Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Mar 1, 2023 • 2min

Pourquoi « Unabomber » est-il un singulier terroriste ?

Le profil de Thomas Kaczynski, surnommé "Unabomber" par le FBI, ne correspond guère à celui d'un terroriste. Dans sa jeunesse, en effet, c'est un élève surdoué, au quotient intellectuel élevé, qui fait de brillantes études à Harvard.En 1967, à l'âge de 25 ans, il décroche un doctorat en mathématiques. La même année, il commence à enseigner à Berkeley, qui passe pour dispenser les cours de mathématiques les plus réputés.Mais si Thomas Kaczinski impressionne son entourage par ses connaissances, il ne manque pas de l'intriguer par son comportement. En effet, il se montre très réservé en société et manifeste de fortes convictions écologiques.Par ailleurs, il s'oppose aux progrès technologiques et à la société industrielle qui les fait naître. Pour lui, ces progrès représentent une menace pour l'environnement et une atteinte aux libertés individuelles.Ne trouvant plus sa place au sein d'une société dont il désapprouve l'évolution, Kaczinski décide, en 1971, de se retirer dans le Montana. Il choisit un endroit désert pour y construire sa maison, et vit dès lors un peu comme un ermite.C'est depuis son refuge que, toujours fidèle à ses convictions, il décide, à partir de 1978, d'adresser des colis piégés à des personnes qui, d'après lui, sont en partie responsables des avancées de la société technologique ou, du moins, la soutiennent.Entre 1978 et 1995, il s'en prend ainsi à un étudiant, à un professeur d'informatique, à un généticien, à un publicitaire et à d'autres encore. Il envoie en tout 17 bombes, qui tuent trois personnes et et en blessent 23 autres.Activement recherché par le FBI, "Unabomber" sera démasqué un peu par hasard. Il avait en effet écrit un manifeste, où il faisait part de ses convictions. Il voulait que la presse le publie, faute de quoi il poursuivrait ses attentats.Sur le conseil du FBI, deux journaux font paraître le manifeste. Le frère de Kaczinski reconnaît alors son écriture et alerte le FBI. Le terroriste est arrêté en 1996 et condamné, deux ans plus tard, à la prison à vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 28, 2023 • 2min

Pourquoi les légionnaires chantent-ils « Tiens, voilà du boudin » ?

Comme l'opéra ou les autres genres musicaux, la musique militaire a ses classiques. 3tiens, voilà du boudin" en fait partie. C'est en effet l'une des plus célèbres chansons de marche, celle de la Légion étrangère. Elle a été composée par Wilhem, un des restaurateurs du chant choral, dans la première moitié du XIXe siècle, et par A.Dussenty, un chef de musique de la Légion.Comme son nom l'indique, sa fonction de cette chanson de marche est de rythmer le pas des légionnaires. Or, on le sait, il est plus lent que celui des autres soldats. Dans les régiments français, en effet, la cadence est de 120 pas par minute.De leur côté, les légionnaires ne font, en moyenne, que 88 pas par minute. Et c'est le tempo de "tiens voilà du boudin" qui leur permet de tenir ce rythme plus lent.C'est d'ailleurs parce qu'ils marchent moins vite que leurs camarades que les légionnaires défilent les derniers lors des défilés.Mais d'où viennent les curieuses paroles qui débutent le chant, "tiens, voilà du boudin" ? Les légionnaires expriment-ils ainsi leurs préférences culinaires ?En fait, ce "boudin" ne fait pas référence à la spécialité charcutière bien connue. Il désigne, en réalité, le paquetage du légionnaire. Celui-ci comprend notamment une toile de tente, que le militaire doit rouler d'une certaine manière et fixer sur son sac.Et sa forme évoque assez bien celle d'un boudin. Mais la suite des paroles peut sembler tout aussi curieuse. On y apprend donc qu'il y aura bien du boudin pour "les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains" , mais que "pour les Belges y en a plus".Qu'avaient donc fait les Belges pour mériter un tel ostracisme ? Les légionnaires belges avaient dû obtempérer aux ordres de leur Roi, Léopold II qui, voulant respecter la neutralité de la Belgique, leur avait ordonné de quitter la Légion au moment de la déclaration de guerre franco-prussienne, en 1870.Ils avaient donc dû, sous les yeux de leurs camarades un peu moqueurs, abandonner leur paquetage, et leur "boudin", avant de partir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 27, 2023 • 2min

Qu'est-ce que le syndrome de Yentl ?

