

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
Développez votre culture en Histoire ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

Oct 30, 2023 • 2min
Pourquoi Robespierre a-t-il été guillotiné ?
Avec Danton, Mirabeau et Marat, Maximilien Robespierre est sans conteste l'une des grandes figures de la Révolution française. Né en 1758, dans le nord de la France, il fait des études de droit et devient avocat.Élu du Tiers-État aux États-Généraux qui se réunissent à Versailles, en mai 1789, puis, le mois suivant, à l'Assemblée Constituante, il se pose, dès le départ, en défenseur de la liberté et des droits de l'Homme.En effet, il préconise notamment la suppression de l'esclavage, l'abolition de la peine de mort et l'instauration du suffrage universel.Fervent partisan de la République, Robespierre prend une part active au renversement de la Monarchie, en août 1792, et devient l'un des leaders de la Convention nationale, la première assemblée de l'ère républicaine, élue en septembre 1792.Une certaine paranoïaCe qui va provoquer la chute de Robespierre, c'est son intransigeance et une certaine forme de paranoïa. Il se faisait en effet une très haute idée de la politique. Pour lui, elle devait être dominée par la "vertu", au sens antique, c'est-à-dire une véritable excellence morale.Devenu membre du comité de Salut Public qui, à partir du printemps 1793, dirige la France de concert avec la Convention, Robespierre voit des complots partout, fomentés par des "traitres". Aussi bien à l'aile gauche de la Révolution, avec les Enragés, un groupe de révolutionnaires radicaux, qu'à droite, avec les Indulgents qui, menés par Danton, voulaient une pause dans la politique de Terreur menée par le comité de Salut Public.Robespierre fait guillotiner les uns et les autres. Si bien que tous les députés finissent par se sentir menacés. Aussi, lors de la séance du 27 juillet 1794, à la Convention, l'arrestation de Robespierre, et de certains de ses partisans, est décrétée, au milieu d'un tumulte indescriptible.Finalement réfugié à l'hôtel de Vile, et blessé d'une balle dans la mâchoire, Maximilien Robespierre est guillotiné sans jugement dès le lendemain de son arrestation, le 28 juillet. Ses restes sont jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux vive, pour qu'il n'en demeure aucune trace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 2023 • 2min
Christophe Colomb a t-il importé la syphilis en Europe ?
Transmise par une bactérie découverte au début du XXe siècle, la syphilis est une maladie sexuellement transmissible qui, aujourd'hui encore, infecte des millions de personnes dans le monde.On a longtemps pensé que cette maladie avait été ramenée en Europe, à la fin du XVe siècle, par les marins de Christophe Colomb, qui venait de découvrir l'Amérique.Or, de nombreux faits démentent cette théorie. Il semble en effet que l'"ancêtre" de la bactérie responsable de la maladie pourrait remonter à environ 2.500 ans. Par ailleurs, le célèbre médecin grec Hippocrate, né au Ve siècle avant J.-C., a décrit les formes les plus graves de la syphilis.On en aurait aussi retrouvé des traces sur certains des corps retrouvés à Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve, lors de l'éruption survenue en l'an 79 de notre ère.Christophe Colomb n'a pas introduit la syphilis en EuropeDe nouvelles découvertes viennent encore confirmer l'ancienneté de cette maladie en Europe. En effet, des traces de la syphilis ont été retrouvées sur des corps exhumés lors de fouilles menées dans un monastère de Kingston, en Angleterre. Or, ces dépouilles remontaient aux XIIIe et XIVe siècles. D'autres chercheurs ont identifié la présence de la maladie sur des squelettes datant du début du XVe siècle et retrouvés en Finlande. De même, des ossements découverts en Estonie, et datés, au carbone 14, du début ou du milieu du XVe siècle, portaient des traces de syphilis.La preuve semble donc faite que cette terrible maladie existait sur le vieux continent bien avant que les caravelles de Christophe Colomb n'aient atteint les rivages de l'Amérique.Ce ne sont donc pas ses équipages qui ont introduit la bactérie en Europe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne l'aient pas ramenée dans leurs bagages. Il est même probable que des marins en provenance d'Amérique aient contracté la maladie.Ils ne l'auraient donc pas apportée pour la première fois sur le vieux continent, mais ils pourraient avoir favorisé, notamment par des recombinaisons de la bactérie, une recrudescence de la syphilis en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 2023 • 2min
En quelle année les bals ont-ils été interdits en France ?
