Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Dec 8, 2021 • 2min

Pourquoi l'histoire de Peter Pan est en réalité très sombre ?

Dans le dessin animé qu'il consacre à Peter Pan, en 1953, Walt Disney nous présente un personnage facétieux, qui prend soin de Wendy et combat le capitaine Crochet. Mais cette aimable atmosphère est loin des œuvres de James M. Barrie, le créateur de Peter Pan.La mort du frère aînéIl se pourrait que l'œuvre de James M. Barrie, tout entière centrée sur le personnage de Peter Pan, ait pris racine dans un événement tragique de son enfance.En effet, il perd son frère aîné, quand il n'a lui-même que six ans. Dès lors, il semble qu'il ait voulu remplacer le cher défunt auprès de sa mère, pour tromper son chagrin. Il porte ses vêtements et imite sa voix.Bientôt, il se met à écrire des histoires, qui mettent toutes en scène un jeune garçon, Peter Pan, qui refuse de grandir. C'est comme si, en décrivant un monde imaginaire, où la mort est niée, Barrie se prémunissait contre la répétition du terrible drame familial.On a même prétendu que c'était cette obsession de la jeunesse permanente qui avait arrêté net la croissance du romancier, qui ne mesurait pas plus d'1,50 mètre.La face sombre d'un hérosPeter Pan apparaît notamment dans une pièce et dasn deux romans, dont le plus connu est publié en 1911. Ils décrivent un personnage loin d'être bienveillant.Certes, il prend sous sa houlette les enfants morts et abandonnés, pour les conduire à "Neverland", le pays imaginaire. Mais dès que ces enfants grandissent, il n'hésite pas à s'en débarrasser. Il les oublie aussi très vite, les remplaçant par d'autres enfants.C'est qu'il ne fait pas bon vieillir dans ce pays qui leur est réservé. En effet, Peter Pan est animé d'une haine tenace à l'égard des adultes. Comme il est persuadé qu'il suffit de respirer fort pour les tuer, il ne se prive pas de le faire.Quant au pays imaginaire, c'est loin d'être un paradis. En plus du célèbre capitaine Crochet, il est habité par des pirates sanguinaires, des fées pleines de rancœur et des bêtes sauvages féroces. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 7, 2021 • 2min

Pourquoi la “positive attitude” peut être néfaste ?

La "positive attitude" nous encourage à toujours voir la vie du bon côté, en négligeant les moments plus sombres. Si cette manière d'envisager les choses peut se révéler très bénéfique, elle peut aussi devenir néfaste. C'est ce qu'on appelle alors la "positivité toxique".Refuser d'entendre les signaux d'alerteAvoir des pensées positives permettrait de vivre en meilleure santé, surtout à certaines périodes de la vie, comme la jeunesse, où les épreuves seraient plus durement ressenties.Mais cette façon de ne prêter attention qu'aux aspects positifs de la vie, en délaissant les émotions négatives, pourrait avoir, à la longue, des effets délétères.En premier lieu, cette positivité à tout prix bous pousserait à n'accorder aucune attention aux signaux d'alerte que nous envoient le corps et le cerveau quand nous allons mal.En refusant d'écouter son corps et en maintenant coûte que coûte un optimisme de façade, on ne ferait que retarder la résolution de ses problèmes. Elle passe en effet par leur acceptation et la volonté d'en parler. Loin de les éliminer, le fait de garder le silence sur ces difficultés ne ferait que les exacerber.La recherche du bonheur permanentEn plaçant la barre trop haut, la "positive attitude" finirait par devenir "toxique", pour reprendre le mot utilisé par les spécialistes. En effet, cette façon de concevoir l'existence par ses seuls aspects positifs, au détriment de toute perception considérée comme négative, est censée nous rendre heureux en permanence, voire très heureux.Il suffit donc d'un petit grain de sable, qui enraye cette belle mécanique, pour nous plonger dans le désarroi. En effet, l'écart est trop grand entre cette perspective de bonheur éternel et la déception qui nous saisit à la moindre anicroche.Si cette conception systématiquement positive de la vie peut être néfaste, c'est aussi parce qu'elle nous convainc qu'une émotion négative ou une difficulté ne peuvent être assimilées qu'à un échec personnel.Au lieu de considérer ces événements pénibles comme partie intégrante de la vie, l'optimiste à tout crin, après les avoir niés, va se persuader qu'ils sont le signe d'une véritable faillite personnelle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 6, 2021 • 2min

Qu'est-ce qu'un couteau de bénédicité ?

