Mariam Pirzadeh, journaliste spécialisée sur l'Iran et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24, partage son expertise sur les récentes manifestations en Iran. Elle explore le lien entre l'hyperinflation et la montée de la contestation politique. Mariam discute de la réaction du régime à ces troubles, en comparant avec le passé. Elle analyse également l'intervention de Trump et ses implications géopolitiques, y compris la dynamique entre les États-Unis et Israël, ainsi que les défis des libertés individuelles en Iran.
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insights INSIGHT
Colère Accumulée Détonée Par L'économie
L'étincelle économique a fait déborder une colère accumulée depuis des années.
Mariam Pirzadeh décrit l'Iran comme une « cocotte-minute » d'inflation, pénuries et répression.
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Slogans Politique Plus Que Sociaux
Les slogans dans la rue montrent que la contestation est devenue politique et anti-régime.
Les manifestants critiquent les dépenses extérieures du régime (« ni Gaza, ni Liban ») au profit de l'intérieur.
insights INSIGHT
Retenue Apparente, Risque De Répression
Le régime donne l'impression de retenue mais prépare aussi la répression judiciaire.
Mariam Pirzadeh rappelle que cette retenue peut être tactique avant une répression plus dure.
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C dans l’air l'invitée du 2 janvier 2026 avec Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran.
Présentation de Salhia Brakhlia
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts jeudi dans l'ouest de l'Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d'une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s'étendre à une partie du pays. Le taux d'inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région. "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il ajouté. Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de "déstabilisation" du Moyen-Orient. "Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains", a-t-il réagi aujourd'hui sur le réseau social X.
Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l'ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que "toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l'ordre public" constituaient "des crimes" qui seraient traités "avec la plus grande fermeté par la justice". Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. "Nul ne peut commettre d'actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux", a-t-il dit. Trente personnes accusées de "troubles à l'ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l'agence Tasnim.
Ces protestations sont-elles le signe d'un pouvoir affaibli, sous pression internationale en raison de son programme nucléaire ? Comment va réagir le régime en cas d'intensification des protestations ?