On sait que, pour le gouvernement de Vichy, et le maréchal Pétain le premier, l'une des causes de la défaite de 1940 est à chercher dans l'"esprit de jouissance" dont auraient fait preuve les Français depuis le Front populaire.Il est notamment symbolisé, aux yeux des dirigeants de Vichy, par la diminution de la durée hebdomadaire de travail et par les premiers congés payés octroyés aux Français en 1936.Mais cette volonté de s'amuser s'incarne aussi dans la danse, qu'on voudrait proscrire. En effet, l'heure n'est plus à l'amusement, mais à l'effort. Aussi de nombreux textes interdisent les bals. Et ce, avant même la mise en place du régime de Vichy.En effet, les dancings sont interdits dès mai 1940. Au moment de l'invasion allemande, en juin, toutes les fêtes populaires sont proscrites. Une interdiction reprise en 1941 par l'État français.Des sanctions souvent inefficacesMalgré les difficultés du moment, et peut-être à cause d'elles, les Français ont toujours envie de danser. Aussi, malgré les interdictions, les bals clandestins se multiplient.En dehors du cinéma, les loisirs étaient rares, et les gens avaient peu d'occasions de s'évader d'une réalité quotidienne dramatique. Les danseurs étaient le plus souvent des jeunes gens.Ils choisissaient des endroits isolés, à la campagne, pour organiser leurs bals. Ils se tenaient ainsi dans des maisons vides ou des hangars désaffectés. Mais certains avaient tout de même lieu dans des bars ou des hôtels.Les gens dansaient au son de l'accordéon mais découvraient aussi les rythmes du jazz ou de la musique "zazou". Malgré des interdictions réitérées, et le zèle de la police, de nombreux bals clandestins se sont tenus durant toute l'Occupation.Il est vrai que les amendes infligées aux contrevenants, d'un montant assez modique, n'étaient pas très dissuasives. Les sanctions prévues à l'encontre des propriétaires des lieux accueillant les bals étaient parfois plus efficaces.En effet, s'ils étaient convaincus d'avoir organisé de tels divertissements, ils risquaient la fermeture de leur établissement et la confiscation du matériel. Dans certains, ils pouvaient même être emprisonnés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 2023 • 2min
Qui aurait dit : « Toi aussi, mon fils ! » ?
Dans la mémoire collective, Jules César demeure l'un des principaux dirigeants de la Rome Antique. Il serait l'auteur d'un mot historique célèbre : "Toi aussi mon fils !".Né en l'an 100 avant J.-C., il franchit rapidement, entre 68 et 62 avant notre ère, les étapes du "cursus honorum", qui réglait l'accession aux magistratures publiques dans la Rome antique.Membre du premier triumvirat, en 60, César s'affirme avec sa conquête de la Gaule, entre 58 et 51 avant J.-C. Mais il refuse de se plier aux ordres du Sénat, qui l'a finalement déclaré hors la loi.Passant outre à l'opposition des sénateurs, il rentre à Rome à la tête de son armée et, en août 45, obtient le titre de dictateur pour une durée de 10 ans. On prétendait même qu'il aurait été sur le point de se faire couronner.Brutus parmi les assassinsLe 15 mars 44 avant notre ère, César se rend à une réunion du Sénat. Tout à coup, des hommes se jettent sur lui et le poignardent. Parmi ses assassins, qui craignaient l'ambition d'un homme parvenu au faîte des honneurs, un personnage très proche de lui, le sénateur Marcus Junius Brutus.César le considérait comme son protégé. En voyant le jeune homme lever son couteau vers lui, César se serait exclamé : "Tu quoque mi fili ! ", "toi aussi mon fils !". Le mot est rapporté par l'écrivain Suétone, dans sa "Vie de César", et repris par d'autres auteurs.Dans le texte de Suétone, cette exclamation est en grec, la langue souvent usitée par les Romains de la haute société. Or, en grec, le mot "teknon" n'a pas vraiment le sens de "fils", mais se traduit plutôt, d'une manière plus vague, par "mon garçon".Ce qui correspondrait mieux à la réalité. En effet, si César était bien le mentor de Brutus, et si celui-ci fut un temps le fiancé de sa fille, le dictateur n'était ni le père biologique, ni même le père adoptif du jeune homme.Comme pour la plupart des mots historiques, l'attribution de celui-ci à son auteur supposé n'est pas certaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 2023 • 2min
Où se trouve la "bombe Tybee" ?
