

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Apr 14, 2022 • 2min
Qu'est-ce que l'attaque Taran ?
Les kamikazes japonais ne furent pas les seuls pilotes à accepter de se sacrifier pour s'assurer de la victoire. D'autres aviateurs eurent recours à un autre mode de combat aussi périlleux, l'"attaque Taran".Une attaque directeCette attaque "Taran" vient d'un mot russe signifiant "bélier". Elle consiste, pour un pilote, à aborder directement un autre avion, dans le but de l'endommager et de provoquer sa destruction.Ce mode de combat aérien peut se dérouler de plusieurs manières. Le pilote peut d'abord placer une des ailes de son avion sous une de celles de l'appareil ennemi. Ceci fait, il lui donne une impulsion qui le déséquilibre et lui fait perdre de l'altitude.Le pilote peut aussi détruire, avec les pales de son hélice, des parties vitales d'un autre avion, comme le gouvernail. Il peut encore simplement précipiter son avion sur celui de son adversaire, sans user d'une tactique bien définie.Il va sans dire qu'une telle attaque se soldait souvent par la mort de l'assaillant.Un mode de combat souvent utiliséSi ce type de combat aérien a été baptisé d'un nom d'origine russe, c'est qu'il a été utilisé pour la première fois, pendant la guerre de 1914-1918, par un pilote de cette nationalité.Durant la Seconde Guerre mondiale, nombre d'aviateurs lancèrent leurs avions contre ceux de leurs ennemis. Et d'abord les pilotes soviétiques. Ils furent en effet des centaines à utiliser l'"attaque Taran" pour abattre les avions adverses.Ce mode de combat ne dénotait pas forcément, de leur part, un esprit suicidaire. En effet, les Soviétiques avaient remarqué la vulnérabilité de certaines parties des avions allemands, comme les ailerons de direction, qui étaient en bois.En exploitant cette fragilité, les pilotes russes parvenaient, avec beaucoup d'habileté, à éperonner les appareils allemands sans forcément y perdre la vie.Durant ce conflit, d'autres pilotes eurent recours à l'"attaque Taran". Ainsi, des aviateurs grecs, allemands ou polonais l'utilisèrent avec succès pour abattre leurs adversaires.En 1973, un pilote soviétique ayant échoué à détruire un avion iranien soupçonné d'espionnage, décida de l'attaquer directement, ce qui provoqua sa mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2022 • 2min
Quel fut le siège le plus long de l'histoire ?
Les Turcs assiègent la ville de Candie, en Crète, de 1648 à 1669. Ce siège de 21 ans, qui oppose les Ottomans aux Vénitiens et aux troupes envoyées par plusieurs puissances catholiques, est sans doute le plus long de l'Histoire.L'avancée turque en mer ÉgéeIl faut d'abord replacer ce siège dans le contexte de l'avancée turque en Occident, et notamment en mer Égée. Entre autres succès, les Ottomans ont repris aux Vénitiens certaines de leurs possessions du Péloponnèse et ils s'attaquent à la Crète, qui appartient également à Venise.Entre 1645 et 1648, l'ensemble de l'île passe aux mains des Ottomans, sauf certaines cités, comme Candie, l'actuelle Héraklion.Les Turcs commencent même à occuper Chypre. Le pape Pie V ne parvient pas à les en déloger, mais il réussit à conclure une Sainte Ligue, qui regroupe des pays catholiques comme l'Espagne ou plusieurs États italiens.En 1577, cette coalition remportera la bataille navale de Lépante, qui met fin, du moins pour un temps, à l'avance turque.Pourquoi un siège si long ?C'est dans ce contexte que se déroule le siège de Candie. On peut trouver plusieurs explications à son exceptionnelle durée.En premier lieu, les Ottomans sont aux prises avec une guerre dans les Balkans, qui les empêche, jusqu'en 1664, d'envoyer à Candie les renforts qui auraient pu amener la supériorité, du moins numérique, des assiégeants.Et les troupes turques sont d'autant moins suffisantes à assurer leur succès que les Ottomans perdent environ 20.000 hommes dans les premiers mois du siège.Si ce siège a traîné en longueur, c'est aussi en raison des troupes qu'envoient sur place plusieurs pays. En effet, la République de Venise a réussi à les intéresser à sa cause.Ilo est vrai qu'elles n'ont pas plus intérêt que Venise à voir se poursuivre l'expansion turque. Ainsi, l'Espagne envoie des navires et la France des milliers d'hommes.Malgré tout, il faut attendre août 1669 pour voir les négociations débuter entre les deux camps. Les assiégés se rendent le mois suivant et la population chrétienne est autorisée à quitter la ville. Désormais, Venise ne possède plus que quelques places mineures en Crète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 2022 • 2min
Quel roi faillit mourir au Bal des Ardents ?
