

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Episodes
Mentioned books

Jan 28, 2024 • 2min
Pourquoi les nazis diffusaient de la musique dans les camps ?
On sait que des orchestres se sont constitués dans la plupart des camps de concentration nazis. Mais la musique n'exprimait pas, ou très peu, un désir d'évasion ou une volonté de résistance.Les nazis avaient autre chose en tête. Ils repéraient les détenus musiciens et les obligeaient à s'intégrer à une formation musicale. Les instruments étaient parfois apportés au camp par les prisonniers eux-mêmes, envoyés par leurs proches ou achetés à l'extérieur, aux frais des détenus.Pour les officiers allemands en charge des camps, la musique était une autre forme de torture. Ainsi, des chants de marche ou de combat, au tempo vif, accompagnaient les déplacements des prisonniers qui, déjà épuisés par les privations, devaient accorder leur pas au rythme de cette musique militaire.La musique était omniprésente durant la journée, avec un répertoire immuable, composé de quelques mélodies ou chansons. Des airs étaient imposés aux détenus, qui devaient les chanter à certaines occasions. Ils s'exposaient à des sanctions s'ils n'obéissaient pas ou s'ils chantaient faux.Aussi devaient-ils se livrer à des heures de répétition épuisantes, qui s'ajoutaient à leurs autres corvées.Des détenus exténués devaient effectuer des tâches harassantes en chantant à tue-tête. Et les nazis poussaient la perversité jusqu'à obliger des détenus à entonner certains air avant d'être exécutés. C'est ainsi que les communistes devaient creuser leurs propres tombes en chantant "l'Internationale".Dans les camps de concentration, la musique était également détournée de son sens. Ainsi, de la musique de chambre ou des mélodies sentimentales se faisaient entendre à l'arrivée des convois, quand les portes s'ouvraient sur des détenus harassés de faim et de fatigue, ou accompagnaient les prisonniers chargés d'enlever les cadavres des chambres à gaz.Le soir, dans les baraquements, de la musique était encore diffusée par haut-parleur. C'était une nouvelle torture, car ces sonorités entêtantes empêchaient les détenus de trouver le sommeil.Ces formations musicales servaient aussi à duper les visiteurs, impressionnés par la tenue et la qualité de ces orchestres, et à donner une fausse image de ces camps de la mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 2024 • 2min
Quel est le massacre oublié de Tulle ?
La mémoire collective est restée marquée par l'horrible massacre d'Oradour-sur-Glane, perpétré, le 10 juin 1944, par la division SS "Das Reich", plus particulièrement chargée des opérations contre la résistance. Mais c'est la même unité qui, la veille, s'est rendue coupable d'une autre hécatombe.Ce massacre, sans doute moins connu, a eu pour cadre la ville de Tulle. Les résistants locaux, très actifs dans la région, se sentent assez forts, au lendemain du débarquement allié en Normandie, qui a eu lieu la veille, pour s'emparer de la ville de Tulle.C'est la première fois que des résistants s'en prennent ainsi à un centre urbain. Ils donnent donc l'assaut à la ville à l'aube du 7 juin. Les principaux lieux stratégiques sont rapidement investis par les résistants. Plusieurs soldats allemands, ainsi que des prisonniers, sont fusillés sans jugement.Au soir du 8 juin, cependant, les premiers détachements de la division "Das Reich" entrent à Tulle. Ne s'estimant pas en état de leur résister, les maquisards abandonnent alors leurs positions, laissant la population exposée aux représailles des Allemands.Après avoir failli fusiller le préfet, ces derniers apprennent que des soldats de la garnison de Tulle et des prisonniers ont été exécutés par les résistants. Selon la doctrine appliquée en la matière, ils décident de procéder à des représailles sur la population.Aux yeux des Allemands, elles ont une vertu exemplaire et, par la terreur qu'elles inspirent, doivent dissuader les civils d'héberger ou d'aider les résistants.Les SS font donc arrêter tous les hommes de 16 à 60 ans. Les autorités françaises, le préfet en tête, parviennent à faire libérer 3.500 prisonniers sur les 5.000 appréhendés. Les Allemands procèdent ensuite, sur la base de critères très vagues, à un second tri.120 hommes sont finalement sélectionnés. Des cordes, terminées par des nœuds coulants, sont accrochées aux balcons, aux arbres et aux réverbères de la ville. 99 otages serontfinalement pendus. Mais l'horreur ne s'arrête pas là ; en effet, 149 habitants seront en plus déportés en Allemagne, dont 101 ne reviendront pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 2024 • 2min
Pourquoi Henry Kissinger est-il controversé ?
