Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

Club 44
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Oct 23, 2018 • 1h 47min

Nagori | Ryoko Sekiguchi, Patrick Ferla

Nagori, littéralement "l’empreinte des vagues", signifie en japonais la nostalgie de la séparation et, en particulier, la nostalgie de la saison qu’on ne laisse partir qu’à regret. Le goût de Nagori annonce déjà le départ imminent de tel fruit, tel légume, jusqu’aux retrouvailles l’année suivante, si l’on est encore en vie. De nos jours, on évoque les saisons comme un temps comptable. Saisons à découper, à dénommer, à désirer ou à oublier. Et selon quels critères ? La rencontre proposera de faire la découverte de l’art poétique et culinaire japonais en méditant sur les émotions qu’éveillent les saisons et leur disparition. Sur l’empreinte fugitive des goûts et des saveurs dans le corps et la mémoire, les paysages, la littérature… Le public sera ainsi invité à une traversée littéraire, culinaire, politique, à la rencontre de grands chefs cuisiniers, de plats et de produits délicieux. Née à Tokyo, Ryoko Sekiguchi est une poétesse et traductrice japonaise qui écrit en français depuis 2003. Elle a récemment publié chez P.O.L La Voix sombre (2015) et Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises (2013). Rencontre animée par Patrick Ferla, journaliste indépendant. En partenariat avec le Club littéraire jurassien et en collaboration avec la librairie La Méridienne. Rencontre enregistrée au Club 44 le 23 octobre 2018.
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Oct 18, 2018 • 1h 39min

Roger Montandon, Alberto Giacometti | Walter Tschopp

Sous le titre Alberto Giacometti et le réalisme dans l’art contemporain, Roger Montandon présente le 10 octobre 1966 au Club 44 une conférence remarquable sur son grand ami. Giacometti est décédé en janvier de la même année et Montandon retrace la singulière vision du réel du célèbre sculpteur et peintre. A son contact, Roger Montandon subit une influence déterminante pour son propre art. Walter Tschopp démontrera dans quelle mesure il la subit et de quelle manière il s’en libère pour procéder à son réalisme à lui. Peintre et dessinateur, mais aussi journaliste, écrivain, poète, metteur en scène et critique d’art, au contact des grands esprits du Montparnasse des années 1960 et au-delà, cet artiste et intellectuel, au lieu d’évoluer de débuts figuratifs vers l’abstraction comme la plupart des artistes de l’époque, emprunte le chemin inverse, à la quête de cette vision réelle qui fut son obsession. La conférence retrace le parcours de ce peintre fécond et excellent dessinateur qui pratique son métier avec succès pendant près de 50 ans et s’éteint en 2005 dans sa ville d’adoption. Walter Tschopp accomplit ses études d’histoire de l’art à l’Université de Fribourg avec un mémoire sur Walter Bodmer (1903-1973). Il est d’abord assistant puis rédacteur auprès de l’Inventaire du patrimoine artistique du canton de Fribourg. Par la suite, il sera boursier du Fonds national de la recherche scientifique. De 1990 à 2012, il a été conservateur au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel. Il est actuellement conservateur de la Fondation Ateliers d’Artiste. Il est l’auteur de nombreuses publications et expositions d’arts plastiques. En partenariat avec l’Association Les Amis de Roger Montandon et en collaboration avec Payot Libraire.  Conférence enregistrée au Club 44 le 18 octobre 2018.
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Oct 4, 2018 • 2h 8min

Effets frontière dans l'Arc jurassien | Alexandre Moine, Bernard Woeffray

L’économie productive dans l’Arc jurassien s’appuie sur les différentiels liés à la frontière mais ne profite pas pleinement à la vie locale des territoires. Nous pensons qu’il est nécessaire de soutenir le développement d’une économie résidentielle, mais celle-ci se heurte aux effets frontière. Les circuits courts, FabLab, espaces de co-working et autres outils de collaboration doivent pouvoir se décliner en transfrontalier… pour soutenir un territoire au destin identique. Comment mobiliser les acteurs, pour quelle image territoriale, contre quelles résistances ? Venez en discuter de manière ouverte et citoyenne. Alexandre Moine est professeur de géographie à l’Université de Franche-Comté et président du Forum transfrontalier Arc jurassien. Bernard Woeffray est chef du Service de l’urbanisme de la Ville de Nyon et membre du Forum transfrontalier Arc jurassien. En partenariat avec le Forum transfrontalier. www.forum-transfrontalier.org Conférence enregistrée le 4 octobre 2018 au Club 44.
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Sep 27, 2018 • 1h 45min