Conservés dans une collection privée et quelques musées, les couteaux de "bénédicité" ou de "notation" (de l'anglais "notation knife") semblaient avoir un rôle bien précis.Des partitions musicales sur un couteauOn ne possède aujourd'hui que de rares exemplaires de ces couteaux, qui dateraient du milieu du XVIe siècle. La lame, d'environ 18 cm de long, pour une largeur de 3 à 3,5 cm, est en acier, tandis que le manche est en ivoire, agrémenté de laiton et d'argent. Dans son ensemble, le couteau mesure environ 30 cm de long.Ces couteaux auraient été fabriqués en Italie, par un artisan inconnu. Mais ce qui fait leur particularité, c'est ce qu'on trouve sur la lame.Des partitions musicales y sont en effet gravées, sur les deux faces. L'une d'elles comporte un "bénédicité" (d'où le nom donné au couteau), une prière récitée ou chantée, comme ici, avant le repas. Sur l'autre face, on trouve l'extrait d'une autre prière, les "grâces", réservée pour la fin du repas.Un couteau de serviceLes notes portées sur ces couteaux auraient donc permis aux personnes partageant le repas de chanter, sans se tromper, les prières qui l'encadraient. Mais le travail nécessité par la gravure des lames, ainsi que la richesse des matériaux utilisés, devaient faire de ces couteaux de bénédicité des objets de prix.Or, il est peu probable que les membres des familles fortunées, qui, seules, pouvaient se les procurer, aient coupé eux-mêmes leur viande. Des domestiques s'en chargeaient pour eux.D'autres détails, d'ailleurs, comme l'extrémité pointue du couteau, laissent penser qu'il s'agissait plus d'un couteau de service que d'un instrument servant à couper la viande à table.On a également suggéré que ces couteaux n'étaient utilisés que dans le cadre de certaines cérémonies. Quoi qu'il en soit de l'utilisation de ces instruments, les musicologues se sont intéressés aux mélodies gravées sur leurs lames.Ils ont donc demandé à des formations musicales contemporaines de mettre ces morceaux en musique. Ainsi, des enregistrements ont été réalisés, notamment par les élèves d'une prestigieuse école de musique britannique.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 5, 2021 • 3min

Pourquoi parle-t-on du “fisc” et d'“hystérie” ?

Le destin de certains mots est singulier. En effet, la chose ou la notion qu'ils recouvrent connaît nombre d'évolutions. C'est le cas pour les mots "fisc" et "hystérie".L'évolution du mot "fisc"Le terme "fisc" vient du latin "fiscus", qui désigne un panier, en jonc ou en osier. Il semble d'abord qu'il ait été utilisé pendant les vendanges. Puis cette corbeille a servi à recueillir les contributions versées par les citoyens romains.Ensuite, par extension, ce terme finit par désigner le trésor personnel de l'empereur, puis, peu à peu, l'ensemble des recettes fiscales prélevées par l'Empire romain. Cette séparation entre le patrimoine privé du souverain et les recettes de l'État aurait eu lieu au début du IIIe siècle.De nos jours, on entend par "fisc" une administration centrale, qui organise la mise en place, l'assiette, la perception et le contrôle des impôts.L'hystérie, de l'Antiquité à FreudLe terme "hystérie" est issu du grec "hustera", qui signifie "entrailles" ou "utérus". Dès le début, le mot désignait donc une maladie, ou un dysfonctionnement organique, associés à la sexualité.Jusqu'à la fin de l'Antiquité, ces troubles étaient attribués à l'abstinence sexuelle. Pour les guérir, on préconisait de marier les jeunes files qui en étaient atteintes, et de remarier les veuves.Durant le Moyen-Âge, le plaisir charnel est associé à l'idée de péché. Aussi les manifestations hystériques sont-elles associées à une intervention du diable. C'est dans un tel contexte que s'explique la terrible répression menée contre les prétendues sorcières.Au XIXe siècle, les travaux de Charcot décrivent l'hystérie comme une maladie, dont les origines sont essentiellement organiques. Certains disciples de Charcot, comme Babinski, insistent sur le rôle de la suggestion dans l'apparition des troubles fonctionnels qui caractérisent l'hystérie.Enfin, la notion d'hystérie tient également une grande place dans les travaux de Freud et les débuts de la psychanalyse. Pour les psychanalystes, ces troubles hystériques seraient liés à un traumatisme d'ordre sexuel, souvent subi dans l'enfance. Le malade serait la proie d'un conflit psychique inconscient entre les pulsions de désir et le principe de réalité, autrement dit l'interdit. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 2, 2021 • 2min

