Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Apr 11, 2023 • 2min

Dans quel pays l'esclavage existe-t-il encore ?

Aboli en France, pour la première fois, en 1794, et supprimé partout dans le monde jusqu'à la fin du XXe siècle, le Niger y mettant encore fin en 1999, l'esclavage n'existe plus, du moins de manière officielle.Ou plutôt il ne s'affiche plus comme tel. Aucun pays ne se vantera, aujourd'hui, de tolérer, sur son sol, la vente et le trafic d'êtres humains. Mais si le terme d'"esclavage" est proscrit, la réalité en est encore bien présente.Selon les chiffres donnés par des organisations non gouvernementales, environ 36 millions de personnes, dans le monde, seraient encore les victimes de diverses formes d'asservissement.L'Inde, la Chine, l'Ouzbékistan, le Pakistan et la Russie regrouperaient plus de 60 % de ces esclaves modernes. D'une manière générale, l'Afrique et l'Asie viennent en tête dans ce sinistre classement, l'Europe, pour sa part, ne rassemblant sur son territoire qu'un peu plus d'1,5 % de ces personnes exploitées.Ces formes d'esclavage moderne sont diverses. Dans certains pays, comme la Mauritanie, l'esclavage, même s'il n'est pas désigné sous ce nom, est ancré dans les mœurs et fait partie de la vie quotidienne.Par ailleurs, environ 20 millions de personnes dans le monde seraient obligées, pour rembourser leurs dettes, de travailler pour leurs créanciers dans des conditions plus que difficiles.De même, dans nombre de pays, des femmes sont l'objet d'un véritable commerce. En effet, elles sont achetées et déplacées vers des villes, où elles travaillent, là encore dans des conditions indignes, comme employées de maison. D'autres sont obligées de se livrer à la prostitution.De leur côté, les mariages forcés, pratiqués dans de nombreux pays, peuvent être assimilés à une forme de servitude. En effet, les personnes concernées, souvent de très jeunes filles, ne sont pas consultées et sont parfois victimes de violences et de sévices divers.Et il existe encore des pays où des êtres humains, même si one leur donne pas le nom d'esclaves, sont vendus et considérés comme des objets, qui entrent dans les héritages au même titre qu'une commode ou un lit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 10, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'un antipape ?

Un antipape est un pape dont l'élection a été jugée irrégulière par l'Église catholique. Son nom n'est donc pas retenu dans la succession officielle des souverains pontifes et le numéro qui suit son nom n'est pas pris en compte.Ainsi, quand fut élu, en 1958, le cardinal Roncalli, il prit le nom de Jean XXIII, sans tenir compte d'un autre Jean XXIII, qui vécut au XVe siècle et fut considéré comme un antipape.Le premier antipape de l'Histoire fut Hippolyte de Romme, au IIIe siècle, le dernier étant Félix V, au XVe siècle. Les antipapes furent nombreux au Moyen-Âge et durant le Grand Schisme d'Occident, de 1378 à 1417, où on compta, à certains moments, jusqu'à trois papes en même temps.La raison pour laquelle un cardinal, une fois sur le trône de Saint-Pierre, est considéré comme un antipape, tient d'abord à l'irrégularité de son élection. Il pourra être élu, par exemple, non par l'ensemble des cardinaux, réunis en conclave, mais par une poignée d'entre eux, qui font dissidence.Et, en effet, l'élection d'antipapes tient aussi à la division des prélats en diverses factions, souvent soutenues par des nobles locaux ou des souverains. Ainsi, chaque parti élit son pape.On l'a dit, la situation confinera à l'absurde quand, au moment du Grand Schisme, la Chrétienté connaît trois papes en même temps, qui ont chacun leurs partisans.Il faut rappeler, à cet égard, que ces antipapes ne sont pas forcément perçus comme tels à l'époque de leur élection. C'est l'Église qui, souvent bien plus tard, a décidé de ne pas les reconnaître comme des papes légitimes.Pour départager ces papes, elle a parfois recours à la réunion d'un Concile. Ainsi, c'est le Concile de Constance qui, en 1417, dépose les trois papes qui prétendaient alors diriger l'Église, et nomme, à leur place, un nouveau pape, Martin V, le seul à être finalement reconnu.Ne sont pas comptées, dans la liste des antipapes, les personnes qui, à l'époque contemporaine, se sont autoproclamées papes, à l'instar du père Collin, réduit ensuite à l'état laïc, qui prend le nom de Clément XV en 1963. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 9, 2023 • 2min

Quels oiseaux sont considérés comme les gardiens de la Tour de Londres ?