On sait que des grandes puissances comme les États-Unis et la Russie possèdent un impressionnant arsenal nucléaire. Pour tester sa fiabilité et le caractère opérationnel de ces armes, de fréquents exercices sont effectués.Lors de ces missions, des avions américains survolent des villes, pour évaluer les conditions dans lesquelles des bombers nucléaires pourraient être utilisées. C'est pourquoi elles sont embarquées à bord des appareils.Mais des incidents se produisent parfois, qui obligent les pilotes à larguer ces bombes. Ces opérations ont lieu dans des endroits isolés, afin d'éviter tout risque. Mais il arrive que la bombe ne soit pas retrouvée.Une bombe perdue au fond de l'océanC'est ainsi que la "bombe Tybee" a été perdue. Les faits se sont passés en 1958. Deux pilotes américains volent alors à bord de leurs appareils. Défaillance du radar ou erreur humaine, ils entrent tout à coup en collision.L'un des pilotes parvient à s'éjecter. Mais l'autre transporte une bombe nucléaire de 3,5 tonnes. Il essaie alors, sans succès, de se poser sur la piste de sa base. Il est alors autorisé à larguer la bombe au large de Tybee Island, une île de la Géorgie. Ceci fait, le pilote réussit finalement à atterrir.Des recherches sont alors entreprises pour retrouver l'engin. Elles durent des semaines et mobilisent des moyens importants. Mais, malgré ces recherches, la bombe demeure introuvable. À ce jour, elle reste enfouie dans les profondeurs de l'océan.En tous cas, elle n'a pas explosé. Au moment de sa disparition, les autorités ont prétendu que, du fait de sa conception, aucune réaction nucléaire en chaîne ne pouvait se produire. Aucune explosion n'était donc à craindre.Mais certains documents, déclassifiés depuis, ainsi que des témoignages autorisés, semblent indiquer le contraire. La bombe "Tybee" serait bien une arme nucléaire "complète", susceptible d'exploser.Les métaux lourds qu'elle contient pourrait aussi polluer les fonds marins. Quoi qu'il en soit, les difficultés de localisation, et le coût d'un e telle recherche, estimé à 5 millions de dollars, auraient décidé l'armée à laisser la bombe là où elle est. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 2023 • 2min
Qu'est-ce que l'opération Dynamo ?
Pour écouter Choses à Savoir Sciences:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-tech/id1057845085Spotify:https://open.spotify.com/show/7MrYjx3GXUafhHGhgiocejDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/51300----------------------L'un des épisodes décisifs de la Seconde Guerre mondiale se joue, en cette fin mai 1940, sur les plages du nord de la France. Lancés depuis le 10 mai à l'assaut de leurs adversaires, les blindés allemands, appuyés par l'aviation, ne cessent de progresser vers l'ouest.Après avoir provoqué la capitulation des Pays-Bas et de la Belgique, ils envahissent la France et repoussent les troupes franco-britanniques vers l'ouest et le nord.La "blitzkrieg", ou guerre éclair, a montré toute son efficacité. Bientôt, les soldats alliés voient se refermer sur eux un piège redoutable. Ils sont coincés entre la mer et les troupes allemandes, qui continuent d'avancer.Une évacuation réussieC'est alors qu'est déclenchée l'opération "Dynamo". L'initiative est prise le 22 mai par le gouvernement britannique. Son but est d'évacuer les troupes anglaises vers le Royaume-Uni.Pour les Anglais, l'enjeu est capital. Si les 250.000 hommes envoyés en France, qui représentent la quasi-totalité des forces britanniques, sont tués ou capturés par les Allemands, c'en est fait de la participation anglaise au conflit.Tout est donc mis en œuvre, dans l'urgence, pour assurer le rapatriement des troupes depuis la poche de Dunkerque. Des navires de guerre sont dépêchés sur les lieux pour embarquer les soldats. Mais comme ils ne peuvent s'approcher trop près des côtes, 850 bateaux, dont 300 français, sont réquisitionnés.C'est donc une flotte hétéroclite, composée de chalutiers, de yachts ou même de canots de sauvetage, qui transporte les combattants vers les bateaux ancrés au large. Et cette opération de sauvetage est un succès inattendu : près de 340.000 soldats, dont plus de 123.000 Français, sont finalement évacués.Il est dû en partie à l'action de la Royal Air force (RAF), qui abat plus de 150 avions allemands. Mais cette évacuation aurait été beaucoup plus difficile, sinon même impossible, si le général Guderian n'avait fait arrêter les blindés durant plusieurs jours.Ce répit inespéré, approuvé par Hitler, est encore mal expliqué aujourd'hui. Certains historiens pensent que ce geste de bonne volonté devait faciliter, aux yeux du Führer, la conclusion d'une paix séparée avec l'Angleterre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 19, 2023 • 3min
A quoi le Parthénon servait-il ?