Le 28 janvier 1393, un bal organisé à la cour de Charles VI se termine par la mort tragique de plusieurs personnes. Le Roi lui-même en réchappe par miracle.Un bal qui tourne malEn cette fin de janvier 1393, la Reine Isabeau de Bavière a décidé de donner un bal à l'occasion du mariage de l'une de ses dames d'honneur. L'événement doit avoir lieu à l'hôtel Saint-Pol, l'une des résidences parisiennes préférées des souverains.Mais le Roi, qui, à 25 ans, aime s'amuser, et son entourage de jeunes seigneurs, ont décidé d'organiser un charivari. Ce rituel festif, un peu comparable au carnaval, accompagne souvent le remariage des veufs ou des veuves, comme c'est le cas ici.Au cours de la soirée, voilà que font irruption dans la pièce le Roi et ses compagnons, déguisés en bêtes fauves. Le masque et le costume très ajusté, qui est cousu sur eux, évoquent en effet des sortes de "sauvages".Mais, quand le duc d'Orléans, le jeune frère du Roi, s'approche, avec sa torche, pour reconnaître l'un des participants, il met le feu à son costume très inflammable. Et l'incendie se propage aux autres danseurs déguisés.Quatre d'entre eux en meurent. Quant à Charles VI, il ne doit d'être sauvé que grâce à la présence d'esprit de la duchesse de Berry, qui l'enfouit sous ses amples jupes.Un épisode qui impressionne le RoiCe "bal des Ardents", comme on l'appela par la suite, ne fut pas sans conséquences, notamment sur la santé du Roi. En effet, elle était déjà fragile. L'année précédente, il avait été pris d'un premier accès de démence.Cet épisode le marque profondément et fait vaciller un peu plus sa raison déjà chancelante. Terrifié par cette vision de ses compagnons en feu, le Roi a l'impression qu'il est devenu aussi fragile que du verre.De son côté, la population parisienne se montre très mécontente de l'incident. Elle critique les conseillers du Roi d'avoir exposé sa santé déjà fragile. Pour apaiser la colère, et éviter une possible révolte, Charles VI se rend à Notre-Dame et se montre à la foule, entouré de ses conseillers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 2022 • 2min
Comment Ignace Semmelweis sauva-t-il des millions de personnes ?
La pandémie de Covid a rappelé l'importance de certaines mesures d'hygiène, comme le lavage soigneux et régulier des mains. Dès la première moitié du XIXe siècle, un médecin hongrois avait déjà découvert que ce simple geste pouvait éviter de nombreuses infections.Le lavage des mains contre les infectionsEn 1847, Ignace Philippe Semmelweis travaille, comme médecin assistant, dans le service d'obstétrique de l'hôpital général de Vienne. Là, il est consterné par le taux de mortalité des femmes enceintes et des nouveau-nés.En effet, il atteint 18 % en 1847. La fièvre puerpérale, une infection qui atteint certaines femmes après l'accouchement, fait des ravages.C'est alors que le décès de l'un de ses amis, un médecin qui, au cours de la dissection d'un cadavre, s'était blessé au doigt avec un scalpel, lui ouvre les yeux. Son autopsie révèle en effet qu'il avait été victime d'une infection comparable à celle qui terrassait les femmes en couches.Semmelweis conseille alors aux médecins devant accoucher des femmes ou pratiquer des autopsies de se laver soigneusement les mais, avec une solution spécifique, et de désinfecter leurs instruments.Dans la clinique de Budapest où il exerce ensuite, cette méthode fait merveille. Entre 1851 et 1855, seules 8 femmes sur plus de 900 décèdent de la fièvre puerpérale.Un précurseur incomprisMais le milieu scientifique de l'époque n'est pas prêt à accepter une avancée médicale qui préfigure la découverte de la théorie microbienne par Pasteur.Fidèles aux préceptes de la médecine traditionnelle, les médecins de l'époque attribuaient en effet la fièvre puerpérale au déséquilibre de l'une des quatre humeurs qui étaient censées imprégner le corps humain.L'ensemble du corps médical rejette les idées de Semmelweis et l'institution ne facilite pas le déroulement de sa carrière. Le médecin hongrois attend 1861 pour décrire sa découverte dans un gros volume de 500 pages.Les critiques acerbes qu'il provoque accroissent encore son amertume. Semmelweis sombre peu à peu dans la dépression. Il est alors interné, en juillet 1865, dans un hôpital psychiatrique. Il y aurait succombé, un mois après, aux mauvais traitements infligés par ses gardiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la “Grande famine” irlandaise ?