La Tour de Londres n'est pas seulement célèbre pour les joyaux de la Couronne, qu'elle abrite, et les costumes colorés de ses gardiens. Elle est aussi connue pour ses corbeaux.En effet, ces oiseaux ont leurs cages, placées à un endroit de l'enceinte. Ils appartiennent à l'espèce dite des "grands corbeaux", ce qui explique leur stature assez imposante.De nombreux usages régissent la vie de ces volatiles. L'un deux fixe ainsi leur nombre. Ils doivent être au moins six. Ce nombre aurait été fixé, au XVIIe siècle, par le Roi Charles II. Cependant, des recherches récentes n'ont trouvé aucune trace de cette décision. Il s'agit sans doute d'une invention postérieure.Quoi qu'il en soit, la règle est respectée puisqu'aujourd'hui on en trouve sept à l'intérieur de la Tour de Londres.Mais, au fait, pourquoi y a-t-il des corbeaux à la Tour de Londres ? Pour une raison très simple. En effet, selon une légende, les corbeaux seraient non seulement les gardiens de la Tour de Londres mais aussi les protecteurs de la Couronne et, au-delà, du Royaume lui-même !Si les corbeaux prennent leur vol et quittent la Tour, des malheurs ne tarderont pas à surgir. C'est pourquoi les ailes de ces corbeaux sont rognées. De cette façon, ils sont incapables de voler et restent dans le périmètre de la Tour.L'un des gardiens de la Tour, les "Yeomen warders", est spécialement affecté au service de ces corbeaux. Il connaît leurs noms et sait les distinguer. Il prend soin des oiseaux et veille à tailler leurs ailes.Aujourd'hui, cependant, la Tour de Londres est le théâtre d'un grand changement : les corbeaux sont un peu plus libres de leurs mouvements et l'un d'entre eux, aux ailes moins rognées, peut même s'envoler de la Tour.Pour leur gardien, cette plus grande liberté maintient les corbeaux en meilleure santé et leur permet d'échapper aux renards, qui rôdent parfois dans la Tour. Il prétend d'ailleurs que le corbeau autorisé à quitter la Tour est assez bien dressé pour y revenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 7, 2023 • 2min

Pourquoi les académiciens sont-ils appelés des "Immortels" ?

On donne souvent le surnom d'"Immortels" aux académiciens français. Ferait-on allusion à leur âge souvent vénérable ? Mais, de ce point de vue, l'Académie française n'est plus cette réunion de vieux messieurs, à lorgnons et barbiches, qui se réunissaient jadis sous la Coupole.Même si certains académiciens vivent jusqu'à un âge très avancé, comme le dramaturge René de Obaldia, mort récemment à 103 ans, beaucoup d'autres sont désormais nettement plus jeunes. En effet, certains ont été élus dans la cinquantaine, ou même avant.Quoi qu'il en soit, aucun d'entre eux ne s'est pour l'instant affranchi des lois qui régissent la condition humaine. Aucun académicien, si âgé fût-il, n'est donc devenu "Immortel".Alors, d'où peut bien leur venir ce surnom ? Il leur a été donné par celui qui, voilà près de quatre siècles, a fondé l'Académie française. En créant cette illustre compagnie, en 1635, le cardinal de Richelieu fit graver sur le sceau de l'Académie ces deux mots : "à l'immortalité".Et cette glorieuse devise a été confirmée en 1816 quand, après l'éclipse révolutionnaire, les Académies, dont l'Académie française, furent rétablies.Seulement, cette immortalité ne s'appliquait pas aux académiciens. Ce n'est pas eux que leur élection à l'Académie rendait immortels. C'est à l'immortalité de la langue française qu'ils devaient veiller.En effet, la mission de ces quarante académiciens était fixée dès le début, dans les statuts de la compagnie : veiller à la correction et à la pureté de la langue. Autrement dit, faire en sorte qu'elle survive à toutes les attaques et qu'elle défie les siècles. Qu'elle devienne donc "immortelle".On peut aussi penser que ce surnom d'"Immortels" vient du caractère inamovible de cette dignité. En effet, un académicien est élu à vie. Seuls de graves manquements peuvent justifier son exclusion.On peut aussi avoir le sentiment que l'Académie française, fondée au XVIIe siècle, et, malgré l'épisode révolutionnaire, ayant survécu à tous les régimes, est faite pour durer indéfiniment. De là à qualifier d'"Immortels" les membres de cette antique institution, il n'y aurait qu'un pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 5, 2023 • 2min

