

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Jan 27, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le syndrome de la vessie timide ?
La parurésie, ou syndrome de la vessie timide, toucherait plus de 200 millions de personnes dans le monde. Ce trouble psychologique, qui s'apparente parfois à une véritable phobie sociale, peut gravement perturber la vie quotidienne des personnes qui en souffrent.Un véritable blocageLes personnes atteintes de parurésie ont du mal à uriner, ou n'y parviennent pas du tout, quand elles se trouvent dans certaines situations. Il peut s'agir, par exemple, de l'obligation d'emprunter des toilettes publiques ou de la conscience que d'autres personnes attendent leur tour.Cette difficulté ou même cette incapacité à soulager sa vessie est aussi liée à la peur d'être vu ou entendu en train d'uriner.Cette situation peut être très mal vécue et provoque des manifestations d'angoisse et de stress. Elle entraîne aussi la mise au point de stratégies d'évitement.Ainsi, les personnes concernées ne participent plus à des sorties ou à des voyages et finissent par se replier sur elles-mêmes. Elles évitent aussi de boire dans la journée et se retiennent parfois pendant des heures.Des origines psychologiquesLe syndrome de la vessie timide a des origines psychologiques. Le médecin veillera cependant à écarter toute cause physiologique, qui trahirait alors l'existence de certaines maladies.Le plus souvent, le point de départ de la phobie est à rechercher dans l'enfance ou l'adolescence du sujet. Il peut avoir été confronté, à ce moment de sa vie, à un événement, souvent banal mais vécu comme un traumatisme.Il peut s'agir, par exemple, de l'obligation, pour un élève, de fréquenter des toilettes qui ferment mal.Le diagnostic de parurésie sera posé quand le patient ne subit cette gêne urinaire que dans des circonstances bien précises. Un accompagnement psychologique est la meilleure manière de faire disparaître ce trouble.Il passe notamment, pour le patient, par l'éventuelle découverte de l'événement fondateur et la prise de conscience du caractère irrationnel de son comportement.Pratiquée d'une certaine façon, la rétention de respiration a aussi fait ses preuves. D'autres traitements, comme la prise d'anxiolytiques, ou un auto-sondage urinaire, prescrit par un urologue, peuvent encore soulager les personnes victimes de parurésie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 2022 • 2min
Pourquoi parle-t-on de “dose léthale médiane” ?
La dose létale médiane, calculée à partir de tests faits sur les animaux, permet de mesurer le degré de toxicité d'une substance. Elle sert de base à l'établissement d'un classement de dangerosité pour un certain nombre de produits.Une unité de mesure particulière...La dose létale médiane s'écrit aussi DL50. Elle permet de mesurer la dose nécessaire d'une substance donnée capable de provoquer la mort de la moitié des animaux auxquels elle est administrée.Une DL100 correspondrait à la dose capable de tuer la totalité de cette population d'animaux. Il s'agit le plus souvent de groupes composés de 20 ou 30 rats ou souris. La substance peut être administrée par des voies diverses, comme l'application cutanée l'ingestion ou l'inhalation.Cette notion de dose létale médiane a été mise au point à la fin des années 1920. Entre 1981 et 2001, l'OCDE l'a utilisée comme un test officiel dans ses essais sur les animaux....Pour déterminer la toxicité des produitsTels quels, les résultats des tests fondés sur l'utilisation de la dose létale médiane ne sont pas applicables à l'homme. Ils sont cependant utilisés pour déterminer le niveau de toxicité d'une substance.La DL50 a permis de concevoir un indice de toxicité allant de 1 à 6. Le degré 6, le plus bas, désigne des produits "relativement inoffensifs", alors que le niveau 1, le plus élevé, est appliqué aux produits "extrêmement toxiques".De même, l'utilisation de la dose létale médiane a servi à établir une échelle des poisons. Ainsi, la strychnine se place sur le degré 6 de cette échelle de toxicité, alors que la toxine botulique, sécrétée par une bactérie, se situe à son sommet.Il est possible d'utiliser la DL50 pour mesurer la toxicité de chaque substance. Pour obtenir un résultat, il faut administrer une certaine quantité de la substance en rapport avec le poids de l'animal testé.Ainsi, il faudrait, en théorie, 90.000 milligrammes d'eau par kilo pour tuer la moitié d'une population donnée de rats ou de souris. Mais l'administration d'1 mg/kg de strychnine permettrait d'obtenir le même résultat. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 2022 • 2min
Que sont les “murs de la Paix” ?