Entre 1845 et 1851, beaucoup d'Irlandais meurent littéralement de faim. Une maladie de la pomme de terre provoque en effet ce que les historiens ont appelé la Grande famine.Une culture exclusiveDu fait notamment du partage des terres entre tous les fils, quand il s'agit d'une famille catholique, beaucoup d'exploitations agricoles ont une faible superficie. Aussi la plupart des paysans irlandais ont-ils adopté la culture de la pomme de terre. Ce tubercule demande en effet peu de place et il est très nourrissant.Cette culture est également encouragée par les propriétaires de la terre, les agriculteurs irlandais étant surtout des métayers. En effet, ces "landlords", qui vivent souvent en Angleterre, favorisent l'élevage sur leurs domaines, laissant peu de place aux cultures.La pomme de terre s'est très bien adaptée à la nature de la terre et au climat irlandais. Chaque années, 10 millions de tonnes sont récoltées. Et 3 millions de personnes font de ce tubercule leur aliment principal.Un million de mortsSans doute transporté par des navires en provenance d'Amérique du Nord, le mildiou, un champignon parasitaire, commence à s'attaquer aux récoltes de pommes de terre en septembre 1845.Un tiers de la production est détruit. Les récoltes des années suivantes, et notamment celles de 1846, 1848 et 1849, sont également très faibles. Cette maladie n'étant pas connue à l'époque, les causes de la catastrophe ne sont pas identifiées.Les autorités se contentent de préconiser des mesures dérisoires, comme la ventilation des récoltes. Le bilan humain est épouvantable : un million de personnes périssent. C'est la faim qui entraîne la mort des deux tiers d'entre eux, les autres succombant au typhus, au choléra ou à la tuberculose.À ces victimes, il faut ajouter les deux millions d'Irlandais qui fuient le pays. Fidèle au "laissez faire", le gouvernement anglais refuse d'intervenir directement, de peur de fausser les lois du marché.Le Premier ministre se borne à acheter secrètement du maïs américain. En pleine famine, l'Irlande continue d'exporter des denrées alimentaires. Peuplé de 8,5 millions d'habitants en 1845, le pays n'en a plus que 4,4 millions en 1911. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 2022 • 2min
Pourquoi le stakhanovisme est-il né d'un mensonge ?