Qui était l'exécuteur des hautes œuvres ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------L'"exécuteur des hautes œuvres" était l'un des noms donnés au bourreau. Mais que signifie cette expression ? Comme elle l'indique bien, le bourreau était chargé de l'application de ce qu'on appelait alors les "hautes œuvres".On désignait par là les exécutions capitales. Le terme "hautes" peut signifier à la fois le prestige que le bourreau pouvait retirer d'une exécution, qui se déroulait en public, et le fait que le condamné et l'exécuteur se tenaient sur une estrade surélevée.Au bas de l'échelle des sanctions, les "basses œuvres" retenaient beaucoup moins l'attention du bourreau, qui les déléguait souvent à ses aides. Il s'agissait de peines sanctionnant de petits délits, comme la vidange des eaux usées par exemple.C'est surtout à partir du XIIIe siècle, avec l'organisation plus développée de la justice, qu'apparaissent des individus chargés d'appliquer les décisions rendues par les tribunaux.Confiée à des "bourreaux", l'exécution des peines se précise. La première mention de ce personnage se trouve dans une ordonnance de Saint Louis, datée de 1264.Mais si cette fonction avait une existence officielle, elle ne fut pas exercée tout de suite par un corps de métier reconnu. Ainsi, on pouvait confier les exécutions aux membres d'une autre corporation, comme celle des bouchers, qui avaient, si l'on peut dire, une certaine expérience en la matière.Mais il arrivait aussi qu'on chargeât un condamné de cette besogne, en échange d'une remise de sa peine. À partir du XIVe siècle, cependant, la fonction de l'exécuteur des hautes œuvres se professionnalise peu à peu.La personne intéressée pouvait même acheter une charge de bourreau et la revendre à quelqu'un d'autre ou la transmettre à ses héritiers.Pour autant le bourreau était mal vu par la population. Il était obligé de porter ubn signe distinctif, sur ses vêtements ou son chapeau, et devait vivre à l'écart de la ville.Comme les commerçants répugnaient à le servir, il pouvait désigner les victuailles qui l'intéressaient, sans les toucher, puis prenait ce qu'il lui fallait avec une écuelle. On appelait cet usage le droit de "havage". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 4, 2023 • 2min

Pourquoi appelle-t-on certains instruments des "cuivres" ?

Les instruments de musique se classent en plusieurs familles. Les "cuivres", qui font partie des instruments à vent, sont l'une d'elles. Leur nom vient du matériau avec lequel ces instruments sont fabriqués.En effet, la majorité d'entre eux sont faits de laiton, un alliage de cuivre et de zinc. D'où le nom de "cuivres" qui leur est donné. Ce qui ne veut pas dire que tous les "cuivres" sont composés de métal.En effet, certains instruments de cette famille, comme le cor des Alpes ou le serpent, sont en bois, d'autres sont en ivoire ou même en os. À l'inverse, des instruments fabriqués en métal, ou même avec un alliage de cuivre, ne sont pas répertoriés dans la famille des "cuivres".C'est notamment le cas des saxophones, qui font partie de la famille des "bois".Car ce qui permet de rassembler les instruments dans tel ou tel groupe, ce n'est pas seulement la matière dont ils sont faits, mais aussi, et surtout, le mode d'émission des notes qui les caractérise.Ainsi, le musicien utilisant un instrument de la famille des cuivres produit le son grâce à la vibration de ses lèvres, le plus souvent par le moyen d'une embouchure. Dans le cas des bois, qui sont aussi des instruments à vent, le son est produit, non par les lèvres du musicien, mais par le biais d'une anche, une petite lamelle présente dans l'instrument.Les cuivres sont de dimensions diverses. Ainsi, la trompette ou le cornet sont de plus petits instruments que le trombone ou le tuba.Dans un orchestre symphonique, les cuivres sont généralement placés derrière les bois. La puissance sonore d'une trompette, par exemple, est bien plus grande que celle d'un violon, surtout dans les aigus.En principe, un orchestre symphonique comprend, selon les morceaux joués, 2 à 4 trompettes, dont l'une peut être une trompette piccolo, au registre plus aigu, 2 à 4 trombones, dont 1 trombone basse, 1 ou 2 tubas, et enfin 2 à 8 cors d'harmonie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 3, 2023 • 2min

Comment trouve-t-on le successeur du Dalaï-Lama ?

