Club 44 | notre monde en tête-à-têtes
Club 44
Le Club 44 est un centre de débats et de conférences à la pointe de l'actualité.
Episodes
Mentioned books
Apr 12, 2017 • 1h 49min
"Quand le monde s'est fait nombre" - Olivier Rey
La statistique est aujourd’hui un fait social total : elle règne sur la société, régente les institutions et domine la politique. Un vêtement de courbes, d’indices, de graphiques et de taux recouvre l’ensemble de la vie. L’éducation disparaît derrière les enquêtes PISA, l’université derrière le classement de Shanghai, les chômeurs derrière la courbe du chômage… La statistique devait refléter l’état du monde, le monde est devenu un reflet de la statistique.
Conférence du 6 avril 2017 au Club 44.
Mar 30, 2017 • 1h 50min
Les jeux vidéo, une nouvelle forme d'art ? | Marc Atallah
Les jeux vidéo ont envahi l’Occident depuis les années 1980 et, depuis lors, ont révolutionné notre rapport au monde du divertissement : les jeunes vivent des heures en état d’immersion dans des univers virtuels. Or comment se rapporter à cette culture – devenue mondiale – sans la stigmatiser ou sans y voir le désenchantement d’une humanité cherchant à fuir un réel apparemment oppressant ? Spécialiste des théories de la fiction, Marc Atallah réfléchira à cette question, principalement en abordant les dimensions anthropologique et esthétique des jeux vidéo.
Mar 23, 2017 • 1h 51min
La pénalisation de la folie | Paul Bensussan
Rien ne semble vraiment avoir changé en France depuis la suppression des non-lieux pour les malades mentaux criminels et l’instauration d’une nouvelle procédure aboutissant à des «décisions de culpabilité civile» (loi du 25 février 2008) : la proportion de malades mentaux incarcérés continue d’augmenter. Comme si, en niant la folie, les experts se soumettaient, probablement involontairement, à la demande de l’opinion, parfois même des politiques. Paul Bensussan est partisan d’une approche plus scientifique (vérifiable ou réfutable), plus technique, dénuée d’idéologie, indispensable pour élever le niveau du débat et ne pas déshonorer la justice par une trop grande part d’arbitraire.
Mar 21, 2017 • 1h 41min
Poésie de l'ordinaire, vaste et mystérieux | Fabio Pusterla
L’œuvre poétique de Fabio Pusterla, poète tessinois qui s’inscrit dans la tradition littéraire italienne, est puissante. Tout à la fois accessible - par son apparente simplicité - et universelle, elle vous transperce. Minérale, elle contient la force de la montagne, la détresse des situations de guerre et de dévastation, la misère des échanges humains parfois. Elle saisit le tressaillement du monde. Mais son regard de poète, d’essayiste et de traducteur lui permet de se faire passerelle puisqu’il a traduit Corinna Bille et le grand poète Philippe Jaccottet. Quand il est question de la lecture de poèmes, Fabio Pusterla dit à ses élèves : «Tu verras, ils parlent de toi. »
Mar 16, 2017 • 1h 40min
"Mes héroïnes, des femmes qui s’engagent" | Manon Schick
Parce qu’elles sont femmes, elles sont victimes de mutilations génitales, de viols, de traite, d’esclavage sexuel. Parce qu’elles sont femmes, elles subissent des discriminations légales, ne peuvent pas divorcer ou témoigner devant un tribunal. Parce qu’elles sont femmes, elles sont jetées en prison pour avoir avorté de façon clandestine ou même pour une simple fausse couche. Manon Schick retrace au travers de portraits poignants le parcours de militantes, chacune ayant fait face aux dangers et difficultés de son pays. Parfois anonymes, toujours courageuses, véritables héroïnes des droits humains, elles méritent qu’on rende hommage à leur engagement. Ces parcours nous concernent toutes et tous, car aujourd’hui, ce qui se passe dans un pays peut à terme résonner dans de nombreux autres.
Mar 13, 2017 • 1h 43min
Notre société d'exposition | Bernard E. Harcourt
Google collecte et examine tous nos gmails, pièces jointes, contacts et calendriers. Twitter suit notre activité Internet sur tous les sites Web qui portent sa petite icône. Les «apps» Facebook recueillent toute l'information de nos autres applications de téléphone. Et, grâce aux révélations d’Edward Snowden, nous savons bien que la NSA et ses équivalents ont un accès pratiquement libre à toutes nos informations. Faut-il alors caractériser notre société comme orwellienne ou panoptique? Ce serait trop facile. Car nous ne sommes pas aujourd'hui tant contrôlés, que nous nous exposons, volontairement. Nous, sujets numériques, nous nous donnons aux autres en exposant nos détails les plus intimes dans l'amour et dans le désir, dans la consommation, dans le social et le politique. Faut-il dès lors parler plutôt d’une société d’exposition ?
Mar 9, 2017 • 9min
Vernissage de l'exposition "Manteau blanc et fleurs de givre" | Jean-Francois Robert
« J'aime la neige et le froid et j'admire les flocons qui se posent en étoile sur mes habits et sur mes gants. Tous les secrets qu'ils dévoilent apparaissent là devant mes yeux... J'apprécie et je savoure les sensations de glisse que provoque cette matière. » A travers ses photos, Jean-François Robert nous emmène au cœur de la nuit, scruter le froid dans ses plus belles architectures, variant la proximité du regard, du plus proche au plus éloigné.
Mar 9, 2017 • 1h 14min
Traces de rêve dans la nuit | Jean-Francois Robert
Jean-François Robert présentera des images saisissantes de la région en partant des cristaux de neige et de givre. «Objets d’émerveillement, les flocons de neige sont probablement l'une des plus belles créations de la nature et aussi l'une des plus insoupçonnées. Qui pourrait croire que ces petites particules de neige cachent une structure aussi impressionnante et complexe? » Et comment procéder avec la dameuse pour entretenir les pistes de ski de fond de la région de Pouillerel ?
Mar 2, 2017 • 1h 43min
Donner à lire la civilisation soviétique | Geneviève Piron et Lada Umstätter
En 1991, l’URSS se démantelait avec une rapidité et une discrétion inimaginables. En pratiquement une nuit, des professions, des coutumes et des objets perdaient leur prestige, leur signification et leur valeur symbolique. La révolution russe de 1917 avait été porteuse d’un projet de société radical ; à l’intérieur des frontières bien gardées du pays, tout un ensemble de pratiques et de rites s’étaient développés dans une relative autarcie, jusqu’à la disparition subite du projet politique soviétique. Aujourd’hui, ce continent entier demande à être exploré pour en reconstituer le sens. Quelle est la signification symbolique du foulard de pionnier, attribut de tout écolier soviétique ? Que sait faire une femme soviétique avec des bas usés ? Comment déniche-t-on une machine à écrire dans un système de pénurie continuelle ? La société soviétique reposant sur des savoir-faire partagés qui ressortent du système D et qui connotent les objets, ceux-ci sont pris comme prétextes pour dérouler cet ensemble de significations, officielles et populaires, connues et partagées par tous les habitants de l’empire soviétique.
Feb 23, 2017 • 15min
Vernissage du livre "L’Utopie au quotidien. La vie ordinaire en URSS "
Partant d’une collection d’objets du quotidien, ce livre offre une lecture des codes, usages et pratiques sociales en URSS dans les années 1950-1980. Abondamment illustré de scènes de la vie (photographies de l’époque, scènes de films) et de fragments littéraires, il propose une reconstitution de situations et phénomènes de ce que fut « l’utopie au quotidien » pour les générations du socialisme réalisé.