Henry Kissinger, qui avait fêté son centième anniversaire le 27 mai dernier, vient de mourir. Conseiller à la sécurité nationale puis secrétaire d'État, c'est-à-dire ministre des affaires étrangères, sous les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, l'homme est aujourd'hui encore très controversé.Certains observateurs soulignent le rôle positif que, selon eux, il a joué dans les affaires du monde. En effet, ses concitoyens, et une partie de la communauté internationale, lui ont été reconnaissants d'avoir mis fin, en 1973, à l'interminable guerre du Vietmam.Une action qui lui avait d'ailleurs valu le prix Nobel de la paix. Sa diplomatie pragmatique, faite de petits pas et d'inlassables négociations, mit encore un terme à la guerre du Kippour, en 1973, qui opposait Israël à ses voisins arabes.Ses partisans attribuent encore à Henry Kissinger la relance des négociations portant sur le désarmement nucléaire, entre les États-Unis et l'URSS, et l'amorce d'un dialogue constructif entre les Chinois et les Américains, couronné, en 1972, par le voyage historique du Président Nixon en Chine.Mais cette "realpolitik", que d'aucuns qualifient de tortueuse, a également soulevé de vives critiques. Certains rappellent en effet que, à la fin de la guerre du Vietnam, Kissinger aurait été favorable au bombardement du Cambodge, pays neutre dans lequel le Viet-cong, la guérilla communiste opposée aux Américains, aurait créé des bases.Selon certaines sources, ces bombardements auraient provoqué la mort de plusieurs dizaines de milliers de civils. Ses détracteurs reprochent aussi à Kissinger son implication dans le renversement, en partie fomenté par la CIA, du régime du Président Allende au Chili.Des considérations géopolitiques, et la peur de l'avènement du communisme en Amérique latine, chasse gardée des États-Unis, expliqueraient aussi le soutien apporté à la dictature militaire du général Pinochet par un Kissinger indiquant à la presse qu'il n'y avait aucune raison d'assister sans rien faire à la mise en place d'un régime ayant, selon lui, des sympathies pour le communisme.Ce soutien supposé au régime militaire chilien causera d'ailleurs quelques ennuis judiciaires à Henry Kissinger. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 22, 2024 • 2min
Qui est le Père Fouettard alsacien ?
Depuis longtemps, les enfants attendent avec impatience la venue du Père Noël ou, pour ceux vivant dans l'est de la France, celle de saint Nicolas. Ces deux personnages, en effet, viennent leur distribuer des cadeaux.Du moins le font-ils si les enfants se montrés sages et obéissants durant l'année qui s'achève. Quant aux autres, ils pourraient recevoir des visites moins agréables. Celle du Père Fouettard, d'abord, qui donne le fouet aux petits Lorrains dissipés.Et celle, ensuite, d'un certain Hans Trapp, souvent assimilé, d'ailleurs, au Père Fouettard. Ce personnage menaçant vient plutôt châtier les enfants alsaciens turbulents.Si des personnages comme le Père Noël ou le Père Fouettard sont des figures légendaires, celui de Hans Trapp a un fondement historique.Ce personnage, qui s'appelait en réalité Hans von Trotha, vivait, à la fin du XVe siècle, dans l'Électorat de Palatinat, qui faisait partie du Saint-Empire germanique.En 1480, l'Électeur, qui gouverne le pays, donne à ce seigneur le château de Bertwarstein. Une décision qui provoque la colère de l'abbé de Wissembourg, le propriétaire du château.L'abbé et ses moines protestent donc. En guise de réponse, Hans von Trotha provoque l'inondation des terres de l'abbaye en détournant le cours d'une rivière. Ce qui plonge la région dans le marasme.L'abbé en appelle au Pape, qui convoque le fautif. Au lieu d'obtempérer, le seigneur critique le pontife, qui l'excommunie derechef. Ajoutée à son action contre l'abbé de Wissembourg, considérée comme un véritable méfait, cette excommunication est à l'origine de la mauvaise réputation de Hans von Trotha.Surnommé Hans Trapp, une référence au bruit de ses pas, le personnage, qui aurait conclu un pacte avec le diable, aurait continué de parcourir l'Alsace. Durant les veillées, les paysans racontaient à voix basse que Hans Trapp détroussait les voyageurs et enlevait les enfants indociles pour les manger ou les abandonner dans la forêt.Seul le bon saint Nicolas serait capable de venir à bout de ce personnage terrifiant qu'on peut encore voir défiler lors de la traditionnelle procession du marché de Noël de Wissembourg. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 21, 2024 • 2min
Pourquoi Louis XIV est-il surnommé le "Roi-Soleil" ?