L'enfant toxique | Philip D. Jaffé

«Mon bébé veut constamment rester dans mes bras, je ne dors plus», «Mon garçon fait des crises de colère pour tout», «Mon ado se comporte comme une diva», «Mon fils est une source constante de tensions entre mon conjoint et moi». Peu exploré par les psychologues, pédopsychiatres et autres professionnels de la psyché infantile, le syndrome des enfants toxiques serait-il un tabou ? Et pourtant, il semble toucher près de 10% d’enfants. Pour les parents, la vie est un enfer. A partir de quels faits, de quels signes peut-on considérer que l’enfant met gravement en péril l’équilibre familial ? Comment s’y prendre ? Le Dr Philip D. Jaffé livrera les pistes pour retrouver une parentalité heureuse. Docteur en psychologie, Philip D. Jaffé est directeur du Centre for Children’s Rights Studies à l’Université de Genève. Après avoir exercé auprès des détenus américains du quartier de haute sécurité, il a ouvert son cabinet de psychothérapie en Suisse. Il est également commis expert auprès des tribunaux. Il vient de publier L’enfant toxique (Favre, 2018). Le 29 juin 2018, il a été élu comme membre du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. www.jaffe.ch En collaboration avec Payot Libraire. Conférence enregistrée au Club 44 le 27 septembre 2018.
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Sep 25, 2018 • 1h 30min

Parallaxe | Anne-Marie Fallot, Michel Thévoz et Arnaud Robert

Parallaxe ou angle de vue irrégulier – mais y a-t-il une vision «juste»? Ce sera le thème d’un entretien portant principalement sur l’œuvre de l’artiste Jean-Pierre Zaugg et sur le film qu'Anne-Marie Fallot lui a consacré, ainsi que sur L’art suisse n’existe pas et Émilienne Farny et l'oiseau noir, ouvrages récents de Michel Thévoz. Plasticien et scénographe, Jean-Pierre Zaugg a marqué le monde des musées par son regard décalé, en rupture. L’habile rapprochement avec la démarche de l’artiste Émilienne Farny permettra d’explorer la notion de parallaxe et par là-même de réfléchir au regard porté sur le réel par les artistes. Anne-Marie Fallot, réalisatrice, a été scripte et assistante de réalisation. Elle a notamment travaillé avec Alain Tanner, Claude Goretta et Michel Soutter. Elle a réalisé et a également produit des documentaires personnels pour la RTS, dont le plus récent JPZ - Jean-Pierre Zaugg… comme un morceau de l’Univers . Professeur honoraire à l'Université de Lausanne, Michel Thévoz, a été conservateur au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne de 1960 à 1975, puis conservateur de la Collection de l’Art Brut depuis sa fondation en 1976. Il a consacré une vingtaine d’ouvrages à des phénomènes borderline tels que l’académisme, l’art des fous, le spiritisme, le reflet des miroirs, l’infamie, le syndrome vaudois, l’infamie, le suicide. Il vient de publier L’art suisse N’EXISTE PAS (Les cahiers dessinés, 2018) dans lequel il consacre notamment un chapitre à Jean-Pierre Zaugg et un autre à Émilienne Farny. La rencontre est animée par le journaliste Arnaud Robert. Enregistrée le 25 septembre au Club 44.
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Sep 20, 2018 • 1h 52min