Méthode de propagande mise au point durant l'ère stalinienne, le stakhanovisme conduit à une forte augmentation de la production, tout en ayant des effets pervers. Mais il est probable que l'exploit qui en est à l'origine fut en partie arrangé pour les besoins de la cause.Les prouesses d'un mineurNé en 1906, le mineur Alekseï Stakhanov commence à travailler, en 1927, dans une mine de charbon du Donbass. Le 31 août 1935, il aurait extrait, en six heures de travail, 102 tonnes de charbon. Soit environ 14 fois plus que le norme d'extraction fixée pour ce minerai.Quelques mois plus tard, en septembre, il bat son propre record, en parvenant à extraire, à lui seul, 227 tonnes de charbon. La propagande soviétique s'empare aussitôt de ces prouesses.Elle encourage l'émulation des autres travailleurs, l'exploit du mineur du Donbass devenant une véritable méthode d'exploitation, le "stakhanovisme".Des concours sont organisés et, dans tous les secteurs de l'économie, chacun essaie de rivaliser avec Stakhanov. Ces efforts individuels ne sont sans doute pas étrangers à la forte augmentation de la productivité qu'on enregistra à la fin des années 1930.Fêté par le régime et montré en exemple, Stakhanov est décoré et promu à la direction d'une mine.Un exploit arrangéIl apparaît aujourd'hui que l'exploit de Stakhanov doit être relativisé. En effet, il est probable que le régime a monté de toutes pièces cette prétendue prouesse.De fait, elle ne repose que sur l'action individuelle de Stakhanov. Or, il semble bien qu'il ait été aidé, dans sa tâche, par des mineurs qui soutenaient les parois et d'autres qui ont participé à l'évacuation du charbon.Pourtant, le travail d'un mineur russe, à cette époque, comportait bien toutes ces tâches. Quoi qu'il en soit, le stakhanovisme n'eut pas que des effets positifs.Ainsi, le rythme intensif de travail qu'il supposait aurait conduit à une usure prématurée des matériels. Il se serait aussi traduit par une détérioration des conditions de travail, avec des journées plus lourdes et des sanctions pour les travailleurs ne dépassant pas les quotas de production. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 2022 • 59sec
Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 2022 • 2min
Quel est le scandale des avions renifleurs ?
L'affaire des "avions renifleurs", révélée par "Le canard enchaîné", provoqua, à partir de 1983, un véritable scandale politico-financier, dans lequel furent impliquées des responsables de haut rang.Un avion qui a du flairLe stratagème qui donnera naissance à cette affaire est imaginé par un réparateur de télévisions italien, Aldo Bonassoli, et un ingénieur belge, Alain de Villegas. C'est dans le château de celui-ci que les deux hommes mèneront de supposées recherches.Vers le milieu des années 1970, les deux compères prétendent avoir mis au point un avion d'un genre particulier. En effet, le simple survol d'une zone par cet appareil lui permettrait de repérer les gisements pétrolifères qu'elle pourrait receler.Le résultat s'afficherait aussitôt sur un tableau. Les deux hommes prétendent que leur avion peut aussi détecter des nappes phréatiques et même des sous-marins.Aussi ne tardent-ils pas à intéresser le groupe Elf à leur invention. Elle semble très intéressante à ses responsables à un moment où, après le premier choc pétrolier, il devient urgent de trouver d'autres sources d'approvisionnement.Les deux inventeurs trouvent également des soutiens dans les milieux politique et bancaire. En juillet 1976, un contrat est signé, avec l'aval, semble-t-il, du Président Giscard d'Estaing et du Premier ministre Raymond Barre.Une supercherie vite éventéeMais des doutes vont très vite se faire jour. En effet, d'après les indications de Bonassoli et Villegas, Elf entreprend des forages en Afrique du Sud. Mais ils ne révèlent aucune trace de pétrole.Par ailleurs, on apprendra que les gisements prétendument découverts en survolant la rase de Brest l'auraient été grâce à des renseignements que possédaient déjà les deux inventeurs. En outre, on s'aperçoit que le tableau censé révéler la présence des gisements est truqué.Le scandale éclate au grand jour en 1983, révélé par un journaliste du "Canard enchaîné". Comme l'affaire semble d'importance, le gouvernement réunit une commission d'enquête.Elle blanchit Valéry Giscard d'Estaing, mais épingle Raymond Barre, qu'elle accuse d'avoir cherché à étouffer l'affaire. Quant aux inventeurs, ils ressortent ruinés de ce scandale. Aldo Bonassoli reprendra même son activité de réparateur de télévisions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 2022 • 2min
Qu'est-ce qu'un carnet de bal ?