Élevés dans certaines zones de l'Irlande du Nord, au début des affrontements opposant catholiques et protestants, les "murs de la paix" subsistent en partie, malgré la signature des accords de 1998, qui mettent fin aux hostilités.Des murs pour séparer deux communautésLes premiers murs ont été érigés en 1969, au début de ce que les Irlandais du Nord appellent les "Troubles". Ils ont surtout été construits à Belfast, la capitale de L'Irlande du Nord, mais aussi dans d'autres villes.Ils s'élèvent dans les quartiers habités par des protestants et des catholiques et séparent les habitants de chaque communauté. Leur but est de les protéger contre les tirs ou les jets de projectiles divers.C'est d'ailleurs pourquoi ces murs sont parfois l'œuvre de la police elle-même. Construits avec de simples tôles, au départ, ces murs devaient être provisoires. Mais, comme ils se révèlent efficaces, on les consolide avec des briques, du béton et de l'acier.Certains sont très hauts et s'entourent de grillages métalliques. Plus solides et plus imposants, les "murs de la paix" semblent devenus permanents. Belfast, à elle seule, en contiendrait près d'une centaine.Des murs toujours en placeEn principe, la fin des hostilités, consécutive à la signature des Accords du Vendredi saint, en 1998, aurait dû conduire à la démolition de ces murs. C'est d'ailleurs l'objectif du gouvernement régional qui, en 2013, s'était engagé à les détruire dans les dix ans.Certains ont déjà été démolis. Faute d'être démantelés, d'autres murs sont munis de portes, pour faciliter le passage d'un quartier à l'autre. Mais ce symbole d'ouverture ne traduit pas pour autant la réalité actuelle.En effet, le référendum sur le Brexit, en 2016, a ravivé les tensions. De fait, les protestants s'en sont déclarés majoritairement partisans, au contraire des catholiques.Cette opposition a fait resurgir un antagonisme demeuré latent entre les deux communautés. Depuis lors, des projectiles sont à nouveau lancés d'un quartier à l'autre. En attendant, les "murs de la paix", qui s'inscrivent dans la plupart des itinéraires touristiques, font toujours partie du paysage de l'Irlande du Nord. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 2022 • 2min
Le boa étouffe-t-il vraiment ses proies ?
On croyait savoir comment comment les boas tuaient leurs victimes. Les naturalistes pensaient qu'elles étaient étouffées dans les anneaux de ces serpents. Mais une récente étude remet en cause cette explication.Des rats équipés de capteursJusqu'ici, nous pensions que les serpents étaient dotés de deux armes pour venir à bout de leurs proies : le venin et l'étouffement. Cette dernière technique était réputée être celle des boas.Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'un d'entre eux est appelé boa constrictor. Le mot constriction, en effet, est un synonyme d'étouffement. Des chercheurs américains ont cependant voulu en avoir le cœur net.Pour cela, ils ont placé, sur le corps de rats anesthésiés, des capteurs destinés à mesurer leurs fonctions cardiaques. Ils les ont ensuite livrés à des boas en captivité.Une interruption de la circulation sanguineGrâce à ces capteurs, les chercheurs ont pu mesurer l'activité cardiaque des rats avant qu'ils soient donnés en pâture aux boas, puis pendant et après la capture des rongeurs par les reptiles.Ils se sont alors aperçus que les rats ne mouraient pas par étouffement. En effet, ils ont constaté une chute très rapide de la pression artérielle des rongeurs et un dérèglement tout aussi soudain de leurs fonctions cardiaques.En enserrant le rat d'une manière spécifique, le boa parvient à interrompre la circulation sanguine de sa victime. Dès lors, les organes vitaux n'étant plus irrigués, la mort survient très vite.En fait, les scientifiques avaient déjà la puce à l'oreille; certains avaient en effet remarqué que la mort d'un rat, ou d'une autre proie, semblait vraiment trop rapide pour être causée par un étouffement. Leurs doutes ont donc été confirmés par cette expérience.Cette technique de chasse semble finalement mieux adaptée à la morphologie d'un serpent. Dépourvu de pattes ou d'autres moyens d'attaque, il aurait en effet du mal à maîtriser une proie qui ne manquerait pas de se défendre.Et qui pourrait d'ailleurs se débattre même si on la privait d'air. Alors que cette interruption brutale de la circulation sanguine provoque une paralysie quasi immédiate de la proie.Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 2022 • 2min
Pourquoi les mouches sont-elles si difficiles à attraper ?