Le Dalaï-Lama est considéré comme la plus haute autorité spirituelle et politique du Tibet. C'est un moine appartenant à une certaine école du bouddhisme. Selon la croyance bouddhiste, il est un être réincarné.Pour beaucoup de ses fidèles, il serait l'émanation du bodhisattva Avalokiteshvara, appelé aussi le "bodhisattva de la compassion", l'un des plus vénérés de ces êtres qui, selon le bouddhisme, auraient atteint le stade de l'éveil.Le premier Dalaï-Lama est apparu au XVe siècle. Entre 1642 et 1959, date de l'invasion du Tibet par la Chine, Les Dalaï-Lamas sont à la fois les chefs politiques et religieux du Tibet.Le Dalaï-Lama actuel, Tenzin Gyatso, est le 14e de la lignée. Il a été intronisé en 1950, puis obligé de fuir son pays neuf ans plus tard.L'actuel Dalaï-Lama a annoncé, en 2011, renoncer à ses fonctions, d'ailleurs largement symboliques, de chef politique. Il a aussi précisé que cette institution des Dalaï-Lamas avait "fait son temps" et qu'il serait sans doute le dernier.Mais de telles affirmations n'engagent que lui. Même si son autorité et son prestige sont grands parmi les Tibétains, rien ne dit que, à sa mort, on n'essaie pas de lui trouver un successeur.Or, il ne s'agit pas d'une Monarchie comme les autres, où le fils succède à son père. Il n'est pas non plus question de désigner un successeur parmi d'autres dignitaires.Dans la mesure où le Dalaï-Lama est la réincarnation d'un maître spirituel, il faut trouver la personne qu'il a choisie pour sa nouvelle existence. Dès la mort du DalaI-Lama, une enquête est donc lancée pour trouver son successeur.On demande leur avis à des oracles, qui donnent des indications sur l'enfant en lequel se serait réincarné le bodhisattva. S'il peut reconnaître des objets ayant appartenu au précédent Dalaï-Lama, et en fonction de ses réponses à certaines questions, il est alors considéré comme son successeur.On le conduit dans un monastère, où il reçoit un enseignement spécifique. Puis il sera intronisé comme le nouveau Dalaï-Lama. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 2, 2023 • 2min

Quels sont les deux régimes de retraite les plus anciens ?

Alors que le projet de réforme des retraites achève son parcours mouvementé au Parlement, on peut s'interroger sur le temps qu'il a fallu pour édifier un système aussi complexe.Comme on peut s'y attendre, l'histoire de notre système de retraite est longue. Si l'actuel système par répartition a été mis en place dès 1945, et si les régimes d'assurance vieillesse des artisans et des commerçants ont vu le jour en 1948, les membres du clergé devront attendre 1978 pour avoir leur propre régime de retraite.Mais des systèmes de retraite, souvent partiels, ont été imaginés beaucoup plus tôt pour certaines catégories de travailleurs. Ainsi, les fonctionnaires ont eu droit à une caisse de retraite dès les débuts de la Révolution française. Et une loi de 1853 leur permettait de partir à la retraite à 60 ans, un âge déjà avancé pour l'époque.Certains régimes de retraite, cependant, détiennent le record de l'ancienneté. C'est d'abord le cas de celui des marins. En effet, il remonte à 1673, date à laquelle il fut créé par Colbert, le principal collaborateur de Louis XIV.Ce premier régime de retraite repose sur la création d'un Fonds des invalides de la marine. Il est alimenté par deux sources : l'État et les marins eux-mêmes. En effet, une cotisation est prélevée sur leurs soldes.Il ne s'agit pas à proprement parler d'un véritable système de retraite, du moins tel que nous le concevons aujourd'hui. En effet, ce fonds permettait de verser des pensions, non à tous les vieux marins, mais, en priorité, à ceux qui avaient été blessés ou qui étaient devenus invalides, notamment en raison de leur âge.Autre régime de retraite très ancien : celui des danseurs de l'Opéra de Paris. Lui aussi remonte au règne de Louis XIV, qui était lui-même un excellent danseur. Ce régime date en effet de 1698.Et l'édit qui le crée prévoit une disposition qui, depuis plus de trois siècles, n'a pas été modifiée. En effet, dès cette lointaine époque, l'âge de la retraite était fixé à 40 ans pour les danseurs. Il n'a pas varié depuis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 30, 2023 • 2min

Pourquoi dit-on un « esclave » ?