Si les femmes se plaignent de gagner moins que les hommes, cette inégalité de traitement se retrouve aussi dans le domaine de la santé. Les femmes y seraient en effet victimes du syndrome de Yentl.Le nom vient de cette héroïne du roman de l'écrivain Isaac Bashevis Singer, qui, pour faire les études qu'elle ambitionne, ne voit qu'un moyen : se déguiser en homme.Pour les auteurs de ce concept, le syndrome de Yentl désigne une inégale prise en charge médicale pour les hommes et les femmes. En bref, les hommes seraient mieux soignés que les femmes.L'expression a d'abord été utilisée par certains cardiologues, puis s'est étendue, avant de se généraliser, à des domaines comme la prise en charge des AVC ou des pneumonies.Cette prise en charge moins satisfaisante des femmes viendrait notamment de la manière dont sont réalisés les essais cliniques qui permettent de mieux connaître certaines maladies ou de mettre au point des médicaments.En effet, les tests seraient effectués en priorité sur des animaux de laboratoire mâles. Ce serait le cas de 80 % des rats et souris utilisés pour ces essais.Par ailleurs, les personnes retenues, avec leur accord, pour les essais cliniques concernant les médicaments seraient, pour les trois quarts d'entre eux, des hommes. Les laboratoires se justifient en invoquant le fonctionnement hormonal spécifique de l'organisme féminin, qui pourrait modifier l'interprétation des tests.La recherche médicale s'intéressant moins aux hommes, la manière dont les femmes réagissent à certaines maladies est donc moins bien connue. En effet, les symptômes diffèrent parfois selon le sexe.C'est ainsi que, si les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque chez l'homme sont bien identifiés, il n'en va pas toujours de même chez la femme. Certaines femmes, en effet, ne ressentent pas de douleurs vives ou manifestent des symptômes moins caractéristiques que ceux qui précèdent la crise cardiaque chez l'homme.Aussi, faute de bien connaître ces symptômes différents, certains médecins ne reconnaissent pas assez tôt les signes qui, pourtant, annoncent de graves troubles cardiaques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 26, 2023 • 2min

Les contes de Perrault sont-ils destinés aux enfants ?

Né en 1628 et mort en 1703, Charles Perrault n'est plus connu aujourd'hui que par ses contes. Mais cet écrivain, membre de l'Académie française, est aussi poète et prend une part active dans la querelle qui, au XVIIe siècle, opposa les Classiques, emmenés par Boileau, aux Modernes, dont il était le chef de file.De qui, parmi nous, des contes comme "Barbe-bleue", "Cendrillon" ou le "Chat botté" n'ont-ils pas bercé l'enfance ? Mais, pour autant, étaient-ils vraiment écrits pour les enfants ?Perrault leur a clairement destiné certains d'entre eux. Par ailleurs, ces récits semblent faits pour attirer l'attention d'un jeune public. Ils sont concis pour la plupart et font une large place au merveilleux.Par ailleurs, le récit est d'autant plus lisible que les héros, incarnations du Bien, sont clairement opposés à des personnages retors ou méchants qui, aux yeux des enfants, ne peuvent que représenter le Mal.Comme La Fontaine, Perrault n'écrivait pas seulement ses contes pour divertir ses lecteurs, mais pour les édifier. Ils se terminaient donc souvent par une leçon de morale.Et elle n'était pas toujours adressée aux enfants. À la fin de "Grisélidis", l'écrivain exhorte les femmes à supporter patiemment leur mari, fût-il brutal. Même si, dans "Peau d'âne", il donne des conseils aux enfants, il demande aussi aux femmes d'être vertueuses.D'ailleurs, les femmes semblent plus souvent les cibles du conteur que les enfants, dont il se fait une idée assez stéréotypée. Mis à part quelques contes, comme "Le petit Poucet", les enfants sont rarement au centre du récit.Les héros sont, en effet, le plus souvent des adultes. Enfin, on le sait, les sujets de certains contes tiennent plus du récit d'horreur que du conte pour enfants.Dans "Le petit Poucet", par exemple, il est question d'un ogre qui tue et mange des enfants. De son côté, "Barbe-bleue" met en scène un homme sanguinaire, qui égorge ses épouses et les accroche au mur comme des trophées.Certains pourraient penser que de tels récits ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 23, 2023 • 2min

Pourquoi les suisses font-ils appel aux « faiseurs de secret » ?