Le podcast Choses à Savoir Culture Générale est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298------------------------------Aujourd'hui encore, le Parthénon, dressé sur l'acropole d'Athènes, demeure l'emblème de la ville et l'un des plus précieux témoignages de l'art antique.Cet imposant monument est construit de 447 à 438 avant notre ère. Il date donc de ce Ve siècle avant J.-C., considéré comme l'âge d'or d'Athènes, et qu'on appelle aussi le siècle de Périclès, le stratège qui fit ériger le Parthénon.Le nom "Parthénon" fait référence à la "salle réservée aux jeunes filles" ou aux vierges, peut-être en raison de l'existence d'une partie du monument utilisée en ce sens.Entouré de colonnes doriques, le monument mesure 70 mètres de long et 30 mètres de large. Une frise courant sur toute la façade décrivait la grande procession des Panathénées, moment fort de l'année.Une fonction religieuse et financièrePourquoi les Athéniens avaient-ils consacré près de dix années à élever une construction aussi grandiose ? En fait, une telle durée est brève pour l'érection d'un tel monument. S'ils ont dépensé autant d'énergie pour le construire, c'est que ce bâtiment avait de l'importance à leurs yeux.Mais à quoi leur servait-il précisément ? En fait, le Parthénon a deux usages distincts. C'est d'abord un temple, construit d'ailleurs sur l'emplacement d'un ancien édifice religieux détruit par les Perses lors des guerres médiques.Le Parthénon était dédié à Athéna Parthénos, fille de Zeus et déesse tutélaire de la ville. Le temple avait pour objet essentiel d'accueillir une statue gigantesque de la divinité.Une salle entière du temple abritait en effet cette statue chryséléphantine, autrement dit faite d'or et d'ivoire, qui se dressait à douze mètres du sol. Il est à noter que la patronne d'Athènes était vénérée dans d'autres lieux, comme dans l'ancien temple construit sur l'Acropole et détruit en 406 avant notre ère.Mais le Parthénon avait une autre fonction. En effet, c'était un "trésor", autrement dit un édifice destiné à abriter les richesses de la ville, surtout constituées de métaux précieux.Plus d'une tonne d'or, provenant aussi des cités alliées d'Athènes, était ainsi déposée dans une salle du Parthénon, construite à cette fin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 2023 • 2min
Les Néandertaliens fleurissaient-ils vraiment leurs tombes ?
Dans les années 1950, une équipe de scientifiques découvre, en Irak, des squelettes d'hommes, de femmes et d'enfants, datant d'environ 45.000 ans. Ce sont des Néandertaliens. Un détail retient aussitôt l'attention d'un des chercheurs.Il trouve en effet de petits tas de pollens près des ossements d'un homme bientôt surnommé "Shanidar IV", du nom de la grotte. Certains y ont vu la preuve que l'homme de Néandertal apportait des fleurs à ses morts.Un Néandertalien fleurissant le caveau de ses défunts ? Il y avait là de quoi adoucir l'image de brute que de nombreux scientifiques se faisaient alors de cet homme préhistorique.Une hypothèse à revoirCette découverte de ce qu'on devait appeler la "tombe fleurie" prouvait-elle que les Néandertaliens avaient élaboré des rituels d'inhumation centrés sur les disparus ?Si tel était le cas, ces hommes, donnés pour des êtres frustes, devaient éprouver une véritable empathie pour leurs morts. Un élément qui ne pouvait que confirmer la manière dont on voyait désormais les Néandertaliens, dont le système de pensée était bien plus complexe qu'on avait pu le supposer à un moment.Mais cette théorie de la "tombe fleurie" est aujourd'hui remise en cause. Se penchant à nouveau sur la question, une équipe de chercheurs a découvert que les pollens trouvés près des ossements n'appartenaient pas à des fleurs poussant à la même saison.Autrement dit, l'idée que ces hommes préhistoriques aient cueilli des fleurs poussant à proximité de la grotte, puis les aient réunies en bouquets avant de les déposer près des dépouilles, ne tenait plus.Les dépôts de pollen seraient plutôt dus à l'activité d'abeilles dont a retrouvé des traces dans la grotte de Shanidar. D'autres scientifiques attribuent aux rongeurs la présence de ces amas de pollen.Si l'homme de Néandertal ne fleurissait peut-être pas ses tombes, il apportait beaucoup de soin à l'inhumation de ses morts. En effet, tous les corps, orientés dans une certaine direction, étaient placés dans une position fœtale. Par ailleurs, un grand rocher, placé à l'avant de la nécropole, en signalait l'existence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 2023 • 2min
Qu'est-ce que le « divorce par combat » ?