La plupart de nos Rois de France ont hérité de surnoms. Mais il est rare qu'ils se les soient attribués eux-mêmes. C'est pourtant le cas de Louis XIV, qui a adopté, de façon délibérée, le surnom de "Roi-Soleil".Il symbolisait en effet sa conception du pouvoir. En 1661, après la mort du cardinal Mazarin, son parrain et son mentor en politique, Louis XIV indique sa volonté de prendre le pouvoir personnellement et de se passer désormais de Premier ministre.Cette date marque donc la véritable mise en place de la Monarchie absolue, dans laquelle tout vient du Roi et tout s'y rapporte. Comme le Soleil, autour duquel gravitent les autres planètes, est au centre du système solaire, le Roi est au centre du système gouvernemental et les ministres ne dépendent que de lui.Ce surnom de Roi-Soleil trouve une autre de ses résonances dans l'organisation de la Cour. Traumatisé par l'expérience de la Fronde, durant laquelle la famille royale avait dû fuir Paris, le Roi s'était juré de mettre la noblesse au pas.Il avait donc obligé ces fiers seigneurs, qui l'avaient jadis humilié, à paraître à Versailles et à participer à l'immuable cérémonial de la Cour. Si les nobles voulaient conserver places et pensions, il leur fallait assister au lever du Roi qui, comme le Soleil dispensait la lumière, accordait les grâces et les faveurs dont vivait la noblesse.Tout ce minutieux système, réglé par une étiquette implacable, gravitait autour du Roi, comme les planètes autour du Soleil. Ce n'est donc pas pour rien qu'en 1662, au cours d'un célèbre ballet, Louis XIV, qui se piquait de danser, apparut vêtu en Soleil.Même si le surnom de Roi-Soleil est le plus connu, le souverain en eut d'autres. En raison de sa naissance inespérée, sa mère, Anne d'Autriche n'étant tombée enceinte qu'après plus de 20 ans de mariage, on l'appela Louis "Dieudonné".Quant à son autre surnom de "Louis le Grand", elle s'explique, là encore, par sa prétention à gouverner en Roi absolu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 2024 • 8min
Quel espion a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale ? (La folle épopée, épisode 1)
Dans ce premier épisode d'une série que j'ai nommée "La folle épopée" je vous raconte l'histoire fascinante de l'espion Richard Sorge. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 18, 2024 • 2min
Pourquoi le navire Endeavour est-il célèbre ?