Comme le rappelle la fable de La Fontaine, "Le coche et la mouche", ce petit insecte, qui s'agite autour de nous, peut devenir exaspérant. Mais si on essaie de l'attraper, on en est le plus souvent pour ses frais. Pourquoi la mouche échappe-t-elle si facilement à nos assauts ?Observer les réflexes des mouchesVous l'avez remarqué, les mouches semblent avoir des réflexes très rapides et, la plupart du temps, s'envolent avant même que la tapette destinée à les écraser ait pu s'abattre sur elles.Des chercheurs américains ont voulu comprendre comment les mouches pouvaient esquiver les attaques avec une telle célérité. Ils ont d'abord aménagé une zone de vol où les insectes pourraient évoluer.Pour les observer, ils ont utilisé des caméras extrêmement rapides, capables de capter 7.500 images par seconde. Elles leur ont permis d'enregistrer en détail la nature du vol des mouchesDes facultés étonnantesLes résultats de ces observations confirment ce que les spécialistes pensaient déjà. Les chercheurs ont constaté que la mouche, détectant une menace, commence par déplacer son corps, puis, d'un simple coup d'aile, dont elle bat environ 200 fois par seconde, s'échappe aussitôt vers une autre direction.Si les mouches sont dotées de réflexes si rapides, c'est qu'elles captent, dans un temps très court, sept fois plus d'informations que l'homme.C'est un peu comme si le temps passait au ralenti pour ces insectes. Ils peuvent donc percevoir des menaces que nous ne pouvons même pas entrevoir. Les mouches puisent d'abord cette exceptionnelle rapidité de réflexes dans l'existence d'un circuit sensoriel très affiné.Mais elles la doivent aussi à l'extraordinaire acuité de leur vision. En effet, les deux yeux de la mouche possèdent 1.500 facettes chacun. Ce qui leur permet d'avoir une vision panoramique, grâce à laquelle les insectes peuvent détecter plus facilement les menaces, d'où qu'elles proviennent.On peut s'étonner qu'un animal doté d'un si petit cerveau ait pu développer de telles facultés. Elles s'expliquent sans doute par une histoire évolutive qui a doté les mouches des seules armes que ces fragiles insectes pouvaient opposer à leurs prédateurs.Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 20, 2022 • 2min
Pourquoi parle-t-on d'uchronie ?
À la différence de l'utopie, qui met en scène un lieu imaginaire, l'uchronie part du passé réel pour bâtir un récit historique alternatif. Ce genre littéraire, qui s'est surtout développé à partir du XIXe siècle, connaît une faveur qui ne se dément pas.Une autre HistoireL'essence de l'uchronie pourrait être résumée par la célèbre réflexion de Pascal, qui s'interrogeait sur l'apparence du nez de Cléopâtre. S'il avait été plus court, aurait-il séduit César, puis Marc-Antoine ? Bref tout le cours des temps à venir n'en aurait-il pas été changé ?Et c'est bien là ce qui intéresse les auteurs de récits uchroniques : prendre pour base un épisode réel de l'Histoire, puis le modifier. Il ne leur reste plus alors qu'à imaginer les conséquences qui découleraient de ce léger changement du passé. L'uchronie, c'est donc un peu l'Histoire telle qu'elle aurait pu être si un événement, aussi infime fût-il, était venu en modifier le cours.Un genre qui inspire les écrivainsLe premier véritable récit uchronique est dû à la plume inventive d'un certain Louis Napoléon Geoffroy-Château. Dans son roman "Napoléon et la conquête du monde", publié en 1836, il imagine que l'Empereur, engagé dans la campagne de Russie, en 1812, aurait quitté Moscou avant le début du terrible hiver russe.Préservant ses troupes du désastre, il aurait pu ainsi poursuivre ses conquêtes. Dix ans plus tard, le romancier anglais Nathaniel Hawthorne écrit une nouvelle, "La correspondance de P", dans laquelle le narrateur rencontre des célébrités qui, au moment de l'écriture du récit, sont déjà mortes.Il croise ainsi un Walter Scott sénile et un Lord Byron qui a perdu toute sa superbe romantique. Et le genre de l'uchronie n'est pas près de s'essouffler. Ainsi, dans un récit paru en 1962, le romancier américain Philip K. Dick postule la victoire de l'Allemagne et du Japon en 1947.Quant à l'écrivain américain de science-fiction Keith Roberts, il imagine, dans un roman paru en 1968, les conséquences d'une invasion de l'Angleterre, au XVIe siècle, par les vaisseaux de l'Invincible Armada, lancée à l'assaut du pays par l'Espagne de Philippe II. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 2022 • 2min
Pourquoi les femmes enceintes ont-elles de meilleures performances sportives ?