Parler du suicide avec les jeunes | Stéphane Saillant et Raphaël Thélin

Le suicide demeure la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans en Suisse. Malgré cette situation alarmante, le suicide reste un sujet tabou, autour duquel circulent de nombreuses idées reçues qui peuvent interférer avec la prévention. Celle-ci est pourtant réalisable, et efficace. Grâce à l’accompagnement psychiatrique des personnes concernées, mais aussi au travers de la sensibilisation du public, des familles ou des encadrant.e.s, il est possible de briser l’isolement et le désarroi des personnes en souffrance ou de leurs proches. Tel est l’objectif de cette conférence. Après l’obtention de son titre de médecin à l’Université de Genève en 2002, Stéphane Saillant a d’abord effectué deux ans et demi de formation en médecine interne générale avant de débuter sa formation post-graduée en psychiatrie et psychothérapie à Genève. Ayant occupé successivement des postes de médecin assistant puis de chef de clinique, il a notamment travaillé aux urgences psychiatriques du département de psychiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève, puis a exercé principalement au sein du service de psychiatrie de liaison, ayant un grand intérêt dans l’interface entre médecine physique et médecine psychique. Après avoir obtenu son titre FMH de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie en 2010, Stéphane Saillant se spécialise dans le domaine de la psychiatrie de liaison. Engagé comme médecin responsable des urgences psychiatriques et de la psychiatrie de liaison depuis la fin de l’année 2012 au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie (CNP ), Stéphane Saillant se concentre principalement dans ces deux domaines et plus particulièrement dans celui de la prévention du suicide, domaine dans lequel il est actif au sein du Groupe Romand de Prévention du Suicide (GRPS). Raphaël Thélin est le coordinateur de l’Association STOP SUICIDE. Créée à Genève en 2000, son objectif est de parler et faire parler du suicide dans un but de prévention. Elle conduit des campagnes de sensibilisation, réalise des ateliers avec les jeunes en milieu scolaire et extrascolaire. STOP SUICIDE conseille également les professionnel.le.s de l’éducation et des médias qui font face à cette thématique. En partenariat avec le Rotary Club des Montagnes neuchâteloises et en collaboration avec STOP SUICIDE. https://stopsuicide.ch/ En collaboration avec la librairie La Méridienne. Conférence enregistrée au Club 44 le 20 septembre 2018
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Sep 18, 2018 • 1h 57min

Monstres 2.0 | Pauline Escande-Gauquié et Bertrand Naivin

À leurs débuts, les réseaux sociaux nous offraient de concrétiser un vieux rêve : au sein de ces espaces numériques, le partage et l’échange devaient fournir les armes d’un nouvel eldorado démocratique. Mais force est de constater que sur Twitter, Facebook ou Instagram, des contenus violents circulent désormais sans fin ; les internautes s’insultent ; les fake news fleurissent, comme autant de monstres 2.0 qui nous interrogent sur les dérives de notre époque. Pour rester dans la course, il faut à tout prix « twitter », « liker », « partager ». Voilà révélé l’autre visage des réseaux sociaux : un espace du tag et du tacle, du cash et du clash, du clic et du choc, qui semble ne connaître aucun obstacle, aucune loi. Si le monstre, traditionnellement, permet en négatif de penser les normes d’une époque, qui sont ces nouveaux monstres qui émergent sur la toile ? Pourquoi nous attirent-ils et à quelles limites nous confrontent-ils ? Une autre utilisation des réseaux, plus humaniste et responsable, est-elle possible ? C’est à ces questions brûlantes que répondent deux spécialistes des médias. Si le constat qu’ils dressent est sans appel, ils nous permettent pourtant d’envisager un autre avenir 2.0. Pauline Escande-Gauquié est sémiologue, maître de conférences à Paris-Sorbonne-CELSA. Elle a notamment publié Tous selfie ! Pourquoi tous accros ? (François Bourin, 2015). Elle publie avec Bertrand Naivin Monstres 2.0. L’autre visage des réseaux sociaux (François Bourin, 2018). Bertrand Naivin est théoricien de l’art et des médias, chercheur associé au laboratoire AIAC (Arts des Images et Art Contemporain). Il enseigne à l’Université Paris 8. Il a récemment publié Selfie, un nouveau regard photographique (L’Harmattan, 2016). Il publie avec Pauline Escande-Gauquié Monstres 2.0. L’autre visage des réseaux sociaux (François Bourin, 2018). En collaboration avec Payot Libraire. Enregistré le 13 septembre 2018 au Club 44.
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Sep 6, 2018 • 1h 45min