Le carnet de bal était l'accessoire indispensable des bals mondains du XIXe et du début du XXe siècle. Devenu, avec le temps, un véritable objet d'art, il a revêtu plusieurs formes.Un aide-mémoire très utileLes bals organisés par les grandes familles de l'aristocratie ou de la bourgeoisie étaient des événements mondains où il fallait se montrer. Ils permettaient d'assurer son rang dans la société et de marquer les débuts "dans le monde" des jeunes filles à marier.Les danseuses ne se séparaient pas de leur carnet de bal. Apparu vers 1820, cet accessoire leur servait en quelque sorte d'aide-mémoire.Le bal était organisé avec soin, et le programme de danses qui le composait était publié à l'avance, dans l'ordre de leur déroulement. Ainsi, la danseuse pouvait inscrire, en regard de chaque danse, le nom du cavalier qu'elle avait agréé.Certains carnets de bal avaient une autre utilité pour les danseuses novices. Ils reprenaient en effet les principales figures de certaines danses.Un véritable objet d'artAu début, le carnet de bal n'est pas vraiment un accessoire en soi. En effet, la danseuse se sert de son éventail, au dos duquel elle inscrit le nom de son cavalier.Mais, au fil du temps, le carnet de bal devient un véritable objet d'art, fabriqué et décoré avec beaucoup de soin. Il est confectionné dans des matières précieuses, comme la nacre, l'argent, l'ivoire ou l'écaille.Ce petit carnet est souvent orné de tableautins ou de délicates miniatures. S'il prend cette forme de carnet, il comporte alors autant de feuillets que de danses. Sur chacun d'eux, la danseuse inscrit le nom de son cavalier au moyen d'un petit crayon relié au carnet par un fin cordon.Mais ce "carnet" de bal se réduit souvent à un carton imprimé, où sont précisés l'ordre des danses et les engagements pris, pour chacune d'entre elles, par la danseuse.À l'époque de la Monarchie de Juillet et du Second Empire, ce carton de bal prenait la forme d'une carte de porcelaine, qui devint l'accessoire indispensable des bals à la mode. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le massacre de Katyn ?
Le massacre, en 1940, de milliers d'officiers polonais par les Soviétiques, dans la forêt de Katyn, a longtemps été nié par l'URSS. Il s'inscrit sans doute dans la politique de soviétisation menée par les dirigeants russes dans ces territoires de l'Ouest.La Pologne doublement envahieEn août 1939, l'Allemagne nazie et l'URSS signent un pacte de non agression. Ce pacte germano-soviétique contient une clause secrète, selon laquelle les Russes pourront envahir la partie orientale de la Pologne, après que l'Allemagne lui aura déclaré la guerre.Le 17 septembre, alors que les troupes allemandes progressent depuis deux semaines dans le pays, les Soviétiques entrent à leur tour en Pologne. Ils ne lui déclarent pas la guerre, mais motivent leur intervention par la nécessité de protéger les minorités ukrainienne et biélorusse vivant en Pologne.Déjà décimée par l'attaque allemande, l'armée polonaise décide de n'opposer aucune résistance aux Russes. Les Polonais se rendent donc, et les Soviétiques capturent environ 250.000 hommes.Le massacre des officiers polonaisLes prisonniers sont regroupés dans de vastes camps. Les simples soldats sont relâchés assez rapidement. Mais le sort des officiers est plus tragique. Plus de 20.000 sont aux mains des Soviétiques.Dans la première quinzaine de mai 1940, une partie de ces officiers est transférée depuis les camps de détention jusqu'à la forêt de katyn, près de Smolensk. Là, les militaires sont emmenés devant des fosses communes et exécutés d'une balle dans la nuque.En 1943, plus de 4.000 corps sont retrouvés par l'armée allemande, qui a déclaré la guerre à la Russie et progresse alors sur son territoire. Les Allemands accusent les Russes d'avoir perpétré ce massacre. Il faudra attendre 1990 pour que l'URSS reconnaisse son implication dans ces crimes.Si Staline a ordonné l'exécution de ces officiers, c'est sans doute pour éliminer les membres d'une élite polonaise peu réceptive à la propagande soviétique et susceptible d'organiser une éventuelle résistance à l'invasion russe.Dans le but de justifier ces meurtres auprès de la population russe, ces officiers étaient présentés comme des aristocrates, exploiteurs du peuple et imbus de leurs privilèges. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


