Profils : des récits uniques

ARTE Radio
undefined
Aug 7, 2025 • 30min

La dernière séance [rediffusion]

Comment j'ai remplacé mon psy par mon téléphone Parce que son psy s’est endormi pendant leur séance, Benjamin décide de se venger. Il confie désormais ses états d'âme à son téléphone portable, sur lequel il commente ses diverses activités : croiser Eric Zemmour dans le métro, prendre des champignons hallucinogènes, faire l’amour avec sa compagne... Une autofiction hilarante et virtuose sur la psychanalyse - et comment s'en débarrasser - face aux pouvoirs du récit. A noter, il s'agit aussi de la première fiction radio entièrement enregistrée au téléphone portable.La dernière séance a reçu le deuxième prix Europa 2019 dans la catégorie "Fiction radio unitaire". Enregistrement 2018 Texte et voix Benjamin Abitan Réalisation Benjamin Abitan et Samuel Hirsch Illustration Quentin Faucompré Production ARTE Radio
undefined
Jul 9, 2025 • 44min

Peace and lol

Peut-on être hippie et avoir du second degré ? Marie est une apprentie hippie. Elle rêve de s’installer en Ardèche, construire sa cabane en bois, hurler à la lune, distinguer la coriandre du persil plat, vivre d’amour et de jus d’hibiscus. Car oui, les hippies existent toujours, sous des formes diverses et variées, tapis dans l’ombre ou la lumière. Marie regarde avec envie ces néo-hippies, héritiers contemporains des mouvements des années 1960, qui mènent un mode de vie proche de la nature et s’expriment via un panel d’activités qui comprend la permaculture, l’acroyoga ou les bolas de feu. Néanmoins, elle se demande si elle arrivera un jour à devenir une hippie accomplie, car un doute l’habite. Quand elle fréquente ces cercles, elle ne se sent pas toujours à l’aise. Elle trouve qu’il n’y a pas toujours la place pour le second degré, de l’humour à l’auto-dérision, alors que c’est vital pour elle. Et de temps à autre, son troisième oeil la regarde et la juge. A t-elle un défaut de fabrication qui la rend inapte à la spiritualité ? Arrivera-t elle un jour à devenir une hippie et devra-t elle pour cela se délester de l’envie de faire des blagues ? Enfin, une question entêtante lui brûle les lèvres : peut-on être hippie et avoir du second degré ? Pour trouver les réponses, elle décide de partir sur une île mystérieuse en forme de cacahuète, quelque part sous les tropiques, où vivent des peuplades néo-hippies. Une île qui sent le cacao chaud et où résonnent 50 nuances de Om. Elle y rejoint une amie qui s’y est installée et qui vit seule sur un terrain où elle plante une forêt comestible. Elle part ensuite à la rencontre de ses résidentes et résidents, de cérémonie en cercle de paroles, au son des perroquets et des tambours chamaniques…Remerciements :Josie (da best), Alaya, Pierre, Margaux et Raph, qui m’ont ouvert leur porte, partagé leurs histoires, leur sincérité et leurs blagues (en espérant que les miennes soient pas trop nazes). Kevin G, créateur de l’expression © “bourge en rédemption”. Mes soutiens dans cette aventura par ordre d’apparition : Aurore, Adrien, Marine, la consoeurie des grandes gouroutes, Francis Côtelette, le collectif Lundi Soir et Nanette. Enregistrements janvier 2019-mars 2024 Prise de son Marie François Entretiens et montage Marie François Réalisation Anna Buy Illustration Camille Potte Production ARTE Radio
undefined
Jun 12, 2025 • 47min

Les bronzés font du stop

Le pouce levé pour entendre la France d'une voiture à l'autre Le 8 juin 2024, à la veille des élections européennes annonçant l'extrême-droite largement en tête, deux équipes font une course en stop (la Mad Jacques Stop) pour rejoindre un festival dans un village au cœur de la Creuse. Marion et Benoît, un couple de personnes blanches contre Nawal et Jérémi, deux personnes racisées. Ils traversent la France en questionnant les automobilistes sur les questions d'identité et de racisme. Ils recueillent la voix des français de la capitale jusqu'à la diagonale du vide. Les blancs auront-ils plus de chances que les bronzés ? Quelles paroles entendrons-nous d'une voiture à l'autre ? Et surtout, qui seront les premiers à l'arrivée ? Enregistrements juin 2024 Tournage Mad Jacques Stop 2024 Prise de son Jérémi Nureni Banafunzi et Benoit Thuault Réalisation Samuel Hirsch Illustration Maïc Baxane Photographies Jérémi Nureni Banafunzi Production ARTE Radio
undefined
May 29, 2025 • 32min