Au début de sa grossesse, une femme enceinte serait capable de meilleures performances sportives. Cette situation s'expliquerait par certaines modifications physiologiques. Elle aurait été utilisée comme une forme de dopage déguisée par certains entraîneurs.Globules rouges et hormonesDurant la grossesse, l'organisme, du fait de la présence de l'embryon, fabrique davantage de globules rouges. Les organes et les muscles sont donc mieux alimentés en oxygène. Cette meilleure alimentation en oxygène permet donc de meilleures performances physiques.Par ailleurs, l'organisme d'une femme enceinte sécrète également des hormones susceptibles d'améliorer ces capacités physiques. C'est notamment le cas de la progestérone, qui tend à assouplir les tendons. Elle pourrait donc donner plus de souplesse à une gymnaste par exemple.Ceci étant, cette production de progestérone n'est pas toujours bien supportée, et peut provoquer certains malaises. Enfin, on ne peut pas exclure un certain "effet placebo" de la grossesse. En effet, la femme enceinte peut être stimulée par l'euphorie que son état lui fait éprouver.Mais cette relative amélioration des performances sportives ne peut se produire qu'au début de la grossesse, tant que la femme enceinte ne prend pas trop de poids.Une forme de dopage cachéeCette faculté des femmes enceintes à se montrer plus performantes aurait été exploitée, dans les années 1960, par des entraîneurs sportifs peu scrupuleux. Ainsi, une athlète russe de haut niveau a eu l'occasion de faire des aveux consternants.Son entraîneur l'aurait contrainte à concevoir un enfant, pour profiter des capacités sportives accrues de son athlète. Quitte à la forcer à avorter ensuite. Les entraîneurs de plusieurs nations, notamment communistes, auraient utilisé ce stratagème à l'occasion de compétitions internationales.Il s'agirait donc d'une véritable forme de dopage, qui, du fait de sa nature, ne pourrait être décelée. D'après les autorités chargées de la lutte contre le dopage, une telle "technique" serait en tous cas révolue.Comme elle semblait surtout en faveur dans les régimes communistes d'URSS et des pays d'Europe de l'Est, une telle combine semble avoir disparu depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme dans ces régions.Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 18, 2022 • 2min
Pourquoi un cardinal peut-il être nommé “in pectore” ?
Les cardinaux sont les dignitaires les plus éminents de l'Église catholique. Ils constituent le Collège cardinalice, autrefois appelé Sacré Collège, et se réunissent en conclave pour élire le pape. Certains d'entre peuvent être nommés "in pectore" par le souverain pontife.Une nomination secrèteLes premières nominations "in pectore" remontent au XIVe siècle. Depuis lors, de nombreux pontifes y ont eu recours. Quand le pape nomme un cardinal "in pectore", ou "in petto", cela signifie qu'il garde cette promotion "dans son cœur".Autrement dit, il la garde secrète et n'en informe pas les autres cardinaux. En effet, le pape a coutume de les réunir en consistoire pour leur annoncer la nomination de nouveaux cardinaux.Cet usage s'explique d'abord par la volonté de préserver la sécurité de l'ecclésiastique choisi. Une telle nomination pourrait en effet lui causer des problèmes de la part d'un régime hostile au christianisme ou à l'Église catholique.Ainsi Paul VI a-t-il nommé "in pectore" des cardinaux vivant dans des pays communistes d'Europe de l'Est. De même, Jean-Paul II a notamment promu de cette manière un évêque chinois et un évêque soviétique.Le souci de la sécurité de la communauté catholique, dans certains pays, peut aussi justifier une nomination "in pectore".Des cardinaux pas comme les autresLes cardinaux nommés "in pectore" ont un statut particulier. D'après le code de droit canonique, ils ne bénéficient pas des droits qu'ont les autres cardinaux et n'en partagent pas les devoirs.Ils ne font donc pas partie du Collège des cardinaux et ne peuvent prendre part à l'élection du pape. Mais cette situation cesse dès que le souverain pontife rend publique la nomination du cardinal nommé "in pectore".Il arrive cependant que le pape garde cette nomination secrète jusqu'à son décès. Dans ce cas, la personne nommée, à son insu pourrait-on dire, cesse aussitôt d'être cardinal.Il est probable que, dans les dernières décennies, une telle situation se soit produite à plusieurs reprises, notamment pour des évêques chinois ou soviétiques. Il s'agissait, là encore, d'assurer, par ce secret absolu, leur sécurité et celle de leurs ouailles.Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 2022 • 2min
Qu'est-ce qu'un “umarell” et un “fulguré” ?