Qu'est-ce que la loi Coluche ?

On connaît l'action menée par Coluche pour venir en aide aux plus démunis. Pour les secourir, il a crée les Restos du Cœur et donné son nom à une loi qui encourage les dons à certaines associations.Encourager les donsLa loi "Coluche" est votée en 1988 et s'inscrit dans la loi de finances pour 1989. C'est en 1986 que l'humoriste a l'idée du dispositif qui est au cœur du texte. Il propose en effet de consentir une large déduction fiscale sur les dons faits à certaines associations.Le but est donc bien sûr d'encourager ces dons, qui doivent aider les personnes en difficulté.Certains types d'associationsMais, pour avoir droit à cette réduction fiscale, il faut faire un don à certaines catégories d'associations. Il peut s'agir d'une association reconnue d'utilité publique. Dans ce cas, elle doit être à but non lucratif et être gérée de manière désintéressée.Les associations d'intérêt général doivent répondre aux mêmes critères. En outre, ces deux types d'associations ne doivent pas fonctionner pour le profit exclusif d'une minorité, mais pour servir les intérêts de tous.En pratique, il s'agit souvent d'associations humanitaires, qui viennent en aide aux personnes en difficulté. Elles peuvent exercer leurs activités dans le cadre national ou à l'échelle du monde.Une déduction fiscaleSi le don est fait à une association éligible à la loi Coluche, il bénéficie donc d'une large réduction fiscale. D'un taux initial de 66 %, elle a finalement été fixée à 75 % en 2005.Cette réduction fiscale est cependant soumise à un plafond et ne doit pas dépasser 20 % du revenu imposable. Il est à noter que cette déduction ne s'applique pas seulement à l'impôt sur le revenu, mais aussi à l'impôt sur les sociétés et à l'impôt sur la fortune immobilière, ou IFI.Cette déduction fiscale n'est pas un crédit d'impôt. Aussi les personnes non imposables ne peuvent-elles pas profiter des dispositions de la loi Coluche. Enfin, l'instauration du prélèvement à la source, à compter du 1er janvier 2019, a rendu nécessaire l'aménagement du dispositif. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 1, 2021 • 2min

Les lapins aiment-ils vraiment les carottes ?