L'esclavage remonte à une période très reculée. Il y avait de nombreux esclaves à Carthage aussi bien que dans la Grèce ou la Rome antiques. La servitude se transmettait souvent de façon héréditaire. Mais on devenait aussi esclave après avoir été acheté ou fait prisonnier à la guerre.Durant plus de 13 siècles, la traite négrière a entraîné, jusqu'au XIXe siècle parfois, la déportation, dans des conditions effroyables, de millions d'esclaves noirs vers d'autres continents.Dans l'ensemble, l'esclavage est aboli progressivement, dans la plupart des pays, entre les XVIIIe et XXe siècles.Mais pourquoi dit-on un "esclave" ? D'où vient ce mot ? Il est tiré du latin médiéval "sclavus", lui-même formé à partir du mot "slavus". Comme on peut le penser, il désigne les Slaves, un groupe de peuples originaires d'Europe orientale.Très divers, ils se divisent en nombreuses nations, comme les Russes, les Croates, les Bosniaques ou encore les Polonais. Mais pourquoi les membres de ce peuple ont-ils été assimilés, à partir du haut Moyen-Âge, à des "esclaves" ?Ce qui explique sans doute cette assimilation, c'est le grand nombre de Slaves parmi les esclaves qui passaient par les grands marchés de l'époque, comme Venise. Au point que le Slave a fini par devenir synonyme d'esclave.Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un nom de peuple finisse par prendre un sens péjoratif. C'est le cas, par exemple, du peuple germanique des Vandales, qui s'empara de Carthage au Ve siècle de notre ère.Il est à noter que, pour désigner un individu privé de liberté, le mot "esclave" supplante peu à peu, au cours du Moyen-Âge, le terme "servus", dont on a tiré le "serf", et aussi le mot "servitude".Le terme de "serf" a peu à peu désigné une personne qui était certes attachée à la terre d'un seigneur, en vertu d'un contrat, mais qui n'était pas, à la différence de l'"esclave" proprement dit, considéré comme une chose ou un bien meuble. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 29, 2023 • 2min

Pourquoi les éléphants ont-ils de si grandes oreilles ?

L'éléphant détient de nombreux records. En effet, c'est le plus grand mammifère terrestre. À la naissance, l'éléphanteau pèse déjà autour de 120 kilos. Et le poids de l'éléphant adulte atteindra entre 5 et 7 tonnes.Mais ce mastodonte est aussi imposant par sa taille. De fait, quand il est adulte, un éléphant mâle d'Afrique mesure environ 3,50 mètres au garrot. De son côté, l'éléphant d'Asie est un peu plus petit.Les oreilles de l'éléphant sont donc à la mesure de sa stature. Celles de l'éléphant d'Afrique couvrent une surface d'environ 4 m2. Là encore, les oreilles de l'éléphant d'Asie sont moins grandes.Mais, si les oreilles de cet animal sont aussi grandes, est-ce seulement en raison de sa corpulence ? En fait, cette taille imposante s'explique d'une autre manière.En effet, ses oreilles permettent à l'éléphant de réguler sa température. Elles sont faites d'une peau très fine et dépourvue de graisse. Elle est parcourue par un dense réseau de vaisseaux sanguins.Du fait de la finesse de la peau dans laquelle ils circulent, ces vaisseaux sont quasiment en contact avec l'air. Ce qui leur permet de se rafraîchir. Et ce sang plus frais passe des oreilles au reste de l'organisme de l'animal.Ce sang frais, venu des oreilles, évite donc au corps de l'éléphant de trop se réchauffer. Et l'éléphant d'Afrique, qui vit dans des savanes brûlantes, où la température dépasse souvent 40°C, en a bien besoin.Mais ces immenses oreilles rafraîchissent encore l'animal d'une autre façon. En effet, les éléphants ne cessent de les remuer. Ces oreilles brassent donc l'air en permanence, un peu à la manière de ventilateurs géants. Elles représentent donc une source de fraîcheur supplémentaire.Ceci est surtout vrai pour les éléphants d'Afrique, leurs congénères d'Asie ayant, nous l'avons vu, des oreilles plus petites. On suppose que l'éléphant d'Asie, du fait de son habitat, est protégé de la chaleur par une végétation plus abondante. Il aurait donc moins besoin de ses oreilles pour lutter contre la chaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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