Certains termes nouveaux apparaissent dans les dictionnaires et sont consacrés par l'usage. C'est le cas des mots "umarell" et "fulguré". Quel est exactement leur sens ?Des "surveillants" de chantiersLe terme "umarell" est d'origine italienne. Il provient plus précisément du dialecte parlé dans la région de Bologne, où le terme a été forgé à partir de certaines observations.Il désigne des hommes âgés qui, étant à la retraite, ont trouvé une curieuse façon de s'occuper. Ils passent en effet une grande partie de leur temps à observer les chantiers de construction.Leur posture est caractéristique : la plupart se tiennent debout, les mains croisées dans le dos. Même si le terme exprime un certain degré de moquerie, d'aucuns ont décidé d'utiliser les "services" des "umarells".Ainsi, une commune italienne les paie pour surveiller les chantiers de la commune. Ils doivent, par exemple, compter le nombre de camions qui entrent sur la zone en construction et qui en sortent.Par ailleurs, une chaîne de restauration a demandé à des "umarells" de contribuer à une campagne de promotion sur les réseaux sociaux.Les victimes de la foudreUn "fulguré" est une personne touchée par la foudre, mais qui en réchappe, au contraire du "foudroyé". Chaque année, une centaine de personnes sont atteintes par la foudre, mais environ 85 % d'entre elles survivent à cet événement.Cependant, elles ne sont pas indemnes pour autant. En effet, la foudre laisse des traces dans la vie des "fulgurés". Elle accroît parfois leurs facultés intellectuelles. C'est le cas cette femme qui, après avoir été touchée par la foudre, résout des opérations arithmétiques complexes tout en pensant à autre chose.Les effets sont souvent plus désagréables. Certains "fulgurés" éprouvent des problèmes de vision, d'autres ne savent plus écrire ou peinent à s'exprimer. De fortes migraines et une intense sensation de fatigue ont également été rapportées.Pour l'instant, les médecins sont démunis face à ces phénomènes. Ils recensent les cas et observent les principaux signes cliniques, dans l'espoir de mieux comprendre l'action de la foudre sur l'organisme. Ils espèrent que les "fulgurés" seront considérés comme des malades à part entière. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 2022 • 2min
Le drapeau européen a-t-il une origine chrétienne ?
Depuis quelques années, le drapeau de l'Union européenne, souvent exposé à côté de celui de la France, est contesté par certains députés de l'opposition, au motif qu'il serait d'inspiration chrétienne. Que faut-il penser d'une telle affirmation ?Un drapeau inspiré d'une médaille de la Vierge ?En 1955, le Conseil de l'Europe adopte ce drapeau, qui deviendra, en 1985, celui de l'Union européenne. Aujourd'hui, des députés de l'opposition prétendent que le fond bleu et le cercle de douze étoiles du drapeau auraient été copiés sur les motifs de la médaille miraculeuse de la Vierge, frappée à partir de 1832.En effet, la Vierge serait apparue à une religieuse, Catherine labouré, et lui aurait demandé de faire fabriquer ces médailles.Or, le fonctionnaire européen ayant conçu le dessin du drapeau, Arsène Heitz, aurait indiqué s'être inspiré de la médaille miraculeuse. Cet artiste peintre, fervent catholique, se serait confié à un ecclésiastique ainsi qu'à une revue confessionnelle au tirage assez confidentiel.Les intentions des institutions européennesIl est aujourd'hui impossible de confirmer ou d'infirmer le témoignage d'Arsène Heitz. En effet, l'homme d'Église qui aurait reçu ses confidences est aujourd'hui décédé et la revue à laquelle il aurait accordé un entretien n'a pas été retrouvée.À supposer même que le concepteur du drapeau européen se soit inspiré de motifs religieux, les institutions européennes qui l'ont adopté n'avaient pas une telle intention.Pour les députés européens, en effet, les étoiles ne sont pas un symbole religieux, mais un emblème d'unité, confirmé par le cercle autour duquel elles sont alignées. Quant au chiffre 12, il symbolise autant les mois de l'année, les signes du zodiaque ou les travaux d'Hercule que les apôtres entourant le Christ. Sa valeur symbolique est donc universelle.Les responsables européens rappellent par ailleurs qu'un motif comportant une croix n'a pas été retenu, de nombreux représentants de divers pays membres s'opposant à ce symbole confessionnel.On peut donc penser que les intentions des députés européens et des membres des institutions concernées ont, à l'égard du choix de ce drapeau, plus d'importance que celles de l'exécutant du projet, fussent-elles avérées.Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


