

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Apr 23, 2023 • 2min
Pourquoi faut-il dire « Pays-Bas » et non « Hollande » ?
Certains pays sont, dans l'usage courant, désignés par plusieurs noms. Ainsi, parle-t-on aussi bien d'"Angleterre", de "Grande-Bretagne" ou de "Royaume-Uni" pour désigner la grande île située de l'autre côté de la Manche.Il en va de même pour un autre pays, frontalier de la Belgique et de l'Allemagne. Un Français le nommera "Hollande" ou "Pays-Bas", selon les cas. Et ses habitants seront appelées des "Hollandais" ou bien des "Néerlandais".En fait, on prend là, comme on le fait pour l'Angleterre, la partie pour le tout. En effet, la Hollande est l'une des province des Pays-Bas, nommés ainsi en raison de leur altitude très faible. Plus précisément, il existe deux provinces de ce nom, la Hollande du Nord et la Hollande du Sud.Cette manière de prendre la partie pour le tout est une figure de style appelée "synecdoque". Elle permet, par exemple, de désigner la maison tout entière par l'emploi du seul mot "toit".Il n'est donc pas correct, en principe, d'utiliser le mot "Hollande" pour désigner les Pays-Bas.Et pourtant, il faut bien constater que ces deux mots sont interchangeables. Jusqu'à une date très récente, les autorités néerlandaises elles-mêmes s'en accommodaient. Mais cette mise en avant d'une seule partie du pays ne rendait cependant pas compte de sa diversité et de la richesse de toutes ses composantes.Aussi, le gouvernement a-t-il décidé, à compter du 1er janvier 2020, que le seul vocable "Pays-Bas" serait désormais utilisé, au détriment du mot "Hollande". Ce qui suppose des modifications, notamment au fronton de tous les bâtiments publics.Pour accompagner la promotion du seul nom choisi, désormais, pour désigner le pays, un logo officiel a été choisi. Il représente une tulipe orange, ornée des lettes NL.Un double symbole de la nation néerlandaise : une fleur connue, à l'étranger, comme le symbole même des Pays-Bas et la couleur de la dynastie régnante, les Orange.Toute cette campagne de "marketing", destinée à imposer ce nom de "Pays-Bas", aura coûté, au total, quelque 200.000 euros aux contribuables néerlandais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 20, 2023 • 2min
Un employeur peut-il imposer une tenue à ses employés ?
On peut penser, à première vue, que la liberté de s'habiller comme on l'entend, y compris sur le lieu de travail, fait partie de la liberté individuelle. ET qu'en conséquence elle ne peut pas être limitée.Ce qui est vrai, dans le principe. Mais le Code du travail prévoit des exceptions à ce principe général. Autrement dit, l'employeur peut, oui, apporter des restrictions à cette liberté de se vêtir, mais attention , seulement si deux conditions sont réunies.Ainsi, une tenue de travail peut vous être imposée si celle-ci se justifie par la "nature de la tâche à accomplir", premiere condition, ET, seconde condition, si elle est "proportionnée au but recherché", selon les termes mêmes du Code.Ainsi, si le travail exercé comporte certains risques, l'employeur peut exiger du salarié qu'il porte une tenue assurant sa sécurité. Dans ce cas, il sera tenu de la lui fournir et de compter comme période travaillée le temps nécessaire à l'habillage et au déshabillage.De même, une certaine tenue pourra s'imposer, pour des raisons d'hygiène, à la personne travaillant dans une entreprise de transformation alimentaire.Et puis, en dehors même de ces restrictions d'ordre général apportées par le Code du travail à la liberté de se vêtir à sa guise sur le lieu de travail, l'employeur jouit d'une certaine latitude pour réglementer la tenue des salariés.Comme aucune loi n'en précise les contours, c'est au juge d'apprécier, au cas par cas, si l'employeur a ou non outrepassé ses droits en interdisant telle ou telle tenue dans l'entreprise.Ainsi, il est admis que l'employeur peut réglementer la tenue de ses salariés pour préserver l'image de marque de son entreprise. De telles restrictions s'appliquent plus particulièrement aux salariés en contact avec le public.Ainsi, la jurisprudence admet qu'un employeur ait le droit d'interdire à un employé devant recevoir des clients de porter, par exemple, un short ou un survêtement.Par ailleurs, l'employeur est en droit d'exiger, de la part de ses salariés, une tenue correcte et décente. Ainsi, des vêtements transparents ou trop décolletés, le port d'une mini-jupe ou d'un bermuda peuvent-ils être légitimement proscrits sur le lieu de travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 19, 2023 • 2min
Pourquoi Charlie Chaplin a-t-il été expulsé des États-Unis ?