Une brève histoire de l'alpinisme | Benoît Aymon

Les sports, dans leur très grande majorité, suivent des règles immuables: le football, le tennis, l’athlétisme, le golf, ronronnent dans le même moule depuis qu’ils existent. On se contente d’améliorer les performances. Rien à voir avec l’histoire de l’alpinisme qui n’est faite que de transgressions, de révolutions iconoclastes. Car les alpinistes sont des rebelles ! Ils sont allergiques aux règlements et contrairement à ce que pourrait laisser croire le mythe de la cordée - transcendant une virile amitié entre deux hommes qui partent à l’assaut des sommets - les alpinistes ont souvent fait preuve d’un égoïsme forcené pour assouvir leur ambition. Folle ambition des hommes pour aller plus haut et plus vite que les autres… Et les femmes dans ce monde de brutes ? Historien de formation, Benoît Aymon a fait toute sa carrière de journaliste à la Radio Télévision Suisse. Valaisan d’origine, il connaît la montagne de l’intérieur. Il est le co-créateur de « Passe-Moi les Jumelles », une émission phare de la RTS qu’il produit depuis… 25 ans ! Avec son complice Pierre-Antoine Hiroz, il a également réalisé de nombreuses séries documentaires sur la montagne, notamment sur la Haute Route, les Secours en Montagne, la Formation des Guides, le Tour du Cervin et la Grande Traversée des Alpes. Il vient d’être nommé directeur artistique du Festival international du film alpin des Diablerets qui fêtera l’année prochaine son 50ème anniversaire. En collaboration avec Payot Libraire. Conférence enregistrée le 6 septembre 2018 au Club 44.
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Jun 20, 2018 • 1h 44min

L'avenir de la vie sur Terre | Hubert Reeves

Près de l’étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l’eau calme, se trouve un banc de bois : « Le banc du temps qui passe ». Je m’y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence. Après un long moment de silence, me viennent à l’esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m’émerveille, me fascine et m’inquiète à la fois, c’est aussi chercher à me rassurer. Cette conférence est destinée à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à cœur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d’astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l’honneur de s’y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d’une situation ou à prendre une décision concrète. Mais rien dans ces réflexions n’est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour – indéfiniment. Hubert Reeves Hubert Reeves est astrophysicien ; il a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Le Banc du temps qui passe. Méditations cosmiques (2017), L’Univers expliqué à mes petits-enfants (2011), Chroniques des atomes et des galaxies (2007), Poussières d’étoiles (1984), Patience dans l'azur (1981), qui ont rencontré la faveur d’un très large public, tout comme la BD Hubert Reeves explique … la biodiversité. En mars 2015, il est devenu président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité qu’il présidait depuis 2001. Conférence organisée en partenariat avec UBS et l’AIP (Association industrielle et patronale) et en collaboration avec Payot Libraire. Enregistrée au Club 44 le 20 juin 2018.
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Jun 12, 2018 • 1h 46min

La Science face à la production des ignorances | Richard-Emmanuel Eastes

Si l’épistémologie étudie la production des connaissances, l’agnotologie s’intéresse à la production des ignorances. Partant de cette idée, la conférence de Richard-Emmanuel Eastes proposera quelques réflexions sur la connaissance, la science et la vérité en explorant systématiquement leurs contraires, interrogeant notamment leurs articulations et influences réciproques. L’ignorance est-elle l’exact contraire de la connaissance ? La science produit-elle des vérités et, réciproquement, la vérité ne peut-elle être établie que scientifiquement ? Autant de questions qui nous conduiront progressivement à interroger la place de la science dans le monde actuel et les raisons qui nous poussent à rechercher des réponses existentielles dans les parasciences, ésotérismes, créationnismes et autres conspirationismes. Agrégé de chimie, docteur en sciences de l’éducation et en philosophie, Richard-Emmanuel Eastes est chercheur associé au Muséum d’Histoire Naturelle de Neuchâtel, conseiller académique de la société Creaholic (Bienne), conférencier, formateur, chroniqueur, essayiste et consultant en communication publique de la science et en ingénierie cognitive auprès de la société SEGALLIS (Porrentruy). Il dirige également le centre de soutien à l’enseignement (SADAP) de la HES-SO. http://www.richard-emmanuel.eastes.eu Cette conférence a été enregistrée au Club 44 le 12 juin 2018.

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