Plastic Queens

Boîtes en plastique et émancipation féminine en milieu capitaliste On ne pensait pas associer un jour boîtes en plastique et révolution. Et pourtant : à partir des années 1960, des milliers de Françaises sont sorties du carcan du foyer en devenant représentantes de l’enseigne américaine Tupperware, connue pour ses fameuses « réunions », jusqu’à sa mise en faillite toute récente annoncé à l’automne 2024.Mais comment vendre des petites boîtes en plastique à des gens qui n’en ont pas besoin ? Josette a 82 ans. Josiane, 74. La première vit entre Paris et le plateau lunaire de l’Aubrac, l’autre en pleine campagne picarde. Elles ne se connaissent pas, mais leur histoire est la même : encore très jeunes filles, elles ont conquis leur liberté et amassé un sacré petit pactole en vendant des Tupperware à domicile.Tupperware, c’est la splendeur des arts ménagers sauce après-guerre : simplicité, hygiène, couleurs, pétrole. Mais c’est surtout un système. La marque, lancée en 1946 aux États-Unis par le chimiste Earl Tupper, a révolutionné le monde du commerce en créant un réseau planétaire de vendeuses à domicile. Des femmes qui organisaient chez d’autres femmes des démonstrations dans l’espoir de remplir leur carnets de commandes certes, mais surtout de recruter de nouvelles vendeuses qui leur verseront ensuite un pourcentage sur chacune de leurs recettes.En fait, un modèle de vente sans salariés ni boutiques, redoutablement lucratif pour ses créateurs, auquel des générations entières ont consacré leur vie pour finir, la plupart du temps, sans vraie protection sociale ni retraite. Un monde parallèle néolibéral avec ses rituels et son jargon, dans lequel certaines femmes comme Josiane et Josette ont trouvé une forme d’émancipation… sans jamais être tout à fait dupes du cynisme de cette exploitation.Tupperware, c’est donc l’enfant mutant du féminisme et du capitalisme : selon le point de vue, c’est un rêve ou un cauchemar. Pour Josette et Josiane, c’était les deux. Et après une carrière de plus de 40 ans, elles n’ont pas peur de raconter pourquoi. Décryptage de l’intérieur du modèle Tupperware, qui a libéré des générations de femmes au foyer… tout en posant les bases d’une nouvelle forme d’exploitation.Remerciements :Merci à Josette, Josiane, leurs proches et leurs clientes mais aussi à Delphine Naudier, Catherine Achin et Marie-Pierre Pouly. Enregistrements mai et novembre 2024 Réalisation Charlie Marcelet Illustration Jeanne Guérard Production ARTE Radio
undefined
May 1, 2025 • 22min

L'imposteur

Ne vous fiez pas à son CV Jean-Luc est un menteur. Pire encore, c’est un pirate du travail. Depuis qu’il a quitté l’armée, il a connu mille et une vies professionnelles, mais une seule d’imposture. Depuis plus de vingt ans, il a enchaîné les boulots et les emplois, de l’Institut national d’histoire de l’art au secteur nucléaire, en passant par moult postes à responsabilités – mais sans jamais avoir les qualifications requises. Sa méthode, c’est celle du mensonge : faux CV, fausses expériences et bluff à gogo.Quand on l’enregistre, il était photographe vidéaste et habitait au fond des bois. Mais, aujourd’hui, il est peut-être déjà parti au Congo, pour manager des rangers et lutter contre les braconniers. À moins qu’il ne se soit reconverti en vendeur de motos électriques dans le Morvan.Personnage digne d'un roman, l’imposteur invétéré raconte son parcours de menteur professionnel avec saveur et drôlerie. Il nous plonge dans la machine du mensonge, dévoile ce qui se cache sous son masque de comédien qui trompe et livre, en prime, quelques astuces pour bien falsifier son CV, tromper le système et berner des employeurs lors d’un entretien d’embauche… quitte à nous entourlouper. Enregistrements Léa Minod Réalisation Charlie Marcelet Illustration Oriane Marie Production ARTE Radio
undefined
8 snips
Apr 3, 2025 • 42min

La légende des frères Guillevic

Jean-René Guillevic, ancien patron de pêche et chef de bande de Moëlan-sur-Mer, partage ses frasques qui ont fait de lui une légende locale. Sa sœur, Arlette Rouat, évoque des souvenirs d'enfance empreints de nostalgie et de rivalités. Ensemble, ils plongent dans l'histoire tumultueuse des frères Guillevic, entre bagarres, évasions audacieuses et une forte influence familiale. Leur récit met en lumière une culture bretonne riche, pleine d'humour et de tragédie, où le souvenir de la mer et des disputes façonne encore la vie de la communauté.
undefined
Mar 21, 2025 • 29min