À côté des praticiens diplômés, qui exercent une médecine scientifique, on trouve des personnes qui, sous des noms divers, se targuent d'apaiser les brûlures ou de remettre en place une articulation avec leurs seules mains, sans le secours d'aucun matériel ni d'aucune substance.Les gestes faits par le rebouteux ou le "coupeur de feu" s'accompagnent souvent d'un signe de croix ou de formules spécifiques. La manière de procéder n'est connue que de l'opérateur.Il s'agit donc d'un "secret", qui n'est révélé, souvent à l'article de la mort, qu'à un membre de la famille. Il existe une pratique de ce genre en Suisse, qui s'appelle justement "le secret".Mais ce qui fait sa particularité, c'est qu'elle est tolérée dans certains hôpitaux. "Le secret" est le nom d'une prière médiévale qui, prononcée par un "faiseur de secret", aurait pour effet d'arrêter les saignements.Admis dans certains hôpitaux suisses, des patients demandent à ce que cette prière soit dite, de manière à juguler les saignements que pourrait provoquer l'opération qu'ils ont à subir.Les médecins ne s'y opposent pas et, de leur côté, les scientifiques ne condamnent pas par principe ce rituel qui, pourtant, semble plus relever de la magie que de la science. Ils ont même voulu en tester l'efficacité.Ils ont ainsi étudié les cas de 200 patients, qui devaient subir la même intervention chirurgicale. La moitié recevait les soins habituels, l'autre subissant le même traitement, auquel s'ajoutait toutefois la fameuse prière.Les résultats ne laissent guère de doutes sur son inefficacité. En effet, ils sont très comparables, 73 % des patients n'ayant subi aucun saignement dans le premier groupe, 72 % dans l'autre.Les médecins considèrent cependant que, dans la mesure où le patient croit à son effet, cette prière peut contribuer à le calmer ou même agir comme un placebo.En France, le milieu hospitalier n'est pas non plus totalement fermé à ce type de pratiques. En effet, certains médecins collaborent parfois avec des coupeurs de feu, pour soulager la douleur causée par des brûlures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 22, 2023 • 2min

Pourquoi dit-on un « tank » ?

Les premiers chars d'assaut furent conçus par les Anglais au moment du premier conflit mondial. Même si cette nouvelle arme devait laisser sceptiques nombre de militaires, elle était censée changer la donne.Aussi la conception et la fabrication de ces chars devaient-elles se faire dans le plus grand secret. En effet, les espions à la solde des Allemands étaient aux aguets et toute indiscrétion aurait ruiné les plans de l'État-Major britannique.Pour ne pas éveiller les soupçons de leurs adversaires, les Anglais s'arrangèrent pour leur faire croire qu'ils étaient en train de fabriquer un nouveau type de réservoir. Or, "réservoir" se dit "tank" en anglais.Une fois ces nouveaux engins de guerre en action, on leur conserva ce nom de "tanks", qui leur est resté depuis.Ces premiers chars anglais n'avaient pas grand chose à voir avec ceux d'aujourd'hui. Ils étaient dépourvus de tourelle et de toit, les soldats n'étant protégés que par une sorte de treillis métallique.Tous ne possédaient pas le même armement, certains étant équipés de canons, d'autres de simples mitrailleuses. À vrai dire, ces tanks avaient une efficacité limitée, au point que les généraux français n'en voulurent pas.En effet, ils sont très lents, allant à peine plus vite qu'un fantassin, et n'ont qu'une faible autonomie. Au surplus, ils mobilisent un nombre d'hommes important, huit soldats devant accompagner chaque char.Plus tard, les chars britanniques furent dotés d'un équipement singulier. En s'introduisant dans leur tank, les membres d'équipage devaient en effet trouver...une théière ! Et l'espace intérieur devait être conçu de manière à pouvoir sacrifier au rite du "five o'clock tea".On sait à quel point cet usage est essentiel pour un Anglais. Aussi leurs supérieurs avaient-ils constaté que de nombreux tankistes sortaient de leur char pour prendre le thé sur le bord de la route, où ils se faisaient souvent tuer.Désormais, ils pouvaient prendre une tasse de thé à l'intérieur, mieux protégés du feu ennemi par le blindage de leur véhicule. Il suffisait d'y penser !  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 21, 2023 • 2min

Quelle marque de pneus a soutenu les nazis ?

