Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

Club 44
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Jun 6, 2019 • 1h 57min

Radicalisation et violence au Sahel | Réda Benkirane

Radicalisation et violence au Sahel. Analyse sociologique Comment la radicalisation et la violence sont-elles perçues par les populations du Sahel qui y sont confrontées ? Dans le cadre d’une étude menée en 2015-2016 par le Centre HD pour le dialogue humanitaire (Genève) pour le compte des Nations Unies, une enquête de terrain sans précédent a été menée dans huit pays du Sahel. Près d’une centaine de personnes ont été mobilisées pour recueillir les témoignages d’environ 800 habitants. À travers leurs récits de vie, leurs perceptions, les mots qu’ils utilisent et les faits relevés, ils nous proposent une autre vision que les récits consacrés que l'on déroule habituellement sur ces thèmes. Le concepteur et directeur de cette enquête exposera les principaux résultats, les observations clés qui nous permettent de mieux comprendre les enjeux de cette vaste zone soumise à une forte expansion démographique. Réda Benkirane, sociologue, consultant international à Genève, est l’auteur de Islam, à la reconquête du sens (Le Pommier, 2017), Démographie et géopolitique. Étude critique des travaux d’Emmanuel Todd (Hermann, 2015), La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences (Le Pommier, 2013) et Le Désarroi identitaire. Jeunesse, islamité et arabité contemporaines (Cerf, 2004). En collaboration avec la librairie La Méridienne. Enregistré au Club 44 le 4 juin 2019.
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Jun 6, 2019 • 1h 19min

"La frivolité est une affaire sérieuse" | Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder n’a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. De la "Fashion Week" à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, il garde le même ton, unique mélange de sarcasme et de tendresse. On évoquera son livre La frivolité est une affaire sérieuse qui décrit un monde qui s’écroule et au milieu, un type qui ne pense qu’à s’en amuser. Ce qui, quand on n’a pas d’autre choix, reste la plus profonde chose à faire. Romancier, essayiste, réalisateur et critique littéraire, Frédéric Beigbeder a obtenu en 2003 le prix Interallié pour Windows on the World (Grasset, 2003) et en 2009, le prix Renaudot pour Un roman français (Grasset, 2009). En 2018, il publie aux Éditions L’Observatoire, La frivolité est une affaire sérieuse. En collaboration avec Payot Libraire. Enregistré au Club 44 le 28 mai 2019.
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Jun 6, 2019 • 1h 45min

Le Club 44: un miracle culturel | Laurent Tissot

Peut-on raisonnablement soutenir que l’existence du Club 44 tient d’un "miracle" ? 75 ans ne suffisent-ils pas à prouver que, loin de renaître chaque année sous l’emprise de forces surnaturelles, cette institution ait pu survivre indépendamment de facteurs aussi mystérieux ? On ne peut nier que le Club 44 n’aurait pas pu exister sans des convictions, des volontés, des réseaux, des influences et des ressources humaines et matérielles. Mais, comme dans toute organisation, les maillons qui forment son histoire ne sont pas forcément liés à une évidence. Les difficultés financières, politiques, organisationnelles n’ont pas manqué et la capacité à les dépasser n’est pas en soi un gage de longévité. En ce sens, la trajectoire du Club 44 peut aussi se comprendre comme un miracle et sa survie, loin d’être tenue pour certaine, est aussi redevable d’un contexte et de circonstances dont on pourrait penser a priori qu’ils n’étaient ni encourageants ni complaisants. Laurent Tissot est professeur honoraire d’histoire économique et sociale à l’Université de Neuchâtel. Il travaille depuis plusieurs années sur l’histoire des loisirs, des transports et du tourisme. Il est notamment l’auteur de Naissance d'une industrie touristique. Les Anglais et la Suisse au XIXe siècle. Il est membre du bureau exécutif de la Commission internationale pour l’histoire du voyage et du tourisme. Enregistré au Club 44 le 23 mai 2019.
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Jun 6, 2019 • 45min

Vernissage du livre "Club 44"

A l’occasion de son 75e anniversaire, le Club 44 a souhaité publier un ouvrage qui marque cette étape importante. Le livre Club 44, publié aux éditions Alphil, conjugue les contributions d’historiennes et d’historiens : Laurent Tissot, François Vallotton et Marine Aymon qui travaille actuellement à une thèse de doctorat sur les archives sonores du Club 44 ; de l’actuelle responsable du DAV de la Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds, Aude Joseph, sur les films publicitaires de l’entreprise Portescap (principal sponsor du Club 44 pendant 40 ans) ; de sa prédécesseure Christine Rodeschini sur la numérisation des archives sonores ; de l’ancien architecte de la Ville, Denis Clerc sur l’architecture du lieu. L’ouvrage comporte aussi des témoignages recueillis auprès d'auditrices et auditeurs par Fabienne Vuilleumier, le rappel de l’esprit du Club 44 par son président, François Hainard et enfin un éclairage sur la programmation par sa déléguée culturelle, Marie-Thérèse Bonadonna. De très nombreuses photos, pour la plupart réalisées par Xavier Voirol, donnent corps aux mots. Enregistré au Club 44 le 23 mai 2019.
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Jun 6, 2019 • 1h 40min