En 2016, des plongeurs repèrent, dans la baie de Newport, l'épave du célèbre voilier "Endeavour". Il doit sa renommée à l'un de ses capitaines, l'explorateur James Cook.Au départ, cependant, rien ne prédestinait ce trois-mâts, construit en 1764, à parcourir les mers du globe. En effet, ce bateau de 32 mètres de long, qui s'appela d'abord "Earl of Pembroke", avait pour seule mission de transporter du charbon le long des côtes du Yorkshire, en Angleterre.Le navire est doté d'une robuste coque en bois et son faible tirant d'eau lui permet de s'approcher des côtes, ce qui favorise le débarquement aussi bien que le chargement et le déchargement des marchandises.C'est sur les conseils de James Cook que le bateau est acheté en 1768 par l'Amirauté britannique. Né en 1728, Cook avait fait son apprentissage dans la marine marchande, avant de s'engager dans la Royal Navy, dont il franchit rapidement les échelons.Durant la guerre de Sept Ans qui, de 1756 à 1763, oppose plusieurs pays européens, les aptitudes de James Cook pour la cartographie et la topographie sont remarquées.C'est la raison pour laquelle il est choisi par l'Amirauté, en 1768, pour organiser une grande expédition scientifique. Elle a plusieurs objectifs. Le navire, rebaptisé "Endeavour", doit d'abord gagner Tahiti, pour y observer plus commodément le passage de la planète Vénus entre la Terre et le Soleil.Ce qu'on appelle le transit de vénus devait permettre de mieux calculer la distance séparant la Terre du Soleil. La mission avait aussi pour objet, plus confidentiel, de repérer un éventuel continent austral, appelé "Terra australis".Mais l'"Endeavour" prend aussi à son bord des scientifiques renommés. Un botaniste, un astronome et un naturaliste sont ainsi du voyage. Ils feront de nombreuses observations sur la faune et la flore de ces contrées lointaines.Au terme de ce périple, en 1771, l'"Endeavour" ramènera ses passagers en Angleterre. Il redevient ensuite un navire de commerce, avant d'être envoyé par le fond, en 1778, pour servir à la mise en place d'un blocus maritime, durant la guerre d'indépendance américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 2024 • 2min
Comment la boite de conserve est-elle née ?
Les hommes ont toujours été confrontés à la difficulté de conserver les aliments. Sans conditionnement spécifique, en effet, leur goût s'altère et la prolifération de bactéries et de moisissures rend leur consommation dangereuse pour la santé.Certains procédés de conservation avaient cependant été mis au point. Ainsi, on fumait ou salait certains aliments, tandis que d'autres étaient plongés dans le vinaigre ou d'autres substances.Mais ces procédés étaient imparfaits et on était à la recherche, dans la marine notamment, de techniques de conservation plus efficaces.C'est Nicolas Appert qui mettra au point la méthode la plus convaincante. Né en 1749, en Champagne, d'un père aubergiste, il s'initie aux métiers de bouche, et devient sommelier et cuisinier.Puis il ouvre une confiserie qui attire bientôt une nombreuse clientèle. C'est dans l'exercice de sa profession qu'il découvrira, en 1795, le procédé qui le fera passer à la postérité.Il s'aperçoit en effet qu'en plaçant des aliments dans un bocal en verre hermétique, et en le chauffant au bain-marie, il pouvait les conserver très longtemps. Conditionnés de la sorte, les aliments restaient savoureux et à l'abri des germes.L'appertisation était née. Selon ce procédé, le fait de chauffer à 100°C des aliments contenus dans un récipient hermétique et étanche tue toutes les bactéries qui pourraient s'y développer.Nicolas Appert n'a eu, à cet égard, qu'une heureuse intuition. Il faudra attendre les découvertes de Pasteur, en 1860, pour en avoir la confirmation scientifique.S'il est un inventeur plein de ressources, Nicolas Appert ne veille guère à ses intérêts. En effet, comme il ne dépose pas le brevet de son invention, c'est un commerçant britannique, Peter Durand, qui le récupère.C'est sous son nom qu'une firme anglaise fabrique, en 1814, les premières boîtes de conserve. Les aliments y sont placés dans des boîtes de fer blanc et chauffés à la bonne température.Prenant peu de place, elles fournissent aux marins des vivres toujours disponibles, et en grande quantité. Dès lors, l'avenir des boîtes de conserve était assuré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 15, 2024 • 2min
Quel est le mouvementclandestin du luddisme ?
