Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN et expert en sécurité transatlantique, aborde des sujets brûlants concernant la mission militaire européenne au Groenland. Il examine l'ambition des États-Unis sous Trump et propose que l'OTAN pourrait atténuer les inquiétudes américaines. Grand souligne aussi la menace inédite au sein de l'OTAN, une crise qui remet en question la relation transatlantique. L'urgence pour l'Europe de renforcer sa défense sans le soutien américain est un point crucial de sa réflexion.
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Zone Atlantique: sujet de l'OTAN
Camille Grand dit que la préoccupation américaine sur le Groenland aurait dû être traitée «très tranquille et sereine» à la table de l'OTAN.
Il affirme que le Groenland relève clairement de la zone de responsabilité de l'OTAN et mérite une discussion alliée formelle.
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Motivations Présidentielles Pour Le Groenland
Camille Grand explique que l'intérêt de Trump pour le Groenland mêle ambition personnelle et désir d'entrer dans l'histoire.
Il relie cette volonté à un ego présidentiel et à un projet stratégique évoqué comme le «dôme d'or».
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Un Message Européen à Double Sens
Camille Grand qualifie l'envoi européen de troupes au Groenland de message double: solidarité envers le Danemark et signal aux États-Unis.
Il souligne que l'action montre que les Européens peuvent aussi répondre collectivement aux enjeux sécuritaires de la région.
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C dans l’air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l’aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).
La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes.
Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.
Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.