Une certaine idée de la justice | Dick Marty

De la plus grande saisie d'héroïne jamais réalisée en Suisse aux prisons secrètes de la CIA, du trafic d'organes au Kosovo à la situation des droits de l'homme en Tchétchénie, Dick Marty s'est engagé successivement dans les trois pouvoirs de l'État. Son livre, Une certaine idée de la justice qui sera au centre de sa conférence, est avant tout une réflexion critique sur des sujets politiques controversés tels que la politique de la drogue, les agissements de la CIA et la complicité des démocraties occidentales. Sur le Kosovo, le Moyen-Orient ou la Syrie, l'ancien magistrat exprime des points de vue qui s'éloignent de la pensée dominante, en posant des questions dérangeantes au sujet de l'aide au développement et en exprimant de vives inquiétudes pour l'indépendance du CICR. Dick Marty a été chercheur à l'Institut Max-Planck de droit pénal international et de criminologie. Puis, successivement, procureur dans le canton du Tessin, conseiller d'État et conseiller aux États. Il a été également député à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe dont il a présidé la Commission des droits de l'homme. Il a reçu de nombreux prix et des distinctions en Suisse et à l'étranger. Il est docteur honoris causa de l'Université de Genève et signe Une certaine idée de la justice (Favre, 2018). En collaboration avec la librairie La Méridienne. Enregistré au Club 44 le 16 mai 2019.
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May 15, 2019 • 1h 42min

La perception du corps | Georges Vigarello

Yoga, méditation et autres techniques de bien-être : l’idée est aujourd’hui largement répandue que nous pouvons agir sur notre humeur et nos états d’âme par un travail sur le corps. Or cette idée a une histoire. Jusqu’au XVIIIe siècle, le moi était circonscrit à la pensée et à l’esprit. C’est avec les Lumières qu’apparaît l’idée d’un sixième sens pour désigner les perceptions internes du corps. Le corps coïncide avec le moi : véritable révolution de la perception de soi, qui s’exprimera bientôt abondamment dans les journaux intimes. Le XIXe siècle approfondit ces réflexions en s’interrogeant sur le rêve, la folie, l’effet des drogues, le somnambulisme qui conduit à notre perception d’aujourd’hui : de la relaxation aux exercices de prise de conscience, de la détente à l'étourdissement, la conscience corporelle devient un lieu de vertige autant que d’exploration de l’intime. Georges Vigarello est directeur d’études à l’EHESS. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages et dirigé avec Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine une Histoire du corps (2005-2006) et une Histoire de la virilité (2011). Parmi ses derniers titres : Les Métamorphoses du gras (2010) et La Silhouette du XVIIIe siècle à nos jours (2012). En collaboration avec Payot Libraire. Enregistré au Club 44 le 14 mai 2019.
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May 14, 2019 • 1h 51min

Les populismes vont-ils détruire l'Europe ? | Pierre Rosanvallon

Les populismes vont-ils détruire l’Europe ? – Réflexions sur la démocratie Les populismes ont le vent en poupe en Europe, mais aussi partout dans le monde. Leur montée en puissance est d’abord le symptôme de tout un ensemble de difficultés: désenchantement démocratique lié au fait du rendement démocratique décroissant des élections et au constat de l’usure des partis traditionnels, inquiétudes liées à une crainte diffuse de l’avenir dans un monde plus ouvert, sentiment d’injustice face à des inégalités galopantes. Tout cela a souvent été décrit. Mais les populismes se présentent aussi comme une réponse adéquate à cet état de fait. Ils se veulent en effet LA solution à tous ces désordres contemporains. On ne peut pas se contenter de déplorer cette expansion des populismes. Il faut aussi bien les comprendre pour être en mesure de résister à leur ascension » Pierre Rosanvallon est un historien et sociologue français. Ses travaux portent principalement sur l'histoire de la démocratie, du modèle politique français, sur le rôle de l'État et la question de la justice sociale dans les sociétés contemporaines. Le volet le plus important de son œuvre s’organise autour de l’étude de l’histoire intellectuelle de la démocratie en France. Il a notamment publié au Seuil La Légitimité démocratique (2008), Le Parlement des invisibles (2014), Le Bon Gouvernement (2015) et Notre Histoire intellectuelle et politique, 1968-2018 (2018). Il occupe depuis 2001 la chaire d'histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France, tout en demeurant directeur d'études à l’EHESS. Conférence organisée dans le cadre de la Semaine de l’Europe (du 3 au 9 mai 2019 à Neuchâtel) et en collaboration avec la librairie La Méridienne. Enregistrée le 7 mai 2019 au Club 44.
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Apr 30, 2019 • 1h 54min

