Dominique Seux, éditorialiste économique aux Echos et à France Inter, explore les enjeux du budget pour 2026. Il commente l'utilisation du 49.3 par le gouvernement pour passer le budget sans vote. Seux met en lumière les mesures promis sans économies tangibles et les risques d'un déficit croissant. Il évoque la réaction négative des grandes entreprises face à ces décisions, tout en discutant des implications politiques pour Macron, notamment sur les retraites. Enfin, il aborde les défis posés par les menaces commerciales américaines.
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Annonce Du 49.3 Par Le Premier Ministre
Nicolas lit l'annonce du Premier ministre sur l'engagement de responsabilité via le 49.3.
Sébastien Lecornu proclame que le Parlement n'a pas su prendre ses responsabilités.
insights INSIGHT
Mesures Populaires Sans Économies
Le budget 2026 contient des « mesures sucrées » sans économies compensatoires visibles.
Dominique Seux souligne que cela alimente un déficit public élevé sur plusieurs années.
insights INSIGHT
Déficits Répétés et Risque d'Étouffement
La France s'expose à quatre années consécutives de déficit public autour de 5% du PIB.
Seux qualifie cette situation d'inédite et alarmante pour l'investissement public.
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C dans l’air l'invité du 20 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et à France Inter. Il publie avec Thomas Porcher "Les débats de l'éco", aux éditions Plon - France Inter.
Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote.
"On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.
La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.
Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.