En créant, à l'aube d'Hollywood, son personnage de Charlot, ce vagabond au grand cœur, reconnaissable entre tous, Charlie Chaplin est devenu l'un des cinéastes les plus célèbres au monde.Ce qui ne l'empêcha pas, au début des années 1950, d'encourir les foudres des services secrets américains. L'Amérique est alors en proie au "maccarthysme", cette paranoïa anticommuniste qui voyait en nombre de citoyens américains, et notamment des acteurs, des agents de l'Internationale rouge.Chaplin n'a jamais appartenu au parti communiste, mais on le soupçonnait d'avoir pour lui une secrète sympathie. Aussi le puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover, fait ouvrir un dossier au nom du comédien. Il s'épaissira, au fil du temps, jusqu'à compter 2.000 pages.Sur quoi les accusations formulées à l'encontre de Chaplin étaient-elles fondées ? Sur de vagues soupçons bien plus que sur des faits tangibles.Ils étaient puisés dans l'œuvre même du maître. À défaut d'y faire une propagande ouverte pour le communisme, Chaplin y révélait sa sympathie pour la démocratie et sa condamnation du capitalisme.Qu'on se souvienne, à cet égard, du ridicule autocrate, inspiré par Hitler, qui, dans "Le dictateur", jonglait avec un ballon en forme de mappemonde. Ou du malheureux ouvrier des "Temps modernes" qui, incapable de suivre le rythme dément du travail à la chaîne, finit par se perdre dans d'immenses engrenages.À chaque fois, l'humour de ces films n'en soulignait que mieux la satire féroce d'une société injuste et privée de ses valeurs humanistes.Une vie privée agitéeOn ne pouvait cependant pas incriminer Chaplin sur le seul fondement de ses films. Alors Hoover s'en prend à sa vie privée. Comme celle de beaucoup d'acteurs de cette époque, elle est assez agitée.Ainsi, la seconde femme de Chaplin, l'actrice Lita Grey, l'accuse de cruauté et d'infidélité. Une autre actrice lui intente un procès en reconnaissance de paternité.On prend prétexte de ces accusations pour lui interdire de rentrer aux États-Unis, en 1952, alors qu'il se trouve à Londres. Il n'y reviendra que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un oscar d'honneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 18, 2023 • 2min
Existe-t-il encore des « bordels militaires de campagne » ?
La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle.Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols.Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées.On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie.Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches.Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris.Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre.Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945.En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 2023 • 2min
Pourquoi l'avocat est-il un fruit anachronique ?