Socrate au pays des process | Julia de Funès

Durant quelques années, j’ai été chasseuse de têtes : j’étais censée évaluer des candidats expérimentés qui occupaient des fonctions complexes et techniques, auxquelles je ne pouvais, du haut de mes vingt-deux ans, rien comprendre. Je me suis aussitôt retrouvée confrontée au non-sens absolu. Comment évaluer ce que je ne connaissais pas ? Comment juger des compétences nécessaires à des métiers dont j’ignorais tout ? C’est la philosophie qui m’a pour ainsi dire sauvée : mes études de philo m’ont enseigné à dynamiter mes préjugés et à rechercher le sens de ce qui est. C’est désormais ce que je m’emploie à faire, à la demande des entreprises, avec leurs collaborateurs. Je vous invite donc à un voyage philosophique, au ton volontairement léger, dans le monde des affaires. Julia de Funès Docteure en philosophie et titulaire d’un DESS en ressources humaines, Julia de Funès a travaillé 5 ans en cabinet de recrutement, avant de créer son propre cabinet de philosophie. Elle est convaincue que l’on peut redonner du sens à l’économie grâce à Kant, Socrate ou encore Aristote. Elle est l’auteure de Coup de philo… sur les idées reçues (Michel Lafon, 2010), Socrate au pays des process (Flammarion, 2017) et elle a co-écrit avec Nicolas Bouzou La comédie (in)humaine (L’Observatoire, 2018). ATTENTION RÉSERVATION INDISPENSABLE – dès à présent pour les membres du Club 44 et dès le mardi 23 avril pour les non-membres, par ordre d’arrivée et dans la limite des places disponibles (reservations@club-44.ch, 032 913 45 44). En collaboration avec Payot Libraire. Enregistré au Club 44 le 30 avril 2019.
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Apr 16, 2019 • 1h 54min

Proust Cinéaste | Bernard Comment et Patrick Ferla

Comment Proust a introduit l’optique du cinéma dans la littérature Phénomène unique dans À la Recherche du temps perdu, un épisode est écrit à deux reprises dans le roman de Proust : celui de la vue sur les clochers de Martinville. Ce bégaiement volontaire est évidemment un indice, il faut y regarder de près. Et l’on découvre ainsi la façon dont Proust, qui disait se méfier du regard (« trop près de l’intelligence »), en fait le cœur même de sa révolution esthétique. Car si le regard est le seul sens corporel qui connaît un échec dans les expériences de mémoire involontaire (madeleine, pavés mal équarris, etc.), il est aussi le champ d’expérimentation d’un rapport au monde où la question du mouvement, et en particulier du mouvement de l’observateur, devient essentielle. Bernard Comment est né à Porrentruy en 1960. Licencié ès lettres de l’Université de Genève (avec Jean Starobinski), diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, il enseigne à l’Université de Pise et vit à Florence de 1985 à 1990. Depuis, il est installé à Paris, où il a dirigé la fiction à France Culture avant de reprendre, en 2004, la collection Fiction & Cie fondée par Denis Roche aux éditions du Seuil. Il est l’auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles (L’ombre de mémoire, Le colloque des bustes, Un poisson hors de l’eau), dont Tout passe (prix Goncourt de la nouvelle 2011). Il a été l’éditeur des Fragments de Marilyn Monroe et du Brouillard d’Arles de Vincent Van Gogh. Son dernier roman, Neptune Avenue, vient de paraître aux éditions Grasset. Rencontre animée par Patrick Ferla, journaliste indépendant. En collaboration avec le Club littéraire jurassien et la librairie La Méridienne. Enregistré au Club 44 le 16 avril 2019.
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Apr 10, 2019 • 1h 52min

Solidaire, de qui, de quoi, Pourquoi ? | Serge Paugam

Au cours des dernières années, un peu partout dans le monde, les inégalités se sont accrues et les catégories sociales moyennes et supérieures éprouvent de plus en plus ouvertement le besoin de s’affranchir de la présence des pauvres jugés indésirables, ce qui affecte les relations sociales et la vie de la Cité. Ce processus (ré)interroge la notion de solidarité. Comment et jusqu'où peut-on et doit-on être à la fois solidaire de sa famille, solidaire de ses divers groupes d'appartenance affinitaire, solidaire de son entreprise ou de son groupe professionnel, solidaire de sa nation et solidaire des inconnus dans le besoin ? A partir de son dernier livre Ce que les riches pensent des pauvres (Seuil, 2017, avec Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet), Serge Paugam tentera de revenir aux sources de la solidarité humaine et de repenser les liens sociaux dans une société fracturée. Serge Paugam est un sociologue français. Ses travaux sur les inégalités, les ruptures sociales et les formes contemporaines du lien social font autorité. Directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, désormais classiques, sur la pauvreté, la précarité et la solidarité, tant en France qu'à l'étranger. Il a créé et dirige la collection « Le lien social » ainsi que la revue Sociologie aux PUF. Il est directeur du Centre Maurice-Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS). www.serge-paugam.fr En collaboration avec la librairie La Méridienne. Enregistré au Club 44 le 10 avril 2019.

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