Sous contrôle coercitif (2/2)

Protéger nos enfants Dans ce deuxième volet, Isild Le Besco, Andreea Gruev-Vintila et Léonor Graser approfondissent l'analyse : pourquoi les femmes et les mères sont-elles davantage touchées par le phénomène ? Quels sont les impacts sur les enfants ? Et comment la justice, les forces de l'ordre et la protection de l'enfance réceptionnent-ils ce type de violences ?En mai 2024, Isild Le Besco porte plainte pour viol sur mineure de plus de 15 ans contre Benoît Jacquot, pour qui elle a joué dans cinq films. Poursuivant la réflexion menée dans son ouvrage Dire vrai, paru aux éditions Denoël en mai 2024, la cinéaste revient ici sur son enfance, son métier en tant qu’actrice et sa vie de famille.Décrivant sa relation avec le réalisateur marquée par des déséquilibres d'âge, de statut et de pouvoir, elle met en lumière le mécanisme par lesquels plusieurs hommes ont réussi à la chosifier. Son témoignage illustre précisément ce que la psychologue sociale Andreea Gruev-Vintila appelle « contrôle coercitif » : un schéma de comportement par lequel des hommes obtiennent le monopole sur les ressources disponibles dans la relation ou chez la femme, par une série d’actes qui finissent par épuiser, emprisonner, dégrader et chosifier la victime.Leur conversation dévoile non seulement ce que la violence conjugale fait aux victimes, mais aussi ce qu’elle leur retire : liberté de penser et d’agir, auto-détermination, ressources, estime de soi… Elle devient ainsi un phare d'espoir pour les personnes prises dans cet étau invisible.Le "contrôle coercitif" est inscrit légalement dans plusieurs pays : Angleterre, Ecosse, Belgique, Canada. Cette approche plus globale de la violence conjugale comme atteinte aux droits humains éclaire le schéma de comportement des agresseurs et les conséquences durables et dévastatrices sur les victimes, disproportionnellement des femmes, singulièrement des mères et indissociablement des enfants.Depuis le 28 janvier 2025, le "contrôle coercitif" est entré dans le droit français. La définition retenue par l'Assemblée nationale devrait évoluer au fil de la navette parlementaire. Lectures et bibliographie :Dire vrai, Isild Le Besco, Éditions Denoël, 2024 ;Le contrôle coercitif : au coeur de la violence conjugale, Andreea Gruev-Vintila, Éditions Dunod, 2023 Prise de son et montage Gary Salin Réalisation, musique et mixage Samuel Hirsch Lectures Extraits de Dire vrai, Isild Le Besco Chansons Léonor Graser Illustration Isild Le Besco Production ARTE Radio
undefined
Mar 8, 2025 • 30min

Sous contrôle coercitif (1/2)

Révéler la mécanique de la prédation, l'isolement et l'emprise En mai 2024, Isild Le Besco porte plainte pour viol sur mineure de plus de 15 ans contre Benoît Jacquot, pour qui elle a joué dans cinq films. Poursuivant la réflexion menée dans son ouvrage Dire vrai, paru aux éditions Denoël en mai 2024, la cinéaste revient ici sur son enfance, son métier en tant qu’actrice et sa vie de famille.Décrivant sa relation avec le réalisateur marquée par des déséquilibres d'âge, de statut et de pouvoir, elle met en lumière le mécanisme par lesquels plusieurs hommes ont réussi à la chosifier. Son témoignage illustre précisément ce que la psychologue sociale Andreea Gruev-Vintila appelle « contrôle coercitif » : un schéma de comportement par lequel des hommes obtiennent le monopole sur les ressources disponibles dans la relation ou chez la femme, par une série d’actes qui finissent par épuiser, emprisonner, dégrader et chosifier la victime.Leur conversation dévoile non seulement ce que la violence conjugale fait aux victimes, mais aussi ce qu’elle leur retire : liberté de penser et d’agir, auto-détermination, ressources, estime de soi… Elle devient ainsi un phare d'espoir pour les personnes prises dans cet étau invisible.Le "contrôle coercitif" est inscrit légalement dans plusieurs pays : Angleterre, Ecosse, Belgique, Canada. Cette approche plus globale de la violence conjugale comme atteinte aux droits humains éclaire le schéma de comportement des agresseurs et les conséquences durables et dévastatrices sur les victimes, disproportionnellement des femmes, singulièrement des mères et indissociablement des enfants.Depuis le 28 janvier 2025, le "contrôle coercitif" est entré dans le droit français. La définition retenue par l'Assemblée nationale devrait évoluer au fil de la navette parlementaire.Lectures et bibliographie :Dire vrai, Isild Le Besco, Éditions Denoël, 2024 ;Le contrôle coercitif : au coeur de la violence conjugale, Andreea Gruev-Vintila, Éditions Dunod, 2023 Prise de son et montage Gary Salin Réalisation, musique et mixage Samuel Hirsch Lectures Extraits de Dire vrai, Isild Le Besco Chansons Léonor Graser Illustration Isild Le Besco Production ARTE Radio
undefined
Feb 13, 2025 • 52min