Si vous aimez l'avocat, estimez-vous heureux d'en trouver encore sur le marché ou dans les rayons des magasins. En effet, ce fruit devrait avoir disparu depuis longtemps.Apparu voilà environ 65 millions d'années, il faisait les délices de mammifères aussi imposants que les paresseux géants ou les mammouths. L'avocat était alors sans doute plus volumineux que le fruit actuel.Mais les grands mammifères n'en faisaient qu'une bouchée. Ils avalaient alors des avocats entiers, les digéraient puis, en déféquant, transportaient les graines dans d'autres contrées. Ces animaux parcouraient en effet de grandes distances.C'est de cette manière que les avocats se répandaient sur de vastes secteurs. En effet, les graines de l'avocat sont trop grosses pour être transportées par le vent, comme celles d'autres plantes.Les choses ont continué ainsi pendant des millions d'années. Puis, voilà environ 13.000 ans, de grands changements climatiques ont entraîné la disparition d'une bonne partie de ces grands animaux.On estime qu'à cette date près de 70 % de ce que les spécialistes appellent la mégafaune d'Amérique du Nord auraient succombé à ces variations du climat. Et 80 % de ces animaux auraient même disparu en Amérique du Sud.Sans ces animaux, les graines d'avocat avaient beaucoup moins de chances d'être transportées plus loin et de donner naissance à d'autres arbres. Les petits animaux ne pouvaient consommer qu'une partie de l'avocat, sans pouvoir l'avaler tout entier.La plupart des graines auraient donc dû rester sur le sol et pourrir. Peu à peu, les avocatiers auraient dû se raréfier, avant que l'espèce ne s'éteigne.Et pourtant, ce n'est pas le cas. La survie de l'avocat, cette plante "anachronique", reste largement un mystère. D'autres animaux, plus petits pourtant, comme la souris, l'écureuil ou le jaguar, auraient-ils pu contribuer à sa dispersion ?À cet égard, la culture de l'avocat, qui a d'ailleurs contribué à en modifier la forme, a dû jouer un rôle déterminant. Il partage d'ailleurs cet aspect "anachronique" avec d'autres fruits, comme la papaye ou la sapote, un fruit tropical cultivé en Amérique centrale ou à la Réunion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 2023 • 2min
Pourquoi les académiciens ont-ils un habit vert et une épée ?
Pour le grand public, les membres de l'Académie française se distinguent avant tout par leur costume. Il se compose de deux parties essentielles : un uniforme, à dominante verte, et une épée.À vrai dire, ils ne sont pas spécifiques à l'Académie française. En effet, ils sont portés par l'ensemble des membres de l'Institut de France, dont l'Académie française n'est que l'une des composantes.Ce qui a valu à l'uniforme des académiciens français le surnom d'"habit vert", c'est la couleur des broderies, en forme de rameaux d'olivier, qui ornent le devant et les manches de l'uniforme.Or, cette couleur était précisée par un arrêté datant de 1801. Il est à noter que, depuis le milieu du XIXe siècle, le pantalon a remplacé peu à peu la culotte à la française, portée avec des bas. Un chapeau, en forme de bicorne, complète l'ensemble.Par ailleurs, les académiciens français portent une épée, dont l'usage s'impose vraiment au début du XIXe siècle. Si, à cette époque, ls arborent cet attribut guerrier c'est que l'épée, comme l'uniforme, fait en quelque sorte partie de la tenue de tout fonctionnaire.Cependant, à la différence de l'uniforme, aucun texte ne rend obligatoire le port de l'épée. Cette épée de Cour, qui se généralise peu à peu, se porte verticalement.Les femmes, en principe, sont dispensées d'en porter. Mais certaines, comme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie, l'ont tout de même ajoutée à leur uniforme.L'épée d'un académicien lui est très personnelle. En effet, des symboles ou des éléments représentatifs de sa vie ou de son œuvre sont gravés sur la poignée. Ce travail est souvent demandé à des artistes de renom, qui font alors de ces épées d'académiciens de véritables œuvres d'art.Le plus souvent, ce sont des proches de l'académicien qui lui offrent, quelques jours avant sa réception à l'Académie, une épée qui reflète alors pleinement sa personnalité.L'épée d'un académicien n'est donc pas conçue comme une arme, mais comme un objet d'apparat, qui fait partie du rituel de l'Académie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 2023 • 2min
Les femmes peuvent-elles être toreros ?