Hitler n'aurait pu mettre en œuvre ses grandes offensives militaires et ses plans d'occupation de territoires sans le pillage des ressources des pays conquis et sans la collaboration active de certains entrepreneurs allemands.Cette page peu glorieuse de l'histoire de leur pays, plusieurs entreprises allemandes ne veulent pas la tourner sans en savoir davantage. C'est notamment le cas du groupe allemand Continental, le second équipementier automobile mondial.En effet, l'entreprise a chargé un historien de faire la lumière sur son rôle durant l'ère nazie. Son volumineux rapport, récemment publié, ne fait aucun doute : Continental a bien collaboré, sans états d'âme apparents, avec le régime national-socialiste.Ce qui a motivé les dirigeants, ce cette entreprise comme de bien d'autres, ce ne ne sont pas tant les convictions politiques que le sens des affaires. En effet, Continental avait beaucoup à gagner dans la guerre déclenchée par le dictateur nazi.De ses usines sortaient de nombreux produits indispensables aux militaires : les pneumatiques, bien sûr, mais aussi des masques à gaz, des pièces pour les chars et les avions et les semelles en caoutchouc des chaussures utilisées par les soldats.Les usines tournent donc à plein régime. Mais, comme de très nombreux Allemands sont au front, la main-d'œuvre manque. Continental fait donc appel à environ 10.000 travailleurs forcés, venus des pays occupés.Et ses dirigeants n'hésitent pas à recourir aux déportés des camps de concentration. Ils les traitent avec autant de sauvagerie que leurs gardiens. Pour tester la solidité des semelles, on fait parcourir à ces malheureux 30 ou 40 kilomètres dans la cour.Au milieu, trône une potence, où sont pendus les prisonniers épuisés, qui ne peuvent plus avancer. Des marches forcées sont même organisées dans la neige ou sur des chemins pris par les glaces.Les fameuses chaussures au pied, certains font ainsi plus de 2.000 kilomètres. Pas de quoi émouvoir l'un des dirigeants de Continental :"ils peuvent mourir, disait-il, il y en aura d'autres". De fait, cette main-d'œuvre taillable et corvéable à merci ne manquait pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 20, 2023 • 2min

Pourquoi la valise à roulettes a mis du temps à s'imposer ?

Certaines inventions sont tellement ancrées dans notre quotidien que nous ne les voyons plus comme des innovations. C'est le cas, entre bien d'autres, du téléphone portable ou...de la valise à roulettes.En effet, nous avons oublié le temps où le seul moyen de transporter sa valise était de la tenir par la poignée. Porter cet objet parfois très lourd sur un quai de gare provoquait des douleurs au dos et nécessitait des arrêts fréquents, au risque de rater son train.Et voilà qu'en 1970, l'Américain Bernard Sadow invente la valise à roulettes. C'est dans un aéroport qu'il en a l'idée. Il y voit un employé déplacer une charge volumineuse sur un chariot à roulettes. Pourquoi une valise n'en serait-elle pas équipée elle aussi ?Bernard Sadow pense que son idée, très ingénieuse, aidera à soulager les voyageurs. Il croit qu'elle sera donc acceptée sans difficulté. En quoi il se trompe.En effet, les professionnels ne veulent pas de ce nouveau type de valise. Ils sont persuadés qu'ils ne pourraient la vendre qu'à leur clientèle féminine. Jamais un homme d'accepterait de tirer une valise de la sorte.S'il le faisait, sa force serait remise en question, donc sa virilité. Malgré tout, la valise à roulettes a fini par s'imposer. Ce qui n'empêche pas les stéréotypes machistes d'avoir la vie dure, puisque, dans une publicité de 2004 vantant un nouveau modèle de valise à roulettes, c'est encore une femme qui la tire.Cette valise a d'ailleurs évolué. Au départ, elle était placée debout, puis tirée au moyen d'une sorte de laisse. Ce qui obligeait les passagers trop grands à marcher le dos courbé.Aujourd'hui, la plupart des modèles sont pourvus d'une tige télescopique, qui s'adapte à chaque voyageur. On doit l'invention de cette valise à un pilote de ligne, qui en a d'abord réservé la primeur à ses collègues.Il existe des variantes, puisque certains modèles de valises sont équipés, non pas de deux, mais de quatre roulettes. Ce qui, du moins aux yeux de certains, facilite encore leur transport. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 19, 2023 • 2min

Un mineur a-t-il le droit de chasser ?