Nous avons tous en tête le célèbre lapin de bande dessinée Bugs Bunny, qui se serait damné pour une carotte ! Mais, au fait, sommes-nous bien sûrs que ce gentil animal soit si friand de ce légume ?Surtout du foinIl semble bien que l'appétence du lapin pour les carottes relève de l'idée reçue ou même de la légende. Du moins ce légume tient-il une place secondaire dans son menu.En effet, le lapin est un herbivore. Son régime alimentaire est avant tout composé de foin vert, assez sec et composé de longues fibres. Il mange aussi des herbes de diverses espèces.Certaines plantes fourragères sont cependant à éviter, comme la luzerne. Elle contient en effet trop de calcium, qui peut donner des calculs urinaires au lapin.Des carottes trop sucréesQu'en est-il des carottes ? Elles ne sont pas complètement oubliées. En effet, le lapin ne mange pas que du foin et de l'herbe. Son régime alimentaire doit aussi comporter de petites quantités de légumes frais.Mais la carotte n'est pas le plus indiqué. Ce n'est pas à cause du calcium, dont elle ne contient qu'une petite quantité, mais du sucre. En effet, la carotte est un légume sucré. Si vous en donnez trop à un lapin, il aura des dents cariées et prendra trop de poids.Lui ne demandera pas mieux de la croquer. En effet, les lapins ont une préférence pour les aliments sucrés et amers. Mais c'est donc pour préserver leur santé que leurs éleveurs doivent éviter de leur donner trop de carottes.Alors, si la carotte est associée au lapin, cela vient-il du goût prononcé qu'il a pour ce légume ? Il existe une autre hypothèse. Le légume lui-même est prolongé par des fanes, qui sont comestibles et dont le lapin est très friand.Si un lapin en liberté aperçoit des fanes dans un champ où des carottes sont cultivées, il va s'empresser de les grignoter, sans se soucier du légume, qui reste sous terre. Mais l'agriculteur, lui, a tôt fait de penser que ce sont bien les carottes que convoite ce lapin gourmand. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 30, 2021 • 2min

Pourquoi les “Hommes des cavernes” n'ont jamais existé ?

On imagine volontiers l'homme préhistorique vivant au fond de grottes obscures. C'est pourquoi on l'a baptisé "l'homme des cavernes". En fait, il semble qu'il ait préféré l'air libre pour établir son habitat.Des abris et des tentes en plein airDe nombreux indices laissent à penser que l'Homo sapiens, autrement dit l'Homme moderne, avait l'habitude de vivre en dehors des grottes. C'est notamment le cas pour l'homme de Cro-Magnon, qui vivait au Paléolithique supérieur, entre 40.000 et 12.000 ans avant notre époque.Les traces retrouvées permettent de supposer qu'ils adossaient parfois leurs abris à une paroi rocheuse. La charpente était faite de troncs d'arbres, recouverts de peaux de rennes.Le sol était pavé de pierres ou de galets, pour éviter l'humidité. Ces hommes préhistoriques pouvaient aussi s'abriter sous des tentes, construites à peu près de la même façon.Ils choisissaient de préférence des endroits où l'eau et le gibier abondaient. La présence de gisements de silex, dans lequel ils taillaient leurs outils, était aussi recherchée.Des hommes toujours en déplacementCes hommes du Paléolithique étaient essentiellement des semi-nomades. En effet, ils étaient tributaires du gibier, qu'ils suivaient dans ses déplacements.De même, ils devaient protéger leurs campements de la montée des eaux. En effet, ils s'installaient volontiers dans les vallées, où ils trouvaient l'eau et les silex dont ils avaient besoin.Mais, durant l'hiver, certains cours d'eau, gonflés par les pluies, menaçaient d'engloutir tentes et abris. Avant que la crue ne se produise, les hommes préhistoriques grimpaient donc sur les plateaux, avant de regagner la vallée au début de la saison chaude.Les archéologues ont cependant retrouvé les traces de quelques sites permanents au nord de l'Europe. Les hommes y vivaient dans des huttes solides et de plus grande dimension, construites avec des os, des crânes et des défenses de mammouths.On le voit, si nos ancêtres s'installaient parfois à l'entrée des cavernes, ils en délaissaient les profondeurs, obscures et humides. Ils n'y faisaient que de courts passages, le temps de peindre sur les parois les admirables chefs-d'œuvre rupestres que nous connaissons aujourd'hui. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 29, 2021 • 2min

Pourquoi le “Coran de sang” est-il un ouvrage controversé ?