Itinéraire d'un car scolaire

Partir où rester là où on a grandi 25 ans après sa jeunesse en campagne, Valentine repart arpenter le territoire qui l'a vue grandir en remontant dans le car scolaire de sa jeunesse. Elle confronte son rapport à cette campagne avec ceux de ses anciens camarades de bus. « Le bruit du moteur et le bocage qui défile derrière la vitre. Quarante minutes de jeux de cartes, de bêtises et de potins, matin et soir. J’ai grandi dans les Mauges, un petit pays rural du nord ouest de la France. Quand je repense à mes petits camarades de car scolaire, j’esquisse d’abord un sourire avant de me demander ce qu’ils sont devenus et s’ils vivent toujours là-bas. J’ai une culture commune avec eux, à commencer par cette campagne et le monde agricole au milieu duquel on a tous grandi. Moi j’en suis partie. D'ailleurs, d’aussi loin que je me souvienne, mon départ a toujours été une évidence. Pourquoi ? Pour comprendre, vingt-cinq ans après, j’ai retrouvé mes anciens camarades de car. Je suis retournée arpenter le territoire. Je suis remontée dans le Car des fermes. »Remerciements :Un grand merci à Lucie, Jérome, Mathilde, Guillaume, Corinne, Clémence, Bernard et Geneviève, ainsi qu'à tous les enfants et chauffeurs qui m'ont accueilli dans le car des fermes, tout particulièrement Marius, Nolan, Anne, Coline, Léo et Félix.Ce documentaire a bénéficié de l'aide à l'écriture du ministère de la Culture. Enregistrements avril – mai 2024 Prise de son, montage Valentine Chevalier Réalisation Anna Buy Mise en ondes, musique originale et mixage Anna Buy Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio
undefined
Jan 21, 2025 • 35min

L'esquive du secteur

Mission : fuir le lycée de quartier Comment se vit la ségrégation scolaire et l’esquive de la carte scolaire ? Adolescentes, l’avenir cristallisait les inquiétudes et angoisses de Safia et de ses copines de collège. Profs et parents les ont poussées à éviter le lycée de leur quartier populaire, pour tenter d’intégrer un lycée plus réputé et hors secteur.Des années après, leurs voix se mêlent à celles d’autres aux parcours similaires, et racontent les esquives du secteur. En se plongeant dans leurs souvenirs adolescents, ils retracent ensemble ces cheminements “hors sentiers”, l’expérience du déracinement social et du mépris de classe, mais aussi l’adaptation et la découverte de nouveaux milieux sociaux. Un récit choral qui nous interroge collectivement sur l’élitisme scolaire et l’illusion méritocratique.Ce documentaire est lauréat de l'appel à projets 2021 du ministère de la Culture.Slams :“L’Avenir" et “Métamorphose” par Neïla ;“La Cité des Anges” par Tassadith ;Extraits du projet “SlamAddict”, dans le cadre de l’atelier slam animé par Mme Cartegnie en 2007, enseignante au collège André Malraux.Textes lus :Comme nous existons, de Kaoutar Harchi, Actes Sud, 2021.Merci à Feriel, Idir, Mamie, Neïla, et Nene d’avoir accepté de nous partager leurs récits. Merci à Tassadith de nous avoir permis d’entendre son slam déclamé à 14 ans. Merci à Charlotte, Chedi et Nelle et pour leurs réécoutes et précieux conseils. Entretiens et textes Safia Elkhatabi, Halima Elkhatabi Montage Halima Elkhatabi Réalisation, mixage et mise en ondes Arnaud Forest Musiques originales Arnaud Forest Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio

The AI-powered Podcast Player

Save insights by tapping your headphones, chat with episodes, discover the best highlights - and more!
App store bannerPlay store banner
Get the app