On sait qu'au Moyen-Âge, on s'en remettait parfois au jugement de Dieu pour prononcer un verdict. On appelait "ordalie" cette curieuse procédure judiciaire. Il en existait plusieurs formes.On demandait ainsi à un inculpé de saisir un fer rouge. Si, au bout de quelques jours, la paume se cicatrisait sans problème, la personne était considérée comme innocente.On avait aussi recours au duel judiciaire. Deux personnes impliquées dans un procès combattaient alors dans une enceinte, sous le regard des juges. Le vainqueur était déclaré innocent.Un manuscrit allemand du XVe siècle nous décrit cependant une forme de duel judiciaire très étrange. Il opposait en effet deux époux.Un combat d'égal à égale ?D'après ce texte, un mari et une femme en désaccord pouvaient recourir à ce "divorce par combat". Cette curieuse procédure devait suivre certaines règles.Ainsi, l'armement de chaque époux était détaillé. L'épouse pouvait se munir d'une fronde, le poids de la pierre utilisée étant même précisé. De son côté, le mari avait droit à une massue, aussi longue que l'arme de sa femme.D'autres mesures étaient prises, destinées à compenser la faiblesse physique de la femme. Sans quoi le combat eût paru par trop inégal. Le mari prenait donc place dans un trou assez profond. Il était en fait enterré jusqu'à la taille.Mais il avait le droit d'attirer sa femme dans le trou. De son côté, celle-ci n'était pas en reste, car elle était libre de ses mouvements et pouvait même étrangler son époux. Celui des deux qui restait sur le champ de bataille était donc débarrassé de l'autre et déclaré innocent.Certains spécialistes doutent de l'issue mortelle de ces duels. Ils estiment plutôt que le coupable pouvait être simplement blessé ou désigné par les juges. Dans ce cas, l'homme était exécuté et la femme enterrée vivante.Ces procès, plus fréquents dans l'espace germanique, devaient être rares. En effet, très peu de sources les mentionnent. Dénoncés par l'Église, comme toutes les formes d'ordalies, ces "divorces par combat" devaient en tous cas disparaître à la fin de la période médiévale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 2023 • 2min
Pourquoi Jean Amilcar ne fut pas un « cadeau » pour Marie Antoinette ?
En 1787, le gouverneur du Sénégal sauve un petit garçon de cinq ans de l'esclavage et l'envoie à Marie-Antoinette. La Reine n'apprécie guère qu'on lui fasse ainsi "cadeau" d'un enfant, arraché à son milieu familial et à son pays.Elle n'entend pas non plus plus en faire un laquais, toujours dans ses jambes, comme le petit page noir de Mme du Barry, qui la suivait partout.Cependant, la souveraine affranchit l'enfant et va jusqu'à l'adopter. Il est baptisé en août 1787 et prend dès lors le nom de Jean Amilcar. Puis, Marie-Antoinette le confie à l'un de ses valets de chambre.Un destin tragiqueLe petit garçon est placé dans un pensionnat de Saint-Cloud. Mais avant même d'y entrer, on avait commencé à lui apprendre à lire et à écrire. Les premiers événements révolutionnaires n'empêchent pas la Reine de continuer à payer la pension de son petit protégé.Mais quand elle est enfermée au Temple avec sa famille, en 1792, elle ne peut plus s'occuper de lui. Et son exécution, en octobre 1793, le prive de protectrice.Avant de mourir, la Reine avait confié une mission à Quentin Beldon, qui s'occupait de Jean Amilcar à Saint-Cloud. Elle l'avait chargé de demander à la Convention, qui dirigeait alors le pays, d'assurer l'éducation du jeune enfant.Il résidait sans doute avec son protecteur, qui travaillait au Petit-Luxembourg, la résidence actuelle du Président du Sénat. Il se peut d'ailleurs qu'il y ait été logé.Comme les révolutionnaires s'étaient en effet prononcés contre l'esclavage et secouraient d'ordinaire ses victimes, Beldon était confiant. Le gouvernement attendit cependant jusqu'à la fin de l'année 1795 pour verser une aide et prendre en charge la scolarisation de l'enfant.Comme il avait montré des dispositions pour le dessin, il intégra, en mars 1796, l'école nationale de Liancourt. Fondée à Paris en 1780, elle devait devenir l'École nationale supérieure d'arts et métiers.Jean Amilcar devait apprendre là le métier d'artiste-peintre. Mais le destin en décida autrement. Le jeune adolescent mourut en effet quelques semaines après avoir été admis à l'école. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