Par sa nature même, et compte tenu des traditions un peu machistes du pays où il est né, on pourrait penser que l'art de la corrida est réservé aux hommes. Or, il n'en est rien.En effet, les femmes sont admises dans l'arène. Au point qu'un mot spécifique, "torera", a été forgé pour rendre compte de leur activité. Les premières toreras apparaissent en Espagne dès le XVIIe siècle.Les femmes de l'aristocratie sont plus nombreuses que les autres dans l'arène. Mais elles conservent un costume féminin et se présentent aux spectateurs vêtues de robes. De même, elles appartiennent à des équipes, "cuadrillas" en espagnol, entièrement féminines.Enfin, les spectacles qu'elles donnent sont le plus souvent burlesques.Mais les choses vont changer peu à peu et les toreras vont devenir, à l'instar de leurs émules masculins, de véritables professionnelles de la tauromachie.Mais il faudra un peu de temps pour cela. En effet, à l'orée du XXe siècle, certaines formes de corridas sont encore interdites aux femmes. Quel que soit leur succès, elles sont encore considérées comme des "novilleras", c'est-à-dire des toreras novices.Mais elles ne s'en laissent pas conter pour autant. En 1886, Dolores Sanchez, dite "la Fragosa", est la première à se présenter dans l'arène revêtue du célèbre habit de lumière.Dans les années 1930, Juanita Cruz est la première torera à se produire avec des hommes. Elle reçoit même le droit de porter l'estocade à un taureau, c'est-à-dire de le mettre à mort.Exilée au Mexique, elle reçoit l'"alternative", en 1940, des mains d'un torero. Autrement dit, il lui offre sa cape, ou "muleta", et son épée. C'est une sorte d'adoubement, qui lui permet, si l'on peut dire, de devenir torera de plein exercice.Dès lors, et malgré quelques retours en arrière, les femmes seront de plus en plus nombreuses à accéder à l'arène. En 2016, une torera française, Léa Vicens, se hisse même à la première place de l'"escalafon", le classement annuel des toreros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2023 • 2min
Qu'est-ce que l'effet pom-pom girls ?
Un être humain serait perçu comme plus séduisant quand il est intégré à un groupe que quand il se présente aux regards de manière individuelle. Ce phénomène prend le nom de "cheerleader effect" ou, en français, d'"effet pom pom girls".D'abord popularisé par une série très regardée, cette attractivité collective, en quelque sorte, est confirmée par des recherches récentes.Les chercheurs ont en effet demandé à un groupe de 130 participants de regarder des photos montrant d'abord des personnes isolées puis ces mêmes personnes, mais mêlées à un groupe.Ces volontaires devaient indiquer s'ils trouvaient ces personnes séduisantes. Les résultats sont clairs : les personnes incluses dans un groupe paraissent toujours plus séduisantes que les individus seuls. Et cette plus grande capacité de séduction concerne aussi bien les hommes que les femmes.Il faut aussi noter que ce pouvoir de séduction ne semble pas dépendre de la taille du groupe. Que la personne soit intégrée à un groupe de 5 ou de 10 personnes ne paraît rien changer au fait qu'elle semble plus attirante avec les autres que prise isolément.Cet "effet pom pom girls" semble lié à la manière dont fonctionne notre cerveau. Mis en présence d'un groupe, nous n'en percevons pas tous les détails. En effet, le cerveau a tendance à résumer l'information procurée par cet ensemble.Ce qui permettait à nos ancêtres, confrontés à des prédateurs, de n'apercevoir que ce qui était indispensable à leur réaction, donc à la survie de l'espèce. Par conséquent, ce "cheerleader effect" serait, en quelque sorte, un avantage procuré par l'évolution.Au contraire, une personne isolée, perçue comme un moindre danger, serait scrutée avec plus d'attention. Ainsi, ses éventuelles imperfections physiques apparaîtront mieux à l'observateur.Si les personnes composant le groupe sont globalement perçues comme plus séduisantes, c'est aussi, sans doute, parce que celui-ci donne à ceux qui le composent un sentiment de force et de sécurité. En renforçant l'assurance des membres du groupe, il peut les rendre plus attirants aux yeux des observateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 2023 • 2min
Les humains sont-ils les seuls à voter ?