En France, une personne mineure ne peut acheter de l'alcool ou passer son permis de conduire. Par contre, elle a le droit de chasser.En effet, un jeune peut chasser à partir de l'âge de 15 ans, sous certaines conditions. En premier lieu, il ne peut pas chasser seul. Il doit être accompagné d'une personne possédant elle-même un permis de chasse validé tous les ans au cours des cinq années précédentes.Par ailleurs, le jeune apprenti chasseur doit avoir suivi une formation, dispensée au sein de la Fédération départementale des chasseurs. La durée en est assez courte, puisqu'elle va généralement de deux heures à une demi-journée.Ce "parrain" apprend notamment à son jeune élève à manier une arme. À ce stade, le jeune chasseur ne possède pas un fusil ou une carabine personnels. Il partage l'arme de son accompagnant.À 16 ans : un chasseur à part entièreC'est en effet à partie de l'âge de 16 ans qu'un mineur peut devenir un chasseur de plein exercice, au même titre qu'un adulte.Avant de le devenir, il va passer son permis de chasse. Le jeune subit les mêmes épreuves que les autres chasseurs. Il doit aussi, au même titre que les autres candidats, fournir un certificat médical et certifier qu'il ne figure pas sur le registre national des personnes n'ayant pas le droit de détenir une arme.Si, à l'issue de cet examen, il obtient son permis, le mineur a dès lors le droit de chasser seul. Il peut posséder une arme, sous réserve de l'autorisation de son responsable légal.Les enfants à la chasse : une question qui fait débatRien n'interdit d'amener de jeunes enfants à la chasse. Ce qui pose d'abord le problème de leur sécurité. En effet, plusieurs ont été blessés, ou même tués, lors de parties de chasse.Par ailleurs, certains trouvent quelque peu sanguinaire une activité qui consiste à tuer des animaux, qui, s'ils sont blessés, peuvent être achevés par un enfant. C'est dans la même logique que la présence d'enfants à la corrida est parfois jugée inopportune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 16, 2023 • 2min

Pourquoi parle-t-on de la "loi de Lynch" ?

Les personnes appliquant la "loi de Lynch" sont généralement accusées d'avoir recours à une justice expéditive, qui ne respecte pas les droits de l'accusé. De son côté, le terme "lynchage" désigne une exécution sommaire, dépourvue de la moindre garantie judiciaire.Ces expressions sont dérivées du nom de Charles Lynch. Ce notable américain, né en 1736 et mort en 1796, fut juge de paix et colonel de la milice de l'État de Virginie.Dans le cadre de la guerre d'Indépendance, il lutte avec énergie contre les partisans de l'Angleterre. Il est chargé par le gouverneur de Virginie d'arrêter puis de juger, en première instance, toute personne suspecté de loyalisme à l'égard de la Couronne britannique.Mais, au lieu d'envoyer les condamnés à Richmond, capitale de la Virginie, comme il aurait dû le faire, il décide de faire exécuter les peines sur place. Cette pratique illégale de la justice lui sera d'abord reprochée, puis le futur Congrès des États-Unis finira par admettre que les décisions de Lynch étaient motivées par l'urgence de la situation.Durant la conquête de l'Ouest, à la fin du XIXe siècle, des foules en colère auront souvent l'occasion de "lyncher" des individus qu'elles estiment coupables. Dans des territoires encore largement dépourvus d'encadrement judiciaire et policier, ces exécutions sommaires étaient difficiles à prévenir.Les malheureux appréhendés par la foule étaient le plus souvent pendus, sans autre forme de procès. C'était le sort qui attendait aussi de nombreux Noirs américains. En effet, ils furent les victimes de nombreux lynchages, notamment aux lendemains de la guerre de Sécession.Dans ces États du Sud esclavagistes, il en fallait peu, un simple regard adressé à une femme blanche, pour qu'un Noir fût pendu par une foule en furie ou par une organisation terroriste comme le Ku Klux Klan.Votées entre 1964 et 1968, plusieurs lois fondamentales donnent tous leurs droits civiques aux Noirs américains et prohibent toute mesure de caractère ségrégationniste. Elles finissent par entrer dans les mœurs et limitent les cas de lynchages, même si un Afro-Américain, Michael Donald, est encore battu à mort en 1981. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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