électronique à l’Ircam. Teintées d’ironie, ses compositions sont, depuis le début, le résultat d’un effort sans cesse croissant vers une fusion intime d’instruments classiques avec d’autres sources sonores moins conventionnelles (instruments-jouets, bruitages, etc…). En résidence à la Villa Médicis de 2007 à 2008, et ailleurs (Fresnoy, Civitella Ranieri, Akademie Schloss Solitude), il a entrepris diverses activités dans le domaine pédagogique (Ircam, McGill University, ESMUC, UdK). Sa musique est publiée par Ricordi, Milan. En 2014, il s’est vu décerner le prix Franco Abbiati par l’Association nationale des critiques musicaux d’Italie.
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May 8, 2018 • 1h 52min

Bitcoin, what is this? | Alexis Roussel et Vincent Mignon

Qu’est-ce que le bitcoin ? Une cryptomonnaie, née d’un document publié par Satoshi Nakamoto dont on ne sait rien, qui a des allures de comptabilité virtuelle, gérée par un réseau d’ordinateurs. Tout mouvement s’inscrit dans un registre, virtuel lui aussi, qui s’appelle une blockchain. Le nombre de bitcoins est limité à 21 millions d’unités. Quelle est la valeur d’un bitcoin et qui la détermine ? Qui en sont les détenteurs ? Comment les obtenir et où peut-on les dépenser ? Echappant pour l’heure à toute régulation spécifique par les États, le bitcoin questionne à plus d’un titre. Est-ce le signe d’une nouvelle ère ou n’est-ce qu’un miroir aux alouettes ? Me Vincent Mignon est avocat, docteur en droit de l’Université de Fribourg (mention summa cum Laude, prix Vigener). Il est l’associé fondateur de l’étude LE/AX Avocats. Me Mignon possède des compétences reconnues dans le domaine des cryptomonnaies. A ce titre, il a donné plusieurs conférences et cours sur le sujet et rédigé des articles scientifiques dans des revues juridiques spécialisées. Alexis Roussel est co-fondateur de la plateforme de trading de cryptomonnaies bity.com et ancien président du Parti pirate suisse. En collaboration avec Payot Libraire. Cette conférence a eu lieu le 8 mai 2018 au Club 44.
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May 3, 2018 • 7min

"Souvenirs incomplets" | Brigitte Ramseyer

Portrait du public du festival international des arts de la rue La Plage des Six Pompes, l’exposition de photographies de Brigitte Ramseyer, intitulée Souvenirs incomplets, se veut une composition de type mosaïque. En effet, depuis 25 ans, La Plage, comme on la surnomme affectueusement, enchante les rues de La Chaux-de-Fonds, transforme une ville parfois considérée comme austère en un vaste champ des possibles où flammes, acrobaties, humour côtoient des déambulations géantes de poissons qui se penchent aux fenêtres. Tendre son objectif pour essayer de saisir le grain de folie propre au festival des arts de rue le plus important de Suisse, voilà ce qui se trouve au cœur de ce magnifique travail de rétrospective qui offre une vraie place aux spectateurs ébahis. Brigitte Ramseyer est née à La Chaux-de-Fonds. Photographe autodidacte, elle parcourt les milieux culturels des Montagnes neuchâteloises et environs depuis plus d’une quinzaine d’années, ce qui lui a permis de travailler en étroite collaboration avec plusieurs acteurs culturels reconnus de la région comme le festival de La Plage des Six Pompes, Le Corbak, La Fête de la Danse, Bikini Test, Le Rock Altitude Festival, Le Chant du Gros et La Fête de la Musique entre autres. Elle aime rencontrer les artistes, émergents ou confirmés, de tout bord, en essayant de retranscrire au plus proche ce qu’ils livrent à leur public. Ce vernissage a eu lieu le 3 mai 2018 au Club 44.
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May 3, 2018 • 1h 40min

La culture de rue, une piste pour les institutions ? | Béri, Bischof, Dinh, Moser, Demidoff

Il n’est pas anodin aujourd’hui de voir l’importance que prend la médiation culturelle. En effet, il semble toujours plus urgent de trouver les moyens de faire venir le public dans les salles de théâtre, de danse, de conférence. Que nous apprend un festival comme celui de La Plage des Six Pompes ? Qu’enseignent l’art et la culture vécus dans l’espace public aux institutions ? Faut-il aller à la rencontre du public en sortant de ses quatre murs ? Le financement par les contribuables n’est-il pas une injonction à prendre le risque de confronter les formes artistiques et culturelles à un public à conquérir ? Zsuzsanna Béri est cheffe du Service de la culture du canton de Neuchâtel ; Philippe Bischof est directeur de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture ; Thuy San Dinh est codirectrice et coordinatrice générale du festival Antigel ; Manu Moser est programmateur du festival La Plage des Six Pompes. Le débat sera animé par Alexandre Demidoff, journaliste culturel au quotidien Le Temps. Débat en partenariat avec le festival de La Plage des Six Pompes dans le cadre de son 25e anniversaire (du 5 au 11 août 2018). www.laplage.ch Ce débat a eu lieu au Club 44 le 3 mai 2018.
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Apr 26, 2018 • 1h 44min

Des mots à la bouche | Sidonie Naulin

Dans son livre Des mots à la bouche - Le journalisme gastronomique en France, Sidonie Naulin retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Elle s’attache à analyser le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations liées notamment à l’émergence du discours concurrent des blogueurs culinaires. Les carrières, compétences et manières de travailler des journalistes gastronomiques permettent quant à elles de rendre compte des types de contenus médiatiques produits et l’analyse du parcours de journalistes renommés autorise à saisir les modes de différenciation professionnelle dans le domaine du journalisme gastronomique. Plonger dans les cuisines de ce monde si particulier offre un nouvel éclairage sur la construction des dispositifs d’intermédiation marchande et culturelle et permet également de parcourir l’histoire de la restauration telle qu’on la pratique, presque banalement, aujourd’hui. Sidonie Naulin, normalienne et agrégée de sciences sociales, est maître de conférences en sociologie à Sciences Po Grenoble et chercheuse au laboratoire Pacte. Elle est l’auteure de nombreux articles et de deux livres : La Théorie de Pierre Bourdieu et ses usages sociologiques (avec Anne Jourdain - Armand Colin, 2011) et Des mots à la bouche - Le journalisme gastronomique en France (Presses universitaires de Rennes et Presses universitaires François-Rabelais, 2017). En collaboration avec Payot Libraire. Cette conférence a eu lieu au Club 44 le 26 avril 2018.
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Apr 19, 2018 • 1h 40min

Du Kamchatka à l'Alaska | Sylvie Cohen et Marc Decrey

Depuis plus de 10 ans, de l'Océan Arctique à l'Océan Pacifique, des artistes ont embarqué à bord de Chamade pour humer l'air du grand large, découvrir d'autres mondes et s'en inspirer. Marins à l'encre, c'est l'histoire de deux écrivains – Pierre Crevoisier et Diane Peylin – et d'un bédéiste, Matthieu Berthod, immergés dans l'immensité des terres sauvages d'Alaska. Entre brumes et rencontres improbables, ils ont fait le plein de ces émotions indispensables à l'écriture d'un recueil de nouvelles (Slatkine, 2018). Des terres oubliées de Russie aux mystérieuses îles Aléoutiennes, Sylvie Cohen et Marc Decrey vous invitent à bord de Chamade pour partager ce fabuleux périple où aventure rime avec écriture. Après la conférence, leur film Marins à l’encre (26 minutes) sera projeté. Cette conférence a eu lieu au Club 44 le 19 avril 2018.

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