On peut penser que le vote est l'apanage de l'espèce humaine. Or il n'en est rien. En effet, des zoologues ont remarqué, chez les lycaons, des comportements qui peuvent être assimilés à une sorte de suffrage.Ce mammifère carnivore, qui tient à la fois du chien et de la hyène, vit en Afrique australe. Il appartient d'ailleurs à une espèce menacée d'extinction.Avant de participer à des chasses collectives, au cours desquelles les tâches sont réparties entre divers groupes d'animaux, les lycaons organisent une sorte de cérémonie, que les zoologues ont appelée un "rallye".Les scientifiques ont observé 68 de ces rassemblements, qui concernaient des animaux répartis en cinq meutes.Au cours de ce rituel, les animaux se rassemblent et donnent leur "avis" sur l'opportunité d'organiser la chasse. D'après les spécialistes, les lycaons qui en sont partisans exprimeraient cette "opinion" en expulsant de l'air par le museau, tout en plissant les yeux.Le tout ressemble fort à un éternuement. Mais il ne s'agirait pas seulement, pour ces animaux, de dégager leurs voies aériennes. Ces chiens sauvages "votent" donc vraiment en éternuant.Ils n'observent d'ailleurs pas la règle de la majorité absolue. Il n'est donc pas nécessaire que plus de la moitié des "votants" soit d'accord avec la chasse pour qu'elle ait lieu.Il suffit, pour cela, qu'un certain nombre de voix se soient manifestées en sa faveur. Mais ce nombre dépend lui-même de la qualité de l'animal qui "propose" la chasse.Il peut s'agir d'un mâle dominant qui, comme souvent chez les canidés, dirige la meute. Dans ce cas, trois éternuements supplémentaires suffisent à emporter la décision.Ce qui veut dire que même le mâle dominant peut être désavoué par les autres chiens sauvages. Si le lycaon désirant partir en chasse n'est pas à la tête de la meute, sa "proposition", pour être adoptée, devra s'appuyer sur une dizaine de "voix" supplémentaires.Ce comportement "démocratique" ne s'observe pas seulement chez les lycaons. Les abeilles, les suricates ou les singes capucins peuvent aussi mettre en place des rituels de cet ordre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 2023 • 2min
Dans quel pays l'esclavage existe-t-il encore ?
Aboli en France, pour la première fois, en 1794, et supprimé partout dans le monde jusqu'à la fin du XXe siècle, le Niger y mettant encore fin en 1999, l'esclavage n'existe plus, du moins de manière officielle.Ou plutôt il ne s'affiche plus comme tel. Aucun pays ne se vantera, aujourd'hui, de tolérer, sur son sol, la vente et le trafic d'êtres humains. Mais si le terme d'"esclavage" est proscrit, la réalité en est encore bien présente.Selon les chiffres donnés par des organisations non gouvernementales, environ 36 millions de personnes, dans le monde, seraient encore les victimes de diverses formes d'asservissement.L'Inde, la Chine, l'Ouzbékistan, le Pakistan et la Russie regrouperaient plus de 60 % de ces esclaves modernes. D'une manière générale, l'Afrique et l'Asie viennent en tête dans ce sinistre classement, l'Europe, pour sa part, ne rassemblant sur son territoire qu'un peu plus d'1,5 % de ces personnes exploitées.Ces formes d'esclavage moderne sont diverses. Dans certains pays, comme la Mauritanie, l'esclavage, même s'il n'est pas désigné sous ce nom, est ancré dans les mœurs et fait partie de la vie quotidienne.Par ailleurs, environ 20 millions de personnes dans le monde seraient obligées, pour rembourser leurs dettes, de travailler pour leurs créanciers dans des conditions plus que difficiles.De même, dans nombre de pays, des femmes sont l'objet d'un véritable commerce. En effet, elles sont achetées et déplacées vers des villes, où elles travaillent, là encore dans des conditions indignes, comme employées de maison. D'autres sont obligées de se livrer à la prostitution.De leur côté, les mariages forcés, pratiqués dans de nombreux pays, peuvent être assimilés à une forme de servitude. En effet, les personnes concernées, souvent de très jeunes filles, ne sont pas consultées et sont parfois victimes de violences et de sévices divers.Et il existe encore des pays où des êtres humains, même si one leur donne pas le nom d'esclaves, sont vendus et considérés comme des objets, qui entrent dans les héritages au même titre qu'une commode ou un lit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