Au début du XIXe siècle, les artisans du textile sont nombreux en Angleterre. Travaillant souvent à domicile, les tisserands sur coton ou les tondeurs de draps gagnent assez bien leur vie.Mais cette relative prospérité est menacée par la généralisation du métier à tisser. Inventé à la fin du XVIIIe siècle, il est actionné par une machine à vapeur. Cette innovation technique permet aussi bien d'augmenter la productivité que d'améliorer la qualité des tissus.Le métier à tisser faisant le travail de plusieurs artisans, ces derniers craignent de se retrouver sans emploi.Face à cette menace, les artisans du textile ne tardent pas à exprimer leur colère. En mars 1811, ils manifestent à Nottingham et brisent des dizaines de métiers. On appellera bientôt "luddisme" cette forme de violence.Le nom viendrait d'un certain Ned Ludd, un artisan qui aurait détruit deux métiers à tisser en 1779. Son existence n'est cependant pas vraiment avérée.La manifestation de Nottingham est réprimée sans ménagement par l'armée. Ce qui n'empêche pas le mouvement de prendre rapidement de l'ampleur. Il tend en effet à s'organiser : de véritables expéditions sont menées contre des manufactures, dont seuls certains métiers sont brisés.Les manifestants se scindent en petits groupes, chacun pourtant un masque, pour éviter d'être identifié. Parti de Nottingham, le luddisme s'étend à d'autres régions du Royaume.En 1812, le mouvement tend à se durcir après la mort de deux manifestants. Grâce à des collectes de fonds, les luddistes se procurent des armes. Il s'agit désormais, non d'une simple protestation contre l'introduction des métiers à tisser, mais d'une véritable révolte contre le pouvoir politique.Inquiet, le gouvernement mobilise une véritable armée pour venir à bout du mouvement. Il est d'ailleurs désorganisé par l'arrestation de plusieurs de ses membres. La peine capitale ayant été instaurée pour la destruction de machines, 13 luddistes sont même pendus.Même si quelques bris de métiers sont encore signalés, le mouvement s'essouffle et disparaît avant 1820. Le luddisme, cependant, aura inspiré d'autres mouvements de contestation, comme le chartisme, qui apparaîtra quelques années plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 14, 2024 • 2min
Pourquoi Marie-Antoinette était-elle appelée la "veuve Capet" durant la Révolution française ?
Les acteurs de la Révolution française, et notamment les plus radicaux d'entre eux, les sans-culottes, étaient attachés à l'égalité sous toutes ses formes. C'est la raison pour laquelle ils adoptèrent le tutoiement et mirent en usage, dans leurs relations réciproques, le titre de "citoyen".Cet égalitarisme s'appliquait aussi au Roi et à sa famille, dont ils se méfiaient. Aussi affectaient-ils une grande familiarité à l'égard de ces puissants qu'ils voulaient ramener à leur niveau.Cela se traduisait notamment par l'attribution de sobriquets au Roi et à la Reine. Ainsi appelait-on souvent bMarie-Antoinette "l'Autrichienne", en raison de ses origines, ou "Madame Veto", en référence à l'attitude de son mari, qui avait opposé le veto que lui reconnaissait la Constitution à diverses mesures prises par les révolutionnaires.On se souvient aussi que, à l'occasion du retour de la famille royale à Paris, lors des journées d'octobre 1789, la foule affamée avait donné au Roi, à la Reine et au dauphin les surnoms de "boulanger, boulangère et petit mitron".Mais la Reine eut encore droit à un autre surnom, celui de la "veuve Capet". On commença à l'appeler ainsi au lendemain de l'exécution de Louis XVI, survenue le 21 janvier 1793.Si on lui donna ce nom, c'est que le monarque lui-même, déchu depuis septembre 1792, était nommé "Louis Capet". En effet, il n'était plus question de donner son titre royal à un souverain qui devait être traité comme tous les autres citoyens.On chercha donc un nouveau nom pour lui et on lui attribua celui qu'avait porté Hugues Capet, l'ancêtre déclaré des Capétiens, qui avait donné son nom à la dynastie. Il fut d'abord duc des Francs, puis, entre 987 et 996, Roi de ce qu'on appelait encore la Francie.Ce surnom de "Capet" vient peut-être de la qualité d'abbé laïc d'Hugues, qui l'amenait à porter une courte cape, insigne de sa fonction. On ne le lui donna d'ailleurs pas de son vivant, mais seulement à partir du début du XIIe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


