Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise et membre du conseil exécutif du Medef, explore les répercussions de la surtaxe de 8 milliards sur les grandes entreprises, soulevant des inquiétudes sur la compétitivité. Elle aborde l'utilisation de l'article 49.3 par le gouvernement et ses conséquences, ainsi que les implications géopolitiques des tensions avec les États-Unis, notamment autour du Groenland. Carlac'h met également en lumière les risques d'exil des investissements, alors que les PME s'inquiètent pour l'avenir économique.
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Nouvel Ordre Concurrentiel Mondial
Dominique Carlac'h souligne que la tension géopolitique ravive un nouvel ordre concurrentiel mondial qui pousse à une guerre commerciale.
Cela inquiète les entreprises et oriente les investisseurs vers des valeurs refuges plutôt que vers l'investissement productif.
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Méthode Politique Et Entreprises Sacrifiées
Dominique Carlac'h juge inévitable le recours au 49.3 ou aux ordonnances mais déplore le caractère politique et opaque de la méthode.
Elle estime que les entreprises se sentent utilisées comme variable d'ajustement dans des tractations politiques.
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Poids Concentré Sur Les Grandes Entreprises
Elle note que la surtaxe des grandes entreprises rapporte 8 milliards et s'ajoute à d'autres prélèvements, portant l'effort total à environ 20 milliards.
Selon elle, cela frappe les donneurs d'ordre et finit mécaniquement par impacter l'ensemble des filières.
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C dans l’air l'invitée du 19 janvier 2026 avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du conseil exécutif du Medef, vice présidente d’ABGi France.
La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points-clés du débat budgétaire, rapportera "environ huit milliards" d'euros dans la version finale du budget 2026 que le gouvernement s'apprête à proposer, a annoncé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France Info. Ce dispositif, qui devait avoir un rendement de 4 milliards d'euros dans la version initiale du budget gouvernemental, rapportera finalement autant qu'en 2025 et aura "le même barème", a confirmé la porte-parole, assurant néanmoins que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en seront exemptées. Le gouvernement satisfait ainsi l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui envisage de ne pas censurer le gouvernement dans les prochains jours.
La facture incombera donc, en bonne partie, aux grandes entreprises. Cette décision rompt provisoirement la politique de l’offre, « pro-entreprises », menée depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Elle a été néanmoins jugée nécessaire pour maintenir le déficit dans des limites raisonnables et pour obtenir le soutien des socialistes, indispensable pour faire passer le budget 2026. Le représentant de la Confédération des PME, Amir Reza-Tofighi, a réagi à ces annonces. "Les entreprises sont en train de décaler leurs investissements et de bloquer leurs recrutements. Il faut redonner de la visibilité aux entreprises car sinon les conséquences seront assez graves", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Tribune. "Un budget qui va mettre tout l’effort sur les entreprises sera un budget qui mettra la France en danger", a-t-il ajouté, évoquant même une possible "révolte des entrepreneurs".
Dominique Carlac’h reviendra avec nous sur les inquiétudes des milieux économiques face à l'incertitude budgétaire. Elle analysera également les conséquences de l'instabilité géopolitique sur les entreprises, alors que s'ouvre aujourd'hui le forum annuel de Davos.