À la fin de sa vie, le dictateur irakien Saddam Hussein aurait fait rédiger un exemplaire du Coran avec son propre sang. Les autorités du pays se demandent aujourd'hui ce qu'il convient de faire de cette encombrante relique.Un Coran écrit avec le sang d'un dictateurL'histoire peut paraître incroyable et, pourtant, elle semble véridique. Tout commence en 1986, quand l'un des fils de Saddam Hussein est victime d'un grave accident. Le dictateur fait alors le vœu que, s'il en réchappe, il rédigera un exemplaire du Coran avec son propre sang.À la fin des années 1990, le dirigeant irakien met son projet à exécution. Il s'entoure d'une infirmière, pour prélever le sang, et d'un calligraphe renommé. Il faudra tirer du corps du dictateur de nombreux litres de sang pour pouvoir écrire le livre jusqu'au bout.Ce sang n'était d'ailleurs pas utilisé directement, mais mélangé à des encres spéciales.Que faire de ce livre ?Le "Coran de sang" a été exposé dans la principale mosquée de Bagdad jusqu'à la chute de Saddam Hussein, puis conservé depuis dans un lieu secret. Sa présence embarrasse beaucoup les autorités irakiennes.Faut-il détruire cet exemplaire particulier du Coran ou le conserver ? Certains, à qui ce livre rappelle de bien mauvais souvenirs, s'en déferaient volontiers. On ne ferait ainsi que suivre l'exemple des soldats américains qui, en 2003, abattirent la grande statue du dictateur, qui trônait sur une place de la capitale.Dans les milieux dirigeants de Bagdad, certains plaident cependant pour une conservation du "Coran de sang". Il serait un précieux témoignage de la brutalité d'un régime qu'on espérait ne plus jamais revoir.Mais se pose aussi la question du statut religieux du livre, dans un pays où l'Islam tient une grande place. Pour la plupart des dignitaires religieux, l'écriture de cet exemplaire du Coran relève du blasphème.En effet, d'après la tradition musulmane, le sang, une fois extrait du corps humain, est impur. Pourtant, en tant qu'exemplaire du Livre sacré des musulmans, on ne peut le détruire. À vrai dire, les religieux ont à trancher là un difficile cas d'école, qui ne s'est jamais produit. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 28, 2021 • 2min

Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?

Pour discrets qu'ils soient, certains changements touchent à la symbolique même de nos emblèmes nationaux. C'est le cas de la légère modification apportée au bleu du drapeau tricolore. Mais pourquoi avoir pris une telle décision ?Une nouvelle couleur pour le drapeau nationalLe changement est resté inaperçu durant de longs mois. En regardant bien le drapeau qui, durant ses allocutions, se trouve derrière le Président de la République, certains spectateurs ont cru remarquer un détail nouveau.Il leur a semblé que ce drapeau n'était plus tout à fait le même. L'une des trois couleurs, le bleu, leur paraissait plus foncée. Ces spectateurs attentifs avaient raison : Emmanuel Macron a bien décidé, en juillet 2020, que l'une des trois parties du drapeau national serait désormais revêtue de bleu marine.Depuis 1976, en effet, le drapeau se parait d'un bleu plus clair. C'est le président Giscard d'Estaing qui avait pris cette décision, pour mieux harmoniser le drapeau français à celui de l'Europe, auprès duquel il était souvent disposé.Un retour aux originesCette décision a été prise dans la plus grande discrétion, sans s'accompagner de la moindre campagne de communication.D'après certaines sources, le Président de la République aurait souhaité en revenir au bleu plus soutenu adopté en 1794, quand les couleurs et les motifs du drapeau national furent adoptés. C'était, en quelque sorte, un retour aux origines.C'est ce bleu plus intense qu'on peut voir sur certaines représentation de l'époque et dans des toiles comme le célèbre "La liberté guidant le peuple", d'Eugène Delacroix. Il eût été impossible au Président de changer les couleurs du drapeau, car la Constitution le lui interdit.Rien ne l'empêchait, par contre, d'en changer les nuances. Pour l'instant, ce nouveau drapeau est seulement placé derrière le Chef de l'Etat, durant certains de ses discours, ainsi qu'au fronton de l'Elysée et de certains monuments.En effet, les mairies sont laissées libres de choisir le nouveau drapeau, décoré d'un bleu plus vif, ou de préférer l'ancien, où la couleur est moins profonde. Selon certaines sources, ce changement mineur aurait coûté environ 5.000 euros. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 25, 2021 • 2min

Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?

Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.Le reflet des mœurs du tempsLa loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.Des insultes punies d'amendesLa loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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